10.05.2012

Benoît XVI réaffirme la validité de la déclaration conciliaire Nostra Aetate

nostra.aetate.JPGCes dernières années, juifs et catholiques sont devenus des partenaires fiables, de bons amis, capables d’affronter les crises ensemble et de surmonter les conflits de manière positive. Benoît XVI en est convaincu. Il l’a redit ce jeudi matin en recevant, au Vatican, une délégation du Congrès juif latino-américain. Le Pape a salué les progrès accomplis ces 50 dernières années. 

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18.04.2012

Les Archives Secrètes Vaticanes : un congrès célèbre leur 4° centenaire

pie.xii.jpegA l'occasion du 4° centenaire de la fondation des Archives Secrètes du Vatican, un congrès d'études intitulé « Religiosa Archivorum Custodia » se tient les 17 et 18 avril au Vatican, avec la participation de nombreux chercheurs et experts. Le cardinal Raffaele Farina et Mgr Sergio Pagano, respectivement Archiviste et Préfet des Archives Secrètes du Vatican vont évoquer l'identité particulière et l'histoire des archives. On veut éviter, affirme le cardinal Farina, les autocélébrations et les repropositions de thèmes de l'histoire des archives, déjà objet de discussions dans le passé. Le congrès est structuré de manière à faire le point avec la contribution des collaborateurs aux archives, sur les travaux réalisés ces trente dernières années sur les fonds anciens et nouveaux. De nouveaux documents sont venus compléter les archives grâce à des donations ou des acquisitions. Le congrès permettra également une remise en ordre plus attentive des anciens fonds (par exemple ceux de l'époque napoléonienne ou des fonds concernant le nouveau classement du matériel de la Secrétairerie d'Etat à l'époque contemporaine). Ainsi pour la première fois sera présentée une catégorie de nouveaux fonds avec les archives de la Commission pontificale pour l'art sacré en Italie, instituée en 1924 et opérationnelle jusqu'en 1988. Enfin le point sera fait sur la réorganisation des archives du Concile Vatican II.

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30.03.2012

Juifs et catholiques unis pour un ordre économique plus juste

bourse.JPGJuifs et catholiques peuvent unir leurs forces en vue d’un ordre économique plus juste. La commission bilatérale, regroupant le grand Rabbinat d’Israël et la commission du Saint-Siège pour les rapports religieux avec le judaïsme, s’est réunie à Rome du 27 au 29 mars. Cette commission a été instituée dans la foulée de la visite de Jean-Paul II en Israël. C’était sa 11° rencontre et elle était consacrée à la crise financière actuelle, en présence, notamment, du président de l’IOR, Institut pour les Œuvres de Religion, Ettore Gotti Tedeschi et de l’ancien président de la Banque d’Israël, l’économiste Meir Tamari. Dans un communiqué final, les participants affirment à leur tour que la crise financière plonge ses racines dans la perte des valeurs morales, en particulier dans le domaine économique et ils soulignent que les religions ont un rôle actif à jouer auprès des politiques et des responsables de la finance en vue d’un ordre économique plus juste.

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16.06.2011

la prière dans le judaïsme, 'il n'y a de vraie conversation qu'avec le Créateur'

priere, judaisme, mur des lamentations, jean paul ii, benoit xvi, paix, moyen-orient, rites, synagogue, lyon, france, richard wertenschlagLe 2e volet de notre série sur la prière est consacré à la prière dans le judaïsme. Le mur des lamentations, c’est le lieu de prière par excellence pour tous les Juifs. Le 12 mai 2008, Benoît XVI s’y recueillait, tout comme l’avait fait son prédécesseur Jean-Paul II. Dans l’interstice du mur des lamentations, tous les deux y laissèrent un message pour la paix, notamment au Moyen-Orient. Prier pour la paix, un rituel auquel s’adonnent tous les jours les Juifs. Mais de quelle manière nos « grands frères dans la foi » prient-il Dieu ?

Éléments de réponse avec Richard Wertenschlag, grand rabbin de la synagogue de Lyon en France. Il est interrogé par Marie-Agnès Georges (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

15.06.2011

Comment prier ?

priere.jpgDepuis le début du mois de mai, Benoît XVI a commencé un nouveau cycle de catéchèses proposées lors de ses audiences générales. Son but : faire comprendre ce qu’est vraiment la prière et en donner le goût à son auditoire. Dans un contexte sociétal où l’homme n’est plus tant attiré par la pratique religieuse que par la spiritualité, et ainsi la recherche d’une relation avec le divin, nous commençons aujourd’hui une série sur ce même thème. Nous vous proposons de découvrir ces trois prochaines semaines la prière sous différentes formes, que ce soit dans la chrétienté, chez les catholiques, les orthodoxes et les protestants, mais également dans le judaïsme, l’islam et le bouddhisme.

