19.02.2011

Pour les chrétiens, l’humble obéissance est une vertu

 

7 TOA ev

 

Quand Jésus dit : «  Vous avez appris qu'il a été dit », il fait clairement allusion à l’Ancien Testament, la Loi de Moïse. C’est la Loi qui conférait au peuple juif son statut particulier parmi toutes les nations de la terre, parce que c’est Dieu lui-même qui la leur avait donnée. C’est le « doigt de Dieu » qui l’avait gravée sur des tables de pierre.

 

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25.11.2009

France : L’Assemblée nationale rejette la proposition de loi sur l’euthanasie

France : L’Assemblée nationale rejette la proposition de loi sur l’euthanasie

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17.09.2009

'Dieu nous a montré gratuitement son Visage'

VATICAN - Messe du Pape Benoît XVI en présence de ses anciens élèves: « Si nous réfléchissons sur la perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur, alors, devrait naître au-dedans de nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa volonté, Lui-même »

 

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Castel Gandolfo (Agence Fides) – La question de la pureté de l’homme devant Dieu, un des thèmes fondamentaux de l’histoire religieuse de l’humanité », a été au centre de l’homélie du Pape Benoît XVI lors de la Messe célébrée en présence de ses anciens élèves, le dimanche 30 août, à Castel Gandolfo. Le texte a été publié ce jour par la Salle de Presse du Saint-Siège.

Partant de l’Evangile du Dimanche, le Saint-Père a déclaré:

« Quand il tourne son regard vers Dieu, l’homme reconnaît qu’il est ‘souillé’, et qu’il se trouve dans une condition dans laquelle il ne peut approcher du Saint. Et ainsi se présente la demande la question : comme peut-il devenir pur, se libérer de la ‘souillure’ qui le sépare de Dieu. C’est ainsi que sont nés dans ce but les rites de purification dans les différentes religions. Même ceux qui sont enracinés dans la tradition de l’Ancien Testament, dont parle l’Evangile du dimanche, ne servaient que pour faire que l’homme s’ouvrît à Dieu ; ils n’étaient plus des chemins de purification et de salut, étant donné que le cœur de l’homme n’était plus touché.
« L’exégèse libérale dit que, dans cet Evangile, se révèlerait le fait que Jésus aurait substitué le culte avec la morale. Il aurait mis de côté le culte avec toutes ses pratiques inutiles. Le rapport entre l’homme et Dieu se fonderait à présent uniquement sur la morale. S’il en était ainsi, cela voudrait dire que le Christianisme, dans son essence, est une moralité, c’est-à-dire que c’est nous-mêmes qui nous rendons purs et bons, par notre action morale. Si nous réfléchissons plus profondément sur cette opinion, il apparaît clairement que ce ne peut être la réponse complète de Jésus sur la question concernant la pureté ». Il faut donc « entendre et comprendre dans sa plénitude le message du Seigneur… En d’autres termes, nous devons lire entièrement les Evangiles, tout le Nouveau Testament et L’Ancien Testament avec lui ».

Dans le commentaire de la première Lecture de la Messe, tirée du Livre du Deutéronome, le Saint-Père souligne qu’Israël « est invité par Dieu lui-même à être reconnaissant, et à ressentir une fierté humble pour le fait de connaître la volonté de Dieu, et d’être ainsi sage ». Dans cette période, l’humanité

« cherchait à comprendre ce qui comptait… La sagesse est une connaissance de l’essentiel… La Lecture tirée du Deutéronome souligne le fait que la sagesse, en dernière analyse, est identique à la Torah – à la Parole de Dieu qui nous révèle ce qui est essentiel, pour quelle fin et de quelle manière nous devons vivre. Ainsi, la Loi n’apparaît pas comme un esclavage, mais est … la cause d’une grande joie : nous n’allons pas à tâtons dans l’obscurité, nous n’allons en errant en vain à la recherche de ce qui pourrait être droit, nous ne sommes pas comme des brebis sans pasteur, qui ne savent où est la voie juste… Deux choses nous sont dites par Dieu : d’une part, qu’Il s’est manifesté, et qu’Il nous indique la voie juste ; de l’autre, que Dieu est un Dieu qui écoute, qui est proche, qui nous répond et qui nous guide. Avec cela, on touche aussi le thème de la pureté : sa volonté nous purifie, sa proximité nous guide ».

A propos de « la joie d’Israël face au fait de connaître la volonté de Dieu, et d’avoir ainsi reçu en don la sagesse qui nous guérit, et que nous ne pouvons trouver tout seuls », le Saint-Père s’est demandé :

« Existe-t-il chez nous, dans l’Eglise d’aujourd’hui, un sentiment semblable de joie devant la proximité de Dieu, et pour le don de sa Parole?... Si nous réfléchissons sur la perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur, alors, devrait naître au-dedans de nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa volonté, Lui-même. Si cette joie resurgit en nous, elle touchera aussi le cœur des non-croyants. Sans cette joie, nous ne sommes pas convaincants. Mais, là où cette joie est présente, même sans le vouloir, elle possède une force missionnaire. Elle suscite en effet chez les hommes la question de savoir si ce n’est pas là que se trouve pas là la voie – si cette joie ne guide pas probablement effectivement sur les traces de Dieu lui-même ».

