27.07.2011

Des Ethiopiens dépossédés de leurs terres

ethiopie famine.JPGAlors que des milliers de personnes souffrent de la famine dans la corne de l’Afrique, le gouvernement éthiopien ne recule pas devant le cynisme. Une enquête de Survival International – une ONG qui soutient les populations autochtones- a en effet révélé lundi dernier que certaines tribus indigènes étaient spoliées de leurs terres agricoles les plus productives. Ces terres doivent être allouées à des compagnies étrangères qui y pratiqueront une agriculture intensive d'exportation. 

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04.10.2009

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Présentation du secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic

 

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ROME, Vendredi 2 Octobre 2009 (ZENIT.org) - La priorité du Synode « concerne l'oeuvre urgente d'évangélisation qui a comme reflet indissociable la promotion humaine dans le contexte du continent africain ».

A deux jours de l'ouverture de la seconde assemblée synodale pour l'Afrique, le secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic, a tenu un briefing de présentation de l'événement, le 2 octobre au Bureau de presse du Saint-Siège.

Dans sa présentation, Mgr Eterovic a rappelé le thème de cette seconde Assemblée synodale : « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. ‘Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde' » (Mt 5, 13. 14).

« Être le sel de la terre et la lumière du monde est la vocation de chaque chrétien », a-t-il ajouté. « Ces paroles, qui sont valables pour les chrétiens de tous les temps, sont adressées d'une manière toute particulière aux fidèles de l'Afrique en ce moment de leur histoire ecclésiale et sociale ».

Tout en soulignant la continuité avec la première assemblée synodale pour l'Afrique (1994), Mgr Eterovic a affirmé que les père synodaux, après avoir « affronté différents défis, ecclésiaux, sociaux et politiques qui, malheureusement, sont pour la plus grande partie encore actuels », désirent aujourd'hui « approfondir la mission de l'Église au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ».


Le dynamisme de l'Eglise africaine

Le secrétaire général du Synode a notamment évoqué le dynamisme de l'Eglise en Afrique.

Ainsi, de 1978 jusqu'en 2007, le nombre des catholiques africains est passé de 55.000.000 à 146.000.000. Les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ont également connu une remarquable croissance.

Pour Mgr Eterovic, « l'un des signes de fécondité apostolique sont les vocations missionnaires en Afrique ». « On compte toujours plus de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïcs qui accomplissent le service pastoral auprès des autres Églises particulières en Afrique ou sur d'autres continents ».

« Avec la Bonne Nouvelle, ils s'efforcent de promouvoir l'activité d'éducation et d'assistance de l'Église, en offrant une formation intégrale, humaine et chrétienne, aux nouvelles générations », a-t-il salué.

« En même temps, ils cherchent à soulager les plaies ouvertes dans l'esprit et dans le corps de leurs frères face aux grands défis du sous-développement et, donc, de la faim, des maladies, des violences, y compris les guerres ».


Récitation du chapelet pour et avec l'Afrique

« Être toujours plus le sel de la terre et la lumière du monde est la grâce que l'on obtient par la prière », a affirmé Mgr Eterovic.

Samedi 10 octobre au soir, Benoît XVI guidera la prière du chapelet avec l'Afrique et pour l'Afrique, en liaison télévisée, via satellite, depuis la salle Paul VI avec les universitaires de 9 capitales africaines : Le Caire (Égypte), Antananarive (Madagascar), Kinshasa (Rép. dém. du Congo), Nairobi (Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud), Maputo (Mozambique), Khartoum (Soudan), Onitsha (Nigeria) et Ouagadougou (Burkina Faso).

06.08.2009

Hillary Clinton en tournée africaine

Trois semaines après la visite de Barack Obama au Ghana, c’est au tour de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, de se rendre en Afrique. Hillary Clinton est arrivée mardi au Kenya, première étape d'une visite de 11 jours. Ce sera sa tournée la plus longue depuis sa prise de fonction...

