27.07.2011

Le Saint-Siège et la Malaisie établissent des relations diplomatiques

malaysia.JPGLe Saint-Siège et la Malaisie, « désireux de promouvoir des liens d’amitié mutuelle » ont décidé d’un commun accord d’établir des relations diplomatiques, ce 27 juillet, par l’installation d’une nonciature à Kuala Lumpur et d’une ambassade auprès du Saint-Siège. C’est ce qui a été annoncé, neuf jours après la rencontre, à Castel Gandolfo, entre le Premier ministre malaisien Najib Razak et Benoît XVI.

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18.07.2011

Le Saint-Siège noue des relations diplomatiques avec la Malaisie

Najib Tun Abdul Razak Benoit xvi.JPGLe Saint-Siège et la Malaisie ont décidé d’établir entre eux des relations diplomatiques. La décision a été annoncée, ce lundi 18 juillet, à la mi-journée, à l’issue de la visite du premier ministre malaisien à la résidence pontificale de Castelgandolfo. Najib Tun Abdul Razak, qui était accompagné de son épouse et des membres de sa suite, dont l’évêque catholique de Kuala Lumpur, a été reçu par Benoît XVI - une exception en cette période consacrée au repos – puis il a rencontré le cardinal Secrétaire d’État Tarcisio Bertone accompagné du Secrétaire pour les Rapports avec les États, Mgr Dominique Mamberti. 

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Le Premier ministre malaisien reçu par le Pape : une visite pleine d’espoir

Najib Razak, malaisie, pape, benoit xvi, Benoît XVI, qui a supprimé les audiences durant la trêve estivale du mois de juillet fera une exception ce lundi. Il doit en effet recevoir, Najib Razak, le Premier ministre de la Malaisie, un pays à très large majorité musulmane, où les chrétiens représentent 8% de la population et avec lequel le Saint-Siège n’entretient toujours pas de relations diplomatiques.

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14.01.2011

Le Pape nomme un représentant pontifical au Vietnam

leopoldo girelli.jpgC’est un pas de plus vers la normalisation des rapports entre le Saint-Siège et le Vietnam. Le Pape a nommé, pour la première fois depuis 1975, un représentant pontifical non-résident pour ce pays. Il s’agit de Mgr Leopoldo Girelli (photo), jusqu’ici Nonce apostolique en Indonésie. Mgr Girelli a également été nommé par Benoît XVI Nonce apostolique à Singapour et délégué apostolique en Malaisie et Brunei. 

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28.01.2010

Belgique: La COMECE prépare un memorandum sur la persécution religieuse

EUROPE/BELGIQUE - La COMECE prépare un memorandum sur la persécution religieuse et fait appel aux institutions de l’Union européenne pour la protection de la liberté religieuse

 

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Bruxelles (Agence Fides) – Le Secrétaire de la COMECE (Commission des Conférences Épiscopales de la Communauté européenne) dont le siège est à Bruxelles, dans une note adressée à Fides, salue avec faveur la déclaration du Parlement européen qui condamne les récentes attaques contre les communautés chrétiennes en Égypte et en Malaisie, en rappelant la position du Conseil des ministres de l’UE qui, dans une déclaration de novembre 2009, a affirmé que “l’Union Européenne s’engagera avec fermeté pour la promotion et la défense de la liberté de religion” en considérant cet engagement comme une des priorités de la politique même des droits de l’homme.

La COMECE rappelle que 75 à 80% des persécutions religieuses dans tout le monde se fait actuellement contre les fidèles chrétiens. A la suite de telles positions, la COMECE lance donc un appel particulier au Haut représentant de l’UE pour la politique extérieure, Catherin Ashton, pour que ces directives puissent se réaliser.

