20.05.2012

Liberté de conscience et de religion : un droit violé ou sournoisement limité

1_0_589010.jpegLa Conférence des évêques catholiques du Canada a publié, le 14 mai, une lettre sur la liberté de conscience et de religion. Le Conseil permanent de la Conférence a voulu exprimer son inquiétude à propos du « relativisme agressif » qui cherche, au Canada, à reléguer la religion dans la sphère privée. Le texte insiste sur la différence qui existe entre la laïcité légitime, et le laïcisme radical qui veut empêcher les confessions religieuses et les communautés de croyants de participer au débat public et à la vie citoyenne. 

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31.03.2011

Le dialogue interreligieux, « voie royale » pour la paix et le bien commun

vesakh.JPGLe Saint-Siège a adressé ce jeudi un message aux bouddhistes à l’occasion de l’importante festivité du Vesakh. Dans le monde actuel, marqué par des formes de sécularisme et de fondamentalisme souvent hostiles à une vraie liberté et aux valeurs spirituelles, le dialogue interreligieux peut être le choix alternatif grâce auquel nous trouvons « la voie royale » pour vivre en paix et travailler ensemble au bien commun.

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01.06.2010

Commentaire de l’Intention missionnaire de juin 2010

« Pour que les Eglises d’Asie, qui constituent “un petit troupeau” parmi des populations non chrétiennes, sachent communiquer l’Evangile et témoigner avec joie de leur adhésion au Christ »

 

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Rome (Agence Fides) – La situation des catholiques en Asie est difficile. Ils constituent une minorité qui vit entourée de millions d’adeptes d’autres religions ou de personnes affirmant ne professer aucune religion. Du point de vue humain, il semble qu’il n’y ait rien à faire pour être en mesure d’évangéliser le continent, étant donnée la disproportion entre le nombre des catholiques et plus d’un milliard de personnes qui ne connaissent pas le Christ sur ces terres. Mais nous devons revenir avec espérance à la Parole de Dieu, qui dans l’Evangile parle d’une petite quantité de levain qui fait fermenter toute la pâte (cf. Mt 13, 33).


Dès la naissance du Christ l’Eglise a vécu une situation de « minorité », mais elle a développé son action évangélisatrice en se confiant à la « puissance du haut » (cf. Luc 24, 49), l’Esprit Saint, sûre de la parole de Jésus : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (cf. Mt 20, 28).


A ce propos, le Pape Benoît XVI, en parlant aux évêques de l’Asie centrale en visite Ad Limina Apostolorum, a dit :

« Il ne faut pas se décourager, chers frères ! Regardez les premières communautés des disciples du Seigneur, qui bien que petites ne se sont pas refermées sur elles-mêmes, mais poussées par l’amour du Christ, n’hésitaient pas à se charger des difficultés des pauvres, à aller au-devant des malades, annonçant et témoignant à tous avec joie de l’Evangile. Aujourd’hui encore, comme à l’époque, c’est à l’Esprit Saint de conduire l’Eglise » (audience du 10 octobre 2008).


Le témoignage de la charité et l’annonce joyeuse de l’Evangile peuvent changer les cœurs. La Parole de Dieu n’est pas enchaînée (cf. 2 Tm 2,9), mais a en elle-même la force de faire naître la lumière dans le cœur de beaucoup. L’Eglise n’évangélise pas à cause d’un complexe de supériorité à l’égard des autres religions, ni pour faire du prosélytisme. L’œuvre évangélisatrice lui vient de son obéissance au commandement du Christ, car elle est « consciente du fait que tout individu a le droit d’entendre la Bonne Nouvelle de Dieu qui se révèle et qui se donne dans le Christ ». (Ecclesia in Asia, 20).