 

http://www.csmonitor.com/2009/0805/csmimg/AAFRICAHILL_P1.jpg



Au Ghana, Barack Obama, le président américain avait invité l’Afrique à se prendre en main en combattant les pratiques antidémocratiques. La tournée de la secrétaire d’état américaine sera plus économique. A Nairobi, Hillary Clinton doit s’exprimer devant un forum d'une quarantaine de pays africains aux relations commerciales préférentielles avec les Etats-Unis.


Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Iris, analyse les enjeux de cette visite. Ecoutez sur Radio Vatican : >>


Dossier réalisé par Claire Malapert.

28.03.2009

Sida : le pape a scientifiquement raison !

 

 

 

Tout a été dit ou presque ces derniers jours sur la réponse du Pape à une question d'un journaliste de France 2. Le préservatif aggrave-t-il le problème du Sida ? C'est la science et l'expérience qui le disent : le pape a raison. Sur le plan personnel et collectif, seule une sexualité responsable peut enrayer la pandémie. Et les faits montrent que l'Afrique est parfois en avance sur les pays occidentaux dits civilisés. Explication par un chercheur en biologie cellulaire.


COMME D'HABITUDE, une phrase a été sortie de son contexte : qui s'en étonnera ? Les premières réactions maladroites de certains n'ont pas amélioré les choses, en particulier la tentative du service de presse du Vatican d'atténuer les mots du Pape en lui faisant dire que cela "risquait" d'accroître (aumentare en italien) le problème. En revanche il a été fort bien dit, surtout par les Africains eux-mêmes, mais aussi par des Européens, que toute cette affaire relevait d’une forme de racisme.

On ne prétendra jamais qu'un Français par exemple, est incapable s’il le souhaite de respecter scrupuleusement la condamnation du préservatif au nom de la morale catholique. En revanche, tous ceux qui ont réagi en s'en prenant souvent violemment au Pape semblent penser qu'un Africain est trop bête pour y parvenir. De même, il a été rappelé ce que le Pape avait commencé par dire, à savoir que plus d'un quart des malades du SIDA sont soignés par des institutions catholiques, bien plus que toutes les ONG réunies (18% des malades). On pourrait demander combien sont soignés par des organisations antireligieuses, ou bien par une fondation Juppé ou Cohn-Bendit ou... la liste est longue !



Le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ?

Oui ou non le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Puisque c'est cette phrase qui a été reprise partout, et que tout le reste a été oublié, je voudrais (re)montrer qu'elle est tout simplement vraie. J'examinerai d'abord sa vérité au plan individuel, puis sa portée à l'échelle des populations et enfin sa réalité pour ce qui est de l'épidémie planétaire.

À première vue, on peut penser que le préservatif est efficace pour une personne ne voulant pas devenir séropositive ou ne voulant pas transmettre sa maladie ; je pense en particulier aux couples où l'une des personne est séropositive, et je ne parlerai pas de ce cas en particulier. On peut en effet sans doute démontrer que plus de gens auraient le SIDA aujourd'hui sans le préservatif, dans le climat de laisser-faire sexuel qui est quasiment mondial. Mais on peut encore plus facilement prouver qu'en respectant la morale sexuelle de la loi naturelle, au moins de temps en temps, nul n'est besoin de préservatif.

Cependant, admettons que pour une personne donnée qui décide d'avoir des relations avec une autre personne dont elle ne sait rien, le préservatif soit un pis aller. Pourtant celui-ci n'est efficace qu'à 85% comme contraceptif chez ceux qui l'utilisent systématiquement, et la plupart des méta-analyses indiquent que son efficacité contre le VIH est de l'ordre de 80 à 90 %. Cela signifie que pour 100 personnes qui utilisent systématiquement un préservatif, entre 10 et 20 seront malgré tout contaminées. C'est moins efficace que les méthodes de régulation naturelle des naissances. Pourtant on nous rabâche à longueur de temps que celles-ci ne sont pas fiables, à tel point qu'elles ont été surnommées "roulette vaticane".

