18.03.2012

Michel Cool récompensé par les libraires religieux pour sa "Conversion au Silence"

michel cool conversion au silence.JPGLundi 19 mars prochain, lors du salon du livre qui se tient à Paris, le Syndicat des libraires religieux remettra le prix 2012 de littérature religieuse à Michel Cool pour son livre « Conversion au silence », paru en 2011 aux éditions Salvator. Michel Cool est rédacteur en chef de l’hebdomadaire La Vie et chroniqueur littéraire pour le Jour du Seigneur. Dans cet ouvrage, le journaliste catholique élevé dans un milieu modeste du nord de la France nous fait cheminer avec lui durant trente années trépidantes de journalisme, au cours desquelles, en 2007, il ressent ce qu’il appelle « le surgissement du silence divin ». Ce rayonnement secret du silence divin dans sa vie le fait désormais avancer. Cette œuvre est un témoignage de la présence amoureuse et constante de Dieu envers l’Homme. 

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09.02.2012

Jésus notre contemporain

jesus notre contemporain.jpgC'est le titre de l'événement international qui va avoir lieu à Rome dans quelques jours. Un événement conçu par le cardinal Ruini en pleine harmonie avec la "priorité suprême" que Benoît XVI a fixée à son pontificat 

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26.08.2011

Il y a 33 ans était élu le "Pape du sourire"

pape du sourire.jpgIl y a 33 ans, le 26 août 1978, les cardinaux réunis en Conclave choisissaient le Pape du sourire : le Patriarche de Venise, Albino Luciani, devenu Jean-Paul 1er n’allait occuper sa charge que pendant quelques jours et pourtant il a laissé une trace profonde dans l’Église. 
C’est ce que souligne le journaliste et théologien italien Gianni Gennari. Et il parle en connaissance de cause. Quand il venait à Rome le futur Pape logeait au petit séminaire où Gianni Gennari enseignait à l’époque. Ils eurent l’occasion de se rencontrer fréquemment en 1965, à l’occasion de la dernière session du Concile et puis au moment des Synodes convoqués par Paul VI. 

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17.06.2011

L'Église et l'art se rencontrent pour les 60 ans de sacerdoce de Benoît XVI

benoit xvi ordination sacerdotale.JPGLe 29 juin prochain, Benoît XVI célèbrera le 60ème anniversaire de son ordination sacerdotale. Le Pape, ordonné prêtre pour le diocèse de Freising, en Allemagne, le 29 juin 1951, inaugurera le 4 juillet 2011, au Vatican, dans l’atrium de la Salle Paul VI, une exposition qui lui rend hommage. Il s’agit d’une initiative inédite voulue par le cardinal Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture, dans le sillage de l’importante rencontre du Pape avec les Artistes qui s’était tenue le 21 novembre 2009 dans la chapelle Sixtine. A cette occasion, Benoît XVI adressera un discours aux artistes.

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08.02.2011

La poésie mystique, une invitation à découvrir Dieu

Saint Jean de La Croix.jpgConfesser sa foi, c’est la finalité de la poésie mystique chrétienne, cet art qui conjugue haute spiritualité et expression littéraire. Saint Jean de La Croix en est une des figures les plus illustres. L’auteur de « La montée au Carmel » a ainsi marqué son siècle par son art. D’autres poètes l’ont succédé comme Angelus Silesius, Charles Péguy ou encore Fernando Rielo pour ne citer qu’eux et aujourd’hui encore la poésie mystique continue d’évoquer le caractère céleste du destin de l’homme.

C'est un sujet réalisé par Thomas Chabolle (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

18.01.2011

L'Ami de Dieu : Alexandre Soljénitsyne (1918-2008)

soljenitsyne.jpgNé en 1918, Alexandre Issaïevitch Soljénitsyne a été condamné à huit ans de camp de travail en 1945, suivis de quatre années de relégation, pour avoir critiqué Staline. À partir de 1965, tous ses écrits sont interdits en Union soviétique. La traduction de l’Archipel du Goulag lui vaut d’être arrêté en 1974, puis déchu de la citoyenneté soviétique et expulsé.

