01.08.2011

Les musulmans ont entamé le Ramadan, mois sacré de l'Islam

ramadan1.jpgPour les musulmans, ce mois d’août 2011 est celui du jeûne et de la prière, une épreuve particulièrement dure en plein été. Dans la plupart des pays, le Ramadan a débuté ce lundi à l’aube. En annonçant le début du Ramadan, le Conseil français du culte musulman a appelé les fidèles à en "faire vivre l'esprit de solidarité et de générosité, et à porter concrètement leur soutien aux ONG mobilisées contre la famine dans la Corne de l'Afrique. Par ailleurs, cette année, le mois de Ramadan survient quelques mois après les révoltes du « printemps arabe » et alors qu’en Libye la lutte contre le régime de Mouammar Khadafi se poursuit et qu’en Syrie la situation reste difficile. 

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26.06.2011

La prière dans l'Islam

priere, islam, dalil boubakeur, france, paris, mosquee, allah akbar, temoignage, jeune, aumone, pelerinage, la mecqueLe 4e volet de notre série sur la prière est aujourd’hui consacré à la prière dans l’Islam. Allah Akbar, tout le monde connaît les premiers mots de l’appel à la prière musulmane. Mais peu connaissent son contenu ou sa signification réels.

La prière est le deuxième pilier de l’Islam, un devoir auquel s’ajoutent les autres piliers du témoignage, du jeûne, de l’aumône et du pèlerinage à la Mecque.

Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris en France, revient sur la signification de la prière dans l’Islam : >> RealAudioMP3 

C’est un sujet réalisé par Marie-Agnès Georges (Radio Vatican)

11.03.2011

Début du carême : le Pape invite les fidèles à résister au mal

pape carême vierge marie.JPGMener une vie sobre et s’abstenir de tout mal : c’est, selon Benoît XVI la conduite à suivre, en cette période de carême qui vient de commencer. En ce mercredi des Cendres, devant des milliers de personnes venues participer à l’audience générale, le Pape a rappelé que l’itinéraire que les chrétiens sont appelés à parcourir pendant le Carême est caractérisé, selon la tradition de l’Église, par des pratiques comme le jeûne, l’aumône et la prière. Mais il ne suffit pas de s’abstenir de nourriture – a-t-averti – il faut surtout renoncer au mal et mener une vie plus sobre selon l’Évangile. Ceux qui ne savent pas se nourrir de la parole de Dieu ne savent pas jeûner.

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22.02.2011

Le Baptême n'est pas un rite du passé

bapteme christ.JPGL’entrée en Carême aura lieu le 9 mars, mercredi des Cendres. Les chrétiens vont se préparer à la fête de Pâques. Le message du Pape pour ce temps liturgique important et précieux a été rendu public ce mardi. Le thème est tiré de l’épître aux Colossiens : «Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui».

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08.04.2010

Pâques en Chine

ASIE/CHINE - La communauté catholique chinoise en marche vers Pâques : scrutin des catéchumènes, témoignage de foi et intense chemin spirituel

 

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Pékin (Agence Fides) – La communauté catholique s'est préparée à accueillir avec enthousiasme les catéchumènes qui, durant la veillée pascale ont reçu les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’eucharistie.

Lors des dimanches de Carême s’est déroulé dans les différentes communautés paroissiales le rite des scrutins, pour soutenir les catéchumènes dans leur chemin vers la célébration de la grande veillée pascale. Par ailleurs, la prière individuelle, les retraites spirituelles, la célébration du sacrement de la réconciliation, le jeûne et les œuvres de charité ont scandé la vie des fidèles catholiques du monde chinois en cette période de Carême comme dans toute l’Église universelle. Dans les différentes paroisses de Pékin, des milliers de fidèles ont suivi les trois jours de retraite spirituelle, et autant de personnes âgées ont reçu le sacrement de l’onction des malades après leur retraite.