Pourtant une sérieuse étude a montré que la méthode symptothermique est fiable à 99,4% sur une durée d'un an pour les femmes ayant respecté scrupuleusement tous les critères, et un taux de 98,2% en moyenne lors de cette étude [1]. En "utilisation parfaite", le préservatif est supposé être fiable à 98% (85% en utilisation normale), tout comme la méthode symptothermique selon le chiffre retenu par l'OMS [2]. Va-t-on pouvoir nous expliquer pourquoi le "risque" d'avoir un enfant dans 2% des cas est jugé inacceptable, alors même qu'on juge tout à fait supportable le risque de contamination par le virus du SIDA dans les mêmes proportions ? Si on ne fait pas confiance à une méthode de régulation naturelle des naissances, il est surréaliste de faire confiance au préservatif.



À l’échelle d’une population

Voyons maintenant ce que disent les statistiques et la littérature scientifique sur l'évolution de l'épidémie de SIDA à l'échelle d'une population. On a récemment appris qu'à Washington, la prévalence de l'infection par le VIH était d'au moins 3%. Manquerait-on de préservatifs à Washington ? Ce chiffre est supérieur à celui de plusieurs pays de l'Afrique sub-saharienne (1,2% au Bénin ; 1,6% au Burkina-Faso ; 1,7 au Libéria ; 3,1 au Nigéria ; 2,1 en Angola, etc.).

La réalité est plus complexe. En effet plusieurs personnalités scientifiques de premier plan ont montré que la première mesure à prendre est la réduction du nombre de partenaires. C'est d'autant plus important si une personne a plusieurs partenaires dans une même période.

Prenons l'individu A qui a deux partenaires B et C. Supposons que B soit séropositif, il peut contaminer non seulement A, mais aussi C. Normalement, B et C ne se connaissant pas, il ne devrait pas y avoir de risque de transmission de la maladie entre eux. Mais les risques augmentent exponentiellement avec le nombre de partenaires simultanés. Au contraire le simple fait d'être fidèle à une personne, au moins pendant un temps, réduit considérablement ce genre de risques. C'est en substance ce que démontre Helen Epstein dans un essai paru en novembre 2008 dans le British Medical Journal [3].

H. Epstein est une journaliste indépendante et spécialiste de santé publique dans les pays en voie de développement, auteur notamment de The Invisible Cure: Why We Are Losing The Fight Against AIDS in Africa. De même, une étude essentielle parue dans Science en 2004 démontre que le succès obtenu en Ouganda a été rendu possible en réduisant considérablement le nombre de partenaires et en retardant l'âge des premières relations [4]. Et cette étude a été confirmée [5]. Autrement dit, fidélité et abstinence sont les clés de la lutte contre l'épidémie de SIDA.

En Ouganda en particulier, la chute de la prévalence de séropositivité a précédé de plusieurs années l'arrivée massive des préservatifs. Les autres pays où une baisse sensible de l'épidémie est directement liée à la réduction du nombre de partenaires incluent le Kenya, Haïti, le Zimbabwe, la Thaïlande et le Cambodge [6]. On pourrait également citer James D. Shelton et son "commentaire" publié dans The Lancet fin 2007 sur les dix mythes de l'épidémie de SIDA parmi lesquels on trouve "les préservatifs sont la solution" [7]. Tout comme Helen Field, Shelton, qui appartient à l'USAID (Agence américaine pour le développement international) recommande avant tout de faire baisser le nombre de partenaires simultanés.

 


Le préservatif donne le goût du risque

Un autre argument a été avancé par Edward C. Green qui est le directeur d'un programme de recherche sur la prévention du SIDA à l'université de Harvard. Il s'est fait remarqué la semaine dernière en prenant fait et cause pour le Pape. Dans un entretien accordé à la revue américaine National Review il a déclaré :

« Le Pape a raison, ou bien disons que tous les indices dont nous disposons vont dans le même sens que ce qu'a dit le Pape [...]. Il a été prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au niveau d'une population. Il y a un lien récurrent, démontré par nos meilleurs études, y compris les "Demographic Health Surveys" financées par les États-Unis, entre une plus grande disponibilité et utilisation des préservatifs et un taux d'infection au VIH plus élevé (et non moins élevé). Ceci peut être dû en partie au phénomène connu sous le nom de "compensation du risque", ce qui signifie que si quelqu'un utilise une technique de réduction d'un risque comme le préservatif, il perd souvent le bénéfice de cette réduction en compensant, ou prenant plus de risques que s'il n'avait pas utilisé cette technique » [8] (traduction AB).


