01.05.2012
1er mai à l'enseigne de l’austérité
Les politiques d’austérité qui ont le vent en poupe en Europe sont contre-productives. C’est ce qu’affirme l’Organisation Internationale du Travail dans un rapport rendu public ce lundi. Au niveau mondial, les chômeurs seront six millions de plus cette année. Or cette dégradation de la situation de l’emploi se traduit par une augmentation des risques de troubles sociaux. L’OIT encourage donc les gouvernements à mettre en place des stratégies de relance de la demande intérieure, et souligne la nécessité de revoir les objectifs des fonds structurels européens afin qu’ils soutiennent l’emploi au lieu de développer les zones rurales comme ils l’ont fait jusqu’à présent. Enfin, l’OIT est favorable à la mise sur pied d’une véritable politique d’emploi qui serait financée par un nouvel instrument financier au niveau européen.
04:14 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transactions financieres, taxes, cardinaux, keith o'brien, edimbourg, ecosse, bbc, david cameron, premier ministre, grande-bretagne, city, taxe robin des bois, portugal, crise, crise financiere, crise economique, crise sociale, coimbra, familles, travail, pauvrete, xenophobie, 1er mai, politique, austerite, europe, organisation internationale du travail, oit, chomeurs, emploi, gouvernements, relance, fonds structurels europeens, zones rurales, politique d'emploi, economistes, jean-paul fitoussi, observatoire des conjonctures economiques, france, lisbonne, cardinal policarpo, equite sociale, chomage, jeunes, fete-dieu, assomption, jours feries, eveques, italie, mario monti |
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27.11.2010
Les catholiques prient pour la vie (mis à jour)
À la veille de l’ouverture de l’Avent, Benoît XVI présidera ce samedi soir en la Basilique Saint-Pierre, une veillée de prière pour la vie naissante. Cette célébration coïncidera avec les premières Vêpres du premier dimanche de l’Avent, qui marque l’ouverture de l’année liturgique. Une initiative inédite : parce que l’aide de Dieu est devenue nécessaire – relève le président de l’Académie pontificale pour la Vie, Mgr Carrasco de Paula. La célébration qui débutera à 17h30 a été organisée par le Conseil pontifical pour la Famille. La préparation à la fête de Noël – a expliqué le Pape – est un temps propice pour invoquer la protection divine sur tout être humain appelé à l’existence, et pour rendre grâce à Dieu pour le don de la vie qui nous a été fait.
18:10 Écrit par Père Walter dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avent, pape, benoit xvi, priere, avortement, liturgie, premieres vepres, academie pontificale pour la famille, carrasco de paula, noel, embryons, euthanasie, conferences episcopales, congregation pour le culte divin et la discipline des sacrements, eglises locales, paris, tolede, lisbonne, irlande, etats-unis |
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13.05.2010
Une soirée pleine de ferveur à Fatima
C’est au cœur du sanctuaire de Fatima que Benoît XVI a récité le rosaire et béni les flambeaux. Une tradition la veille de l’anniversaire des apparitions.

Benoît XVI prie devant la statue de N.-D. de Fatima
Source: Siciliani Gennari/SIR
Le 13 mai 1917 Lucie, François et Jacinthe voyaient pour la première fois la Vierge au milieu des champs. Aujourd’hui le paysage a bien changé mais c’est sur les lieux-mêmes des apparitions qu’a été construite la petite chapelle des apparitions où le pape a donc récité le rosaire. Là où quelques heures auparavant, à son arrivée dans le sanctuaire, il a offert une rose d’or à la statue de la Vierge de Fatima.

Une foule impressionante...
Source: Siciliani Gennari/SIR
Retour sur ces instants émouvants pour tous les pèlerins avec le reportage de Xavier Sartre (Radio Vatican): >> 

En prière avec le Pape devant la basilique de Fatima sous la pluie et une température de 8°
Source: Siciliani Gennari/SIR
17:28 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : portugal, apparitions, pape, fatima, benoit xvi, voyages apostoliques, lisbonne, porto, soeur lucie, francois, jacinthe, rosaire, vierge marie |
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Le Pape à la rencontre du monde de la culture
Au deuxième jour de son voyage apostolique au Portugal, le Pape a rencontré le monde de la culture. Une rencontre, très attendue, qui s’est déroulée au centre culturel de Belém dans la banlieue de Lisbonne, à quelques mètres du monastère de Jéronimos où le Pape s’est rendu la veille.

Plus de 1400 personnes étaient rassemblées, cinéastes, écrivains, philosophes, peintres et scientifiques. Le pape a été reçu sous de nombreux applaudissements par Manoel de Oliveira (photo). Cinéaste portugais de renom international, âgé de 102 ans et habitué du festival de Cannes, il a rappelé que les arts ont été très liés aux religions et que le christianisme fut prodige dans les expressions artistiques jusqu’à nos jours. Il a souligné aussi que les racines de la nation portugaise et de toute l’Europe, qu’on le veuille ou non, sont chrétiennes. Il a enfin exprimé une certaine inquiétude vis-à-vis de la société actuelle, marquée par un monde qui ne donne plus l’occasion de vouloir se dépasser, notamment à cause du matérialisme.
Une préoccupation partagée par Benoît XVI, selon le Pape la culture est aujourd’hui le reflet d’une tension entre le présent et la tradition, un conflit qui est aussi l’expression d’une crise de la vérité.