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28.02.2011

Catholiques et Juifs toujours plus proches

catholiques juifs.JPGParis, centre du rapprochement entre le Judaïsme mondial et l’Eglise catholique. Du 27 février au 2 mars le Comité de liaison catholique-juif international se retrouve dans la capitale française pour fêter son 40eanniversaire. Au programme, des rencontres, une visite dans la ville de Raincy et une journée dédiée à la mémoire de la Shoah.

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18.11.2010

Vers une nouvelle étape du dialogue oecuménique - Entretien avec le cardinal Ricard

"Vers une nouvelle étape du dialogue œcuménique", c’est le thème de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens qui se tient actuellement au Vatican. La rencontre a été ouverte, ce lundi, par Mgr Kurt Koch, le président de ce dicastère. Parmi les thèmes abordés : l’engagement œcuménique au Moyen-Orient, l’œcuménisme en Afrique, ou encore les rapports avec le judaïsme et l’anglicanisme.

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29.05.2010

Pie XII: le cardinal Kasper fait le point sur les recherches

Les déclarations de Vatican II sur le judaïsme, « irrévocables »


ROME, Vendredi 28 mai 2010 (ZENIT.org) - L'ouverture des archives du Vatican sur le pontificat de Pie XII, annoncée par le Saint-Siège aura lieu d'ici 6 ans, indique le cardinal Walter Kasper, dans une conférence à l'université « Hope » de Liverpool, dans laquelle il rappelle aussi que les déclarations de Vatican II sur le judaïsme sont « irrévocables » (cf. Zenit du 27 mai 2010).

Le président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, qui est aussi le président de la Commission pour les relations religieuses avec le judaïsme, a redit que l'Eglise n'a rien à cacher », et « rien à craindre ».

Il a jugé bon de revenir « brièvement » sur le présumé « silence » de Pie XII, en se défendant d'être un « expert en la matière » et par conséquent, il a annoncé un exposé qui ne serait pas « exhaustif », soulignant que « beaucoup de questions sont encore ouvertes et nécessitent des recherches ultérieures ».

Nous traduisons intégralement ce passage du discours sur le pontificat de Pie XII.


 

 

kasper


« Pie XII a été pape (1938-58) à l'une des époques les plus difficiles de la papauté, au cours de la seconde guerre mondiale, alors que Rome était sous la domination de Mussolini et ensuite occupée par l'Allemagne. L'évaluation par ses contemporains de son pontificat pendant la seconde guerre mondiale a été plutôt positive. Dans son message radio de Noël 1942, le pape a été très clair et les nazis ont très bien compris ce qu'il voulait dire. Le New York Times, qui est connu comme un journal favorable à l'Eglise, avait déjà, en 1941, publié un éditorial qui parlait du pape comme la seule voix [entendue] dans le silence et dans les ténèbres, et de son courage d'élever la voix. Après la déportation de plus de 1000 juif s de Rome (15 seulement ont survécu), en octobre 1943, il a ordonné à l'Eglise d'offrir un asile général dans tous les couvents et les maisons ecclésiastiques, y compris le Vatican et Castel Gandolfo. Des estimations faisant autorité indiquent que 4500 juifs ont été cachés.

« Après la mort du pape, celle qui était alors le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre d'Israël, Mme Golda Meir, a remercié le pape en termes chaleureux pour ce qu'il avait fait à une époque sombre pour le peuple juif. De même, celui qui était alors le grand rabbin Herzog de Jérusalem, a fait l'éloge du pape pour son action. Ce ne sont que quelques témoignages de personnes haut placées et bien informées, qui étaient bien conscientes de ce qui s'était passé et que l'on peu appeler des temoins de l'époque.

« Avec la pièce de théâtre imaginaire de Hochhut « Le Vicaire » (1963), la perception a radicalement changé. Depuis lors, le reproche de silence sur l'extermination des juifs s'est largement répandu. Hochhut n'était pas un historien et il est aujourd'hui prouvé qu'il dépendait de sources communistes. L'un des premiers à défendre Pie XII a été un juif polonais, Joseph Lichten, un diplomate qui, ensuite, en tant que directeur du département des Affaires internationales de la Ligue anti-diffamation de la « B'nai B'rith », a joué un rôle éminent dans le dialogue interreligieux. La récente recherche historique sérieuse est nuancée. Il y a encore des juifs qui aujourd'hui défendent Pie XII et d'un autre côté, il y a des auteurs catholiques qui critiquent son attitude. Il n'y a donc pas de frontière claire entre juifs et catholiques, bien que la majorité des juifs, spécialement en Israël, soient toujours critiques. Est-ce que cela vient d'un manque d'information sur le travail de recherche historique le plus récent ? Je laisse la question ouverte.