Cette explication est une des clés pour comprendre pourquoi le préservatif est à long terme une mauvaise solution. Tôt ou tard on se lasse de prendre des précautions, et le résultat se manifeste notamment aujourd'hui à Washington avec une reprise tragique de l'épidémie. Et avant qu'on explique que Green est à la solde du pape, il est bon d'ajouter qu'il est agnostique.

 


À l’échelle de la planète

Passons pour finir à l'échelle de la planète. Nous savons que seuls une réduction drastique du nombre de partenaires, ainsi qu'un âge plus tardif pour le début de l'activité sexuelle sont essentiels pour faire baisser de façon très importante l'épidémie de SIDA. Cela est possible puisqu'en Ouganda on est passé de 25 % à environ 6% de personnes infectées en l'espace de 10-15 ans [4]. Ce qui a pu être fait avec peu de moyens dans un pays souvent en proie à l'instabilité peut être fait ailleurs. L'ennui c'est que pour obtenir l'éradication d'une maladie, il faut que tout le monde joue le jeu. Or il est clair qu'aujourd'hui on ne se donne pas les moyens d'arriver à ce résultat autrement qu'en recherchant des traitements ou un vaccin. En ce sens la promotion du préservatif aggrave donc le problème. Tant que la principale façon de lutter est de promouvoir une solution non fiable dans un cas sur six ou sept au détriment d'un changement de comportement, on n'arrivera jamais à enrayer l'épidémie.

Tous ceux qui s'étonnent que le Pape soit catholique devraient s'apercevoir que son raisonnement, loin d'être idéologique ou simplement moraliste, est scientifiquement le plus valide. Peut-être est-il irréaliste à court terme dans la mesure où la fidélité et l'abstinence sont des valeurs très décriées de nos jours, mais sur le long terme, la seule solution est une prise de conscience de la valeur de la sexualité humaine.

« On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels (Benoît XVI) [9]. »

27 mars 2009 | Albert Barrois

*Albert Barrois est le pseudonyme d’un scientifique, docteur en biologie cellulaire.

 


[1] Frank-Herrmann et al (2007). « The effectiveness of a fertility awareness based method to avoid pregnancy in relation to a couple’s sexual behaviour during the fertile time: a prospective longitudinal study. » Hum Reprod, 22, 1310-1319.
[2] Document à télécharger (voir le tableau 1).
[3] Epstein H (2008). « AIDS and the irrational. » British Medical Journal, 337, a2638.
[4] Stoneburner & Low-Beer (2004). « Population-level HIV declines and behavioral risk avoidance in Uganda. » Science, 304, 714-718.
[5] Kirby D (2008) « Changes in sexual behaviour leading to the decline in the prevalence of HIV in Uganda : confirmation from multiple sources of evidence », Sex Transm Inf 84; ii35-ii41
[6] Green & Ruark. First Things, avril 2008. First Things est une revue catholique américaine.
[7] Shelton JD (2007). « Ten myths and one truth about generalised HIV epidemics. » The Lancet, 370, 1809-1811.
[8] Dans un article de Kathryn Jean Lopez, publié en ligne le 19 mars.
[9] Suite de la réponse de Benoît XVI.

