02.05.2012

Audience générale : saint Etienne, premier martyr

1_0_584541.jpegLors de l’audience générale, place Saint-Pierre, Benoît XVI est revenu dans sa catéchèse sur le témoignage de saint Etienne, le premier martyr de l’Église. Lors des précédentes audiences, le Pape a montré comment, dans la prière personnelle et communautaire, la lecture et la méditation des Saintes Ecritures ouvrent à l’écoute de Dieu qui nous parle et diffusent la lumière pour comprendre le présent. Le rapport fécond entre la Parole de Dieu et la prière apparaît une fois de plus clairement selon ce que rapportent les Actes des Apôtres.

Saluant les pèlerins polonais, Benoît XVI a évoqué le premier anniversaire de la béatification de Jean-Paul II. C’était le 1er mai 2011, à Rome. Le Pape leur a rappelé que « le témoignage de sa vie, son enseignement et l’amour pour sa patrie demeurent [leur] héritage particulier ». Il les a appelés à demeurer « fidèles à Dieu, à la Croix et aux Saints Evangiles ». 

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03.04.2011

27 octobre à Assise : le Saint-Siège explique le sens de la démarche

saint-siege,assise,pape,benoit xvi,jean paul ii,pelerinage,francois d'assise,dialogue,priere,syncretisme,reflexion,paix,justice,verite,angelus,culture,science,meditationLe programme de la rencontre convoquée par Benoît XVI le 27 octobre prochain à Assise a été présenté ce samedi 2 avril. A cette occasion le bureau de presse du Saint-Siège a publié un long communiqué en plusieurs langues, détaillant le sens et l’objectif de cette journée, 25 ans après la rencontre historique voulue par Jean-Paul II. L’image du pèlerinage résume le sens de cet événement qui sera célébré dans la ville de Saint-François, un pèlerinage de la mémoire projeté vers l’avenir. Dialogue et prière, mais pas de syncrétisme.

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07.10.2009

Chine: pèlerinage au Sanctuaire du Village du Rosaire dans le diocèse de Fu Zhou

ASIE/CHINE - Les travailleurs catholiques du Centre de Service Social Catholique de Shang Hai en pèlerinage au Sanctuaire du Village du Rosaire dans le diocèse de Fu Zhou (photo)


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Shang Hai (Agence Fides) – “Le pèlerinage nous a donné la charge spirituelle qui va nous permettre de vivre notre foi comme tous les chrétiens, mais aussi d’accomplir le mieux possible notre mission de travailleur du Service social et pastoral catholique”. C’est le commentaire des catholiques du Centre de Service Social Catholique “Paolo Xu” de Shang Hai, au retour de leur pèlerinage au célèbre sanctuaire marial du Village du Rosaire, dans le diocèse de Fu Zhou.

Rosaire, Via Crucis, eucharistie et méditation ont été les contenus principaux de ce pèlerinage, qui s’est déroulé du 19 au 21 septembre.

Selon le récit, parvenu à Fides, “personne n’a senti la fatigue de ces trois heures d’avion et d’une heure de voiture. A peine descendu de l’avion, nous avons commencé à admirer la beauté de la création et à louer le Seigneur : la mer, la montagne… En arrivant au Village, nous sommes restés frappés de stupeur devant le miracle du Seigneur : la transformation d’un terrain vague en une merveille de la nature, où l’on sent le parfum de la spiritualité mariale”.

Les 21 travailleurs du Centre de Service Social Catholique “Paolo Xu” ont visité également des écoles élémentaires grâce aux fonds de 280 000 Yuan (environ 30 000 euros), recueilli par eux. Ils ont rencontré des jeunes qui étudient à cet endroit et ceux qui sont chargés de leur instruction, qui les ont remercié pour leur contribution à l’institution catholique. Par ailleurs, le chef de groupe du pèlerinage, sœur Pan, a parlé aux jeunes en racontant l’histoire de Paolo Xu, qui a donné son nom au Centre, et qui fut le premier catholique intellectuel et mandarin chinois baptisé par le Père Matteo Ricci. Elle a ensuite encouragé les petits à apprendre de Paolo Xu pour devenir de bons citoyens et dans le même temps aussi de bons chrétiens. Ils ont ensuite prié ensemble, devant les fonctionnaires publics, pour que l’Amour se diffuse toujours plus, en invoquant la protection et l’assistance de la Madone.

