03/06/2009

République Dominicaine: refus des tentatives d'introduire la culture de l'avortement

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Dans son message pour la Journée de la mère, l’Archevêque de Saint-Domingue réaffirme son refus net des tentatives d’introduire dans le pays la culture de l’avortement et d’autres formes de mort

 

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Saint-Domingue (Agence Fides) – Le Card. Nicolás de Jesús López Rodríguez (photo), Archevêque de Saint-Domingue (République Dominicaine) a envoyé un message à l’occasion de la Journée de la mère, qui a été lu dimanche 31 mai pendant les messes célébrées dans les 250 paroisses de l’Archidiocèse. Dans son message de vœux à toutes les mères, le Cardinal propose quelques réflexions sur le thème de l’avortement, soumis à la discussion dans le projet de réforme constitutionnelle mis en œuvre dans la République dominicaine. L’avortement est qualifié de crime dans la nouvelle Constitution, qui a déjà été approuvée en première lecture, même si on craint de revenir en arrière dans la seconde lecture. Le Cardinal manifeste encore une fois son refus « catégorique et définitif » aux tentatives d’implanter dans le pays la culture de l’avortement et d’autres formes de mort.

« En ce 31 mai 2009, nous tous fils et filles dominicains, nous nous sentons pleins de joie, en adressant nos félicitations aux mères qui ont honoré leur qualité de femme en acceptant le don merveilleux de la maternité » lit-on dans la lettre. Je suis également honoré « comme fils et comme membre d’une famille nombreuse, d’exalter le don de la maternité ». Il rappelle ensuite qu’on trouve des femmes de grande valeur à tous les niveaux, qui vivent avec fierté leur condition de femme en République Dominicaine. « Je les ai connues et j’ai été en rapport avec elles pendant les presque 50 ans de mon ministère sacerdotal et épiscopale, et parmi elles il y a des personnes de grand prestige intellectuel, des managers, des fonctionnaires et des employées publiques et privées, ainsi que des mères au foyer ayant un grand sens de l’abnégation ». De même dans le monde rural dominicain « il y a une légion de femmes très simples, mais admirables par la façon dont elles se sont ouvertes à la vie et se sont consacrées par de grands sacrifices et privations à éduquer leurs enfants. On peut dire la même chose de nos quartiers urbains : quelle vertu, quelle capacité de tout supporter, quelle fidélité au travail, quel amour pour la famille, et quelle piété nous trouvons derrière une grande pauvreté matérielle et des conditions de vie précaires ».

“Le oui que vous avez su dire à la vie qui un jour s’est développée dans votre ventre est aujourd’hui votre réjouissance et votre joie » continue le texte. Devant tant de menaces contre la vie et devant la pression de certains pour que l’article 30 de la réforme constitutionnelle, déjà approuvée en première lecture, soit modifié, le Cardinal lance un appel à toutes les mères afin qu’elles donnent vie à une « chaîne de prière et d’action, pour que nos législateurs et législatrices, éclairés par l’Esprit saint, maintiennent leur vote au bénéfice de la vie dans la seconde lecture ».

Mardi 2 juin on inaugure le « Congrès scientifique international sur l’article 30 de la Constitution dominicaine », patronné par l’Archidiocèse de Saint-Domingue, auquel participent différents spécialistes de sciences médicales avancées, de gynécologie et d’obstétrique, de bioéthique, de droit international et de théologie morale. Parmi les intervenants au Congrès international figurent Mónica López Barahona, présidente de la Faculté de sciences et de bio santé de l’Université Francisco de Vitoria, en l’Espagne; la spécialiste portoricaine en Droit International, Marlene Gillette-Ibern, qui a fait partie de la délégation de « Vie humaine internationale » à la Conférence de Beijing et d’Istanbul. Parmi les participants, il y a aussi le gynécologue Rafael Cabrera Artola, spécialiste en grossesses à haut risque, et Adolfo Castañedas, spécialiste en Théologie morale de l’Université Alphonsine de Rome et du Séminaire Saint Vincent de Paul de Bounton, en Floride.
Pendant le Congrès, les représentants répondront à plusieurs questions, parmi lesquelles : Quand commence la vie humaine ? Un embryon peut-il être considéré comme une personne ? L’article 30 touche-t-il le développement de la science ? Y a-t-il un danger dans l’exercice de la pratique médicale approuvant cet article ? Cette approbation touche-t-elle quelque droit de l’homme ? Quels grands capitaux financent l’avortement ? Quels bénéfices tire l’Eglise de l’approbation de l’article 30? Qui est avantagé si l’article 30 n’est pas approuvé?

(Agence Fides 1/6/2009)