05/01/2010

L’appétit du divin dans l’humanisme athée d’Albert Camus

Il y a 50 ans, se taisait une grande voix de la littérature française. Albert Camus, l’écrivain au style limpide, toujours en retrait, hors des clans et des systèmes, mourait dans un accident de voiture, le 4 janvier 1960, à l’âge de 46 ans.

 

 

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Né en Algérie, dans un milieu très modeste, il avait publié son premier livre à 24 ans, et obtenu le prix Nobel de littérature vingt ans plus tard.


L’œuvre et la pensée de Camus se définissent essentiellement par leur interrogation douloureuse du sens de la vie, considérée comme la plus pressante des questions. Camus est tourmenté par l’idée de Dieu alors qu’il a opté à un certain moment de sa vie pour sa non-existence. Il écrit dans « L’Homme révolté » que rien ne peut décourager l’appétit de la divinité au cœur de l’homme.

Lorsque l’on parle de Camus, on parle d’emblée de son « humanisme athée ». Mais le véritable athée est celui pour qui la question de Dieu ne se pose pas. Or Camus se la pose constamment, comme nous le rappelle Alain Vircondelet, qui en cette date anniversaire publie chez Fayard, « Albert Camus, fils d’Alger ». >>

 

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Alain Vircondelet - © Arnaud Février - Flammarion

 

Des propos recueillis par Bernard Decottignies (Radio Vatican).