11.11.2010
L'archevêquede Kisangi fait un point sur la situation du Congo
Les provinces du Nord et du Sud-Kivu sont toujours en proie à une grande insécurité, en raison de la présence de plusieurs groupes armés qui sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre les civils, tout comme certains soldats de l'armée régulière qui peine à y rétablir l'ordre.
L'abbé Christian Bakulene, 45 ans, curé de la paroisse de Kanyabayonga, à 150 km au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu, a ainsi été tué par balle. Mais c’est tout l’Est de la République Démocratique du Congo qui a connu affrontements et instabilité, comme nous l’explique l’archevêque de Kisangani, Mgr Marcel Utembi, de passage à Rome: >> 
Un gros plan réalisé par Charles-François Brejon et le père Jean-Pierre Bodjoko (Radio Vatican).
11:46 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congo, afrique, kivu, christian bakulene, kanyabayonga, goma, republique democratique du congo, kisangani, marcel utembi, eveques |
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26.02.2009
Que se passe-t-il dans l'est du Congo?
AFRIQUE/R.D. CONGO - Que se passe-t-il dans l’Est du Congo ? Pour Fides un rapport des missionnaires sur les opérations militaires congolaises et rwandaises

Selon les missionnaires, le retour au Rwanda de milliers de réfugiés a été entrepris. Il s’agit en grande partie de personnes qui s’étaient réfugiées dans le Zaïre d’alors, après le génocide de 1994. Parmi les réfugiés il y avait différentes personnes impliquées dans les massacres, tandis que d’autres étaient leurs proches ou des personnes qui fuyaient parce qu’elles craignaient de finir victimes des représailles. Dans les camps de réfugiés, des groupes de guérilla se sont créés, qui depuis plusieurs années contribuent à l’instabilité dans le Nord et le Sud du Kivu.
Suite aux accords du début de l’année entre le Rwanda et la RDC, l’ex-général rebelle Laurent Nkunda, qui depuis un an et demi alimentait la guerre dans la province du Nord-Kivu, a été arrêté par le Rwanda et maintenu en résidence surveillée à Gisenyi tandis que Kigali a envoyé des troupes dans le Nord du Kivu, par la frontière de Goma, pour chasser les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR, le principal groupe de miliciens hutu rwandais actif dans la région).
« Personne ne sait ce qui se passe réellement sur le front. Aucun journaliste indépendant n’y est admis et on ne dispose que des bulletins de guerre émis par les forces rwando-congolaises ou des informations provenant d’une source fidèle au président congolais » affirment les missionnaires, qui s’interrogent sur le vrai but des opérations : « Si on voulait contraindre les réfugiés à revenir dans leur pays, on encerclerait le territoire qui les accueille pour les pousser vers la frontière, au lieu de suivre le mouvement inverse, en les poussant vers l’intérieur du Congo. On les repousse ? On les tue ? Vu qu’il n’y a pas de témoins, qui sait? Les FDLR sont bien armées et connaissent la forêt comme leurs poches; leurs assaillants sont bien armés et leur comportement dans le passé a été marqué par une grande facilité à tuer même la population civile ».
De toute façon les missionnaires ont réuni des témoignages du retour de milliers de civils hutu au Rwanda : « plusieurs milliers de civils ont déjà traversé la frontière, mais les combattants des FDLR rapatriés seraient seulement quelques dizaines ».
Les réfugiés passent par un camp transitoire, d’où chaque famille, munie d’un kit de premier secours donné par le Haut-commissariat ONU pour les réfugiés, atteint sa colline d’origine. « Pour y trouver, peut-être, sa maison déjà occupée. Pendant ces années au Rwanda, le principe en vigueur était d’aller habiter dans une maison abandonnée, au cas où la sienne avait été détruite. Le président Kagame a imposé de rendre ces maisons aux réfugiés qui rentrent. Dans d’autres cas, il ne reste de la maison que des épaves : après quinze années d’abandon, les tôles, portes et fenêtres ont été emportées » écrivent les missionnaires.
La population congolaise regarde avec satisfaction le retour des réfugiés rwandais, mais en même temps avec compassion. Elle a accueilli autant les tutsi que les hutu, selon les changements politiques au Rwanda, mais s’est trouvée inévitablement impliquée dans des conflits qui ne la concernaient pas. Depuis 1996, elle a beaucoup souffert à cause des guerres qui ont fait plus de cinq millions de morts. En outre, dans le Bushi, elle a assisté impuissante aux violentes attaques contre les villages perpétrées par les milices Rasta, composées de hutu et de malfaiteurs congolais, qui tuaient, séquestraient les personnes pour exiger ensuite des rançons, violaient les femmes et même les petites filles. « En même temps, la population s’inquiète du sort des réfugiés qui reviennent au Rwanda, et se demande pourquoi la Communauté internationale, qui a incité la R.D. Congo et le Burundi au dialogue interne, n’en fait pas autant pour le Rwanda. En demandant l’institution d’un observatoire sur l’importation des matières premières en Europe (vraie cause des guerres dans la région), les missionnaires concluent : « Il est temps que la justice anime les relations internationales, car l’injustice est toujours couverte du sang des personnes pauvres».
10:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congo, kivu, rdc, rwanda, hutu, missionnaires, journalistes, bushi, rasta, burundi, justice, paix pour le congo, agence fides, kigali, gisengyi, goma, fdlr, zaire, refugies, guerre, guerilla, laurent nkunda, onu, haut commissariat, kagame |
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23.01.2008
Congo RD: fin de la conférence de paix - les combats continuent
AFRIQUE/CONGO RD - Alors que l’on attend la fin de la Conférence de paix pour le Kivu, les combats continuent

Don Appollinaire affirme qu’il y a encore quelques points de vue à “harmoniser” entre les différents participants, mais laisse entendre qu’un accord entre les partis est proche.
La négociation est cependant difficile comme le montre le calendrier de la Conférence, qui devait initialement se conclure dimanche 20 janvier. La fin de la réunion a été ensuite déplacée au 21 janvier, mais de nouvelles difficultés ont surgi, suscitant la prolongation des négociations de 24 heures encore.
Parmi les personnes qui suivent les travaux, l’inquiétude augmente, car les groupes armés ont remis en question les engagements pris, tandis que les nouvelles d’affrontements continuent à arriver. Parmi les points encore en discussion il y a celui de l’amnistie à Nkunda.
Alors que la Conférence était en cours, les combats continuent. Selon des sources militaires, des dizaines de civils ont été tués au cours des affrontements, qui ces derniers jours ont impliqué dans le Nord du Kivu les insurgés aux ordres de l’ex-général tutsi Laurent Nkunda et les milices progouvernementales des Mai-Mai.
09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : societe, vie de l eglise, paix, kivu, congo rd |
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