 

libertepolitique.com

06.06.2008

Kenya: Intervention du Cardinal Martino au Congrès africain sur les migrations

AFRIQUE/KENYA - « Intégrer les migrants dans la pastorale locale afin d’être de plus en plus Eglise locale » : l’intervention du Cardinal Martino au Congrès africain sur les migrations

 http://www.catholic-pages.com/images/cardinals/martino.jpg

Nairobi (Agence Fides)- Le Cardinal Renato Raffaele Martino (voir photo), Président du Conseil pontifical de la Pastorale pour les migrants et les itinérants, a expliqué l’Instruction "Erga migrantes caritas Christi", publiée par le Conseil présidé par lui, aux participants du Congrès continental africain, sur le thème « Pour un meilleur soin pastoral des migrants et des réfugiés en Afrique à l’aube du troisième millénaire ». Le Congrès se déroule dans la capitale kenyane, Nairobi, et se conclura le 5 juin.

Dans son rapport le Cardinal Martino a souligné l’attention particulière avec laquelle l’Eglise catholique suit depuis quelque temps les problématiques relatives aux migrants :
« depuis le siècle dernier le Saint-Siège a systématiquement concentré son attention sur la mobilité humaine, reconnaissant les implications des changements de situations sociales, et sur la promotion d’initiatives pastorales destinées à la pleine intégration des migrants et des itinérants ».
Une attention soulignée par la création par Paul VI de la Commission pour la pastorale des migrants et du tourisme, transformée ensuite par le Pape Jean-Paul II en l’actuel Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants.

L'Instruction "Erga migrantes caritas Christi" entend mettre à jour la vision qu’à l’Eglise du soin pastoral des migrants en fonction des problématiques actuelles, 30 ans après la publication du Motu proprio du Pape Paul VI, "Pastoralis Migratorum Cura".

Vu la nature des migrations actuelles, a souligné le Cardinal Martino, il faut « une vision œcuménique du phénomène ».
« Le dialogue interreligieux entre aussi en jeu, vu le nombre croissant de migrants qui appartiennent à d’autres religions ».
Il faut donc trois formes de dialogue : à l’intérieur de l’Eglise catholique ; parmi les fidèles de différentes confessions chrétiennes ; parmi les membres de différentes confessions religieuses.

Du point de vue pastoral le Cardinal Martino a réaffirmé la nécessité « de l’intégration dans les structures pastorales et "de l’assimilation" ecclésiale des migrants à l’intérieur de la pastorale ordinaire - avec le plein respect de leur légitime diversité et de leur patrimoine spirituel et culturel, en vue notamment de la formation d’une Eglise de plus en plus "catholique". Cette intégration est une condition essentielle pour que le soin pastoral, pour et avec les migrants, puisse devenir une expression significative de l’Eglise universelle et de la mission ad gentes ».
En ce qui concerne les aspects œcuméniques, le Cardinal Martino a rappelé que
« comme tout authentique dialogue, celui-ci se fonde aussi sur la solidité propre à l’identité catholique et sur la connaissance des problèmes existant entre les chrétiens qui malheureusement sont encore séparés. Eviter donc "les irénismes faciles", ainsi que, au contraire, le prosélytisme dans le sens négatif du terme ».
(Agence Fides 4/6/2008)
 
Lire aussi :
 
 
 

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28.05.2008

Kenya: Congrès continental africain

VATICAN- Congrès continental africain à Nairobi (Kenya) du 2 au 5 juin: “Pour un meilleur soin pastoral des migrants et des réfugiés en Afrique à l’aube du troisième millénaire”

 http://archives.cnn.com/2000/WORLD/africa/09/20/burundi.peace.02/map.burundi.kenya.jpg

Cité du Vatican (Agence Fides) - Le phénomène de la mobilité humaine, volontaire ou forcée, a toujours marqué l’histoire de l’humanité, mais ces dernières décennies il a pris des dimensions presque universelles et des significations plus complexes. Chaque continent, tous les gouvernements et les organisations internationales sont donc appelés à affronter ce phénomène et ses nouveaux aspects.
 
Pour mieux examiner cette réalité, dans le contexte du continent africain, ce congrès se présente comme un laboratoire, auquel participeront, de façon active et créative, des représentants de plus de vingt pays africains, parmi lesquels des évêques et des opérateurs pastoraux. Ce sera un lieu d’écoute, d’approfondissement et de dialogue pour identifier de nouvelles voies, toujours en continuité avec le passé, pour l’activité pastorale spécifique en faveur de millions de migrants et de réfugiés en Afrique.