Il sera toujours nécessaire de chercher les moyens les plus adaptés pour présenter la Parole de Dieu de la façon la plus appropriée à la culture et à la mentalité des hommes auxquels on s’adresse, en respectant la liberté de conscience et la liberté religieuse. La foi est toujours un don de Dieu, œuvre de Dieu. Par conséquent une personne se trouvant face à l’annonce joyeuse, sûre et convaincante de l’Evangile, peut « s’ouvrir à la foi après une réflexion mûre et responsable, et doit pouvoir réaliser librement cette inspiration intime. Cela, à l’avantage non seulement de l’individu, mais aussi de la société toute entière, car la fidèle observance des préceptes divins aide à construire une cohabitation plus juste et plus solidaire » (Benoît XVI, 2 octobre 2008).


Pendant ce mois nous nous tournons vers la Vierge Marie avec les paroles du Pape, pour qu’elle soutienne en Chine et dans l’Asie entière tous ceux qui « parmi les efforts quotidiens, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin que jamais ils ne craignent de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus » (Benoît XVI, Prière à Notre-Dame de Sheshan, 15 mai 2008).

(Agence Fides 31/05/2010)

16.09.2009

Avortement : L’Eglise félicite le président américain

Avortement : L’Eglise félicite le président américain

La réforme de la santé en débat au Congrès


ROME, Mardi 15 septembre 2009 (ZENIT.org) - Des porte-paroles de la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) ont félicité le président américain Barack Obama pour les propos qu'il a tenus, le 9 septembre dernier, sur l'avortement et la situation des personnes sans assistance sanitaire, lors de débats au Congrès relatifs au plan de réforme de la santé.

« Nous avons en particulier apprécié l'engagement du président à exclure l'utilisation de fonds fédéraux pour l'avortement et à maintenir les lois fédérales existantes qui défendent la liberté de conscience dans l'exercice de l'activité sanitaire », a déclaré Richard Doerflinger, directeur adjoint pour les activités pro-vie de l'USCCB. 

« Nous travaillerons avec le Congrès et avec l'administration pour nous assurer que ces formes de protection apparaissent clairement dans une nouvelle loi, pour que personne ne soit obligé à payer ou à participer à l'avortement comme résultat de la réforme du système de santé », a-t-il ajouté. 

Pour sa part, Kathy Saile, directrice pour le Développement social national de la conférence épiscopale, a souligné : « Nous sommes d'accord sur le fait que personne n'ait à subir une faillite uniquement parce qu'il est tombé malade ». 

« C'est à cela que les évêques travaillent d'ailleurs depuis des décennies : obtenir une assistance sanitaire digne pur tous », a-t-elle déclaré. 

« L'Eglise catholique fournit des soins médicaux à des millions de patients, obligée souvent de recoller les morceaux d'un système sanitaire avec de graves lacunes, et possède une longue tradition d'enseignements sur l'éthique et l'assistance médicale. Une réforme qui respecte la vie et la dignité de tous est un impératif moral et une priorité nationale urgente », a-t-elle poursuivi. 

C'est pourquoi, souligne-t-elle, « nous accueillons le discours du président comme une importante contribution à ce débat essentiel et à ce devoir national ». 

« Nous sommes d'accord avec le président sur le fait qu'il y a encore des détails à préciser », a conclu Kathy Saile. « Après son discours, nous voyons l'opportunité de travailler pour une politique sanitaire universelle qui respecte la vie et la dignité humaine, dont l'accès est ouvert à tous, avec une attentions spéciale pour les pauvres, et qui inclut les immigrés en situation régulière ».