Selon les statistiques du Faith, à Pâques 2009 ont été administrés 22 308 baptêmes dans 90 diocèses de la Chine continentale, fruit d’une intense œuvre d’évangélisation promue aussi pour l’Année paulinienne. En revanche, à Hong Kong, à Pâques, il y a eu environ 2 800 baptêmes. (NZ)

(Agence Fides 31/03/2010)

25.03.2010

Le scandale de la pédophilie

Genèse d'un délit. La révolution des années Soixante

Le scandale de la pédophilie a toujours existé; ce qui lui a donné des proportions énormes, c'est le virage culturel d'il y a un demi-siècle. Benoît XVI l'a écrit dans sa lettre aux catholiques d'Irlande, que commentent deux cardinaux et un sociologue


par Sandro Magister





ROME, le 25 mars 2010 – La loi et la grâce. La main de Dieu parvient là où la justice terrestre n’arrive pas. Dans sa lettre du 19 mars, Benoît XVI a ordonné aux catholiques d'Irlande ce qu’aucun pape de l’époque moderne n’a jamais ordonné à toute l’Église d’un pays.

Il leur a enjoint non seulement de déférer les coupables devant les tribunaux canoniques et civils mais aussi de se mettre collectivement en état de pénitence et de purification. Et cela non pas dans le secret de leurs consciences mais de manière publique, sous les yeux de tous, y compris leurs adversaires les plus implacables et les plus moqueurs. Jeûne, prière, lecture de la Bible et activités caritatives tous les vendredis à partir de maintenant jusqu’à Pâques de l’année prochaine. Confession sacramentelle fréquente. Adoration continuelle de Jésus – lui-même "victime de l’injustice et du péché" – devant la sainte hostie exposée sur les autels des églises. Et pour tous les évêques, prêtres et religieux, sans exception, une période spéciale de "mission", un long et rude parcours d’exercices spirituels pour une révision de vie radicale.

C’est une décision audacieuse qu’a prise là le pape Benoît XVI. Parce que le prophète Jonas lui-même ne croyait plus que Dieu pardonnerait à Ninive pour ses péchés, en dépit de la cendre de la pénitence et des sacs dont tous étaient couverts, depuis le roi jusqu’à la dernière des bêtes.

Et aujourd’hui encore beaucoup de gens concluent que l’Église reste condamnée irrémédiablement, même après la lettre dans laquelle le pape lui-même se déclare plein de honte et de remords à cause des abominations commises sur des enfants par certains prêtres, vis-à-vis desquelles certains évêques ont fait preuve d’une négligence coupable.

Et pourtant le pardon de Dieu est descendu même sur Ninive et le sceptique Jonas a dû revenir sur son opinion.  Ce prophète, Michel-Ange l’a justement représenté sur la partie supérieure du mur derrière l’autel de la Chapelle Sixtine, pour montrer que le pardon de Dieu est la clé de tout, depuis la création du monde jusqu’au jugement dernier.

Dimanche 21 mars, tandis que l’on donnait lecture de sa lettre dans les églises d'Irlande, Benoît XVI a commenté, pour les fidèles réunis sur la place Saint-Pierre au moment de l'Angélus, le pardon de Jésus à la femme adultère : "Il sait ce qu’il y a dans le cœur de chaque être humain, il veut condamner le péché, mais sauver le pécheur et démasquer l'hypocrisie". L'hypocrisie de ceux qui voulaient lapider la femme, bien qu’étant eux-mêmes les premiers à pécher.

Intransigeance vis-à-vis du péché, "en commençant par le nôtre", et miséricorde vis-à-vis des personnes. Telle est la leçon que Joseph Ratzinger veut appliquer à l’affaire irlandaise et, plus largement, à l’Eglise tout entière.

D’un côté, les rigueurs de la loi. Le prix de la justice devra être payé intégralement. Les diocèses, les séminaires, les congrégations religieuses où l’on a laissé se commettre des méfaits sont avertis : des visiteurs apostoliques vont venir du Vatican pour découvrir ce qui s’est passé et, même là où il n’y aura pas lieu de faire intervenir la justice civile, la discipline canonique punira ceux qui auront été négligents.

Mais, en même temps, le pape allume la lumière de la grâce. Il ouvre la porte du pardon de Dieu même à ceux qui se sont rendus coupables des pires abominations, s’ils se repentent sincèrement.

