04.04.2012

Bénédiction des enfants dans le sein maternel

fete des meres, enfants, sein maternel, saint-siege, etats-unis, conference des eveques, recognitio, gavelston, houston, daniel n. di nardo, pro-vie, parents, priere, maternite, respect de la vie, societe, messe, livre des benedictions, louisville, joseph edward kurtz, knoxvilleCité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Dès la deuxième semaine de mai, à l'occasion de la fête des mères célébrée dans de nombreux pays, un texte du rite de bénédiction des enfants dans le sein maternel, ayant reçu l'approbation du Saint-Siège, sera disponible dans les paroisses des Etats-Unis. C'est ce qu'a communiqué la Conférence des évêques catholiques américains dans une note récente informant les fidèles de la 'recognitio' accordée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le texte du rite sera imprimé en anglais et espagnol pour répondre aux nécessités du nombre croissant de fidèles hispaniques immigrés dans ce pays.

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29.03.2011

Comment vivre une relation structurante avec son enfant ?

famille.jpgEn France, la famille est au cœur de la préparation à Pâques. Chaque semaine, les Conférences de carême de Notre-Dame de Paris proposent de réfléchir à une thématique donnée comme ce dimanche 27 mars : comment vivre une relation structurante entre parents et enfants. Quelle est donc la clé pour l’exercice d’une paternité ou d’une maternité qui enrichisse la vie des parents, respecte l’altérité de l’enfant et lui permette d’exister pour lui-même ? 

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22.04.2010

"Maternté avortée" et addiction à l'IVG: un livre témoignage

"Maternité avortée" et addiction à l'IVG : un livre témoignage

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L'Express.fr
a interviewé Irène Vilar, une Américaine d'origine portoricaine qui relate dans un livre témoignage - paru récemment en France sous le titre de Maternité avortée* - ses 15 avortements et son rapport difficile à la grossesse et à la maternité. Irène Vilar a tout juste 16 ans lorsqu'elle rencontre l'homme qui va bouleverser sa vie, "un professeur de littérature latino-américaine de quarante-quatre ans son aîné". Elle va alors, durant 17 ans, vivre auprès de lui une "passion destructrice qui la verra subir pas moins de 15 avortements" et plusieurs tentatives de suicide. Elle parle d' "addiction à l'IVG". Aujourd'hui remariée et mère de deux petites filles, elle voit sa maternité comme une sorte de rédemption. Irène Vilar a fait le choix de rendre publique son expérience difficile "non pour s'excuser, ni remettre ce droit en question, mais pour expliquer combien une passion amoureuse peut se révéler destructrice". Elle savait que son témoignage susciterait de très vives réactions comme cela a été le cas aux Etats-Unis, chez les opposants à l'IVG comme chez ceux qui le défendent, mais elle explique avoir voulu "montrer combien la maternité, la sexualité et la maîtrise de la fécondité plongeaient les femmes dans une inévitable ambivalence". Ouvrant le débat sur "la complexité de devenir mère aujourd'hui", le livre d'Irène Vilar est avant tout "le récit poignant d'une femme sur la difficulté d'assumer son héritage, de s'extirper d'une relation toxique avec un homme et de bâtir son indépendance en se réconciliant avec l'idée d'être mère".

Irène Vilar revient brièvement sur son histoire : issue de la culture latine de Porto Rico "
où les femmes sont dominées par les hommes", elle tombe amoureuse de son professeur sexagénaire. "Au côté de cet homme qui ne voulait pas d'enfant, j'avais l'impression d'être libre, indépendante, moderne. Mais en fait, il 'colonisait' mon corps en me disant : 'Si tu veux rester avec moi, il faut que tu restes inféconde'. Je jouais à la roulette russe avec ma pilule. Chacune de mes grossesses était une forme de défi. A cet homme, mais aussi, et je l'ai compris bien plus tard, à la politique de stérilisation de masse qui a eu lieu dans les années 1960 à Porto Rico et dont ma mère fut victime, ce qui la plongea dans une grande dépression qui la mena au suicide".