(Agence Fides 02/10/2009)

06.05.2009

Benoît XVI ordonne 19 prêtres pour le diocèse de Rome

VATICAN - Pour la Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, le Pape Benoît XVI ordonne 19 prêtres : « Soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu »

 

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Rome (Agence Fides) – Ce 3 mai, IV° Dimanche de Pâques et Journée Mondiale de Prière pour les Vocations, Le Pape Benoît XVI a célébré la Sainte Messe dans la Basilique Saint-Pierre et a ordonné 19 prêtres du Diocèse de Rome. Dans l’homélie, le Saint-Père a commenté les lectures de la liturgie de ce Dimanche.

Le passage tiré des Actes des Apôtres (4, 11-12) manifeste la singulière « homonymie » entre Pierre et Jésus : « Pierre, qui a reçu son nouveau, nom de Jésus lui-même, déclare ici que c’est Lui, Jésus, ‘la pierre’. En effet, le seul et unique véritable Rocher est Jésus. Le seul Nom qui sauve est le sien. L’Apôtre, et donc le prêtre, reçoit son propre ‘nom’, c’es-à-dire sa propre identité, du Christ. Tout ce qu’il fait, il le fait en Son Nom… Mais la référence à ce que chante le psaume est elle aussi essentielle : ‘la pierre rejetée par les constructeurs est devenue la pierre d’angle’ (Psaume 117|118], 22). Jésus a été ‘rejeté’, mais le Père a eu une prédilection pour lui et l’a placé comme fondement du Temple de la Nouvelle Alliance. Ainsi, l’Apôtre tout comme le prêtre, fait, à son tour, l’expérience de la croix, et c’est seulement par elle qu’il devient vraiment utile pour la construction de l’Eglise. Dieu aime construire son Eglise avec des personnes qui, en suivant Jésus, mettent toute leur propre confiance en Dieu, comme le déclare ce même Psaume ».

« Il revient au disciple, souligne le Saint-Père, le même sort que le Maître, ce qui, en dernière instance, est le sort écrit dans la volonté même de Dieu Père !... Jésus a expérimenté en lui le refus de Dieu de la part du monde, l’incompréhension, l’indifférence, comment on a défiguré en lui le visage de Dieu. Et Jésus a passé le ‘relais »’ à ses disciples… C’est pourquoi le disciple, et tout spécialement l’apôtre, ressent la même joie que Jésus, de connaître le Nom et le Visage du Père, et il partage aussi sa propre souffrance, de voir que Dieu n’est pas connu, que son amour n’est pas payé de retour… C’est vrai, et nous, prêtres, nous en faisons l’expérience : le ‘monde’, au sens où l’entend Jean, ne comprend pas le chrétien, il ne comprend pas les ministres de l’Evangile. Un peu parce que, de fait, il ne connaît pas Dieu, et un peu parce qu’il ne veut pas le connaître. Le monde ne veut pas connaître Dieu et écouter ses ministres, parce que cela le mettrait en crise ».

« Ce ‘monde’, toujours au sens évangélique, a poursuivi le Saint-Père, s’attaque aussi à l’Eglise, en contaminant ses membres et même les ministres ordonnés. Le ‘monde’ est une mentalité, une manière de penser et de vivre qui peut polluer même l’Eglise, et de fait, il la pollue, et cela demande donc une vigilance et une purification constantes… Nous sommes ‘dans’ le monde et nous risquons aussi d’être ‘du’ monde. Et de fait, nous le sommes parfois. Pour cela, Jésus, à la fin n’a pas prié pour le monde, mais pour ses disciples, pour que le Père les garde du Malin, et pour qu’ils soient libérés et différents du monde, tout en vivant dans le monde ».