A l’issue de cette rencontre, le pape a salué des représentants des principales religions présentes dans le pays : Judaïsme, Islam, Évangélistes, Hindouisme et Ismaéliens: >> 
(Radio Vatican)
09:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : portugal, pape, benoit xvi, culture, belem, lisbonne, cineastes, ecrivains, philosophes, peintres, scientifiques, manoel de oliveira, cannes, festival de cannes, relgions, christianisme, europe, societe, materialisme, tradition, judaisme, islam, evangelis |
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12.05.2010
Le pardon ne remplace pas la justice
Dans l’avion qui le conduisait au Portugal, Benoît XVI a déclaré devant les journalistes que les souffrances de l’Eglise ne viennent pas seulement de l’extérieur, des attaques lancées contre le Pape et l’Eglise, mais elles viennent précisément de l’intérieur de l’Eglise, du péché qui existe dans l’Eglise.

Le Pape répondait à une question à propos du scandale des abus commis par des membres du clergé. Nous l’avons toujours su – a-t-il dit –, mais nous le voyons aujourd’hui de façon réellement terrifiante. L’Eglise a donc un profond besoin de réapprendre la pénitence, la conversion, la prière, les vertus théologales, un besoin d’accepter la purification, d’apprendre le pardon mais aussi la nécessité de la justice. Le pardon ne remplace pas la justice.
Interrogé à propos de la crise économique qui touche sévèrement le Portugal, Benoît XVI a noté que le pur pragmatisme économique qui fait abstraction de la réalité de l’homme, qui est un être éthique, ne donne pas de résultats positifs mais crée des problèmes insolubles. Le Pape a reconnu que la foi chrétienne, trop souvent individualiste, a souvent abandonné les réalités concrètes et économiques au monde pour ne se concentrer que sur le salut individuel, sans se rendre compte que cela implique une responsabilité globale.
A propos de la sécularisation qui se radicalise en Europe, Benoît XVI a estimé qu’il s’agissait d’un défi et d’une occasion. Dans le contexte multiculturel actuel, le rationalisme dépourvu de toute dimension religieuse transcendante ne peut pas dialoguer avec les grandes cultures de l’humanité. Il faut se rendre compte que l’homme ne peut se retrouver que dans la rencontre entre la foi et la raison. Pour le Pape, la présence du sécularisme est normale, mais la séparation, la « contrariété » entre la foi et le sécularisme est une anomalie.
Enfin à propos du troisième secret de Fatima, concernant la vision de la souffrance du Pape, Benoît XVI a estimé qu’on pouvait en première instance l’appliquer à Jean-Paul II. Mais le Pape représente l’Eglise et ce sont les souffrances de l’Eglise qui sont annoncées, la nécessité d’une passion de l’Eglise. Le Seigneur nous a dit que l’Eglise sera toujours souffrante, de diverses façons jusqu’à la fin du monde.
(Radio Vatican)
09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : portugal, lisbonne, pape, benoit xvi, christ, anibal cavaco silva, ethique, spiritualite, dieu, abus sexuels, journalistes, eglise, souffrances, vertus theologagles, penitence, conversion, priere, purification, pardon, justice, crise economique, s |
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Le sens humain de la vie ne peut se réduire au domaine privé
Benoît XVI est arrivé à Lisbonne en milieu de matinée pour une visite de quatre jours au Portugal, qui célèbre cette année le premier centenaire de la proclamation de la République. Il a été accueilli sur le tarmac de l’aéroport par le président portugais Anibal Cavaco Silva.

Dès son arrivée, le Pape a affirmé que les questions éthiques et spirituelles n’étaient pas du domaine privé. La relation avec Dieu est constitutive de l’être humain – a relevé Benoît XVI, dans son premier discours. Placée dans l’histoire, l’Eglise est disposée à collaborer avec ceux qui ne marginalisent pas ou ne réduisent pas au domaine privé la considération essentielle du sens humain de la vie. Il ne s’agit pas d’une opposition éthique entre un système laïc et un système religieux, mais bien d’une question de sens auquel on confie sa propre liberté. La visite, que je commence maintenant sous le signe de l’espérance – a encore précisé le Pape – entend être une proposition de sagesse et de mission.
Avant lui, le président Cavaco Silva avait rappelé qu’au Portugal, la séparation entre l’Eglise et l’Etat cohabite avec les marques profondes de l’héritage chrétien, présentes dans sa culture, son patrimoine et surtout, dans les valeurs humanistes qu’il défend.
Le Pape a ensuite rejoint à bord de sa papamobile la nonciature apostolique, située au centre-ville de Lisbonne. Des dizaines de milliers de personnes étaient massées sur son trajet pour l’accueillir.
(Radio Vatican)
08:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : portugal, lisbonne, pape, benoit xvi, christ, anibal cavaco silva, ethique, spiritualite, dieu, histoire, papamobile |
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Le sanctuaire du Christ Roi d’Almada
Parmi les événements de cette première journée à Lisbonne, le Pape adressera un message à l’occasion du cinquantième anniversaire du sanctuaire du Christ Roi à Almada, de l’autre côté du Tage.

Un sanctuaire récent, aux portes de la capitale portugaise, pour célébrer la paix et l’entente entre les peuples.