Plus qu'une "
addiction à l'IVG", Irène Vilar décrit un rapport névrotique à la fécondité : "ma névrose [...] venait pervertir mon rapport à la fécondité. Quand j'étais enceinte, j'avais la sensation d'être dans la puissance et le pouvoir. Puis je m'apercevais que je ne pouvais pas vivre sans l'homme que j'aimais. J'étais tout à coup terrifiée à l'idée d'être enceinte et je mettais fin à ces grossesses. Cela montre à quel point la fécondité est quelque chose de très complexe. La contraception permet de contrôler l'ovulation, pas le psychisme. Et les femmes ont un rapport ambivalent à leur désir de grossesse". Elle explique comment elle est parvenue à se sortir de cette relation toxique, et de ses sentiments de honte et d' "être inadaptée", sur lesquels elle s'est construite, grâce "à la psychothérapie et [son] travail d'écriture". Elle revient également sur les difficultés éprouvées lors de sa première grossesse menée à terme : "comme je l'écris dans le livre, j'ai voulu avorter après quelques semaines de grossesse. Après ma huitième IVG, avorter était devenu une 'habitude'. Ainsi, quand j'ai voulu arrêter prématurément cette grossesse, que j'avais pourtant désirée et craint de ne pas voir venir, c'était la mémoire de mon corps qui parlait. Heureusement, mon mari m'a rassurée et j'ai pu dépasser mes peurs".

* Irène Vilar, Maternité avortée, Balland, Paris, 2010

L'Express.fr 21/04/10 - Gènéthique

04.03.2010

Assistance médicale à la procréation : les ambivalences du féminisme

La Revue française de science politique d’avril 2009 a publié un article d’Isabelle Engeli, intitulé "La problématisation de la procréation médicalement assistée en France et en Suisse. Les aléas de la mobilisation féministe".

 

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Isabelle Engeli (photo), docteur en sciences politiques, se livre à une analyse comparée de l’évolution des mouvements féministes et leur impact sur le développement de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en France et en Suisse. Elle montre que le discours féministe a eu une influence contrastée relative au contexte social dans lequel il s’est inscrit. Les discours de revendications sociales n’ont en effet aucune chance d’influencer le débat public s’ils n’entrent pas en résonance avec "le système de valeurs et de représentations de sens socialement partagées".


L’ambivalence des féministes

La procréation médicalement assistée et l’avortement, "en se situant chacun à des extrémités opposés du processus reproductif" ont, pour reprendre une expression de Marie-Josèphe Dhavernas lors du colloque L’ovaire-dose, "semé le désordre dans l’ordre reproductif" en perturbant profondément le cadre normatif traditionnel de la reproduction". Ce désordre a permis la remise en question de l’ordre traditionnel de genre "fondé sur la biologisation de la fonction sociale de la femme" destinée à la maternité. L’avortement et l’AMP ont donc posé deux défis importants à la société et aux féministes.


Après la revendication politique de l’avortement au nom du libre choix de la "non maternité", l’avènement des "nouvelles technologies de reproduction a frappé les courants féministes de plein fouet en posant cette fois la question de la réalisation de la maternité", sans qu’ils puissent y apporter une réponse unifiée. Initialement, les techniques d’AMP furent accueillies favorablement et de manière unanime : les féministes y voyaient le moyen de gommer définitivement les différences sexuelles et libérer la femme de la maternité. Rapidement, cependant les positions divergèrent. Pour les radicales et les éco-féministes, le développement des nouvelles technologies renforçait la domination masculine qui prenait les traits du pouvoir médical. Celui-ci accentuait à nouveau l’obligation sociale de maternité et de sexualité pour les femmes. Mais pour les libérales et les post-modernes, l’AMP était dans la continuité directe du contrôle des femmes sur la décision de maternité, inauguré avec la légalisation de l’avortement. Elle portait par ailleurs un fort potentiel de transformation des relations de genre et des structures familiales.


France : échec de la pensée radicale

En France, les courants féministes ont été confrontés à ces contradictions internes. Lors des discussions sur l’AMP au cours de l’élaboration de la loi de bioéthique de 1994, le débat public s’est concentré sur la notion de "désir d’enfant", rejoignant en cela une partie des féministes. Mais peu à peu, le discours féministe dominant s’est articulé autour de l’instrumentalisation du corps de la femme par les nouvelles technologies reproductives. Une telle thèse était en parfaite contradiction avec la consultation publique et le corps médical qui estimaient primordial que la médecine réponde à la souffrance des couples stériles. Leur discours devint "radical" : il allait "à l’encontre du système". Il va alors s’estomper progressivement jusqu’à "être largement oublié durant la suite du processus de décision qui mena aux lois de bioéthique de 1994". La législation adoptée, libérale en matière d’AMP, marque donc un échec du féminisme français à se faire entendre sur la scène législative.


