18.06.2010

Mondial de foot : les initiatives de l’Eglise sud-africaine battent leur plein en faveur des supporters du monde entier

Johannesburg (Agence Fides) – Tandis que les supporters du monde entier sont collés aux téléviseurs pour suivre les parties du Mondial de foot qui se dispute en Afrique du Sud, l’Eglise catholique sud-africaine multiplie les initiatives pour assister spirituellement les fans qui sont arrivés dans le pays pour regarder les matches.

 

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La Southern African Catholic Bishops' Conference (SACBC) non seulement a mis en oeuvre un site Internet spécial (www.churchontheball.com) et la “Peace Cup” (cf Fides 10/6/2010), mais aussi distribue un livret spécial de prière et pour la liturgie (World Cup prayer and liturgy book) à chaque supporter qui en fait la demande.

Le livre inclut aussi une brève histoire de l’Eglise catholique sud-africaine et une liste des paroisses les plus proches des stades où se dispute le championnat mondial de foot. Le livret peut aussi être téléchargé en format électronique sur le site churchontheball.com.


Selon “The Southern Cross”, le principal journal catholique sud-africain, le P. François Dufour, coordinateur du programme pastoral de la SACBC pour les Mondiales du foot, s’est plaint du fait que l’Eglise catholique n’ait pas obtenu la collaboration de la FIFA pour offrir une assistance spirituelle aux supporters venus de toutes les régions du monde.


Chaque paroisse a aussi lancé des initiatives pour rencontrer les supporters. La cathédrale du Sacré-Cœur de Pretoria fait partie d’un organisme œcuménique, appelé “Tshwane Leadership Foundation”, qui a promu l’initiative “Better World Village-World Cup 2010”. Elle consiste à transformer le parc Burgerspark, l’un des plus populaires de la ville, en “World Cup Village”. Le but de l’initiative est de réunir les supporters de différentes classes sociales, ethnies, langues, nations.

« Il ne s’agit pas seulement de s’amuser » - a expliqué à “The Southern Cross”, le P. Victor Phalana, responsable de la cathédrale pour l’initiative – mais c’est aussi une occasion de dialogue. Nous examinerons des problèmes comme les sans-abri, les enfants des rues, la pauvreté, le SIDA, le trafic d’êtres humains, la criminalité et la drogue ».

(Agence Fides 17/6/2010)

11.02.2010

L’Afrique du Sud de Nelson Mandela

Il y a vingt ans, le prisonnier le plus célèbre du XXe siècle, Nelson Mandela, était libéré en Afrique du Sud. Après 27 ans de détention à la prison de Paarl, près du Cap, Nelson Mandela allait incarner le renouveau de la société sud-africaine, instaurant à partir de 1994, date de son élection à la présidence du pays, des réformes pour modeler le visage de cette nation arc-en-ciel.

 

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Vingt ans après, quel fut le rôle de « Madiba », pacificateur et réconciliateur, dans cette transition du régime de l’Apartheid à la démocratie et à une société plus juste en Afrique du Sud ? Un moment non sans heurt pour quels résultats aujourd’hui ?

 

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Nous revenons ce matin sur l’évolution de cette nouvelle Afrique du Sud, voulue par le héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud avec Achille Mbembé (photo). Il est professeur de sciences politiques et d’histoire à l'université de Witwatersrand à Johannesburg: >>

Dossier préparé par Marie Duhamel (Radio Vatican).

20.11.2009

Afrique du Sud: nouvelle vague de xénophobie?

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - On craint une nouvelle vague de violence xénophobe ; le porte-parole de la Conférence épiscopale à Fides : “Nous sommes en contact avec le Ministère de l’Intérieur et nous suivons avec attention l’évolution de la situation”

 


Johannesburg (Agence Fides) - “Nous sommes en contact avec le Ministère de l’Intérieur et nous sommes en train de suivre avec attention l’évolution des événements, pour comprendre avec précision ce qui va se passer. Quand on aura un cadre précis des événements, nous pourrons exprimer une première évaluation” déclare à Fides le Père Chris Townsend, porte-parole de la SACBC (la Conférence épiscopale de l’Afrique du Sud, Botswana et Swaziland), à propos de la situation des environ 2 700 demandant asile de nationalité zimbabwéenne qui ont été contraints de se réfugier dans un “camp de sûreté” à De Doorns, une localité rurale à environ 150 km de la Ville du Cap.

Durant les jours derniers, les zimbabwéens ont été l’objet d’attaques xénophobes de la part de la population locale, qui l’accuse de “voler les postes de travail”, parce que les zimbabwéens sont disposés à accepter d’être moins payés que les travailleurs sud-africains, employés par les entreprises agricoles de la région.