Puis le Saint-Père a rappelé l’Evangile du Bon Pasteur où Jésus déclare : « Je donne ma vie pour mes brebis » (cf. Jean 10, 15.17.18). « Devenir prêtres, dans l’Eglise, veut dire entrer dans de don fait de lui-même par le Christ, par le Sacrement de l’Ordre, et y entrer de tout son propre être. Jésus a donné sa vie pour tous, mais, de manière particulière, il s’est consacré pour ceux que le Père lui avait donnés, pour qu’ils soient consacrés dans la vérité, c’est-à-dire en Lui, et qu’ils puissent parler et agir en son Nom, Le représenter, prolonger ses gestes salvifiques : rompre le Pain de la Vie et remettre les péchés. Ainsi, le Bon Pasteur a offert sa vie pour toutes les brebis, mais il l’a donnée et il la donne de manière spéciale à celles que Lui-même… a appelées à Le suivre dans la voie du service pastoral ».

Le Saint-Père a consacré la dernière partie de son homélie à un thème qui, d’après ses propres paroles lui « tient particulièrement à cœur : la prière et son lien avec le service ». Après avoir rappelé la vocation particulière des prêtres à l’égard de la prière – « nous sommes appelés à ‘demeurer’ dans le Christ, et cela se réalise particulièrement dans la prière » -, le Saint-Père a déclaré : « Notre ministère est totalement lié à ce fait de ‘demeurer’ qui équivaut au fait de prier, et dont découle son efficacité… La Célébration Eucharistique est l’acte de prière le plus grand et le plus élevé, et constitue le centre et la source dont toutes les autres formes reçoivent elles aussi la ’sève’ : la Liturgie des heures, l’Adoration Eucharistique, la ‘Lectio Divina’, le Saint Rosaire, la Méditation… Le prêtre qui prie beaucoup, et qui prie bien, est progressivement exproprié de soi et est toujours plus uni à Jésus Bon Pasteur et Serviteur de ses frères… Ainsi, la vie même du Christ, Agneau et Pasteur, est communiquée à tout le troupeau, par l’intermédiaire des ministres consacrés ».

Le Saint-Père a conclu son homélie en demandant l’intercession, pour les futurs prêtres, des Saints Apôtres Pierre et Paul et de Saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, sous le patronage de qui est placé la prochaine Année Sacerdotale, et la Très Sainte Vierge : « A l’école de la Vierge, soyez toujours des hommes de prière et de service, pour devenir, dans l’exercice fidèle de votre ministère, des prêtres saints selon le Cœur de Dieu ».

(Agence Fides, 4 mai 2009)

24.02.2009

Benoît XVI dénonce des polémiques destructrices qui caricaturent l’Eglise

ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Dans une longue méditation sur la liberté, Benoît XVI a dénoncé « des polémiques » qui naissent par une « arrogance intellectuelle » et qui caricaturent l'Eglise.

 

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Comme chaque année, le pape a rendu visite, le 20 février en fin de journée, au Séminaire majeur romain. Après avoir prié devant l'image de la Vierge de la Confiance, le pape a rencontré la communauté du séminaire. Il a proposé une lectio divina sur un passage de la Lettre de saint Paul aux Galates (5, 13-16).

Devant les séminaristes, le pape a cité saint Paul :

« Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres... vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ».

Saint Paul « montre ainsi des polémiques qui naissent là où la foi dégénère en intellectualisme et où l'humilité est substituée par l'arrogance de se sentir meilleurs que l'autre », a affirmé le pape.

« Nous voyons bien qu'aujourd'hui encore il y a des choses similaires où, au lieu de s'insérer dans la communion avec le Christ, dans le corps du Christ qui est l'Eglise, chacun veut être supérieur à l'autre et par une arrogance intellectuelle, veut faire croire qu'il serait meilleur », a poursuivi Benoît XVI. « Et c'est ainsi que naissent des polémiques qui sont destructrices, c'est ainsi que naît une caricature de l'Eglise qui devrait être une seule âme et un seul cœur ».