Le programme prévoit pour l’inauguration les saluts du Nonce apostolique au Kenya, de l’Archevêque de Nairobi et du Président de la Conférence épiscopale kényane.
 
Les travaux du congrès seront introduits par le Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants. Les autres intervenants seront Mgr Agostino Marchetto, Secrétaire du Dicastère, dont l’attention portera sur les nouveaux itinéraires pastoraux dans le cadre du service aux réfugiés et aux victimes du trafic d’êtres humains, et Mgr Novatus Rugambwa, sous-secrétaire, qui mettra en lumière plus spécifiquement les nouveaux esclavages liés aux migrations, des thèmes d’une actualité brûlante même dans le continent africain, comme en témoignent les funestes évènements de ces jours-ci.

Ensuite le Dr Johan Ketelers, Secrétaire général de la Commission catholique internationale pour les migrations (ICMC) et le Cardinal Peter Kodwo Turkson, Archevêque de Cape Coast (Ghana) prendront la parole : le premier présentera la situation générale des migrants et des réfugiés (internally displaced persons) en Afrique, tandis que le second fera le point sur le dialogue en cours, dans le domaine migratoire, entre le Symposium des Conférence épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SECAM) et le Conseil des Conférences épiscopales européennes (CCEE).
 
Puis il y aura deux tables rondes, qui porteront respectivement sur les expériences pastorales en faveur des migrants et sur celles pour les réfugiés et victimes du trafic d’êtres humains, impliquant différents opérateurs pastoraux de plusieurs pays africains, avec la coordination, respectivement, de Sa Béatitude Mgr Antonios Naguib, Patriarche d’Alexandrie des Coptes catholiques, et de Mgr Robert C. Ndlovu, Archevêque d’Harare (Zimbabwe).
 
Les groupes d’étude se réuniront deux fois et leurs réflexions, ainsi que les suggestions qui émergeront au cours des travaux et des débats, constitueront les conclusions et les recommandations du document final.
 
(Agence Fides 27/5/2008)
 

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16.04.2008

Kenya: une nouvelle page d'évangélisation

AFRIQUE/KENYA - Une nouvelle page d’évangélisation en Afrique avec la publication du nouveau Catéchisme catholique édité par la Conférence épiscopale du Kenya


 

Nairobi (Agence Fides) - Après la publication du “Catéchisme de l’Eglise catholique” et du “Compendium du Catéchisme de l’Eglise catholique” en anglais et en swahili (les deux langues nationales du Kenya), la Conférence épiscopale a décidé d’avoir un catéchisme “local” pour le Kenya, qui puisse être utilisé aussi par d’autres nations de langue anglaise en Afrique.
 
Grâce au travail d’un groupe de théologiens, de catéchistes et de prêtres impliqués dans la pastorale, sous la direction de Son Exc. Mgr Patrick Harrington, Evêque de Lodwar, Président de la Commission pour la Doctrine, le 2 avril 2008, au terme de la messe solennelle au Grand séminaire Saint Thomas d’Aquin à Nairobi, le Card. John Njue (voir photo), Archevêque de Nairobi et Président de la Conférence épiscopale du Kenya, a pu officiellement présenter le nouveau “Catéchisme catholique”.
 


 
En présence de tous les évêques du Kenya - réunis pour la Conférence Episcopale, de prêtres, de 150 séminaristes et de nombreux religieux et laïcs, le Cardinal a remis le nouveau Catéchisme aux évêques, prêtres, religieux et catéchistes pour l’évangélisation du Kenya et a souhaité que ce Catéchisme puisse susciter dans les Communautés chrétiennes un nouvel élan missionnaire pour porter à tous le message de l’Evangile.

Le nouveau Catéchisme se caractérise principalement par la référence continue à la Bible, au Catéchisme de l’Eglise catholique et au Compendium. La Congrégation du Clergé a fait l’éloge du nouveau Catéchisme pour sa centralité christologique et pour la référence continuelle aux Ecritures et au Magistère de l’Eglise.
 
