08.04.2010

Belgique : de moins en moins de médecins pratiquent l'IVG

Alors qu'une marche pour la vie a rassemblé environ 1600 personnes à Bruxelles le 28 mars 2010, le quotidien belge Le Soir évoque la diminution du nombre de médecins prêts à pratiquer l'interruption volontaire de grossesse (IVG), en dehors des hôpitaux qui effectuent 20% des IVG déclarés en Belgique. 

 

marche pour la vie

 

Selon Claudine Mouvet, présidente du Groupe d'action des centres extra-hospitaliers pratiquant l'avortement, à Bruxelles et en Wallonie, "on ne compte plus que sur 80 médecins 'vieillissants' " pour effectuer des IVG. Les raisons de cette désaffection sont multiples. Le journal rapporte ces propos d'un médecin généraliste : "Je pratiquais jusqu'à huit avortements par après-midi. Par conviction. C'était avant la dépénalisation. Un jour, je n'ai plus pu. J'ai ressenti comme un écoeurement, face à un cas limite. J'ai arrêté du jour au lendemain".

Cette "
pénurie" inquiète les partisans de l'avortement. A Liège, les responsables du Centre Louise Michel ont envoyé une lettre aux médecins des environs : "l'IVG paraît souvent triste et dramatique, sa pratique semble lourde et pénible. La réalité est bien différente, même si ce type de consultation est 'émotionnellement' remuant". Pour Claudine Mouvet, le petit nombre de médecins acceptant de pratiquer des avortements ne s'explique pas uniquement par une question d'image : "le temps de l'engagement militant, l'époque où l'avortement était illégal, est derrière nous. La dépénalisation a peut-être laissé pensé aux jeunes médecins que le problème était réglé. D'ailleurs, la plupart n'ont jamais été confrontés à l'IVG au cours de leur formation".

Le Soir
explique que l'augmentation du nombre d'IVG déclarées en Belgique durant les quinze dernières années ne traduit pas une réelle hausse de la pratique car la part d'avortements non déclarés diminue avec le temps, notamment depuis 2003 avec le remboursement de l'IVG par l'assurance-maladie. Toutefois, un rapport de la Commission nationale d'évaluation de la loi sur l'IVG considère que la situation est "préoccupante" à Bruxelles où se pratiquent 25% des IVG, soit 1 avortement sur 4. Il pointe aussi une hausse des avortements chez les mineures de 10 à 14 ans (avec107 cas durant l'année 2007 contre 83 en 2006). De plus, la part de filles de moins de 20 ans choisissant d'avorter diminue : "pour la première fois [...] la moitié d'entre elles décident de garder l'enfant".

 

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07.02.2010

Aux larmes, citoyennes !

France : Des moyens pour aider les femmes à éviter l’avortement


Pétition pour une véritable politique de prévention


ROME, Vendredi 5 février 2010 (ZENIT.org) - En France, le taux d'avortement est deux fois plus élevé que celui de l'Allemagne, souligne l'Alliance pour les Droits de la Vie (ADV), qui demande des moyens pour aider les femmes à « éviter l'avortement » et lance une pétition nationale en ligne à cet effet, avec ce slogan provocateur : « Aux larmes citoyennes ! » qui dit bien la détresse - souvent secrète - engendrée par le traumatisme de l'avortement.

On peut signer et faire signer l'appel à cette adresse en ligne: www.auxlarmescitoyennes.org

En quelques heures, la pétition a recueilli plus de 7900 signatures en ligne.

En effet, le ministère français de la Santé, après la remise du rapport de l'Inspection générale des Affaires Sociales, sur l'interruption volontaire de grossesse et la « prévention des grossesses non désirées », et sous la pression du « Mouvement Français pour le Planning familial » annonce au contraire « encore plus de moyens pour l'avortement », déplore l'ADV.

« En France, fait observer l'ADV, le taux de recours à l'avortement est deux fois supérieur à celui de l'Allemagne. Il augmente fortement chez les mineures. Et voilà que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, veut céder aux nouvelles revendications du Mouvement Français pour le Planning familial. Il est temps d'aider les femmes à éviter l'avortement ».

L'Alliance pour les Droits de la Vie préconise en effet la « prévention » de l'avortement et adresse au ministre français de la Santé deux demandes précises.

« Au lieu de surenchérir sur les revendications du Mouvement Français pour le Planning Familial, qui n'ont aucunement fait baisser le nombre d'interruptions volontaires de grossesses en France, l'Alliance propose au gouvernement d'aider les femmes à éviter l'IVG. Elle demande l'instauration d'une véritable politique de prévention qui ose se démarquer des incessantes campagnes d'information qui ont fait la preuve de leur inefficacité en se centrant uniquement sur la contraception ».

Voici le texte de la pétition :

« La situation de l'avortement dans notre pays me bouleverse et je vous demande de toute urgence : 

1/ De faire modifier le livret officiel d'information remis aux femmes enceintes en difficulté.

Au lieu de prôner l'IVG comme l'issue évidente de leur grossesse, il doit intégrer :

-          le détail des aides permettant aux femmes d'éviter le recours à l'avortement ;

-          un avertissement honnête sur les répercussions psychologiques de l'avortement.

2/ De lancer des campagnes gouvernementales pour promouvoir les droits des femmes enceintes, notamment en matière d'emploi et de protection face à toute violence ou pression économique, conjugale ou familiale. »

Pour Caroline Roux, secrétaire générale de l'Alliance pour les Droits de la Vie : « Aucune préconisation n'est faite pour aider les femmes enceintes face à une grossesse imprévue. Pourtant un espace de prévention existe si on sait écouter leur désir profond et leur faire connaître leur droit contre les pressions qui s'exercent sur elles au moment des grossesses surprises. Les femmes sont trop souvent laissées seules face à leur souffrance, c'est ce que nous signifions par l'expression « aux larmes, citoyennes ! ». 


28 janvier 2010 : des femmes protestent devant le Conseil régional d’Ile-de-France



IVG : non à la politique de l’autruche
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