04/09/2009

L’esprit de pardon et de paix contre l’absurdité de la guerre

 

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Dans une époque de grande fragilité, c’est la bonté du cœur de Dieu qui transforme le monde et le rend imperméable à ses vices C’est l’enseignement d’un moine médiéval français, saint Odon, que Benoît XVI a proposé d’appliquer à notre époque contemporaine. Le Pape en a parlé lors de l’Audience générale de ce matin, qui s’est tenue dans la salle Paul VI devant pas moins de 8 000 personnes. Après la pause de cet été, il a donc repris ses catéchèses sur les grands auteurs de l’Église antique. Rappelant « l’absurdité » de la Seconde Guerre mondiale, le Pape a également prié pour que l’esprit de pardon et de paix « pénètre le cœur des hommes ».

Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française. >>


Résumé de la catéchèse en langue française


     Chers Frères et Sœurs,

     Saint Odon, né vers l’an 880, se trouve au cœur de la prodigieuse floraison de monastères qui, s’inspirant de la Règle de Saint Benoît, ont donné à l’Europe un esprit et une sensibilité chrétiennes profondes. Il fut le 2e Abbé de Cluny, une abbaye qui eut un rayonnement extraordinaire durant le Moyen-Age par la ferveur avec laquelle les moines se livraient à l’ascèse comme à l’étude et surtout au culte divin plein de beauté.
     Par la Vierge Marie, « Mère de Miséricorde », Odon, encore adolescent, fut introduit dans un nouvel espace intérieur qui, peu après, s’illuminera avec la Règle de Saint Benoît qu’il découvre et aime au point de quitter sa Touraine natale. Abbé de Cluny, il exerça une forte influence sur les monastères d’Europe dont certains suivirent sa réforme. L’idéal monastique se trouvait, pour lui, dans l’expérience de Marie de Magdala, assise aux pieds du Maître pour l’écouter et se détacher du tumulte des soucis du monde. Son amour de la Parole du Seigneur illuminait sa foi et sa dévotion au Corps et au Sang du Christ. Sainteté du mystère du Corps du Seigneur qui invite à une conversion radicale toujours possible par la puissance de la miséricorde divine. De sa contemplation du Christ miséricordieux, jaillissait en lui une joie et une bonté qui entraînaient sur la voie de la perfection chrétienne non seulement ses frères moines mais aussi les fidèles laïcs de son temps.


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     J’accueille avec joie les pèlerins francophones. Je salue particulièrement les séminaristes de Brugge, en Belgique, et leurs accompagnateurs ainsi que les nombreux pèlerins du diocèse de Kaolack, au Sénégal, avec leur Evêque Mgr Ndiaye. Puissiez-vous tous suivre généreusement le Christ chaque jour. Que Dieu vous bénisse !