Sur ce sujet, les évêques de la COMECE ont institué un groupe d’experts pour l’élaboration d’un memorandum pour la promotion de la liberté religieuse. Le memorandum contiendra des données sur la violation de la liberté religieuse et sur la persécution des chrétiens dans tout le monde, et prévoit une série de recommandations pour les institutions compétentes de l’UE et sera approuvé à l’occasion de l’assemblée plénière de la COMECE (14-16 avril 2010). (MS)

(Agence Fides, 27/01/2010)

14.01.2010

Le réseau diplomatique du Saint-Siège. Dernière arrivée: la Russie

Le réseau diplomatique du Saint-Siège. Dernière arrivée: la Russie

En un demi-siècle, le nombre d'ambassadeurs du pape dans le monde a doublé. Les relations diplomatiques bilatérales ont triplé. Manquent à l'appel la Chine, l'Arabie Saoudite et quelques autres états. Le double jeu du Vietnam: tout en traitant avec le Vatican, il agresse les catholiques


par Sandro Magister





ROME, le 14 janvier 2010 – S’adressant, il y a trois jours, aux ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège, Benoît XVI a dit que l’Eglise de Rome "garde ses portes ouvertes à tous et souhaite avoir avec tous des relations qui contribuent au progrès de la famille humaine".

Il a rappelé avec satisfaction que des relations diplomatiques complètes ont enfin été établies avec la Russie elle-même.

Et l’on espère – a laissé entendre le pape – qu’il en sera bientôt de même avec le Vietnam (malgré les violences anticatholiques de ces derniers jours à Hanoï, diplomatiquement passées sous silence par les organes d’information du Vatican).

Le jour même du discours du pape aux ambassadeurs, la secrétairerie d’état du Vatican a diffusé une brève note d’information indiquant les nouveautés de 2009 en matière de relations diplomatiques.

La Russie, dernière arrivée, porte à 178 le nombre d’états qui entretiennent aujourd’hui des relations diplomatiques complètes avec le Saint-Siège. S’y ajoutent l'Union Européenne, l’Ordre Souverain et Militaire de Malte et, sous une forme spéciale, l'Organisation de Libération de la Palestine. Mais aussi les nombreuses organisations intergouvernementales et les programmes internationaux auxquels le Saint-Siège participe comme observateur ou comme membre.

Le Saint-Siège a signé des concordats, accords et conventions de toutes sortes avec beaucoup de ces états et organismes. Par exemple, l’an dernier, avec le Land allemand de Schleswig-Holstein, l'Autriche et le Brésil.

Très peu d’états, donc, n’ont pas de rapports diplomatiques avec l’Eglise de Rome. Parmi eux, en plus du Vietnam, il y a la Chine populaire et l'Arabie Saoudite.

Dimanche 10 janvier, veille de la rencontre du pape avec les ambassadeurs, "Avvenire", le quotidien de la conférence des évêques d’Italie, a publié une vue d’ensemble précise du réseau diplomatique du Vatican dans le monde.

L'auteur est un vaticaniste des mieux préparés. Voici ce qu’il a écrit.



Les 16 états qui manquent à l’appel. Et les dernières données sur les ambassadeurs et les nonces

par Gianni Cardinale



En 1978, le Saint-Siège avait des relations diplomatiques complètes avec 84 états. En 2005, ils étaient 174. Avec Benoît XVI, ils sont passés à 178.

Sous son pontificat, des relations ont en effet été établies en 2006 avec le Monténégro nouveau-né, en 2007 avec les Emirats Arabes Unis et en 2008 avec le Botswana. Enfin, le 9 décembre, est venu le tour de la Fédération de Russie, avec qui existaient déjà des relations de nature spéciale, comme celles qui perdurent avec l’Organisation pour la Libération de la Palestine.

Parmi les pays avec lesquels le Saint-Siège a des relations diplomatiques, il y a aussi la Chine-Taïwan. Toutefois, depuis 1979, ce n’est plus un nonce qui y réside, mais un simple "chargé d’affaires par intérim". Et cela en attendant de pouvoir transférer enfin la nonciature à Pékin.

La Chine populaire est en effet le plus grand des pays n’ayant pas de relations diplomatiques avec le Saint-Siège. Mais ce n’est pas le seul. Outre le Kosovo – au statut international encore controversé – le Saint-Siège n’entretient pas encore de relations avec 16 états, asiatiques pour la plupart et souvent à majorité musulmane.