Le passage de la deuxième Lecture de la Messe, était extrait de la Lettre de Saint Jacques, que le Saint-Père a déclaré aimer « surtout parce que, grâce à elle, nous pouvons nous faire une idée de la dévotion de la famille de Jésus ». C’était une famille fidèle, pratiquante, dans le sens

« qu’elle vivait la joie deutéronomique en raison de la proximité de Dieu, qui nous est donnée dans sa Parole et dans son commandement… Pour Saint Jacques, la Loi n’est pas une exigence qui prétend trop de nous, qui se trouve devant nous, de l’extérieur, et ne peut jamais être satisfaite… Dans le Christ ? Dieu nous a tout dit, Il s’est manifesté complètement. Nous ne sommes plus des serviteurs, mais des amis. Et la Loi n’est plus une prescription pour des personnes non libres, mais le contact avec l’Amour de Dieu – être introduits pour faire partie de sa famille, acte qui nous rend libres et parfaits… La Loi, comme parole de l’Amour, n’est pas une contradiction pour la liberté, mais un renouveau de l’intérieur grâce à l’amitié avec Dieu… Ce n’est pas nous qui créons ce qui est bon – cela serait un simple moralisme, mais c’est la Vérité qui vient à notre rencontre. Il est Lui-même la Vérité, la Vérité en personne. La pureté est un événement de dialogue. Elle commence avec le fait qu’Il vient à notre rencontre, Lui, qui est la Vérité et l’Amour, il nous prend par la main, il pénètre tout notre être. Dans la mesure où nous nous laissons toucher par Lui, où la rencontre devient amitié et amour, nous devenons nous-mêmes, à partir de sa pureté, des personnes pures qui aiment avec son Amour, des personnes qui font entrer aussi les autres dans sa pureté et dans son amour ».

(Agence Fides, 15 septembre 2009)

12.06.2009

Belgique : une évaluation de la politique d’euthanasie

 

[Bruxelles, IEB] — L’euthanasie a été dépénalisée en Belgique par une loi du 28 mai 2002. Les sept années écoulées depuis lors procurent un recul raisonnable pour évaluer l’application de la loi.

L’Institut européen de bioéthique (IEB) rapporte les grandes lignes d’une étude d’évaluation qui vient d’être réalisée par le professeur Raphaël Cohen-Almagor, de l’Université de Hull (Royaume-Uni) et publiée sous le titre « Euthanasia Policy and Practice in Belgium : Critical Observations and Suggestions for Improvement », dans la revue Issues in Law & Medicine (volume 24, number 3, 2009, p. 187-218). L’étude s’appuie sur les nombreux entretiens réalisés par l’auteur avec des médecins belges (partisans ou critiques de la loi) et les visites effectuées auprès des principaux hôpitaux du pays. Les intervenants ont relu l’ensemble de l’étude, clôturée en janvier 2009.

Sur la base de ces entretiens, le professeur Cohen-Almagor souligne certaines difficultés rencontrées par des médecins dans l’application de la loi dépénalisant l’euthanasie en Belgique. En voici quelques-unes qui, aux yeux de l’auteur, illustrent non seulement certaines imperfections de la loi belge, mais aussi de possibles dérives.



1/ La Commission d’évaluation est-elle vraiment un organe de contrôle ?

La Commission d’évaluation qui a été chargée par le législateur de veiller à la bonne application de la loi n’a pas a priori connaissance de l’identité du médecin qui aurait pratiqué l’euthanasie. Cet anonymat ne peut être levé, par un vote à la majorité, que si la Commission suspecte le non-respect des conditions prévues par la loi. L’étude s’interroge sur l’opportunité de maintenir le caractère confidentiel du deuxième volet de la déclaration d’euthanasie, remplie par le médecin. Elle souligne que, n’ayant pas accès à toute l’information entourant l’acte d’euthanasie, la Commission ne peut juger du bien-fondé et de la licité de cet acte.



2/ La sédation n’est-elle pas une euthanasie déguisée ?

Un médecin, cité dans l’étude, souligne que la moitié des personnes décédées à l’hôpital meurent en état de sédation terminale. Alors que l’euthanasie résulte d’une demande expresse du patient, l’acte de sédation n’est pas forcément demandé par le patient. Elle ne fait l’objet d’aucune déclaration ni document signé. Aucune loi ne règle cette pratique de plus en plus courante de la sédation. L’auteur de l’étude pose alors la question de savoir si bon nombre de sédations ne sont pas des euthanasies déguisées, avec le facteur aggravant que le patient n’aurait pas été consulté et n’aurait pas lui-même formulé cette demande. Le Professeur Cohen-Almagor souligne ainsi l’urgence de mettre au point des consignes strictes eu égard à la sédation terminale.



3/ La demande du patient est-elle libre ?

La loi dépénalisant l’euthanasie précise que la demande d’euthanasie doit être volontaire, réfléchie et répétée. Par ailleurs, le patient ne doit subir aucune pression extérieure, de ses proches notamment. Après interview de différents médecins, l’auteur de l’étude souligne que la loi devrait spécifier le mécanisme garantissant que la requête d’euthanasie présente dans la réalité ces trois qualités garantissant le libre choix de la personne.



4/ Le médecin peut-il proposer lui-même l’euthanasie à son patient ?

Ayant entendu le témoignage de médecins, le Professeur Cohen-Almagor se penche aussi sur la relation patient-médecin et pose la question de l’influence qu’aurait ce dernier s’il en venait à proposer lui-même l’acte d’euthanasie à son patient. L’auteur est interpellé par le fait que peu se posent la question de savoir si, évoquer l’euthanasie avec le patient, n’engendre pas une certaine pression sur la personne malade, influençant ainsi de façon évidente le choix que celle-ci ferait, guidée par la relation de confiance en « son » médecin traitant. La volonté du législateur, qui souligne la liberté de choix du malade, serait ainsi inévitablement compromise. Proposer l’euthanasie ne revient-il pas, bien souvent, à ruiner la volonté de vivre et d’explorer des voies alternatives qui seraient encore ouvertes, s’interroge l’auteur de l’étude ?



5/ Indépendance du médecin à qui s’adresse la demande d’euthanasie par rapport au médecin « consultant »

Dans le cas de patients qui ne sont pas en fin de vie et pour lesquels l’avis d’un deuxième praticien est requis, le Professeur Cohen-Almagor met en évidence la réponse troublante des médecins ayant participé volontairement à son étude : il arrive que le médecin consulté rende son avis par téléphone et n’examine pas la personne malade. Un autre point plus troublant concerne le choix de ce second médecin : l’auteur laisse entendre que les médecins font naturellement appel à des confrères, souvent les mêmes, connus pour leur ouverture à la pratique de l’euthanasie. Se rendre ainsi mutuellement service ne pose-t-il pas problème ? Le législateur ne devrait-il pas fixer certaines règles quant au choix du second médecin consulté ? L’auteur de l’étude s’interroge ainsi sur le nombre de cas pour lesquels le second avis a été divergent de celui du médecin qui l’appelait. Il pose également la question de savoir ce qui est prévu en cas d’avis divergents. La loi n’aborde en effet pas cet aspect des choses.



6/ Les soins palliatifs, discriminés par rapport à l’euthanasie ?

Le Professeur Cohen-Almagor estime aussi que les soins palliatifs en Belgique sont discriminés par rapport à la pratique de l’euthanasie. Il constate que beaucoup de médecins n’ont pas de formation en soins palliatifs et ne consultent pas les spécialistes en la matière. Le filtre palliatif proposé dans la loi semble donc inopérant.


***


En conclusion de son étude de terrain, l’auteur, soulignant le déficit de contrôle et le laxisme dans certaines pratiques, invite le législateur à instaurer des mécanismes pour éviter les abus. Il rappelle, au passage, la responsabilité des pharmaciens à qui il revient de contrôler la délivrance des substances létales. Ces derniers devraient garder un registre nominatif des ventes et des retours des produits non utilisés après une euthanasie.

Le Professeur Cohen-Almagor lance un appel aux associations de médecins pour mettre en place un comité dont le rôle serait d’enquêter sur les faits litigieux rapportés et d’imposer une peine sévère s’il s’avérait que le médecin contrevenait à la loi.

L’IEB signale qu’en effet, plusieurs cas litigieux sont connus en Belgique, sans que la justice n’ait à ce jour prononcé la moindre condamnation.


© Institut Européen de Bioéthique, 2 juin 2009.

libertepolitique.com

14.03.2009

Dieu veut te parler: lectures du 3° dimanche du Carême B

Livre de l'Exode (Ex 20, 1-17)

20
01i  Sur le Sinaï, Dieu prononça toutes les paroles que voici :
02  « Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison d'esclavage.
03  Tu n'auras pas d'autres dieux que moi.
04  Tu ne feras aucune idole, aucune image de ce qui est là-haut dans les cieux, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux par-dessous la terre.
05  Tu ne te prosterneras pas devant ces images, pour leur rendre un culte. Car moi, le Seigneur ton Dieu, je suis un Dieu jaloux : chez ceux qui me haïssent, je punis la faute des pères sur les fils, jusqu'à la troisième et la quatrième génération ;
06  mais ceux qui m'aiment et observent mes commandements, je leur garde ma fidélité jusqu'à la millième génération.
07  Tu n'invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal.
08  Tu feras du sabbat un mémorial, un jour sacré.
09  Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ;
10  mais le septième jour est le jour du repos, sabbat en l'honneur du Seigneur ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'immigré qui réside dans ta ville.
11  Car en six jours le Seigneur a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le Seigneur a béni le jour du sabbat et l'a consacré.
12  Honore ton père et ta mère, afin d'avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu.
13  Tu ne commettras pas de meurtre.
14  Tu ne commettras pas d'adultère.
15  Tu ne commettras pas de vol.
16  Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
17  Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne : rien de ce qui lui appartient. »




Pour les autres lectures :


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