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08.04.2010

Patrick Kéchichian, Petit éloge du catholicisme

Folio inédit 129 p., 2 €

La ferveur du néophyte

Devenu chrétien, le journaliste Patrick Kéchichian confesse une foi très romaine



Il fut durant près d'un quart de siècle l'une des plumes les plus «écoutées» de la critique littéraire parisienne. Tout juste retraité d’un grand quotidien du soir, Patrick Kéchichian – qui fait désormais profiter les lecteurs de La Croix de sa lecture affûtée – a souhaité publier non plus seulement des recensions faisant autorité, ni même des essais ou pamphlets dont il a le secret, mais une confession. Une confession au sens le plus originel, donc non sacramentel : un témoignage de foi.

Car foi il y a. Ni trouvée au berceau – l'homme n'a nulle honte à se reconnaître d'extraction mécréante –, ni reçue comme un coup de foudre façon Claudel ou Clavel. Mais découverte au tournant de la trentaine, puis mûrie, réfléchie, nourrie et – bien sûr – fière : «À la figure solide et bien dessinée de l'héritier j'oppose celle, inquiète et troublée, joyeuse cependant, enthousiaste même, du converti.»

On objectera (qu'il nous pardonne !) que sa foi n'est pourtant pas dépourvue d'assises consistantes. D'où un alliage rare, qui fait précisément la force de ce Petit éloge du catholicisme qu'aujourd'hui il publie pour que nul n'en ignore plus, entre la passion du néophyte et la sagesse du croyant réfléchi. Cela doit s'appeler la ferveur, telle qu'elle peut résulter du mariage de l'intelligence avec l'ardeur.

Qui dit «éloge» dit plaidoyer. N'allez donc pas chercher ici quelque traité, avec prétention à l'objectivité : tout en ayant la délicatesse d'épargner à son lecteur des épanchements indécents, la parole ici énoncée assume sereinement sa subjectivité.

N'espérez pas davantage d'y trouver de l'exhaustivité : s'assumant «petit», cet éloge procède par touches successives, enchaînant les passages obligés de tout catéchisme (le mal, la liberté, le Christ !) et d'autres plus propres au parcours personnel : conversion, donc, mais aussi littérature et écriture («La parole, comme la conversion (…) n'est pas une propriété, un pouvoir, encore moins une arme ou une source de profit, mais un devoir : celui de se faire bien entendre»), baroque…

Avec une finale digne d'une encyclique papale par assomption mariale ! Chaque sujet est traité sur quelques pages, mais ciselées, denses, que l'on sent riches d'un arrière-fond de lectures, de prière et de mise à l'épreuve.

Il s'agit donc, pour Kéchichian, de dire publiquement non seulement en quoi il croit, mais en quoi cette foi est grande. Situé clairement dans le registre de l'apologétique plutôt que du récit, son propos entend illustrer la grandeur du christianisme en sa version spécifiquement catholique. Non qu'il dénigre en quoi que ce soit d'autres traditions – d'Orthodoxie ou de Réforme – que celle où son chemin est venu s'inscrire. Simplement, il lui paraît juste de fonder, même rétrospectivement, la pertinence de la voie pour laquelle a opté sa foi.

Le résultat se trouve dans une belle constance de références et une réelle cohérence de cette appartenance – sans que l'on puisse dire si ce sont ses auteurs de prédilection qui marquent le «style» de sa foi, ou au contraire si c'est la posture adoptée qui a favorisé certaines lectures et fréquentations plus que d'autres.

Les références ? Pour Patrick Kéchichian, elles sont peu nombreuses, mais fameuses : Newman, De Lubac et Urs von Balthasar et par là Ratzinger et Lustiger, pour les piliers (on connaît fondements plus fragiles) ; pour les plus récents, on trouvera Jean-Louis Chrétien en philosophie, tout aussi solide, et l'atypique bénédictin de Ligugé François Cassingena-Trévedy.

Plus importante cependant que ces figures inspiratrices, la référence première du catholicisme de notre confrère : Rome, centre d'une communion aussi palpable qu'invisible, symbole d'une religion qui fait droit à la beauté et prône, plutôt que le triomphe ou la critique, un agenouillement qui rend humble sans humilier. Une religion d'expérience, sensuelle autant que spirituelle, et qui peut faire un bien fou à qui sait l'accueillir – comme ce que l'on nommait jadis un écrivain catholique.