La structure du nouveau catéchisme reflète le Catéchisme de l’Eglise catholique dans ses quatre parties : le Credo, la liturgie - avec les sacrements en premier plan, l’agir chrétien et enfin la prière.
 
La principale nouveauté de ce Catéchisme est qu’il prend en considération la réalité et la situation africaine : le Catéchisme aide les chrétiens africains à valoriser les valeurs présentes dans leur culture et les signes de la présence du sacré. En même temps il les stimule à s’ouvrir à la nouveauté de l’Evangile et à remettre en question les éléments qui ne sont pas compatibles avec la foi chrétienne.

Grâce à l’expérience des Editions Pauline - qui depuis plus de 25 ans travaillent en Afrique - le nouveau Catéchisme se présente avec un style typographique original et attrayant. La graphie étudiée attentivement pour rendre le contenu plus facile à comprendre, le format ‘à la leçon’ avec plusieurs illustrations, le langage simple et clair, le prix accessible, font que ce Catéchisme est vraiment un instrument privilégié d’évangélisation pour les communautés chrétiennes et de formation chrétienne pour tous.
 
Accueilli avec une grande joie par les opérateurs pastoraux - plus de 2.000 copies ont été vendues le 2 avril, jour de sa sortie officielle -, avant la fin de l’année le nouveau Catéchisme sera aussi publié en swahili. La Commission de la Doctrine a déjà programmé la préparation de quatre volumes pour la catéchèse des catéchumènes les plus jeunes et des collégiens qui se préparent à recevoir les Sacrements.
 
(Agence Fides 15/4/2008)
 
 

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13.04.2008

Kenya: Un missionnaire anglais de Mill Hill assassiné

Un missionnaire anglais, membre de la Société missionnaire de Mill Hill a été tué mercredi soir par des inconnus qui se sont introduits à son domicile, selon des sources religieuses.

Frère Brian Thorp, 77 ans, a été retrouvé sans vie par une domestique dans le presbytère de la paroisse de Lamu, dans l’archidiocèse de Mombasa, apparemment victime d’un vol à main armée, précise l’agence de presse catholique Cisa, dont le siège se trouve à Nairobi.
 
Le missionnaire était né en 1931 à Bamford, dans le comté du Derbyshire, en Angleterre, et avait suivi la vocation religieuse après la mort de son jeune frère en 1967.
 
Frère Thorp était missionnaire en Afrique depuis 1973 et curé de Lamu depuis 1999.
 
(Source : MISNA) 

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12.03.2008

Kenya: les gens ont peur

"Les gens ont peur de se retrouver au milieu des combats et ceux qui peuvent le faire déménagent chez des amis ou des parents dans les districts voisins de Bugoma et de Teso",

dit à notre agence MISNA Albinus Muga, directeur de la Commission Justice et Paix du diocèse de Bugoma, se référant aux milliers de personnes qui fuient les districts du Mont Elgon où une opération militaire est en cours depuis dimanche dernier contre des groupes de miliciens locaux, auteurs de violences et de meurtres pour des litiges relatifs à la terre.
 
http://www.skimountaineer.com/ROF/Beyond/Elgon/ElgonMap.jpg
"Les militaires et la police, aidés par des véhicules lourds et cinq hélicoptères de combat, cherchent les miliciens dans les cavernes de la forêt située autour de Cheptais",
continue Albinus Muga avant d'indiquer avoir appris de sources de la police que l'opération durera une semaine et qu'elle s'étendra à d'autres districts limitrophes du Mont Elgon. Mais la population de Cheptais, écrivent les journaux kényans, estime que les miliciens se sont échappés avant l'arrivée des militaires et ont fui de l'autre côté de la frontière ougandaise. L'opération a pour objectif principal le "Sabaot land defence forces" (Sldf), une milice armée qui déclare défendre les droits à la terre des Sabaots et qui serait à l'origine de la plupart des violences commencées à la fin de 2006 à cause d'un programme gouvernemental controversé portant sur la redistribution de la terre.
 