Suisse : jeu des alliances
Alors que l’avènement des nouvelles technologies avait été accueilli avec enthousiasme en France, c’est un scepticisme inquiet de possibles dérives eugéniques qui prévalut en Suisse. Une vaste initiative populaire lancée par un magazine et intitulée "
Contre l’application abusive des techniques de reproduction et de manipulation génétique" fut rapidement rejointe par les mouvements pro-vie et les associations catholiques. La réflexion se fondait sur deux principes : le "respect de la dignité humaine" et la "protection de la famille". Les initiateurs du débat ne tardèrent pas à propulser les féministes radicales et écologistes sous le feu des projecteurs : elles luttaient pour "l’interdiction du don d’ovules et d’embryons en dénonçant l’instrumentalisation du corps de la femme par la médecine, ainsi que la pression maternelle imposée aux femmes stériles". Elles se retrouvaient ainsi en résonance avec un débat beaucoup plus large auquel ne s’opposait que le corps médical, qui passa rapidement d’une position pro-active à une position défensive. Face à cette montée en puissance, les courants féministes libéraux se démobilisèrent très vite. La réflexion des radicales et des éco-féministes, en revanche, s’intensifia rapidement : elle rejoint le Réseau international des femmes contre la procréation médicalement assistée (FINNRAGE) qui regroupe des associations féminines de toutes tendances. Lors de la deuxième phase de l’élaboration de la loi d’application sur la procréation médicalement assistée, leurs idées influencèrent largement le débat parlementaire, reprises par tous les partisans d’une politique restrictive, mais aussi par leurs adversaires. La loi fut finalement "placée sous le sceau d’une large interdiction [bannissant] la plupart des techniques de procréation médicalement assistée, et notamment le don d’ovule ainsi que le don d’embryon". L’assurance maladie ne couvre aucun des frais qui y sont relatifs.

 

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03.03.2010

1 avortement toutes les 11 secondes en Europe

L'Institut de Politique familiale (IPF) a présenté le 2 mars 2010 un rapport intitulé "L'avortement en Europe et en Espagne" au Parlement européen. 2,9 millions d'avortements ont été pratiqués en 2008 en Europe, c'est-à-dire 1 avortement pratiqué toutes les 11 secondes, soit 7.846 avortements par jour.

 

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Selon Eduardo Hertfelder, (photo) président de la Fédération internationale de l'IPF, "l'avortement est devenu la principale cause de mortalité en Europe, et présente des effets sociaux et démographiques dramatiquement constatables". Le rapport note que l'Espagne est le pays de l'Union européenne des 27 où la hausse du nombre d'avortements a été la plus importante durant les dix dernières années, et où "deux adolescentes avortent toutes les heures".


Considérant que l'avortement représente une violence faite à la femme, l'IPF émet plusieurs propositions pour "favoriser la mise en oeuvre de politiques publiques qui garantissent le droit de l'enfant dans la période prénatale et le droit de la femme à la maternité en supprimant les obstacles qui les entravent".  Parmi ces propositions, on peut noter entre autres : la "réunion d'un Conseil extraordinaire des Ministres chargés de la famille, qui analyse la problématique de la natalité et ses conséquences sur le vieillissement de la population et l'hiver démographique en Europe et en Espagne"; la promotion d'un "accord des pays de l'UE sur la mise en oeuvre d'une aide directe universelle à la grossesse de  1.125 euros"; un "programme spécifique d'aide à l'adolescente enceinte pour faire face aux problèmes particuliers posés par une grossesse à cet âge sans défense"; la "création de centres d'aide, de soins et de conseils à la femme enceinte qui aident toutes les femmes, mariées ou célibataires, à avoir leurs enfants"; ou encore la réduction de 50% de la TVA sur une série de produits de base d'hygiène infantile.