Xavier Sartre (Radio Vatican): >> 
07:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : benoit xvi, christ, christ roi, tage, paix, almada, portugal, lisbonne, pape |
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11.05.2010
Les enjeux du voyage du Pape, point de vue d'un dominicain portugais
Le Pape à la rencontre des fidèles portugais. Sur place, l’Eglise elle aussi attend cette rencontre avec le successeur de Pierre. Car, explique le président de la Conférence épiscopale portugaise, le voyage du Pape, intervient dans un contexte de crise.
Une crise certes économique, mais qui au-delà des difficultés financières quotidiennes, touche en profondeur la société toute entière avec la diffusion du relativisme et du matérialisme. D’où l’importance de la rencontre que Benoît XVI aura mercredi avec le monde de la culture. Un monde dont l’Eglise est de plus en plus tenue à l’écart.
Aussi Mgr Ferreira espère que le Pape ne manquera pas d’exhorter les chrétiens à se montrer plus dynamiques, à témoigner de leur foi dans la société. Sur un plan plus pastoral, les évêques portugais s’efforcent actuellement de s’adapter aux nouveaux défis, comme la baisse des vocations ou la pauvreté. Ils attendent avec impatience les orientations que Benoît XVI pourra leur donnera. Les temps sont difficiles, par moments dramatiques, estime Mgr Ferreira, les chrétiens portugais ont besoin d’être encouragés.

Panorama de ces attentes portugaises avec le témoignage du frère Bento Domingues (photo), dominicain du couvent de Lisbonne et professeur d’université: >> 
(Radio Vatican)
10:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mgr ferreira, eveques, vocations, pauvrete, bento domingues, dominicains, lisbonne, conference episcopale, crise, economie, pape, benoit xvi, portugal, societe, relativisme, materialisme, culture, eglise, professeurs, universites |
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10.05.2010
Fatima. Le "secret" dévoilé
Les textes autographes de Sœur Lucia interprétés en 2000 par celui qui était alors le cardinal Joseph Ratzinger et qui, en tant que pape, est à la veille de son retour dans ce sanctuaire marial
par Sandro Magister

ROME, le 10 mai 2010 – À partir de demain, Benoît XVI va passer quatre jours au Portugal. Sa première étape sera Lisbonne et la dernière Porto. Entre les deux, il s’arrêtera à Fatima, l’un des sanctuaires mariaux les plus fréquentés du monde.
Fatima est l’endroit où, en 1917, la Vierge Marie est apparue à des enfants et leur a parlé, leur révélant notamment ce que l’on a appelé par la suite un "secret".
Les deux premières parties de ce "secret" ont été rendues publiques en 1941 ; elles sont centrées sur une vision de l'enfer et sur les persécutions contre l’Église.
La troisième et dernière partie a longtemps été tenue sous clé par les autorités vaticanes. Elle a alimenté de fortes attentes qui ne se sont pas apaisées même après la publication du texte en 2000, décidée par Jean-Paul II. Aujourd’hui encore, il y a des gens qui affirment que des révélations restent cachées.
Étant encore cardinal, Joseph Ratzinger a joué un rôle clé dans la publication de la troisième partie du "secret" de Fatima.
En effet c’est lui qui, en qualité de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, en a donné l'interprétation officielle, dans un "commentaire théologique" qui a accompagné la publication du texte.
Un extrait de son commentaire est reproduit dans cette page. Mais le texte intégral est beaucoup plus long. Un chapitre entier explique le sens des "révélations" privées par rapport à la "Révélation" définitive qui est Jésus-Christ et qui trouve son expression dans l'Ancien et le Nouveau Testament. Il y a aussi une analyse de la structure anthropologique et psychologique des "révélations" privées.
Au cœur de l'interprétation du "secret" de Fatima par Ratzinger, il y a une méditation chrétienne sur l’histoire. Méditation qu’il va probablement reprendre dans ses homélies et discours des jours prochains.
Dans son commentaire de 2000, Ratzinger a catégoriquement exclu que la vision des enfants à Fatima ait été "un film d’anticipation de l’avenir", d’un avenir prédéterminé pour toujours, impossible à changer. Au contraire – a-t-il dit – le message qui émane de la vision est une invitation à la liberté des hommes, pour qu’elle change les choses en bien. Jean-Paul II – a-t-il ajouté – avait raison de se considérer comme sauvé par la "main maternelle" qui avait dévié le projectile mortel tiré contre lui le 13 mai 1981. Parce qu’il "n’existe pas de destin immuable" et que "la foi et la prière sont des puissances qui peuvent influer sur l’histoire".
Les visions de Fatima concernant les persécutions infligées aux chrétiens ne sont pas des révélations apocalyptiques sur l’avenir – a encore dit Ratzinger – mais un message d’espérance. Le sang des martyrs est une semence de purification et de renouvellement.
Et surtout, "depuis que Dieu lui-même a un cœur d’homme et qu’il a, de ce fait, tourné la liberté de l'homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n’a plus le dernier mot".
En attendant d’entendre ce que Benoît XVI va dire au Portugal et à Fatima, on trouvera ci-dessous un extrait de son commentaire de 2000, précédé du texte intégral des trois parties du "secret" et du communiqué officiel par lequel sa troisième partie a été rendue publique il y a dix ans.