Quant à ceux qui se tiennent au premier rang des accusateurs, ceux qui sont les plus armés de pierres contre l’Église, aucun d’entre eux n’est sans péché. Pour ceux qui exaltent la sexualité comme pur instinct, libre de toute entrave, il est difficile de condamner ensuite tout abus qui en est fait.

La tragédie de certains prêtres et religieux, a écrit Benoît XVI dans sa lettre pastorale, a aussi été de céder à ce genre de "façons de penser" si répandues, au point d’en arriver à justifier l'injustifiable.

Une faiblesse qui ne peut certainement pas être reprochée à Ratzinger évêque et pape, même par ses adversaires les plus acharnés, s’ils sont sincères.



Le commentaire reproduit ci-dessus est publié dans "L'Espresso" n. 13 de 2010, en kiosque depuis le 26 mars.

A la fin, ce commentaire fait référence à un paragraphe précis - le quatrième - de la lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande.

C’est le paragraphe dans lequel le pape évoque les raisons qui ont favorisé, à partir des années Soixante du siècle dernier, l'expansion des abus sexuels commis par le clergé et surtout l'incapacité à en comprendre la gravité.

Le voici en entier.


BENOÎT XVI. LE PARAGRAPHE 4 DE SA LETTRE



"Au cours des dernières décennies, l’Église dans votre pays a dû affronter de nouveaux et graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise. Un changement social très rapide a eu lieu, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des Irlandais à l’enseignement et aux valeurs catholiques. Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent la foi et lui permettent de croître, comme par exemple la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles, ont été négligées.

"Au cours de cette période, la tendance, y compris chez certains prêtres et religieux, à adopter des façons de penser et de considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Évangile, a été déterminante. Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican II a parfois été mal interprété et, à vrai dire, à la lumière des profonds changements sociaux qui avaient lieu, il était très difficile de savoir quelle était la meilleure façon de l’appliquer. En particulier, il y a eu une tendance, dictée par de justes intentions mais erronée, à éviter d’aborder sous l’angle pénal les situations canoniques irrégulières. C’est dans ce contexte général que nous devons chercher à comprendre le problème préoccupant des abus sexuels commis sur des enfants, qui a grandement contribué à l’affaiblissement de la foi et à la perte de respect pour l’Église et pour ses enseignements.

"Ce n’est qu’en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu’il est possible d’entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que, parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer : des procédures inadéquates pour déterminer l’aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse ; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats ; une tendance de la société à favoriser le clergé et d’autres figures d’autorité, ainsi qu’une préoccupation hors de propos pour la réputation de l’Église et pour éviter les scandales, qui ont eu pour résultat la non-application des peines canoniques en vigueur et l’absence de protection de la dignité de chaque personne. Il faut agir d’urgence pour traiter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont diminué la lumière de l’Evangile plus gravement qu’au cours des siècles de persécution".


Deux cardinaux et un spécialiste de la sociologie des religions, entre autres, se sont exprimés à propos des facteurs culturels analysés par le pape.


LE COMMENTAIRE DU CARDINAL BAGNASCO


Le premier des deux cardinaux est Angelo Bagnasco, archevêque de Gênes et président de la conférence des évêques d’Italie (CEI).

Voici comment, le lundi 22 mars, dans le discours par lequel il a ouvert les travaux du conseil permanent de la CEI, Bagnasco a conclu le passage consacré à la lettre du pape aux catholiques d'Irlande :

"Différentes personnes, y compris des non-catholiques, ont souligné que, depuis un certain temps déjà, le phénomène de la pédophilie apparaît tragiquement répandu dans divers milieux et dans plusieurs catégories de personnes. Mais ce point, loin d’être mentionné ici pour diminuer ou relativiser la gravité spécifique des faits signalés dans les milieux ecclésiastiques, est plutôt un avertissement incitant à percevoir l’ampleur objective de la tragédie. Au moment même où elle se sent humiliée, l’Église apprend du pape à ne pas avoir peur de la vérité, même quand celle-ci est douloureuse et odieuse, à ne pas la taire, à ne pas la couvrir. Mais cela ne signifie pas subir – quand il y en a – des stratégies de discrédit généralisé.