26.07.2009

Intention de prière missionnaire du mois d'août - commentaire

INTENTION MISSIONNAIRE - “Pour que les chrétiens qui sont discriminés et persécutés dans de nombreux pays à cause du nom de Christ puissent bénéficier de leurs droits humains, de l’égalité et de la liberté religieuse, et pour qu’ils puissent vivre et professer librement leur propre foi”- Commentaire sur l’Intention Missionnaire indiquée par le Saint Père pour le mois d’août 2009

 

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Cité du Vatican (Agence Fides) – Le Concile Vatican II, dans son décret “Dignitatis humanae” déclare que “la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Le contenu d’une telle liberté est que les êtres humains doivent être protégés de la coercition de la part d’individus particuliers, de groupes sociaux et de quelque vouloir de pouvoir humain, de sorte que dans le domaines religieux, personne ne soit forcée à agir contre sa conscience et ne soit empêché, selon les limites exigées, d’agir en conformité avec elle : de manière privée ou publique, de manière individuelle ou associée. Par ailleurs, il déclare que le droit à la liberté religieuse se fonde réellement sur la dignité elle-même de la personne humaine connue par la parole révélée de Dieu et par la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse doit être reconnu et sanctifié comme un droit civil dans l’ordonnance juridique de la société”(DH, 2). L’Eglise maintient et défend cette liberté de conscience en matière religieuse, et en respectant les conditions et les croyances des autres, elle souffre beaucoup de l’incompréhension, du manque de respect, et même la persécution sanglante. Tout au long de l’histoire, du reste, les chrétiens ont été persécutés. Si d’un côté, la persécution ne doit pas éveiller de surprise, étant donné que le Seigneur l’a annoncé à ses disciples (“S’ils m’ont persécutés, ils vous persécuteront aussi”), d’autre part, la persécution représente la manifestation du manque de respect de la dignité humaine de la personne, dans ses valeurs les plus hautes, comme sont celles de la religion. Lorsque l’Evangile se vit de manière radicale, cela ne passe pas inaperçu à ceux qui vivent tout autour. Normalement, cela provoque deux réactions : pour certains, c’est l’occasion d’une réflexion pour examiner sa propre vie et, de rares fois, cela provoque la conversion à la foi : pour d’autres, au contraire, c’est l’occasion d’endurcissement et de rejet. Saint Augustin disait que la “lumière, qui est aimable aux yeux sains, est détestable aux yeux infirmes”. Pour les différentes formes de totalitarisme politique ou de fondamentalisme religieux, la personne humaine devient un moyen à utiliser pour ses propres intérêts. On ne reconnaît alors ni sa dignité, ni sa liberté. Le Saint Père Benoît XVI affirme à ce propos : “la liberté religieuse est bien loin d’être effectivement garantie partout : dans certains cas, elle est niée pour des motifs religieux ou idéologiques ; d’autres fois, bien que reconnue en théorie, elle est entravée dans les faits par le pouvoir politique ou encore, de façon plus sournoise, par la domination culturelle de l’agnosticisme et du relativisme” (Benoît XVI, Angelus du 4.12.2005).

L’Eglise a été promotrice de cette liberté de conscience. Dans le même temps, elle a donné le témoignage d’une foi robuste, en arrivant au martyre pour confesser le nom de Christ. De cette manière, beaucoup de nos frères ont proclamé l’absolue liberté intérieure que donne le fait de croire en Christ et que la foi en Dieu est la valeur suprême pour laquelle il vaut la peine d’aller jusqu’à mourir.

Benoît XVI a affirmé que nous devons prier “pour que chaque homme puisse réaliser pleinement la vocation religieuse qu’il porte dans son être même” (5.12.2005). La vision de l’homme qui domine dans beaucoup d’idéologies actuelles, est une vision purement matérialiste, qui oublie la dimension religieuse comme partie essentielle de l’être humain. Par conséquent, la vision anthropologique tordue et partiale n’accorde aucune importance aux valeurs spirituelles. Qu’augmente l’intensité de notre prière afin que nos frères persécutés puissent vivre ouvertement leur foi, autant dans la vie publique que dans la vie privée. Que notre oraison soutienne la force de leur foi malgré les difficultés, et que le témoignage de leurs convictions et de leur patience soit une force qui fasse tomber les barrières devant l’Évangile et que cela contribue à la liberté religieuse de chaque homme.

(Agence Fides 22/7/2009)