1. LES DEUX PREMIÈRES PARTIES DU "SECRET" RÉVÉLÉ EN 1917, ÉCRITES PAR SŒUR LUCIA EN 1941 ET RENDUES PUBLIQUES LA MÊME ANNÉE
Le secret comporte trois choses distinctes, et je vais en dévoiler deux.
La première fut la vision de l'Enfer.
Notre-Dame nous montra une grande mer de feu, qui paraissait se trouver sous la terre et, plongés dans ce feu, les démons et les âmes, comme s'ils étaient des braises transparentes, noires ou bronzées, avec une forme humaine. Ils flottaient dans cet incendie, soulevés par les flammes, qui sortaient d'eux-mêmes, avec des nuages de fumée. Ils retombaient de tous côtés, comme les étincelles retombent dans les grands incendies, sans poids ni équilibre, avec des cris et des gémissements de douleur et de désespoir qui horrifiaient et faisaient trembler de frayeur. Les démons se distinguaient par leurs formes horribles et dégoûtantes d'animaux épouvantables et inconnus, mais transparents et noirs. Cette vision dura un moment, grâce à notre bonne Mère du Ciel qui auparavant nous avait prévenus, nous promettant de nous emmener au Ciel (à la première apparition). Autrement, je crois que nous serions morts d'épouvante et de peur.
Ensuite nous levâmes les yeux vers Notre-Dame, qui nous dit avec bonté et tristesse:
Vous avez vu l'enfer où vont les âmes des pauvres pécheurs. Pour les sauver, Dieu veut établir dans le monde la dévotion à mon Cœur immaculé. Si l'on fait ce que je vais vous dire, beaucoup d'âmes seront sauvées et on aura la paix. La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le pontificat de Pie XI en commencera une autre pire encore. Lorsque vous verrez une nuit illuminée par une lumière inconnue, sachez que c'est le grand signe que Dieu vous donne, qu'Il va punir le monde de ses crimes par le moyen de la guerre, de la faim et des persécutions contre l'Église et le Saint-Père. Pour empêcher cette guerre, je viendrai demander la consécration de la Russie à mon Cœur immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Si on accepte mes demandes, la Russie se convertira et on aura la paix; sinon elle répandra ses erreurs à travers le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites. À la fin, mon Cœur immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie, qui se convertira, et il sera concédé au monde un certain temps de paix.
31 août 1941
2. LA TROISIÈME ET DERNIÈRE PARTIE DU "SECRET" RÉVÉLÉ EN 1917, ÉCRITE PAR SŒUR LUCIA EN 1944 ET RENDUE PUBLIQUE EN 2000
J.M.J.
La troisième partie du secret révélé le 13 juillet 1917 dans la Cova de Iria-Fatima.
J'écris en obéissance à Vous, mon Dieu, qui me le commandez par l'intermédiaire de son Exce Rév.me Monseigneur l'Évêque de Leiria et de Votre Très Sainte Mère, qui est aussi la mienne.
Après les deux parties que j'ai déjà exposées, nous avons vu sur le côté gauche de Notre-Dame, un peu plus en hauteur, un Ange avec une épée de feu dans la main gauche; elle scintillait et émettait des flammes qui, semblait-il, devaient incendier le monde; mais elles s'éteignaient au contact de la splendeur qui émanait de la main droite de Notre-Dame en direction de lui; l'Ange, indiquant la terre avec sa main droite, dit d'une voix forte: Pénitence! Pénitence! Pénitence! Et nous vîmes dans une lumière immense qui est Dieu: “Quelque chose de semblable à la manière dont se voient les personnes dans un miroir quand elles passent devant” un Évêque vêtu de Blanc, “nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père”. Divers autres Évêques, Prêtres, religieux et religieuses monter sur une montagne escarpée, au sommet de laquelle il y avait une grande Croix en troncs bruts, comme s'ils étaient en chêne-liège avec leur écorce; avant d'y arriver, le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine, il priait pour les âmes des cadavres qu'il trouvait sur son chemin; parvenu au sommet de la montagne, prosterné à genoux au pied de la grande Croix, il fut tué par un groupe de soldats qui tirèrent plusieurs coups avec une arme à feu et des flèches; et de la même manière moururent les uns après les autres les Évêques les Prêtres, les religieux et religieuses et divers laïcs, hommes et femmes de classes et de catégories sociales différentes. Sous les deux bras de la Croix, il y avait deux Anges, chacun avec un arrosoir de cristal à la main, dans lequel ils recueillaient le sang des Martyrs et avec lequel ils irriguaient les âmes qui s'approchaient de Dieu.
4 janvier 2009
3. COMMUNICATION FAITE AU NOM DU PAPE JEAN-PAUL II PAR LE CARDINAL ANGELO SODANO, À FATIMA, LE 13 MAI 2000
À l'occasion de l'événement solennel de sa venue à Fatima, le Souverain Pontife m'a chargé de vous faire une annonce. Comme vous le savez, le but de sa visite à Fatima a été la béatification des deux petits bergers. Mais il veut aussi donner à ce pèlerinage le sens d'un geste renouvelé de gratitude envers la Madone, pour la protection qu'elle lui a accordée durant ses années de pontificat. C'est une protection qui semble concerner aussi ce qu'on appelle "la troisième partie" du secret de Fatima.