Dans 9 de ces pays - Afghanistan, Arabie Saoudite, Bhoutan, Chine populaire, Corée du Nord, Maldives, Oman, Tuvalu et Vietnam – pas de représentant du Vatican. Dans 7 autres, il y a des délégués apostoliques, c’est-à-dire des représentants pontificaux auprès des communautés catholiques locales mais pas auprès des gouvernements. Trois de ces pays sont africains : Comores, Mauritanie et Somalie. Et quatre sont asiatiques : Brunei, Laos, Malaisie, Myanmar.

Le Saint-Siège a quand même déjà eu des contacts formels avec certains de ces pays. Des représentants de l’Afghanistan, de l’Arabie Saoudite, de la Malaisie, d’Oman et du Vietnam ont en effet assisté à la messe de début de pontificat de Benoît XVI. Et aux funérailles solennelles de Jean-Paul II, les représentants de Brunei et de la Somalie ont manifesté leur présence.

Avec le Vietnam, les négociations tendant à l’établissement de relations diplomatiques complètes ont formellement commencé. La visite du président Minh Triet au Vatican, le 11 décembre, a été encourageante à cet égard. En ce qui concerne la Chine, des contacts officieux existent entre des personnalités de la secrétairerie d’état, l’ambassadeur de Pékin en Italie, et les responsables du Bureau pour les affaires religieuses du régime chinois.

La diplomatie pontificale a aussi commencé à travailler à l’établissement de relations avec Oman. Mais certains états musulmans semblent réfractaires à toute discussion. C’est le cas de l’Arabie Saoudite – le culte catholique y est toujours officiellement interdit, même si l’audience accordée par le pape au roi Abdallah, le 6 novembre 2007, a été un signal positif – ou des Maldives, qui n’acceptent même pas l’entrée sur leur territoire de prêtres qui pourraient assister les nombreux touristes catholiques présents dans l’archipel.

Actuellement les ambassadeurs près le Saint-Siège d’environ 80 pays résident à Rome. Les autres sont des diplomates qui résident dans d’autres capitales d’Europe. Le Saint-Siège n’accepte pas d’ambassadeurs accrédités en même temps près l'Italie. Un autre signe de l’intérêt diplomatique croissant pour le Saint-Siège est que, sous le pontificat de Benoît XVI, les ambassadeurs d’Australie, du Cameroun, des Seychelles et du Timor Oriental se sont installés à Rome.

Il y a aujourd’hui dans le monde 101 nonces apostoliques en activité, certains s’occupant de plusieurs pays. Près de la moitié, 50, sont italiens, un pourcentage en baisse par rapport au passé (en 1961, 48 nonces sur 58 étaient Italiens, soit 83 % ; et en 1978, 55 sur 75, soit 73 %). Cette baisse devrait se poursuivre puisque, sous le pontificat de Benoît XVI, 26 nonces à leur première nomination ont été élevés à l’épiscopat, dont seulement 10 Italiens (38 %).

Toutefois les représentants pontificaux dans des pays importants ecclésiastiquement et politiquement comme la France, l’Espagne, les Etats-Unis, l’Argentine, le Brésil, la Colombie, Israël (Jérusalem et Palestine), la Russie et l’Italie elle-même, sont encore Italiens.

Les autres nonces viennent, pour la plupart, du reste de l’Europe (27, dont 7 Espagnols, 6 Polonais, 5 Français, 3 Suisses), mais aussi d’Asie (14, dont 6 Indiens et 4 Philippins), d’Amérique du Nord (6, venant tous des Etats-Unis), d’Afrique (3) et d’Amérique latine (1).

Avec Benoît XVI, le réseau de nonciatures a été renforcé en Afrique, où ont été créés deux nouveaux postes : au Burkina Faso en 2007 et au Libéria en 2008. Et la Libye a décidé de donner son accord pour la construction d’une nonciature à Tripoli. Encore des signes de l’intérêt – réciproque – du Saint-Siège pour un continent parfois oublié par les grandes puissances.



Le journal de la conférence des évêques d’Italie qui a publié l'article :

> Avvenire



Le discours adressé, le 11 janvier 2010, par Benoît XVI au corps diplomatique :

> "Cette rencontre traditionnelle du début de l’année..."