"En réalité nous devons tous nous interroger, en rejetant désormais tout faux-fuyant, à propos d’une culture qui, de nos jours, règne incontestée et favorisée, et qui tend progressivement à effilocher le tissu conjonctif de toute la société, en se moquant, le cas échéant, de ceux qui résistent et tentent de s’opposer : c’est l’attitude de ceux qui cultivent une autonomie absolue vis-à-vis des critères du jugement moral et qui propagent comme bons et séduisants des comportements inspirés de désirs individuels et d’instincts parfois effrénés. Mais l’exacerbation de la sexualité détachée de son sens anthropologique, l’hédonisme à tout va et le relativisme qui n’admet ni barrières ni sursauts font beaucoup de mal parce qu’ils sont spécieux et parfois, sans que l’on s’en rende compte, omniprésents.

"Alors il faut que nous recommencions tous à appeler les choses par leur nom, toujours et partout, à identifier le mal dans sa gravité croissante et ses manifestations multiples, pour ne pas nous trouver, avec le temps, face à la prétention d’une aberration revendiquée sur le plan des principes".


LE COMMENTAIRE DU CARDINAL RUINI



Le second cardinal est Camillo Ruini, président du comité pour le projet culturel de l’Église italienne, prédécesseur de Bagnasco à la présidence de la CEI et vicaire du pape pour le diocèse de Rome de 1991 à 2008.

Dans une interview accordée au quotidien "il Foglio" du 16 mars, quelques jours avant que le pape ne publie sa lettre, Ruini a déclaré, entre autres :

"À mon avis, la campagne de diffamation contre l’Église catholique et le pape que mènent les médias s’inscrit dans cette stratégie qui est à l’œuvre depuis des siècles et que Friedrich Nietzsche théorisait déjà avec le goût du détail. Selon Nietzsche, l’attaque décisive contre le christianisme ne peut pas être portée sur le plan de la vérité mais sur celui de l’éthique chrétienne, qui serait l’ennemie de la joie de vivre. Alors je voudrais demander à ceux qui lancent les scandales de la pédophilie principalement contre l’Église catholique, en mettant éventuellement sur le tapis le célibat des prêtres, s’il ne serait pas plus honnête et plus réaliste de reconnaître que ces déviations, et d’autres, liées à la sexualité accompagnent certainement toute l’histoire du genre humain mais aussi qu’à notre époque, ces déviations sont encore plus stimulées par la ‘libération sexuelle’ si vantée".

Et aussi :

"Lorsque l’exaltation de la sexualité envahit tout l’espace de la vie et que l’autonomie de l’instinct sexuel par rapport à tout critère moral est revendiquée, il devient difficile de faire comprendre que certains abus déterminés doivent absolument être condamnés. En réalité la sexualité humaine, dès son début, n’est pas simplement instinctive, elle n’est pas identique à celle des autres animaux. Comme tout ce qui est humain, c'est une sexualité ‘pétrie’ de raison et de morale, qui peut être vécue de manière humaine et qui ne rend vraiment heureux que si elle est vécue de cette façon".



LE COMMENTAIRE DU PROFESSEUR INTROVIGNE


Le sociologue est le professeur Massimo Introvigne, président du CESNUR, Center for Studies on New Religion.

Dans un commentaire paru le 22 mars sur l’édition italienne du site de l'agence internationale "Zenit", Introvigne a notamment écrit :

"Ce que les Anglais et les Américains appellent 'the Sixties', les années Soixante, et les Italiens, en se concentrant sur l’année symbolique, 'il Sessantotto', apparaît de plus en plus comme une période de profond bouleversement des mœurs, ayant des effets cruciaux et durables sur la religion.