Selon l’agence de presse promue par l’ONU, IRIN, durant le début de la matinée du 17 novembre, des groupes organisés ont attaqué le camp de Stofland, le plus grand abusif de De Doorns. Le commandant de la station de police locale, le surintendant Van der Westhuizen a dit à IRIN que la situation était devenue tendue le 13 novembre, quand des citoyens du Zimbabwe ont été impliqués dans une violente discussion. A la suite de cet incident, environ 68 citoyens du Zimbabwe ont abandonné la zone, en craignant une recrudescence de violence xénophobe.

La police, accompagnée de fonctionnaires du gouvernement local, ont tenu une réunion informelle avec les résidents de la ville, le soir du 16 novembre pour calmer la situation. “Mais les résidents ont menacé d’empêcher les zimbabwéens à aller travailler le 17 novembre” a dit Van der Westhuizen. La police a dû tirer des projectiles de gomme pour disperser les résidents, qui ont attaqué quelques maisons dans le camp de Stofland, en contraignant les citoyens du Zimbabwe à fuir. “Par chance, aucun des citoyens du Zimbabwe n’a subit de dommage et tous ont pu se transférer avec leurs affaires personnelles” a dit le surintendant de la police.

Cet épisode rappelle la vague de violence xénophobe survenue en mai 2008, à Johannesburg, pour ensuite se répandre rapidement en différentes parties du pays. Les violences avaient provoqué la mort de plus de 60 personnes, tandis que 100 000 étrangers avaient été contraints de se réfugier dans des zones protégées. La reprise des violences est mise en relation avec la récession économique globale qui a touché l’Afrique du Sud de manière dramatique. Selon les dernières données des autorités sud-africaines, le pays a perdu 484 000 postes durant les derniers six mois, en faisan monter le taux de chômage à 24,5% durant la période juillet-septembre 2009, par rapport au 23,2% durant la même période en 2008.

(Agence Fides 18/11/2009)

04.10.2009

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Présentation du secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic

 

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ROME, Vendredi 2 Octobre 2009 (ZENIT.org) - La priorité du Synode « concerne l'oeuvre urgente d'évangélisation qui a comme reflet indissociable la promotion humaine dans le contexte du continent africain ».

A deux jours de l'ouverture de la seconde assemblée synodale pour l'Afrique, le secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic, a tenu un briefing de présentation de l'événement, le 2 octobre au Bureau de presse du Saint-Siège.

Dans sa présentation, Mgr Eterovic a rappelé le thème de cette seconde Assemblée synodale : « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. ‘Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde' » (Mt 5, 13. 14).

« Être le sel de la terre et la lumière du monde est la vocation de chaque chrétien », a-t-il ajouté. « Ces paroles, qui sont valables pour les chrétiens de tous les temps, sont adressées d'une manière toute particulière aux fidèles de l'Afrique en ce moment de leur histoire ecclésiale et sociale ».

Tout en soulignant la continuité avec la première assemblée synodale pour l'Afrique (1994), Mgr Eterovic a affirmé que les père synodaux, après avoir « affronté différents défis, ecclésiaux, sociaux et politiques qui, malheureusement, sont pour la plus grande partie encore actuels », désirent aujourd'hui « approfondir la mission de l'Église au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ».


Le dynamisme de l'Eglise africaine

Le secrétaire général du Synode a notamment évoqué le dynamisme de l'Eglise en Afrique.

Ainsi, de 1978 jusqu'en 2007, le nombre des catholiques africains est passé de 55.000.000 à 146.000.000. Les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ont également connu une remarquable croissance.

Pour Mgr Eterovic, « l'un des signes de fécondité apostolique sont les vocations missionnaires en Afrique ». « On compte toujours plus de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïcs qui accomplissent le service pastoral auprès des autres Églises particulières en Afrique ou sur d'autres continents ».

« Avec la Bonne Nouvelle, ils s'efforcent de promouvoir l'activité d'éducation et d'assistance de l'Église, en offrant une formation intégrale, humaine et chrétienne, aux nouvelles générations », a-t-il salué.

« En même temps, ils cherchent à soulager les plaies ouvertes dans l'esprit et dans le corps de leurs frères face aux grands défis du sous-développement et, donc, de la faim, des maladies, des violences, y compris les guerres ».


Récitation du chapelet pour et avec l'Afrique

« Être toujours plus le sel de la terre et la lumière du monde est la grâce que l'on obtient par la prière », a affirmé Mgr Eterovic.

Samedi 10 octobre au soir, Benoît XVI guidera la prière du chapelet avec l'Afrique et pour l'Afrique, en liaison télévisée, via satellite, depuis la salle Paul VI avec les universitaires de 9 capitales africaines : Le Caire (Égypte), Antananarive (Madagascar), Kinshasa (Rép. dém. du Congo), Nairobi (Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud), Maputo (Mozambique), Khartoum (Soudan), Onitsha (Nigeria) et Ouagadougou (Burkina Faso).