« Le principal problème est l'accès aux sources. La demande d'ouverture des archives du Vatican est une demande légitime. Depuis 2003, l'accès est possible jusqu'à la fin du pontificat de Pie XI, en 1939, une période au cours de laquelle, le futur Pie XII était secrétaire d'Etat. Le matériel déjà accessible actuellement prouve que Pie XII j'a jamais été le pape de Hitler (comme l'a prétendu John Cornwell, 1999) ; au contraire, il a été le plus proche collabotrateur du pape Pie XI dans la publication de l'encyclique « Mit brennender Sorge » (1937), qui fait une ardente condamnation de l'idéologie raciale nazie. Les archives travaillent actuellement sous une intense pression sur le projet de préparer l'accès au pontificat de Pie XII, mais l'enregistrement et la préparation de millions de documents de façon professionnelle, comme il se doit, requiert du temps et seront achevés dans environ 5 ou 6 ans, après quoi, l'accès sera permis aux chercheurs. Car nous croyons que nous n'avons rien à cacher et que nous n'avons pas de motif d'avoir peur de la vérité.

« Onze volumes avec les documents du Saint-Siège ont déjà été publiés et récemment de nombreuses autres sources ont été rendues disponibles. Mais connaître les faits n'est qu'un aspect, car l'histoire n'est pas seulement une question de faits, mais aussi de l'interprétation historique des faits : dans ce cas, les faits qui se sont produits il y a plus d'un demi-siècle dans un contexte qui est non seulement politiquement mais aussi mentalement radicalement différent du nôtre, et difficile à comprendre pour une génération qui a eu la chance de ne pas avoir connu une telle expérience.

« La question fondamentale est le débat entre ceux qui auraient préféré une déclaration plus prophétique et ceux qui sont d'accord avec l'attitude du pape de jugement prudentiel. Pie XII n'était pas un homme aux gestes prophétiques ; c'était un diplomate et il a décidé de ne pas se taire mais d'être modéré dans ses déclarations publiques parce qu'il savait que des paroles plus fortes n'amélioreraient absolument rien ; au contraire, elles auraient provoqué une vengeance brutale et empiré la situation. Il décida par conséquent non pas d'agir par des paroles, mais d'aider pratiquement le plus qu'il le pouvait. De cette façon, seul à Rome, il a sauvé des milliers de vies juives.

« Ce fut un jugement de conscience dans une situation historique extrême, qui doit être évaluée en considérant la situation d'alors, l'information alors disponible, et les possibilité qu'on avait alors, et non pas à partir des vues et des possibilités d'aujourd'hui. Ce point est important pour la question d'une béatification éventuelle. Si elle avançait, ce ne serait pas un jugement historique mais un discernement spirituel sur la question de savoir si le pape, dans sa situation, a suivi sa conscience personnelle, et a fait la volonté de Dieu comme il la comprenait, dans cette situation là. Ainsi, l'éventualité d'une béatification n'exclurait pas de nouvelles recherches et interprétations historiques, et n'exclurait pas non plus l'idée que d'autres personnes, avec un caractère différent, auraient pu en venir à des conclusions différentes, et auraient pu agir différemment.

« Je le répète, je ne suis pas un historien ; je présume que la controverse sur l'interprétation va continuer et que la question historique restera une question ouverte, avec différentes interprétations, même après l'ouverture des archives et peut-être la discussion demeurera-t-elle ouverte jusqu'à la fin des temps. Car qui oserait dire le dermier mot d'un événement aussi monstrueux que l'Holocauste ? La seule réponse adéquate peut être la honte et la repentance, du fait que les catholiques n'ont pas réagi avec plus de force, et la metanoia, c'est-à-dire une nouvelle façon de penser, et un nouveau comportement, aujourd'hui, de façon à construire de nouvelles relations avec le peuple juif ».

Source : Le Times online (pour le texte original en anglais)

13.05.2010

Le Pape à la rencontre du monde de la culture

Au deuxième jour de son voyage apostolique au Portugal, le Pape a rencontré le monde de la culture. Une rencontre, très attendue, qui s’est déroulée au centre culturel de Belém dans la banlieue de Lisbonne, à quelques mètres du monastère de Jéronimos où le Pape s’est rendu la veille.