"Il y a d’ailleurs eu un Soixante-huit dans la société et un Soixante-huit dans l’Église : 1968 est justement l’année du désaccord public avec l’encyclique 'Humanae Vitae' de Paul VI, une contestation qui - selon une étude remarquable et influente du philosophe américain récemment disparu Ralph McInerny, 'Vatican II. Qu’est-ce qui est allé de travers ?' - constitue un point de non-retour dans la crise du principe d’autorité au sein de l’Église catholique. [...]

"Mais pourquoi les années Soixante ? Pour rester dans les îles britanniques, Hugh McLeod a publié sur ce sujet aux éditions Oxford University Press, en 2007, un important ouvrage, 'The Religious Crisis of the 1960s', qui fait le point sur les discussions en cours.

"Deux thèses se sont opposées : celle d’Alan Gilbert, qui pense que la révolution des années 1960 a été déterminée par le boom économique qui a répandu l’esprit de consommation et éloigné les populations des églises ; et celle de Callum Brown, pour qui le facteur décisif a été l’émancipation des femmes, suite à la diffusion de l’idéologie féministe, du divorce, de la pilule anticonceptionnelle et de l’avortement.

"McLeod pense - à juste titre selon moi - qu’une révolution d’une telle portée ne peut pas s’expliquer par un seul facteur. Le boom économique et le féminisme entrent en jeu, mais également des aspects plus strictement culturels, que ce soit à l’extérieur des Églises et communautés chrétiennes (la rencontre entre la psychanalyse et le marxisme) ou à l’intérieur (les 'nouvelles théologies').

"Sans entrer dans les éléments les plus techniques de cette discussion, Benoît XVI montre, avec sa lettre, qu’il est conscient du fait qu’il y a eu dans les années Soixante une authentique révolution – pas moins importante que la Réforme protestante ou la Révolution française – qui a été 'très rapide' et qui a asséné un coup très dur à la 'traditionnelle adhésion du peuple à l’enseignement et aux valeurs catholiques'. [...]

"Dans l’Église catholique on n’a pas tout de suite été suffisamment conscient de la portée de cette révolution. Au contraire, celle-ci a contaminé – estime aujourd’hui Benoît XVI – 'même des prêtres et des religieux', elle a déterminé des malentendus dans l’interprétation du concile et elle a été la cause d’une 'formation humaine, morale et spirituelle insuffisante dans les séminaires et dans les noviciats'.

"Dans ce contexte, les prêtres insuffisamment formés ou contaminés par le climat qui a suivi les années Soixante ne sont certainement pas tous devenus pédophiles, pas même un pourcentage significatif d’entre eux : nous savons par les statistiques que le nombre réel de prêtres pédophiles est très inférieur aux chiffres fournis par certains médias. Cependant ce nombre n’est pas égal à zéro – comme nous le voudrions tous – et cela justifie les propos très sévères du pape. Mais l’étude de la révolution des années Soixante et de 1968 est essentielle pour comprendre ce qui s’est produit par la suite, pédophilie comprise. Et pour trouver de véritables remèdes.

"Si cette révolution, à la différence de celles qui l’ont précédée, est morale et spirituelle, si elle touche à l’intériorité de l’homme, les remèdes ne pourront venir, en définitive, que de la restauration de la moralité, de la vie spirituelle et d’une vérité intégrale sur la personne humaine. Mais pour cela les sociologues, comme toujours, ne suffisent pas : il faut des pères et des maîtres, des éducateurs et des saints. Et nous avons tous grand besoin du pape, de ce pape, qui encore une fois – pour reprendre le titre de sa dernière encyclique – dit la vérité dans la charité et pratique la charité dans la vérité".




La lettre de Benoît XVI aux catholiques d'Irlande :

> "Vous devez en répondre devant Dieu"

Le texte complet du discours du cardinal Bagnasco au conseil permanent de la CEI :

> Prolusione, 22 marzo 2010

L’intégralité de l’interview accordée par le cardinal Ruini à "il Foglio" :

> Ruini contro l'assedio etico al clero

Et tout le commentaire du professeur Introvigne sur le site "Zenit" :

> La lettera del papa e la rivoluzione culturale degli anni Sessanta



Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

19.05.2009

Les Rogations

 

http://www.fssp.org/album/VS2003W/image010.jpg

 