 

 Ipfe.org - Gènéthique 03/03/10

25.03.2009

25 mars: Journée de l'enfant à naître

AMERIQUE - Le 25 mars “Journée nationale de l’enfant à naître” dans toute l’Amérique Latine : une campagne internationale pour une culture de la vie humaine


Rome (Agence Fides) - Le 25 mars, solennité de l’Annonciation et du Seigneur, dans de nombreux pays d’Amérique Latine, on célèbrera la « Journée nationale de l’enfant à naître ». Cette pratique s’étend d’année en année, suite à l’attaque de plus en plus fréquente contre la vie humaine naissante.

La Conférence épiscopale de la Colombie, à travers la Section pour la Famille, encourage cette célébration, s’unissant ainsi à la campagne internationale entreprise par l’Eglise pour une culture de la vie humaine. Cette Journée rappelle que « l’enfant sur le point de naître est un être humain, un enfant de Dieu, qui mérite de l’attention, autant de la part des parents qui l’ont engendré que de la part de la société qui de cette façon se voit enrichie d’un nouveau membre ».

« Face à un environnement qui cherche à faire abstraction de nombreux êtres sans défense –l it-on dans le matériel préparé pour l’occasion - nous sommes appelés à lutter pour que la vie nouvelle des enfants engendrés et pas encore nés puisse se développer et arriver à sa plénitude : dans la maison qui l’accueille par l’expérience de l’amour sincère et fidèle des époux et des parents, et dans la société qui reconnaît ses droits fondamentaux et qui lui facilite les possibilités d’arriver à une maturité personnelle ».

Les thèmes proposés à la réflexion pendant cette Journée 2009 sont : « réaffirmer la valeur de chaque vie humaine depuis sa conception jusqu’à la mort naturelle ; promouvoir la culture de la vie humaine ; réveiller la solidarité ; accompagner les mères enceintes ; prier pour qu’il y ait dans notre pays du respect pour toute vie humaine ».

La Conférence épiscopale propose en outre une série d’initiatives à caractère formatif, social, culturel et religieux pour célébrer cette Journée, parmi lesquelles: “des assemblées familiales pour l’étude des thèmes pendant la semaine du 24 au 31 mars; des laboratoires de formation sur la paternité et la maternité responsables; la projection de vidéos sur le thème de l’avortement; des rencontres et des partages avec le personnel médical des hôpitaux et des cliniques ; des laboratoires de formation avec des dirigeants publics et le personnel médical sur l’objection de conscience et sur le consentement informé ; le lancement de la journée à travers les moyens de communication ; la réalisation de marches et de manifestations culturelles pour défendre la vie humaine ; la célébration eucharistique et la bénédiction des mères enceintes ».

Au Chili, le 24 mars à 19 heures, dans la cathédrale de Santiago, aura lieu une messe célébrée par Mgr Fernando Chomali, Evêque auxiliaire de Santiago, et concélébrée par le Père Marcos Burzawa, MsF. Pendant la célébration, organisée par le Vicariat pour la famille et par le Réseau pour la vie et la famille, il y aura la remise de l’image de la Vierge de Guadalupe, la grande avocate et protectrice de la vie humaine, pour réaffirmer l’engagement de l’Eglise du Chili en faveur de la vie. « L’idée est de célébrer le magnifique acte d’amour qu’est l’épanouissement d’un nouvel être, et ainsi de promouvoir une culture de la vie dans notre société », a expliqué le P. Burzawa.

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Patricia Mondaca

Dans le cadre des célébrations de cette année, le Réseau pour la Vie récompensera pour leur travail en défense de la vie Patricia Mondaca, directrice du Centre d’attention aux jeunes femmes enceintes « Marie Secours », et le journaliste de la radio « Il Conquistatore » de Temuco, Luis Muñoz. La cérémonie de remise des prix aura lieu le 25 mars – à 13 heures - à l’Auditorium du siège de l’institut DUOC de Ponte Alto. Au Chili la Journée a lieu depuis le 18 mai 1999, date à laquelle le Sénat a approuvé – à l’unanimité - un projet sollicitant le président de la République à déclarer le 25 mars de chaque année « Journée de l’enfant conçu ».

(Agence Fides 23/3/2009)