Ce texte constitue une vision prophétique comparable à celles de l'Écriture sainte, qui ne décrivent pas de manière photographique les détails des événements à venir, mais qui résument et condensent sur un même arrière-plan des faits qui se répartissent dans le temps en une succession et une durée qui ne sont pas précisées. Par conséquent, la clé de lecture du texte ne peut que revêtir un caractère symbolique.
La vision de Fatima concerne surtout la lutte des systèmes athées contre l'Église et contre les chrétiens. Elle décrit l'immense souffrance des témoins de la foi du dernier siècle du deuxième millénaire. C'est un interminable chemin de croix, guidée par les Papes du vingtième siècle.
Selon l'interprétation des petits bergers, interprétation confirmée récemment par Sœur Lucie, "l'Évêque vêtu de blanc" qui prie pour tous les fidèles est le Pape. Lui aussi, marchant péniblement vers la Croix parmi les cadavres des personnes martyrisées (évêques, prêtres, religieux, religieuses et nombreux laïcs), tombe à terre comme mort, sous les coups d'une arme à feu.
Après l'attentat du 13 mai 1981, il apparut clairement à Sa Sainteté qu'il y avait eu "une main maternelle pour guider la trajectoire du projectile", permettant au "Pape agonisant" de s'arrêter "au seuil de la mort" (Jean-Paul II, Méditation avec les Évêques italiens depuis l'hôpital polyclinique Gemelli, Insegnamenti, vol. XVII1, 1994, p. 1061). À l'occasion d'un passage à Rome de l'évêque de Leiria-Fatima de l'époque, le Pape décida de lui remettre le projectile, resté dans la jeep après l'attentat, pour qu'il soit gardé dans le sanctuaire. Sur l'initiative de l'Évêque, il fut enchâssé dans la couronne de la statue de la Vierge de Fatima.
Les événements ultérieurs de 1989 ont conduit, en Union soviétique et dans de nombreux Pays de l'Est, à la chute du régime communiste, qui se faisait le défenseur de l'athéisme. Pour cela aussi, le Souverain Pontife remercie de tout cœur la Vierge très sainte. Cependant, dans d'autres parties du monde, les attaques contre l'Église et contre les chrétiens, accompagnées du poids de la souffrance, n'ont malheureusement pas encore cessé. Bien que les situations auxquelles fait référence la troisième partie du secret de Fatima semblent désormais appartenir au passé, l'appel de la Vierge de Fatima à la conversion et à la pénitence, lancé au début du vingtième siècle, demeure encore aujourd'hui d'une actualité stimulante. "La Dame du message semble lire avec une perspicacité spéciale les signes des temps, les signes de notre temps [...]. L'invitation insistante de la très Sainte Vierge Marie à la pénitence n'est que la manifestation de sa sollicitude maternelle pour le sort de la famille humaine, qui a besoin de conversion et de pardon" (Jean-Paul II, Message pour la Journée mondiale des malades 1997, n. 1: La Documentation catholique, 93 [1996], p. 1051).
Pour permettre aux fidèles de mieux recevoir le message de la Vierge de Fatima, le Pape a confié à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi le soin de rendre publique la troisième partie du secret, après en avoir préparé un commentaire approprié.
4. COMMENTAIRE THÉOLOGIQUE DU "SECRET" DE FATIMA
par Joseph Card. Ratzinger
Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Celui qui lit avec attention le texte de ce qu'on appelle le troisième "secret" de Fatima, qui, après un long temps, par une disposition du Saint-Père, est publié ci-joint dans son intégralité, sera probablement déçu ou étonné après toutes les spéculations qui ont été faites. Aucun grand mystère n'est révélé; le voile de l'avenir n'est pas déchiré. Nous voyons l'Église des martyrs du siècle qui s'achève représentée à travers une scène décrite dans un langage symbolique difficile à déchiffrer. Est-ce cela que la Mère du Seigneur voulait communiquer à la chrétienté, à l'humanité, dans une période de grands problèmes et de grandes angoisses? Cela nous est-il utile au début du nouveau millénaire? Ou bien s'agit-il seulement de projections du monde intérieur d'enfants qui ont grandi dans une ambiance de profonde piété, mais qui étaient en même temps bouleversés par la tourmente qui menaçait leur époque? Comment devons-nous comprendre la vision, que faut-il en penser? [...]
La première et la deuxième partie du "secret" de Fatima ont déjà été discutées amplement dans la littérature qui le concerne et qu'il n'est pas utile de les illustrer ici une nouvelle fois. Je voudrais seulement attirer brièvement l'attention sur le point le plus significatif. Pendant un instant terrible, les enfants ont fait l'expérience d'une vision de l'enfer. Ils ont vu la chute des "âmes des pauvres pécheurs". Et maintenant, il leur est dit pourquoi ils ont été exposés à cet instant: "pour les sauver [les âmes]" — pour montrer un chemin de salut. Il vient à l'esprit la phrase de la première lettre de Pierre: "... Sûrs d'obtenir l'objet de votre foi: le salut des âmes" (1, 9). Comme chemin vers ce but, est indiquée — de manière surprenante pour des personnes provenant de l'ère culturelle anglo-saxonne et allemande — la dévotion au Cœur immaculé de Marie. Pour comprendre cela, une brève indication suffira ici. "Cœur" signifie dans le langage de la Bible le centre de l'existence humaine, la jonction entre la raison, la volonté, le tempérament et la sensibilité, où la personne trouve son unité et son orientation intérieure. Le "cœur immaculé" est, selon Mt 5, 8, un cœur qui, à partir de Dieu, est parvenu à une parfaite unité intérieure et donc "voit Dieu". La "dévotion" au Cœur immaculé de Marie est donc une façon de s'approcher du comportement de ce cœur, dans lequel le fiat — que ta volonté soit faite — devient le centre qui informe toute l'existence. Si quelqu'un voulait objecter que nous ne devrions pas cependant interposer un être humain entre le Christ et nous, on devrait alors se rappeler que Paul n'a pas eu peur de dire à ses propres communautés: imitez-moi (cf. 1 Co 4, 16; Ph 3, 17; 1 Th 1, 6; 2 Th 3, 7. 9). Chez l'Apôtre, les communautés peuvent vérifier concrètement ce que signifie suivre le Christ. De qui pourrions-nous en tout temps apprendre d'une manière meilleure, sinon de la Mère du Seigneur?