Les jours des Rogations sont les trois jours précédant immédiatement l'Ascension dans le calendrier liturgique chrétien. Ce terme est surtout utilisé par les Églises catholique et anglicane (...). Le mot « Rogation » vient du latin rogare, qui signifie « demander ». Ce terme sert à qualifier cette période de l'année car l'Évangile du dimanche précédent comprend le passage « demandez ce que voudrez et cela vous sera accordé » (Jean 15, 7). Ce dimanche lui-même était appelé dimanche des Rogations. Ce jour marquait, avant le concile Vatican II, le début d'une période de trois semaines pendant laquelle la célébration des mariages était interdite par les Églises catholique et anglicane. 


Les fidèles observaient traditionnellement pendant les Rogations un jeûne afin de se préparer à la célébration de l'Ascension et les prêtres bénissaient les cultures. Cette fête, introduite par saint Mamert en 470 dans la vallée du Rhône, est étendue à toute la Gaule lors du concile d'Orléans (511). À cette époque, les rogations ont pris la place, dans le calendrier, de la fête romaine des robigalia, célébrations cultuelles pour la protection des céréales contre la rouille qui se déroulaient le 6e jour avant les calendes de mai[1]. Le récit de l'institution de Saint Mamert nous est connu par une homélie de Saint Avit, successeur de Mamert à la tête de l'évêché[2]. Toutefois, il n'est pas démontré pour l'instant que le rite lui-même fait écho à des pratiques païennes antérieures[3].


Lors de la réforme liturgique catholique en 1969, le nouveau Calendarium romanum a maintenu les prières des Rogations, mais en précisant qu'elles pouvaient ne pas être célébrées à la même date sur toute la terre. Il donnait tâche aux conférences épiscopales pour en fixer « la discipline » (à ce jour, la conférence épiscopale française n'a rien fixé). Les Églises anglicanes supprimèrent les Rogations en 1976.


Le calendrier liturgique tridentin remis à l'honneur par le pape Benoît XVI a conservé cette fête.

  • le lundi : la procession des Rogations est suivie de la messe des Rogations.
  • le mardi : comme lundi
  • le mercredi : comme lundi (ce jour tombe la veille de l'Ascension).

(source : wikipedia)

 

Lire aussi :


Notes et références [modifier]

  1. Hacquard, Dautry et Maisani, Guide romain antique, Hachette, coll. « Roma », Paris, 1952, 224 p. (ISBN 2-903528-22-5), partie La religion, « Le culte public »
  2. Cf. la traduction en français dans André Guillerme, Les temps de l'eau, Champ Vallon, coll. « milieux », Seyssel, 1983, 264 p. (ISBN 2-01000-488-4) (ISSN 0291-7157), partie Villes sacrées, « L'origine des rogations mineures »
  3. F. Cabrol et H. Leclercq, Dictionnaire d'archéologie chrétienne et de liturgie, vol. 12, Librairie Letouzey et Ane, Paris, 1910 (réimpr. 1920,1925,1928,1953), « Rogations »


Lire aussi :

24.03.2009

En prison pour le Christ, libres pour aimer

EUROPE/ITALIE - “En prison pour le Christ, libres d’aimer” : la XVIIe Journée de prière et de jeûne pour les Missionnaires martyrs du 24 mars s’inspire de Saint Paul

 

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Rome (Fides) – Le 24 mars, jour de l’anniversaire de l’assassinat de Mgr Oscar A. Romero, Archevêque de San Salvador (1980), on évoque aussi, à l’initiative du Mouvement missionnaire des jeunes des Œuvres Pontificales Missionnaires italiennes, tous les missionnaires ayant été tués dans le monde. L’initiative, née en 1993, s’est étendue à plusieurs autres pays : nombreux sont les diocèses et les instituts religieux qui consacrent des initiatives particulières à évoquer leurs missionnaires martyrs et avec eux tous ceux qui ont versé leur sang pour l’Evangile.