Pour le pape, « nous devons trouver un motif d'examen de conscience dans cet avertissement de saint Paul : ne pas penser être supérieurs à l'autre, mais nous trouver dans l'humilité du Christ, nous trouver dans l'humilité de la Vierge, entrer dans l'obéissance de la foi ». « C'est ainsi que le grand espace de la vérité et de la liberté dans l'amour s'ouvre vraiment à nous », a-t-il ajouté.

Dans sa méditation sur la liberté, le pape a rappelé qu'« il n'y a pas de liberté contre l'autre ». « Si je m'absolutise, je deviens ennemi de l'autre, nous ne pouvons plus vivre ensemble et toute la vie devient cruauté, devient un échec », a-t-il estimé. « Seule une liberté partagée est une liberté humaine ; en étant ensemble nous pouvons entrer dans la symphonie de la liberté ».

Tout en rappelant que la liberté avait toujours été « le grand rêve de l'humanité » et cela « particulièrement à l'époque moderne », Benoît XVI a expliqué que, paradoxalement, elle se réalise « dans le service ». « Nous devenons libres si nous nous mettons au service les uns des autres », a poursuivi le pape. « Nous sommes des êtres de relation et ce n'est qu'en acceptant » cela « que nous entrons dans la vérité ». « Autrement, nous entrons dans le mensonge et finalement, nous nous détruisons », a-t-il ajouté.

Marine Soreau

27.07.2008

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25.07.2008

Le « regard de Jésus en nous »

Rome (Agence Fides) – Combien est différent le « regard » du Seigneur sur le monde et sur l’humanité, de celui des hommes qui, souvent, ne parviennent pas à voir au-delà des apparences ! La conversion du cœur consiste à apprendre de Jésus à regarder la réalité avec un regard nouveau, Son regard, « tout autre » que celui du monde.

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Le suivre veut dire aussi : poser son « regard » là où il le pose lui-même, donner de l’importance à ce qui provient vraiment de Son amour, et non pas à ce qui provient de notre propre amour qui est « myope » par sa nature même, ne pouvant regarder au-delà de nous-mêmes. Se mettre à l’école de l’Evangile veut dire apprendre, jour après jour, à aller au-delà de notre propre horizon, tellement limité par l’égoïsme, pour regarder dans la même direction que Jésus, pour partager les mêmes aspirations de bonté, de vérité, de beauté contenues dans chacune de Ses paroles.

Quand il nous demande de nous aimer comme Il nous a aimés (cf. Jean 13, 34), il nous demande en même temps d’avoir sur notre prochain un « regard » nouveau, c’est-à-dire renouvelé par la charité. C’est probablement là le plus grand problème pour un chrétien : vivre « au sein » de cette parole-commandement de Jésus, pour que, chaque jour, il s’incarne dans la vie et la renouvelle par la charité.

« Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés ». Je peux aimer de cette manière seulement si je « vois » l’autre comme le « voit » Jésus. Si je le juge, si je le condamne, je sors du « regard » du Christ et je deviens « aveugle », incapable d’aller au-delà de mon jugement, qui me fait « voir » l’autre inférieur à moi : « Pourquoi regardes-tu la paille que est dans l’oeil de ton frère, et ne te préoccupe pas de la poutre qui est dans le tien ? » (Luc 6, 41).

« Bienheureux les coeurs purs car ils verront Dieu » (Mathieu 5, 8). Un cœur pur, un cœur qui aime Dieu en s’oubliant, regarde dans la même direction que Jésus, et « voit » dans l’autre la ressemblance divine « imprimée » en lui, il le reconnaît comme étant rempli de dignité, il découvre ses possibilités de faire le bien, même quand elles sont comme « enterrées » par le péché qui défigure l’homme mais ne lui enlève pas la dignité d’enfant de Dieu.
Dans la parabole de l’enfant prodigue, appelée aussi de manière plus juste « du père miséricordieux », il y a les deux « regards » différents du père et du fils aîné, qui se posent sur le pauvre enfant qui retourne chez lui, humilié sous le poids de ses propres péchés (cf. Luc 15, 18-19). Le premier voit dans l’enfant prodigue une réalité totalement différente de celle qui est perçue en revanche par le deuxième. Tous deux arrivent à des conclusions opposées : le père, rempli de miséricorde, fait fête pour le fils cadet, « parce qu’il était mort et qu’il est revenu à la vie. Il était perdu et il a été retrouvé » (Luc 15, 24) ; le fils aîné, en revanche, sans compassion, « se fâche » (Luc 15, 28) ; ses « yeux » sont incapables de « voir » ce que « voit » le père. Il s’oppose à la joie du père, parce qu’il ne parvient pas à en voir les raisons, en croyant que c’est lui qui a raison. S’il avait rencontré son frère, avant son père, il l’aurait probablement empêché de s’approcher de la maison, mais il n’en faut pas ainsi. Dans cette étonnante parabole, Jésus, non pas par hasard, nous dit que le premier regard qui s’est posé sur l’enfant prodigue a été celui du père (cf. Luc 15, 20) !