Ainsi, nous arrivons finalement à la troisième partie du "secret" de Fatima, publié ici pour la première fois dans son intégralité. Comme il ressort de la documentation précédente, l'interprétation que le Cardinal Sodano a donnée dans son texte du 13 mai a, dans un premier temps, été présentée personnellement à Sœur Lucie. À ce sujet, Sœur Lucie a tout d'abord observé qu'elle avait reçu la vision, mais pas son interprétation. L'interprétation, disait-elle, ne revient pas au voyant, mais à l'Église. Toutefois, après la lecture du texte, elle a dit que cette interprétation correspondait à ce dont elle avait fait l'expérience et que, pour sa part, elle reconnaissait cette interprétation comme correcte. Donc, dans ce qui suit, on pourra seulement chercher à donner de manière approfondie un fondement à cette interprétation à partir des critères développés jusqu'ici.
Comme parole-clé de la première et de la deuxième parties du "secret", nous avons découvert celle qui dit "sauver les âmes"; de même, la parole-clé de ce "secret" est un triple cri: «Pénitence, Pénitence, Pénitence!" Il nous revient à l'esprit le début de l'Évangile: "Pænitemini et credite evangelio" (Mc 1, 15). Comprendre les signes des temps signifie comprendre l'urgence de la pénitence - de la conversion - de la foi. Telle est la réponse juste au moment historique, marqué par de graves dangers qui seront exprimés par les images ultérieures. Je me permets de rappeler ici un souvenir personnel; dans un colloque avec moi, Sœur Lucie m'a affirmé qu'il lui apparaissait toujours plus clairement que le but de toutes les apparitions a été de faire croître toujours plus dans la foi, dans l'espérance et dans la charité - tout le reste entendait seulement porter à cela.
Examinons maintenant d'un peu plus près les différentes images. L'ange avec l'épée de feu à la gauche de la Mère de Dieu rappelle des images analogues de l'Apocalypse. Il représente la menace du jugement, qui plane sur le monde. La perspective que le monde pourrait être englouti dans une mer de flammes n'apparaît absolument plus aujourd'hui comme une pure fantaisie: l'homme lui-même a préparé l'épée de feu avec ses inventions. La vision montre ensuite la force qui s'oppose au pouvoir de destruction – la splendeur de la Mère de Dieu et, provenant d'une certaine manière de cette splendeur, l'appel à la pénitence. De cette manière est soulignée l'importance de la liberté de l'homme: l'avenir n'est absolument pas déterminé de manière immuable, et l'image que les enfants ont vue n'est nullement un film d'anticipation de l'avenir, auquel rien ne pourrait être changé. Toute cette vision se produit en réalité seulement pour faire apparaître la liberté et pour l'orienter dans une direction positive. Le sens de la vision n'est donc pas de montrer un film sur l'avenir irrémédiablement figé. Son sens est exactement opposé, à savoir mobiliser les forces pour tout changer en bien. Aussi sont-elles totalement fourvoyées les explications fatalistes du "secret" qui affirme par exemple que l'auteur de l'attentat du 13 mai 1981 aurait été, en définitive, un instrument du plan divin, guidé par la Providence, et qu'il n'aurait donc pas pu agir librement, ou encore d'autres idées semblables qui circulent. La vision parle plutôt de dangers et de la voie pour en être sauvegardé.
Les phrases qui suivent dans le texte montrent encore une fois très clairement le caractère symbolique de la vision: Dieu reste l'incommensurable et la lumière qui dépasse toute notre vision. Les personnes humaines apparaissent comme dans un miroir. Nous devons garder continuellement présente cette limitation interne de la vision, dont les limites sont ici visuellement indiquées. L'avenir se dévoile seulement "comme dans un miroir, de manière confuse" (cf 1 Co 13, 12). Prenons maintenant en considération les diverses images qui suivent dans le texte du "secret". Le lieu de l'action est décrit par trois symboles: une montagne escarpée, une grande ville à moitié en ruines et finalement une grande croix en troncs grossiers. La montagne et la ville symbolisent le lieu de l'histoire humaine: l'histoire comme une montée pénible vers les hauteurs, l'histoire comme lieu de la créativité et de la convivialité humaines, mais en même temps comme lieu de destructions, par lesquelles l'homme anéantit l'œuvre de son propre travail. La ville peut être lieu de communion et de progrès, mais aussi lieu des dangers et des menaces les plus extrêmes. Sur la montagne se trouve la croix - terme et point de référence de l'histoire. Par la croix, la destruction est transformée en salut; elle se dresse comme signe de la misère de l'histoire et comme promesse pour elle.