La note d’information diffusée le même jour par la secrétairerie d’état :

> Nota informativa, 11 gennaio 2010

Sur le site du Vatican, la liste des états et des organismes internationaux avec lesquels le Saint-Siège entretient des relations :

> Relations bilatérales et multilatérales du Saint-Siège

Et la liste des concordats et des accords signés depuis 1929 jusqu’à aujourd’hui, avec les documents correspondants :

> Concordati e accordi della Santa Sede


Des informations sur les récentes agressions anticatholiques au Vietnam, passées sous silence par "L'Osservatore Romano" pour des raisons de prudence diplomatique :

> Asia News


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

12.01.2010

Chrétiens persécutés en Malaisie, que fait le gouvernement?

Les attaques contre les lieux de culte chrétien se poursuivent en Malaisie, pays à majorité musulmane. Près de 10 églises, couvents ou temples ont été visés par des tirs, incendiés ou dégradés, depuis vendredi dernier.

 

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Copie de l'hebdomadaire 'Herald'


A l’origine de ces tensions : une décision de justice qui a autorisé la semaine dernière un journal catholique local, à utiliser le mot "Allah" dans ses éditions. Face à la colère de groupes islamiques et aux pressions du gouvernement, qui a agité la menace de tensions interconfessionnelles, la Haute cour a finalement suspendu sa décision.

 

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Premier Ministre de Malaisie
Najib Abdul Razak


Ce samedi, le premier ministre malaisien avait lancé un appel au calme, mais éviter les tensions interreligieuses est une lourde tâche dans ce pays où la structure même du gouvernement rend la question complexe.

Ecoutez l’analyse de David Camroux, chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales de Sciences Po, spécialiste de l’Asie du Sud. >>

 

(Radio Vatican

Pour faire partie du groupe de soutien aux chrétiens de Malaisie sur Facebook

11.01.2010

Le Pape lance un vibrant appel en faveur des droits des immigrés et des chrétiens persécutés

La violence ne doit jamais être le moyen utilisé pour résoudre les difficultés.


bxvi angelus


Benoît XVI l’a rappelé ce dimanche, après la prière de l’angélus, revenant sur des faits marquants de l’actualité de ces derniers jours : des immigrés victimes d’une chasse à l’homme dans le sud de l’Italie, mais également des attaques très violentes contre les chrétiens en Egypte et en Malaisie.

Le Pape invite à “repartir du cœur du problème“, c’est-à-dire “du sens de la personne“.

Hélène Destombes (Radio Vatican) : >>


"Deux faits ont particulièrement attiré mon attention ces jours derniers : le cas de la condition des migrants qui cherchent une vie meilleure dans des pays qui, pour différentes raisons, ont besoin de leur présence, et les situations conflictuelles, dans diverses parties du monde, où les chrétiens sont objet d'attaques, même violentes.

"Il faut repartir du coeur du problème ! Il faut repartir de la signification de la personne ! Un immigré est un être humain, différent de par sa provenance, sa culture, ses traditions, mais une personne à respecter et avec des droits et des devoirs, en particulier dans le domaine du travail où la tentation de l'exploitation est plus facile, mais aussi dans le domaine des conditions de vie concrètes. La violence ne doit jamais être pour personne le chemin pour résoudre les difficultés. Le problème est avant tout humain ! Je vous invite à regarder le visage de l'autre et à découvrir qu'il a une âme, une histoire et une vie : c'est une personne et Dieu l'aime comme il m'aime.

"Je voudrais faire des réflexions semblables pour ce qui concerne l'homme dans sa diversité religieuse. La violence contre les chrétiens dans certains pays a suscité l'indignation de beaucoup, aussi parce qu'elle s'est manifestée lors des jours les plus sacrés de la tradition chrétienne. Les institutions, aussi bien politiques que religieuses - je le répète - ne doivent pas manquer à leurs responsabilités. Il ne peut y avoir de violence au nom de Dieu, et on ne peut pas penser l'honorer en offensant la dignité et la liberté de ses semblables."

 

(Zenit)