MICHEL KUBLER

Source: la-croix.com

22.11.2009

Richard Cocciante commente le discours du Pape aux artistes

Tous les arts étaient représentés ce samedi matin dans la Chapelle Sixtine: la sculpture avec des artistes de renom comme Arnaldo Pomodoro, le cinéma avec un parterre de star comme Peter Greenaway, les frères Taviani et Nanni Moretti, la littérature Claudio Magris, l'architecture avec entre autres Santiago Calatrava et Mario Botta , la musique avec Vincent Paulet, Ennio Morricone, Andrea Bocelli et Richard Cocciante. Venus d'horizons divers, ils ont accueillile discours du Pape par une ovation debout.

 

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Ecoutez la réaction de Richard Cocciante (photo) recueillie par Fabio Colagrande sur Radio Vatican: >>

18.11.2009

Benoît XVI rappelle que les cathédrales sont la vraie gloire du Moyen Âge

La beauté est peut-être l’itinéraire « le plus attrayant et fascinant pour réussir à rencontrer et aimer Dieu ». C’est ce qu’ a affirmé Benoît XVI ce mercredi matin à l’Audience générale qui a eu lieu dans la salle Paul VI, au Vatican.

 

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Après avoir parlé au cours des semaines passées de la théologie médiévale qui a donné naissance à des chefs-d’œuvre de la littérature, de la pensée et de la foi chrétiennes, le Pape a tenu à rappeler que la foi a aussi inspiré une des créations artistiques les plus élevées de la civilisation universelle : les cathédrales, vraie gloire du Moyen-Age chrétien.


Le Pape s’est également tourné en pensée vers les artistes qu’il rencontrera samedi prochain dans la Chapelle Sixtine au Vatican. À la fin de l’audience, il a lancé un appel en faveur de l’enfance souffrante, vingt ans après l’adoption de la Convention ONU sur les droits de l’enfant.

 

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Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>



Résumé de la catéchèse en langue française

 
     Chers Frères et Sœurs,

     La foi chrétienne a inspiré une des créations artistiques les plus élevées de la civilisation universelle : les cathédrales, vraie gloire du Moyen-Âge chrétien. Ce fut surtout grâce à l’ardeur et au zèle spirituel du monachisme que furent élevées des églises abbatiales, où la liturgie pouvait être célébrée avec dignité et solennité et où les fidèles pouvaient s’arrêter pour prier. Ainsi naquirent les églises et les cathédrales romanes. Par la suite, les cathédrales gothiques ont été une synthèse de foi et d’art, exprimée harmonieusement dans le langage universel et fascinant de la beauté, traduisant ainsi l’élancement de l’âme vers Dieu. Tous participaient à la construction et à la décoration de cette maison commune où les croyants étaient instruits dans la foi. Aujourd’hui, ces chefs-d’œuvre nés en Europe sont incompréhensibles si on ne tient pas compte de l’âme religieuse qui les a inspirés. Quand la foi rencontre l’art une profonde harmonie se crée, parce que les deux peuvent et veulent parler de Dieu, rendant visible l’Invisible. C’est ce que je voudrais partager lors de ma rencontre avec les artistes le 21 novembre prochain. Que le Seigneur nous aide à redécouvrir la beauté comme chemin pour aller à la rencontre de Dieu !


     * * *

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     C’est avec plaisir que je vous accueille ce matin chers pèlerins de langue française. Je salue particulièrement les membres de la Conférence des Évêques latins dans les Régions arabes. Que la beauté de la création et des œuvres d’art, si nombreuses à Rome, vous aide tous à rencontrer et à aimer Dieu ! Avec ma Bénédiction Apostolique !

24.07.2009

"Blessed" G.K. Chesterton?

Interview on Possible Beatification of English Author


By Antonio Gaspari

 

 

 

 

ROME, JULY 14, 2009 (Zenit.org).- Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) is well known for his clever and humorous writing, and his thought-provoking paradoxes. But he might also become known as a saint, if a proposal to launch his cause of beatification goes forward.

ZENIT spoke with Paolo Gulisano, author of the first Italian-language biography of the great English writer ("Chesterton & Belloc: Apologia e Profezia," Edizioni Ancora), about the origins of this proposal. Here, Gulisano explains why Chesterton might merit recognition as a saint.