Pendant l’Année paulinienne, le thème choisi pour la XVIIe Journée de prière et de jeûne en mémoire des missionnaires martyrs, invite cette année à réfléchir sur l’expérience missionnaire de l’Apôtre des Gentils : « Dans ses écrits, Paul revendique plusieurs fois avoir subi sous différentes formes des souffrances pour le Christ, et en même temps avoir aussi souffert à cause de sa « préoccupation pour toutes les Eglises », pour lesquelles il invoquait du Seigneur, avec une souffrance presque physique, le don de la fidélité à l’Evangile reçu », écrit don Gianni Cesena, Directeur national des Œuvres Pontificales Missionnaires en Italie, en présentant le matériel réalisé pour la Journée.

« Nous pensons que derrière chaque missionnaire martyr, tué, enlevé ou persécuté – poursuit don Cesena - il y a les souffrances constantes de leurs communautés, la précarité de la vie quotidienne, les menaces pour de nombreux et humbles témoins de l’Evangile, notamment des laïcs, qui ne bénéficient pas de mobilisation de foules ou de journaux et dont la défense est souvent confiée à la seule voix des missionnaires qui partagent chaque tournure de ces situations, motivés seulement par la force de l’amour. Enchaînés pour le Christ, libres d’aimer : saint Paul n’est pas seulement l’auteur, mais aussi l’exemple fort de ce message. Il demande une solidarité incontestable avec les communautés souffrantes, mais demande aussi à chacun de nous de réaliser dans la prière, dans le jeûne et dans la vie, cette intercession qui n’est pas une résignation aux disputes, aux négations des droits, aux logiques de la violence, mais qui est de rester présent, trouvant des gestes et des rapports de réconciliation, et ayant à l’esprit la parole mystérieuse que Jésus réserve à ceux qui sont perdants aux yeux du monde, mais bienheureux aux yeux de Dieu : « Bienheureux êtes vous quand ils vous insulteront, vous persécuteront, et en mentant, diront toute sorte de mal contre vous à cause de moi. Réjouissez-vous et exultez, car grande est votre récompense dans les cieux. Ainsi en effet ont-ils persécuté les prophètes avant vous » (Mt 5,11-12)”.

Parmi les indications pour la célébration de la Journée, le Mouvement missionnaire des jeunes rappelle que « la prière et le jeûne, dans la tradition chrétienne, sont des œuvres d’amour et de communion avec Dieu et avec l’Eglise ; les vivre à l’occasion de la journée de prière et de jeûne en mémoire des missionnaires martyrs signifie prier Dieu pour qu’il soutienne les missionnaires et les communautés chrétiennes qui vivent encore aujourd’hui la discrimination et la persécution ». Puis ils invitent les Communautés paroissiales et de vie consacrée, les séminaires, les noviciats, à utiliser pour la veillée, le chemin de croix, l’adoration eucharistique et la célébration œcuménique, le matériel préparé pour l’occasion, non seulement le 24 mars mais les jours précédents et suivants ; à créer dans l’église le coin du martyre en utilisant une croix, un drap rouge (qui pourrait être exposé aussi devant la porte principale), un rameau d’olivier avec les noms des missionnaires tués ; à sonner les cloches à 15 heures le 24 mars pour inviter à la méditation sur le sacrifice du Christ et des nombreux hommes et femmes de bonne volonté ; à planter un arbre en mémoire de ceux qui ont tout donné par amour. Les familles peuvent allumer un cierge rouge devant la fenêtre ou exposer un drap rouge comme souvenir visible du temps que nous vivons ; à accomplir un geste de réconciliation : entre mari et femme, parents et enfants, frères et sœurs, entre voisins, entre membres de la même famille ; à offrir le jeûne pour soutenir le projet de solidarité proposé cette année. Malades et souffrants peuvent offrir leur souffrance en mémoire des missionnaires tués pour l’annonce de l’Evangile, pour soutenir le travail apostolique de ceux qui travaillent dans tous les coins de la terre, et pour demander au Seigneur le don de saintes et nombreuses vocations missionnaires. Les jeunes sont invités à donner leur sang et à visiter ceux qui sont seuls et opprimés par la souffrance : à l’hôpital, dans une maison de repos, en prison, avec les malades ou les personnes âgées seules chez elles.