Ici, apparaissent ensuite deux personnes humaines: l'évêque vêtu de blanc ("nous avons eu le pressentiment que c'était le Saint-Père"), d'autres évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, et enfin des hommes et des femmes de toutes classes et toutes catégories sociales. Le Pape semble précéder les autres, tremblant et souffrant à cause de toutes les horreurs qui l'entourent. Non seulement les maisons de la ville sont à moitié écroulées, mais son chemin passe au milieu de cadavres des morts. La marche de l'Église est ainsi décrite comme un chemin de croix, comme un chemin dans un temps de violence, de destruction et de persécutions. On peut trouver représentée dans ces images l'histoire d'un siècle entier. De même que les lieux de la terre sont synthétiquement représentés par les deux images de la montagne et de la ville, et sont orientés vers la croix, de même aussi les temps sont présentés de manière condensée: dans la vision, nous pouvons reconnaître le siècle écoulé comme le siècle des martyrs, comme le siècle des souffrances et des persécutions de l'Église, comme le siècle des guerres mondiales et de beaucoup de guerres locales, qui en ont rempli toute la seconde moitié et qui ont fait faire l'expérience de nouvelles formes de cruauté. Dans le "miroir" de cette vision, nous voyons passer les témoins de la foi de décennies. À ce sujet, il semble opportun de mentionner une phrase de la lettre que Sœur Lucie a écrite au Saint-Père le 12 mai 1982: "La troisième partie du “secret” se réfère aux paroles de Notre-Dame: Sinon [la Russie] répandra ses erreurs à travers le monde, favorisant guerres et persécutions envers l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, diverses nations seront détruites".
Dans le chemin de croix de ce siècle, la figure du Pape a un rôle spécial. Dans sa pénible montée sur la montagne, nous pouvons sans aucun doute trouver rassemblés différents Papes qui, depuis Pie X jusqu'au Pape actuel, ont partagé les souffrances de ce siècle et se sont efforcés d'avancer au milieu d'elles sur la voie qui mène à la croix. Dans la vision, le Pape aussi est tué sur la voie des martyrs. Lorsque, après l'attentat du 13 mai 1981, le Pape se fit apporter le texte de la troisième partie du "secret", ne devait-il pas y reconnaître son propre destin? Il a été très proche des portes de la mort et il a lui-même expliqué de la manière suivante comment il a été sauvé: "C'est une main maternelle qui guida la trajectoire de la balle et le Pape agonisant s'est arrêté au seuil de la mort" (13 mai 1994). Qu'ici une "main maternelle" ait dévié la balle mortelle montre seulement encore une fois qu'il n'existe pas de destin immuable, que la foi et la prière sont des puissances qui peuvent influer sur l'histoire et que, en définitive, la prière est plus forte que les projectiles, la foi plus puissante que les divisions.
La conclusion du "secret" rappelle des images que Sœur Lucie peut avoir vues dans des livres de piété et dont le contenu provient d'anciennes intuitions de foi. C'est une vision consolante, qui veut qu'une histoire de sang et de larmes soit perméable à la puissance de guérison de Dieu. Des Anges recueillent sous les bras de la croix le sang des martyrs et irriguent ainsi les âmes qui s'approchent de Dieu. Le sang du Christ et le sang des martyrs doivent être considérés ensemble: le sang des martyrs jaillit des bras de la croix. Leur martyre s'accomplit en solidarité avec la passion du Christ, il devient un tout avec elle. Ils complètent pour le Corps du Christ ce qui manque encore à ses souffrances (cf. Col 1, 24). Leur vie est devenue elle-même eucharistie, incorporée dans le mystère du grain de blé qui meurt et qui devient fécond. Le sang des martyrs est semence de chrétiens, a dit Tertullien. De même que de la mort du Christ, de son côté ouvert, est née l'Église, de même la mort des témoins est féconde pour la vie future de l'Église. La vision de la troisième partie du "secret", tellement angoissante à ses débuts, s'achève donc sur une image d'espérance: aucune souffrance n'est vaine, et précisément une Église souffrante, une Église des martyrs, devient un signe indicateur pour l'homme à la recherche de Dieu. Dans les mains amoureuses de Dieu sont accueillies non seulement les personnes qui souffrent comme Lazare, qui a trouvé une grande consolation et qui mystérieusement représente le Christ, Lui qui a voulu devenir pour nous le pauvre Lazare; mais il y a plus encore: des souffrances des témoins provient une force de purification et de renouveau, parce qu'elle est une actualisation de la souffrance même du Christ, et qu'elle transmet aujourd'hui son efficacité salvatrice.
Nous sommes ainsi arrivés à une ultime interrogation: que signifie dans son ensemble (dans ses trois parties) le "secret" de Fatima? Que nous dit-il à nous? Avant tout, nous devons affirmer avec le Cardinal Sodano: "Les situations auxquelles fait référence la troisième partie du “secret” de Fatima semblent désormais appartenir au passé". Dans la mesure où des événements particuliers sont représentés, ils appartiennent désormais au passé. Ceux qui attendaient des révélations apocalyptiques excitantes sur la fin du monde et sur le cours futur de l'histoire seront déçus. Fatima n'offre pas de telles satisfactions à notre curiosité, comme du reste en général la foi chrétienne ne veut pas et ne peut pas être une pâture pour notre curiosité. Ce qui reste, nous l'avons vu dès le début de notre réflexion sur le texte du "secret": l'exhortation à la prière comme chemin pour le "salut des âmes" et, dans le même sens, l'appel à la pénitence et à la conversion.
