26.02.2009

Le card. Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du P. Damien

Deux dimensions de l’événement


ROME, Mardi 24 février 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Godfried Danneels se réjouit de la prochaine canonisation du Père Damien de Molokai et indique deux dimensions de l'événement, indique l'agence belge Cathobel. Kerknet a aussi recueilli la réaction du Provincial de Picpus.

 


source: KerkNet


Le Père Damien, né Josef de Veuster,  a été béatifié le 4 juin 1995 par le pape Jean-Paul II, et 13 ans plus tard, le 3 juillet 2008, la Congrégation pour la Cause des Saints a annoncé l'approbation par Benoît XVI de sa canonisation prochaine. Le consistoire du 21 février dernier a fixé la date de la canonisation qui aura lieu le 11 octobre prochain.

Le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, a annoncé sa venue à Rome pour la célébration : « Cette annonce me remplit de fierté et de joie. En tant qu'évêque du lieu dont le père Damien est originaire, il est évident que je me rendrai place Saint-Pierre ».

Il souligne deux aspects de l'événement : « L'événement est marquant à double titre : D'abord, parce que le père Damien est le premier saint originaire du diocèse depuis saint Jean Berchmans au seizième siècle. Ensuite, parce que le futur saint est une personnalité hors du commun. Il est devenu missionnaire - non pas par choix - mais afin de prendre la place de son frère qui était tombé malade. Une fois arrivé à Hawaï, il demanda à pouvoir se mettre au service des lépreux de Molokai, que des considérations sanitaires bannissaient de toute vie sociale. Il fit le choix de vivre au milieu d'eux et finit par être contaminé à son tour. A l'époque, la lèpre était une maladie mortelle. Pourtant, le père Damien garda l'espérance face à ce destin sans issue. Il se porta même volontaire pour que soient testés sur sa personne différentes formes de nouveaux traitements médicaux ».

« Quand on me demande de qui le père Damien pourrait devenir le patron, je réponds : De toutes ces personnes qui continuent à espérer contre toute espérance et qui persévèrent quoi qu'il advienne. C'est en effet cela que sa vie nous enseigne », a conclu le cardinal Danneels.

Dans les colonnes de KerkNet, le Père Fritz Gorissen, supérieur provincial de la province flamande des Pères de Picpus a également exprimé sa joie à cette nouvelle en disant (la traduction est de Cathobel) : « La canonisation du Père Damien est une confirmation ce que représente le Père Damien, raison pour laquelle il fut élu ‘le plus grand belge' ».

« Cette parole du Père Damien est hautement significative: ‘sans ma foi, il aurait été impossible de faire ce que j'ai fait'. La foi était essentielle pour le Père Damien. Elle était pour lui le motif de sa création. Ceci est très important, car cela montre que les gens sont capables de plus qu'ils ne le pensent s'ils ont confiance et se savent soutenus par leur foi. »

A propos de la vocation du P. Damien il ajoute : « Nous parlons parfois d'une vocation dans la vocation. Le Père Damien qui est parti comme missionnaire à la place de son frère malade, Pamfiel, a été neuf ans missionnaire à Hawaï. Sa vocation particulière, la vocation à l'intérieur de la vocation, a commencé à ce moment-là, quand il partit à Molokai pour soigner les lépreux. La date de la canonisation peut donner à cela une valeur particulière. »

Pour le Père Gorissen annonce des célébrations à Bruxelles et à Louvain (Leuven): « Une fête populaire est prévue et tous les évêques belges ont le projet d'une célébration nationale dans nos deux langues à Bruxelles, peut-être à la basilique de Koekelberg. En tant que Picpus, nous voulons aussi organiser quelque chose ici à Louvain, car c'est ici que se trouve la tombe du Père Damien. Nous envisageons de réunir les institutions et les organisations qui portent le nom du Père Damien.

Il y a quelque temps, la décision a été prise de céder au diocèse d'Honolulu une relique de la tombe du Père Damien à Louvain. À ce sujet le diocèse d'Honolulu avait introduit une requête chez nous via Rome et les évêques belges. Il s'agit d'un petit os du pied du Père Damien. Pour nous, il s'agit surtout de transmettre l'inspiration qui se dégage du Père Damien. »

17.02.2009

Benoît XVI, La lèpre, symbole du péché

VATICAN - A l’occasion de l’Angélus, le Pape Benoît XVI rappelle que « dans la lèpre, il est possible d’entrevoir un symbole du péché, qui est la véritable impureté du cœur, capable d’éloigner de Dieu » ; il invite à redécouvrir plus encore le Sacrement de la Confession « dans sa valeur et dans son importance ».

 


Rome (Agence Fides) – « Dans la lèpre, il est possible d’entrevoir un symbole du péché, qui est la véritable impureté du cœur, capable d’éloigner de Dieu. Ce n’est pas en effet la maladie physique de la lèpre, comme le prévoyaient les anciennes règles, qui nous séparent de Lui, mais la faute, le mal spirituel et moral ». C’est ce qu’a souligné le Pape Benoît XVI dans son discours avant l’Angélus, ce dimanche 15 février, rappelant l’Evangile du jour qui racontait la guérison d’un lépreux par Jésus (cf. Mc 1,40-45).


Jésus dit au lépreux « Sois purifié ! », explique le Saint-Père, car « selon la loi juive ancienne, la lèpre était considérée non seulement comme une maladie, mais comme la forme la plus grave ‘d’impureté’. Il revenait au prêtre de la diagnostiquer et de déclarer immonde le malade, qui devait être éloigné de la communauté et se tenir en dehors des habitations, jusqu’à sa guérison éventuelle et bien certifiée. Pour cette raison la lèpre était une sorte de mort religieuse et civile, et sa guérison, comme une sorte de résurrection… Ce miracle prend alors une forte valeur symbolique. Jésus, comme l’avait prophétisé le prophète Isaïe, est le Serviteur de Dieu… Dans sa Passion, il deviendra comme un lépreux, rendu impur par nos péchés, séparé de Dieu : tout cela, il le fera par amour, afin de nous obtenir la réconciliation, le pardon et le salut. Dans le Sacrement de la Pénitence, le Christ Crucifié et Ressuscité, par ses ministres, nous purifie par sa miséricorde infinie, il nous rend à la communion avec le Père Céleste et avec nos frères, il nous fait don de son amour, de sa joie et de sa paix ».

 

Le Saint-Père a invité ensuite à « recourir fréquemment au Sacrement de la Confession, le Sacrement du Pardon, que l’on doit redécouvrir plus encore aujourd’hui dans sa valeur et dans son importance pour notre vie quotidienne ».


(Agence Fides, 16 février 2009)


Le discours du Saint-Père se trouve en, plusieurs langues:


http://www.fides.org/ita/magistero/bxvi/angelus_150209.html