Cette année le projet de solidarité que l’on souhaite réaliser, avec les offrandes recueillies lors de la Journée de prière et de jeûne en mémoire des missionnaires martyrs, concerne un centre pour jeunes filles aux aptitudes diverses, certaines mêmes abandonnées par leurs famille, géré par les Sœurs Brignolines en Inde, dans l’état du Kerala.

(Agence Fides 23/3/2009)

26.02.2009

Benoît XVI invite à un carême à l’écoute de la Parole de Dieu

Le pape préside la première « station de carême » à Sainte-Sabine

http://eucharistiemisericor.free.fr/images/220107_cendres.jpg


ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI invite à un carême à l'écoute de la Parole de Dieu, pour entrer dans la « victoire » du Christ sur le péché et la mort. Un programme de carême à l'école de saint Paul.

Benoît XVI a présidé, comme c'est la tradition, la procession pénitentielle du Mercredi des Cendres sur la colline de l'Aventin, de l'église bénédictine de Saint-Anselme à la basilique Sainte-Sabine confiée aux Dominicains, à 16 h 30. Il a ensuite présidé la Messe des Cendres à Sainte-Sabine, ce qui constitue à Rome la « première station » de carême.

Avant l'imposition des cendres - au pape, par le cardinal Joseph Tomko, titulaire de la basilique, préfet émérite de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, et aux personnes de l'assemblée, par Benoît XVI et différents prêtres -, le pape a prononcé l'homélie dans laquelle il a rappelé que les Cendres sont un « signe de conversion et de pénitence ».

Mais Benoît XVI a insisté sur l'importance, pendant le carême, « d'ouvrir le cœur à l'action vivifiante de la Parole de Dieu ».

« Que le carême, qui se distingue par une écoute plus fréquente de cette Parole, par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un stimulant à la conversion, et à l'amour sincère des frères, spécialement les plus pauvres et les plus nécessiteux ».

Plus haut dans son homélie, le pape avait rappelé les moyens que l'Eglise reconnaît pour ce chemin de conversion : « la prière, l'aumône et le jeûne ».

Le chemin du carême, disait-il d'emblée, est « illuminé par l'éclat du Mystère pascal », et les chrétiens sont appelés à le parcourir « avec décision et courage ».

Commentant les lectures de la messe de ce jour, le pape a ajouté : « La promesse de Dieu est claire : si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés de faveurs innombrables ».

Passant à l'Evangile, le pape a montré que « Jésus met en garde contre le ver de la vanité qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'auto-complaisance », il « redit la nécessité de nourrir la rectitude de cœur ».

« En même temps, il montre que le moyen pour grandir dans la pureté d'intention est de cultiver l'intimité avec le Père céleste ».

Benoît XVI s'est ensuite attardé à l'enseignement de saint Paul, en cette année qui lui est consacrée, en soulignant notammment que « Saint Paul reconnaît que tout est en lui œuvre de la grâce divine, mais n'oublie pas qu'il faut adhérer librement au don de la vie nouvelle reçue au baptême ».

Benoît XVI a insisté sur la « victoire » que le baptême constitue sur le mal : « La victoire du Christ attend que le disciple la fasse sienne, et cela se produit avant tout par le baptême, par lequel, unis à Jésus, nous sommes devenus ‘vivants, revenus d'entre les morts' ». Mais, avertit le pape, « pour que le Christ puisse règner pleinement en lui, le baptisé doit suivre fidèlement ses enseignements, ne doit jamais baisser la garde, de façon à ne pas permettre à l'adversaire de récupérer d'une certaine façon du terrain ».

Or, pour vivre de cette victoire du Christ et de cette nouvelle existence en lui, le pape souligne qu'il est « indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu ».

Benoît XVI a conclu en invoquant saint Paul et Marie, « la Vierge de l'écoute et humble servante du Seigneur » : « Nous pourrons ainsi arriver, renouvelés dans l'esprit, à célébrer Pâques avec joie ».

Le pape a conclu la célébration vers 18 h 15.

Anita S. Bourdin