Je voudrais enfin reprendre encore une autre parole-clé du "secret" devenue célèbre à juste titre: "Mon Cœur immaculé triomphera". Qu'est-ce que cela signifie? Le Cœur ouvert à Dieu, purifié par la contemplation de Dieu, est plus fort que les fusils et que les armes de toute sorte. Le fiat de Marie, la parole de son cœur, a changé l'histoire du monde, parce qu'elle a introduit le Sauveur dans le monde – car, grâce à son "oui", Dieu pouvait devenir homme dans notre monde et désormais demeurer ainsi pour toujours. Le Malin a du pouvoir sur ce monde, nous le voyons et nous en faisons continuellement l'expérience; il a du pouvoir parce que notre liberté se laisse continuellement détourner de Dieu. Mais, depuis que Dieu lui-même a un cœur d'homme et a de ce fait tourné la liberté de l'homme vers le bien, vers Dieu, la liberté pour le mal n'a plus le dernier mot. Depuis lors, s'imposent les paroles: "Dans le monde, vous trouverez la détresse, mais ayez confiance; moi je suis vainqueur du monde" (Jn 16, 33). Le message de Fatima nous invite à nous fier à cette promesse.
Le texte intégral du commentaire de Ratzinger se trouve dans ce dossier relatif à Fatima, réalisé par la congrégation pour la doctrine de la foi, sur le site du Vatican, avec les photocopies des manuscrits et d’autres documents, parmi lesquels le compte-rendu de la conversation du 27 avril 2000 entre sœur Lucia et l'archevêque Tarcisio Bertone, à l'époque secrétaire de la congrégation :
> Le message de Fatima
Le programme et les textes du voyage de Benoît XVI à Lisbonne, Fatima et Porto :
> Voyage apostolique au Portugal, 11-14 mai 2010
Illustration : le début du manuscrit de 1944 de Sœur Lucia, avec la troisième partie du "secret" de Fatima.
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
17:37 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fatima, portugal, apparitions, secrets, cardinaux, joseph ratzinger, pape, benoit xvi, voyages apostoliques, lisbonne, soeur lucie, porto |
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Benoît XVI demande des prières pour les prêtres, pour la paix et pour son voyage au Portugal
Benoît XVI a demandé aux fidèles, ce dimanche, de prier pour son tout prochain voyage au Portugal, du 11 au 14 mai, un voyage dont l’étape principale sera le sanctuaire de Notre Dame de Fatima, au cœur du mois de Marie. C’est au mois de mai que le Pape a voulu consacrer son allocution dominicale, à l’occasion de la prière du Regina Coeli, place Saint-Pierre.

D’un point de vue liturgique, a-t-il rappelé, le mois de mai fait partie du temps pascal, celui de l’Alléluia et de l’attente du Saint-Esprit à la Pentecôte. Mais la tradition de l’Eglise a voulu aussi le consacrer à la Vierge Marie, première et parfaite disciple de Jésus, Mère et modèle pour l’Eglise. Et au cœur du mois de Marie Benoît XVI visitera Lisbonne, la capitale portugaise, et Porto, la 2° ville du pays.
Mais la destination principale de ce déplacement c’est Fatima, à l’occasion du 10° anniversaire de la béatification des deux bergers, Jacinthe et François. Il s’agira de sa première visite, en qualité de Pape, à ce sanctuaire marial si cher à son prédécesseur Jean-Paul II. Benoît XVI a demandé aux fidèles de l’accompagner dans ce pèlerinage par leurs prières, puis il invoqué l’intercession de la Vierge Marie pour l’Eglise et en particulier pour les prêtres ainsi que pour la paix dans le monde.
Ecoutez les paroles que le Pape a adressées aux fidèles francophones présents sur la place Saint-Pierre: >>

Des représentants des écoles catholiques italiennes étaient également présents sur la place Saint-Pierre, ce dimanche à midi : professeurs, élèves et parents d’élèves. Le Pape leur a demandé de soigner la qualité des cours dispensés dans ces écoles qui constituent – a-t-il dit – un patrimoine précieux pour l’Eglise et pour l’Italie. Enfin, Benoît XVI a tenu à adresser un message spécial au congrès eucharistique qui se déroule en ce moment à Brasilia
Malgré les perturbations du trafic aérien provoquées par une nouvelle éruption volcanique en Islande, le voyage de Benoît XVI au Portugal est maintenu jusqu’à nouvel ordre. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège l’a indiqué ce dimanche matin. Au stade actuel, aucun changement n’est prévu dans le programme – a affirmé le Père Lombardi, interrogé par téléphone par l’AFP.
(Radio Vatican)
07:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fatima, pape, benoit xvi, rome, vatican, liturgie, temps pascal, vierge marie, regina coeli, place saint-pierre, pentecote, saint esprit, jesus, eglise, lisbonne, porto, portugal, jacinthe, francois, jean paul ii, pretres, paix, ecoles, italie, congres eu |
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