ZENIT: Who is promoting this cause of beatification?

Gulisano: The cultural association dedicated to him, the Chesterton Society, founded in England in 1974 on the occasion of the 100th anniversary of the great author's birth, with the idea of spreading awareness of the work, thought and figure of this extraordinary personality. For years now, there has been talk of a possible cause of beatification, and a few days ago, during an international conference organized in Oxford on "The Holiness of G.K. Chesterton" -- with the participation of the best exponents in the field of Chesterton studies -- it was decided to go ahead with this proposal.

ZENIT: Why a beatification?

Gulisano: Many people feel there is clear evidence of Chesterton's sanctity: Testimonies about him speak of a person of great goodness and humility, a man without enemies, who proposed the faith without compromises but also without confrontation, a defender of Truth and Charity. His greatness is also in the fact that he knew how to present Christianity to a wide public, made up of Christians and secular people. His books, ranging from "Orthodoxy" to "St. Francis of Assisi," from "Father Brown" to "The Ball and the Cross," are brilliant presentations of the Christian faith, witnessed with clarity and valor before the world.

According to the ancient categories of the Church, we could define Chesterton as a "confessor of the faith." He was not just an apologist, but also a type of prophet who glimpsed far ahead of time the dramatic character of modern issues like eugenics. The English Dominican Aidan Nichols sustains that Chesterton should be seen as nothing less than a possible "father of the Church" of the 20th century.

ZENIT: What are his heroic virtues?

Gulisano: Faith, hope and charity: These were Chesterton's fundamental virtues. Moreover, he was innocent, simple, profoundly humble. Though having personally experienced sorrow, he was a chorister of Christian joy. Chesterton's work is a type of medicine for the soul, or better, it can more precisely be defined as an antidote. The writer himself had actually used the metaphor of antidote to define the effect of sanctity on the world: The saint has the objective of being a sign of contradiction and of restoring mental sanity to a world gone crazy.

ZENIT: What is the cultural, literary and moral contribution that Chesterton has left to British society and to Christianity?

Gulisano: When Pope Pius XI was informed of the death of the great writer, he sent a telegram of condolences through his secretary of state, Cardinal Eugenio Pacelli. In the telegram, he mourned the loss of a "devout son of the Holy Church, rich defender of the gifts of the Catholic faith." This was the second time in history that a Pontiff would attribute the title "defender of the faith" to an Englishman. Perhaps the secretary of state did not realize the ironic parallelism, which would have sparked in Gilbert one of his proverbial guffaws -- but the other Englishman was Henry VIII, the man who inflicted on the Church in England its gravest and deepest wound. Chesterton tried to again bring England, and also the world, closer to God, the faith, reason.

ZENIT: What is your opinion on all this?

Gulisano: Reading Chesterton, whether his novels or his essays, always leaves the reader with great serenity and a sense of hope, which certainly does not come from an immature and worldly optimistic vision of life -- which in reality couldn't be farther from the thought of Chesterton, who carefully denounced all the aberrations of modernity -- but rather from a Christian conception, the virile strength of the religious experience.

Chesterton's proposal is to take all of reality seriously, beginning with the interior reality of man, and to confidently make use of the intellect, that is to say, of common sense, in its original sanity, purified of every ideological incrustation.

One rarely reads pages that speak of faith, conversion and doctrine that are so clear and incisive, while being free of every sentimental or moralistic excess. This comes from Chesterton's attentive reading of reality; he knew that the most harmful consequence of de-Christianization has not been the grave ethical straying but rather the straying of reason, synthesized in this critique of his: The modern world has suffered a mental fall much greater than the moral one.

Faced to this reality, Chesterton chose Catholicism, and affirms that there are at least 10,000 reasons to justify this choice, every one of them valid and well-founded, but able to be boiled down to one reason: That Catholicism is true. The responsibility and the task of the Church then consist in this: In the courage to believe, in the first place, and therefore to denounce the paths that lead to nothingness or destruction, to a blind wall or a prejudice. An undoubtedly holy work, and the holiness of Gilbert Chesterton, which I hope the Church will recognize, already shines and sparkles before the world.

[Translation by Kathleen Naab]