Les "Mooreland forces" ainsi qu'un groupe fraîchement formé, "Political revenge movement", sont eux aussi recherchés par l'armée.
 
Depuis le début de la crise, au moins 500 personnes auraient trouvé la mort sur le Mont Elgon, dont une partie au cours des affrontements postélectoraux qui ont gagné la zone. Les violences relatives à la terre ont toutefois récemment franchi la frontière du district voisin de Trans-Nzoia. On estime que les personnes déplacées du Mont Elgon s'élèvent entre 50.000 et 60.000, dont la plupart datent d'avant la crise postélectorale.
 
(Source : MISNA)
 

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05.03.2008

Kenya: encore des violences

AFRIQUE/KENYA - Encore des violences alors qu’“il faut s’occuper des esprits et résoudre le problème de la propriété foncière” dit un missionnaire

 

“Il faut s’occuper des esprits: c’est l’un des titres les plus récurrents dans les journaux du Kenya”,
dit à l’Agence Fides le p. Roger Tessier, un missionnaire canadien des Pères Blancs (Missionnaires d’Afrique), qui travaille au Kenya. La signature de l’accord qui a mis fin à la plus dramatique crise de l’histoire du Kenya indépendant, est en effet une condition nécessaire mais insuffisante pour ramener la pays à l’état normal.

Le médiateur de l’entente, l’ex-Secrétaire général de l’ONU Kofi Annan, en quittant le Kenya a rappelé qu’« il reste encore un long chemin à parcourir ».
 
Le P. Tessier énumère quelques-unes des priorités :
 
« Sur le plan politique il faudra procéder rapidement à l’amendement de la Constitution pour créer la charge de Premier ministre et de ses deux Vice-premiers ministres. Sur le plan social il faut donner une réponse au plus de 300.000 réfugiés, contraints de fuir à cause des violences. Il y a des difficultés logistiques : leurs maisons ont été saccagées et détruites, et psychologiques : comment peuvent-ils revenir vivre dans des zones où leurs voisins se sont transformés en ennemis ? »
« Un autre problème à affronter - continue le missionnaire - est celui économique. Le secteur du tourisme a été sévèrement frappé par la crise. Dans la Rift Valley, le grenier du Kenya, la récolte a été en grande partie perdue parce que les paysans ont été contraints d’abandonner les champs ».
Les blessures les plus graves semblent spirituelles et psychologiques, car la population doit réapprendre à se fier au voisin et à collaborer.
« L’Eglise catholique et les autres confessions religieuses présentes au Kenya sont bien conscientes de ce problème et ont lancé des initiatives de réconciliation »,
affirme le P. Tessier.
« Le P. Daniel Moschetti, missionnaire combonien qui travaille dans le slum de Korogocho, a organisé une rencontre avec d’autres missionnaires pour examiner les voies d’une guérison spirituelle, morale et psychologique de la population. Un groupe de dialogue interreligieux qui réunit les différentes confessions chrétiennes ainsi que les musulmans et les hindous, a élaboré une stratégie pour soigner les esprits et pour suivre de près la politique du gouvernement. On ne peut en effet laisser le monde politique gérer seul la transition post crise ; il faut que la société civile s’organise et exerce une fonction de stimulation, de contrôle, mais aussi de collaboration avec le gouvernement »,
affirme le missionnaire.

L’urgence des interventions destinées à ramener sous contrôle l’ordre public et à soigner les blessures psychologiques de la population, est montrée par un autre fait sanglant arrivé pendant la nuit du 2 au 3 mars. Dans un village de la Rift Valley, 15 personnes ont été tuées lors d’un assaut conduit par un groupe armé.
 
« Le problème de la redistribution de la terre est très ressenti au Kenya, en particulier dans la Rift Valley : il s’agit de l’un des nœuds fondamentaux sur lesquels se joue l’avenir du pays et le retour à la paix »,
conclut le Père Tessier.
 
(Source : Agence Fides 3/3/2008)
 

08:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kenya, paix, societe, vie de l eglise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |