22.02.2011

Entretien avec le cardinal Robert Sarah, président de Cor Unum

Robert Sarah.JPGLe message du Pape pour le Carême a été présenté ce mardi matin dans la Salle de presse du Saint-Siège par le président du Conseil pontifical Cor Unum. Dans un univers médiatique qui ne parle que des erreurs commises par les membres de l’Église, a relevé le cardinal Robert Sarah, il est urgent de faire connaître la charité concrète de l’Église catholique.

Lire la suite

04.10.2009

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Le synode pour l’Afrique abordera l’oeuvre urgente d’évangélisation

Présentation du secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic

 

synode4


ROME, Vendredi 2 Octobre 2009 (ZENIT.org) - La priorité du Synode « concerne l'oeuvre urgente d'évangélisation qui a comme reflet indissociable la promotion humaine dans le contexte du continent africain ».

A deux jours de l'ouverture de la seconde assemblée synodale pour l'Afrique, le secrétaire général du Synode, Mgr Nikola Eterovic, a tenu un briefing de présentation de l'événement, le 2 octobre au Bureau de presse du Saint-Siège.

Dans sa présentation, Mgr Eterovic a rappelé le thème de cette seconde Assemblée synodale : « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. ‘Vous êtes le sel de la terre... Vous êtes la lumière du monde' » (Mt 5, 13. 14).

« Être le sel de la terre et la lumière du monde est la vocation de chaque chrétien », a-t-il ajouté. « Ces paroles, qui sont valables pour les chrétiens de tous les temps, sont adressées d'une manière toute particulière aux fidèles de l'Afrique en ce moment de leur histoire ecclésiale et sociale ».

Tout en soulignant la continuité avec la première assemblée synodale pour l'Afrique (1994), Mgr Eterovic a affirmé que les père synodaux, après avoir « affronté différents défis, ecclésiaux, sociaux et politiques qui, malheureusement, sont pour la plus grande partie encore actuels », désirent aujourd'hui « approfondir la mission de l'Église au service de la réconciliation, de la justice et de la paix ».


Le dynamisme de l'Eglise africaine

Le secrétaire général du Synode a notamment évoqué le dynamisme de l'Eglise en Afrique.

Ainsi, de 1978 jusqu'en 2007, le nombre des catholiques africains est passé de 55.000.000 à 146.000.000. Les vocations au sacerdoce et à la vie consacrée ont également connu une remarquable croissance.

Pour Mgr Eterovic, « l'un des signes de fécondité apostolique sont les vocations missionnaires en Afrique ». « On compte toujours plus de prêtres, de religieux, de religieuses et de laïcs qui accomplissent le service pastoral auprès des autres Églises particulières en Afrique ou sur d'autres continents ».

« Avec la Bonne Nouvelle, ils s'efforcent de promouvoir l'activité d'éducation et d'assistance de l'Église, en offrant une formation intégrale, humaine et chrétienne, aux nouvelles générations », a-t-il salué.

« En même temps, ils cherchent à soulager les plaies ouvertes dans l'esprit et dans le corps de leurs frères face aux grands défis du sous-développement et, donc, de la faim, des maladies, des violences, y compris les guerres ».


Récitation du chapelet pour et avec l'Afrique

« Être toujours plus le sel de la terre et la lumière du monde est la grâce que l'on obtient par la prière », a affirmé Mgr Eterovic.

Samedi 10 octobre au soir, Benoît XVI guidera la prière du chapelet avec l'Afrique et pour l'Afrique, en liaison télévisée, via satellite, depuis la salle Paul VI avec les universitaires de 9 capitales africaines : Le Caire (Égypte), Antananarive (Madagascar), Kinshasa (Rép. dém. du Congo), Nairobi (Kenya), Johannesburg (Afrique du Sud), Maputo (Mozambique), Khartoum (Soudan), Onitsha (Nigeria) et Ouagadougou (Burkina Faso).

23.09.2009

Mgr Luciano Alimandi, Savoir faire silence

Mgr Luciano Alimandi - Savoir faire silence

 

http://amoralism.files.wordpress.com/2007/09/silence.jpg



Rome (Agence Fides) – L’Evangile nous montre que Jésus par court les routes de la Galilée et de la Judée pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour guérir les gens de toutes sortes de maladies, pour libérer les personnes de l’action néfaste de Satan, pour donner à tous et à chacun le « Pain quotidien » de sa Parole et de Présence salvifique.

Les Apôtres le suivent, l’écoutent, l’observent, et s’émerveillent, avec les gens, des grandes œuvres que le Père accomplit par Lui. Parfois, ils restent sans paroles, et d’autres fois, en revanche, ils ne disent que trop de paroles. A lieu de faire silence, ils parlent sans écouter d’abord, du plus profond de leur cœur, la voix de l’Esprit, qui voudrait leur expliquer la signification de chacune des phrases, de chacun des gestes et de chacun des « signes » que fait Jésus.

Il arrive aux Apôtres, tout comme à nous, de nous tromper quand nous « traitons » avec le Seigneur : que de fois on Le sous-estime, ou on L’ignore ; et les situations ne manquent pas, même, où nous nous plaçons au-dessus de Lui, comme si de pauvres pécheurs, ce que nous sommes tous, avaient quelque chose à « enseigner » à Jésus !

33. O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles !
34. Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ?
35. Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour ?
(Romains, 11, 33-35)


La tentation de s’enorgueillir devant Dieu est toujours aux aguets. C’est pourquoi il faut prier le Saint-Esprit de rendre notre cœur toujours plus docile à ce « tracé » de vie que le Seigneur a déterminé pour nous. Il est assurément le plus facile et le plus direct pour arriver à la sainteté, et donc, au Paradis !

Il va en avant, et nous devons simplement rester derrière Lui, en nous armant d’une « sainte patience », surtout quand il nous semble que la réponse et la solution que nous attendons du Seigneur tarde à venir, ou qu’elle est différente de ce qui était désiré. « La patience obtient tout » a déclaré Sainte Thérèse d’Avila, qui connaissait bien combien peuvent être mystérieuses les « voies de Dieu
».

« Viens et suis-moi » (Marc 10, 21), continue à répéter Jésus à ceux qui veulent Le rencontrer dans la foi pour devenir Ses disciples, en restant en communion de vie avec Lui par l’amour pour Dieu et pour le prochain. Le chemin n’est pas toujours facile, mais on est jamais seuls si l’on reste derrière le Christ, c’est-à-dire, fidèles à ses enseignements.

Le fait que les Apôtres, eux aussi, aient cédé à la tentation de « résister » à Jésus, ou même de le réprimander, doit nous mettre en garde pour ne pas sous-estimer ces situations – et il y en a dans la vie – où au plus profond de nous, se forme comme un sentiment « d’endurcissement » du cœur à son égard.

Combien de fois Dieu s’est plaint, par l’intermédiaire de ses prophètes, d’une attitude aussi orgueilleuse, qui a fait dévier le cœur de son peuple en le conduisant à la rébellion. Mais Il a toujours été prêt au pardon, comme nous le dit le Psaume 78 (77), (36-38 :

36. Mais ils le flattaient de leur bouche, mais de leur langue ils lui mentaient,
37. leur cœur n'était pas sûr envers lui, ils étaient sans foi en son alliance.
38. Lui alors, dans sa tendresse, effaçait les torts au lieu de dévaster; sans se lasser, il revenait de sa colère au lieu de réveiller tout son courroux.

Quand on murmure contre Dieu, on laisse la place au Malin, et l’on perd l’orientation vers le Royaume. Et précisément, Dimanche dernier, nous avons écouté un passage de l’Evangile de Marc sur le « désarroi » dont a été victime Simon Pierre, aussitôt après sa splendide confession de foi au Christ. Devant la prophétie claire de Jésus, qu’il venait tout juste de faire, concernant sa Passion et sa Mort, Pierre, assailli par la peur de la souffrance, réprimande le Seigneur.

31. Et il commença de leur enseigner : « Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32. et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : « Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! »
(Marc 8, 31-33)

Simon Pierre et les autres Apôtres n’ont plus oublié ces paroles, qui se sont rassemblées en conséquence dans le témoignage des Evangélistes, afin que les disciples de Jésus, à chaque époque, reçoivent la leçon historique du Seigneur. La Sainte Ecriture nous invite à accueillir le reproche, comme par exemple celui d’un Sage (cf. Qohélet) 7, 5), mais elle ne nous invite jamais à réprimander le Seigneur !

Devant les situations de souffrance, de peur et d’inquiétude, qui font trembler notre coeur humain fragile, on ne doit jamais céder à la tentation de faire des reproches à Dieu, mais, à l’exemple des Saints, et, en premier, de la Sainte Vierge Marie, le silence de l’adoration doit prendre la place du bruit des murmures.

« Il est important pour nous aujourd’hui aussi, même si nous ne sommes pas moines : savoir faire le silence en nous pour écouter la Voix de Dieu, pour chercher, pour ainsi dire un « parloir »’ où Dieu parle avec nous » (Benoît XVI, Audience générale hebdomadaire, 9 septembre 2009).

Que le « Stabat Mater » devienne pour tous, surtout à l’heure de l’épreuve, le modèle à imiter : La Sainte Vierge se trouvait au pied de la Croix de son Fils (cf. Jean 19, 25), sans se rebeller, parce qu’elle croyait, comme elle l’a toujours cru, à la Parole de Jésus : après la nuit de la souffrance, pointe l’aube lumineuse de la Résurrection.

(Agence Fides, 18 septembre 209)