 

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Plus de 1400 personnes étaient rassemblées, cinéastes, écrivains, philosophes, peintres et scientifiques. Le pape a été reçu sous de nombreux applaudissements par Manoel de Oliveira (photo). Cinéaste portugais de renom international, âgé de 102 ans et habitué du festival de Cannes, il a rappelé que les arts ont été très liés aux religions et que le christianisme fut prodige dans les expressions artistiques jusqu’à nos jours. Il a souligné aussi que les racines de la nation portugaise et de toute l’Europe, qu’on le veuille ou non, sont chrétiennes. Il a enfin exprimé une certaine inquiétude vis-à-vis de la société actuelle, marquée par un monde qui ne donne plus l’occasion de vouloir se dépasser, notamment à cause du matérialisme.

Une préoccupation partagée par Benoît XVI, selon le Pape la culture est aujourd’hui le reflet d’une tension entre le présent et la tradition, un conflit qui est aussi l’expression d’une crise de la vérité.

A l’issue de cette rencontre, le pape a salué des représentants des principales religions présentes dans le pays : Judaïsme, Islam, Évangélistes, Hindouisme et Ismaéliens: >>

 

(Radio Vatican)

07.03.2010

Pourquoi Pie XII a-t-il décidé de ne plus parler ouvertement?

L’exemple hollandais ou antibolchevisme ?

 

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ROME, Vendredi 5 mars 2010 (ZENIT.org) - L'Osservatore Romano se montre attentif aux interventions des intellectuels français, en particulier lorsqu'il s'agit de relations avec le judaïsme. Après la publication dans ses colonnes de l'article de Bernard-Henri Lévy, publié initialement par Il Corriere della Sera, L'Osservatore du 6 mars 2010 fait état de l'interview de Serge Klarsfeld dans Le Point, et de l'interview, dans cette même revue, de l'historien franco-israélien Saul Friedländer par François-Guillaume Lorrain.

Ceci pour nuancer un propos de l'historien à propos de Pie XII. Après les représailles entraînées par l'intervention des évêques hollandais - 26 juillet 1942 -, Pie XII a décidé d'agir sans plus élever la voix.

Le futur Pie XII, Eugenio Pacelli, n'a pas attendu l'invasion de la Pologne, en 1939, pour avertir du danger et condamner le racisme nazi. L'encyclique « Mit brennender Sorge » avait, dès 1937, condamné le nazisme, et notamment son « Mythe du Sang et de la Race ». On sait qu'elle est due en grande partie à Pacelli, alors secrétaire d'Etat de Pie XI.

Friedländer, souligne L'Osservatore Romano, se défend de vouloir faire, comme d'autres, de Pie XII « le pape de Hitler » : il sait l'aversion du pape Pacelli pour le nazisme et sa contribution décisive à la condamnation de 1937.

Mais Saul Friedländer a cette réflexion qui attire l'attention de L'Osservatore : « S'il avait parlé, même s'il y avait eu des représailles, on se serait souvenu de la grandeur de l'Eglise ».

Pie XII préféra donner des ordres à ses nonces (particulièrement actifs en Hongrie, en Roumanie, en Grèce notamment) et aux religieux qui ouvrirent leurs couvents, et abriter de nombreux juifs au Vatican et à Castel Gandolfo, de façon à sauver des vies, n'ayant cure de son « image » ou celle de l'Eglise, mais craignant désormais qu'une parole envoie à la mort ceux qu'il voulait sauver.

Le nonce à Budapest, Mgr Angelo Rotta, a été déclaré « Juste parmi les Nations », et son secrétaire de nonciature, Mgr Gennaro Verolino, a reçu le « Prix Anger » en 2004. Rotta était en contact constant avec le Vatican.

Aux Pays-Bas, les responsables protestants avaient eux-mêmes, devant la menace de rétorsions, renoncé à la protestation programmée pour le même dimanche que les catholiques : Pie XII leur donna raison implicitement, a posteriori.

Pourtant, l'historien croit voir ailleurs la raison de la décision de Pie XII de ne plus parler : son antibolchevisme.

Or, L'Osservatore Romano, sous la plume de Raffaele Alessandrini, fait valoir deux arguments pour réfuter cette interprétation : d'une part, la seconde guerre mondiale « tellement crainte et condamnée par le pape » avait justement éclaté après le pacte Molotov-Ribbentrop, et, d'autre part, après l'agression nazie contre l'Union soviétique, Pie XII est « intervenu pour convaincre les catholiques américains de ne pas s'opposer à une alliance contre Hitler de l'administration américaine avec les soviétiques ».

Anita S. Bourdin