10/08/2009

Les évêques d'Asie réunis pour relever le défi de l'évangélisation

La Fédération des Conférences épiscopales d’Asie se réunit pendant toute la semaine à Manille. Plus de cent cardinaux et évêques venus de tout le continent, représentant environ 120 millions de chrétiens. Avec en toile de fond l’inquiétude suscitée par les récentes vagues de violence antichrétienne et par les atteintes aux libertés dans plusieurs pays du continent.

 


L’Asie est le continent le plus peuplé de la terre, mais c’est aussi celui où les catholiques sont les moins nombreux. Le défi de l’évangélisation y est donc important pour l’avenir de l’Eglise.

Parmi les thèmes à l’ordre du jour de cette assemblée figure la question cruciale de la liberté religieuse. En Asie, les minorités chrétiennes sont la cible de discriminations, harcèlements, intimidations, avec la complicité passive des forces de sécurité. Comment ne pas penser à l’Inde, au Pakistan, au Népal ?

Les participants entendent soulever aussi la question de la communication qui devrait être améliorée. Les chrétiens ne parviennent pas à se faire entendre en Asie où ils sont souvent assimilés à des ennemis. Leur présence dans les médias devient essentielle.

A Manille, cette semaine, on parlera également des travailleurs migrants et des déplacés; de la crise économique et de l’absence de démocratie, de l’inculturation de la liturgie dans le respect de la tradition.

Un agenda chargé pour une assemblée qui n’a lieu que tous les 4 ans. Signe de l’importance des enjeux: Benoît XVI y est représenté par un envoyé spécial : le cardinal Francis Arinze, Préfet émérite de la Congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements.


*****


Après les violences perpétrées au début du mois au Pakistan, les chrétiens ont lancé une pétition pour faire abolir la loi anti-blasphème, l'une des plus sévères dans le monde. Cette loi, qui prévoit la peine de mort, est souvent utilisée comme prétexte pour déclencher des attaques contre les minorités. La communauté chrétienne compte profiter de la vague d’indignation suscitée par les récentes violences, vraisemblablement planifiées depuis longtemps, pour faire pression sur les autorités pakistanaises. Ces jours derniers, le premier ministre pakistanais s’est dit favorable à une révision des lois qui portent atteinte à l’harmonie religieuse.

(Radio Vatican)