Qu’il est beau et consolant de savoir que celui qui voit le premier est toujours le Seigneur ! Que Son regard repose sur chacun d’entre nous avec une bienveillance inimaginable ! Si nous le croyons, nous aurons la force, dans nos rencontres et dans les événements de chaque jour, d’avoir, nous aussi, un regard de miséricorde qui « rencontre » le prochain pour « le revêtir » de bonté.

Il faut demander chaque jour au Saint-Esprit de nous donner la grâce d’avoir les mêmes sentiments que le Christ : mansuétude et patience, humilité et bienveillance. Et ainsi, se réalisera ce qui est souhaité par l’Apôtre :
« Mettez le comble à ma joie par l'accord de vos sentiments: ayez le même amour, une seule âme, un seul sentiment ; n'accordez rien à l'esprit de parti, rien à la vaine gloire, mais que chacun par l'humilité estime les autres supérieurs à soi ; ne recherchez pas chacun vos propres intérêts, mais plutôt que chacun songe à ceux des autres. Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus » (Philippiens 2, 2-5),
« à nous qui ne regardons pas aux choses visibles, mais aux invisibles ; les choses visibles en effet n'ont qu'un temps, les invisibles sont éternelles » (2 Corinthiens 4, 18).

Le Saint-Esprit veut nous donner cette charité, mais pour cela, nous devons prier, comme l’a rappelé le Saint-Père aux jeunes lors des récentes Journées Mondiales de la Jeunesse :
« Toutefois, cette force, grâce du Saint-Esprit, n’est pas quelque chose que nous pouvons mériter ou conquérir ; nous pouvons seulement la recevoir comme pur don. L’amour de Dieu peut répandre sa force seulement quand nous lui permettons de nous changer de l’intérieur. C’est nous qui devons lui permettre de pénétrer dans la croute de notre indifférence, de notre fatigue spirituelle, de notre conformisme aveugle à l’esprit de ce temps dans lequel nous vivons, C’est seulement alors que nous pouvons lui permettre d’éclairer notre imagination et de former nos désirs les plus profonds. D’où l’importance de la prière quotidienne, la prière « privée dans le silence de notre cœur, et devant le Très Saint-Sacrement, et la prière liturgique au sein de l’Eglise. Elle est une pure réceptivité de la grâce de Dieu, un amour en action, une communion avec l’Esprit qui demeure en nous et nous guide, par Jésus, dans l’Eglise, à notre Père Céleste » (Homélie du Pape Benoît XVI, 20 juillet, Sydney).

La Sainte Vierge avait le regard toujours tourné vers Jésus et elle regardait dans Sa même direction ; c’est pourquoi elle s’est aperçue à Cana qu’il n’y avait plus de vin (cf. Jean 2, 3). Son intercession fut définitive par ce miracle opéré par le Seigneur, comme aussi pour tous les autres miracles dans notre vie. Elle est en effet notre Médiatrice et notre Avocate auprès de Dieu. A la Mère de Miséricorde, consacrons notre vie, et, avec une confiance filiale, abandonnons-nous à Elle, parce que, avec une telle Mère, nous serons toujours à l’abri, en Dieu !

(Agence Fides, 23 juillet 2008)

06:45 Écrit par Père Walter dans Homélies 2007-2008 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, meditation, amour | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |