16.05.2012

Message du Pape au Président de la République française François Hollande

1_0_588347.jpegBenoît XVI a adressé un message de vœux à François Hollande à l’occasion de son investiture comme Président de la République française. Le Pape demande à Dieu d’assister le nouveau chef d'Etat français pour que, dans le respect de ses nobles traditions morales et spirituelles, la France poursuive avec courage ses efforts en vue de l’édification d’une société toujours plus juste et fraternelle, ouverte sur le monde et solidaire des nations les plus pauvres. Benoît XVI souhaite que la France puisse demeurer, au sein de l’Europe et de la communauté internationale, un facteur de paix et de solidarité active, dans la recherche du bien commun, du respect de la vie ainsi que de la dignité de chaque personne et de tous les peuples. Le Pape invoque sur la personne de François Hollande et sur tous les habitants de la France l’abondance des bénédictions divines. 

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28.04.2012

Une journée mondiale des vocations, don de l'amour de Dieu

ordinations.jpegDans un contexte européen de sécularisation, de déchristianisation, et de crise patente des vocations, Benoît XVI, tout en rappelant que l’amour divin reste la source de toute vocation, insiste sur l’urgence et la nécessité pour l’Eglise de créer « les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu » (Message pour la 49e journée de prières pour les vocations).

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25.10.2011

Le phénomène migratoire : une occasion providentielle pour l’annonce de l’Évangile

migrations.JPGLes immigrés sont des êtres humains. L’Église catholique est engagée à leurs côtés. Elle dénonce le sort qui leur est réservé en Occident. Dans son message en vue de la prochaine Journée mondiale des migrants et des réfugiés qui sera célébrée le 15 janvier prochain, rendu public ce mardi 25 octobre, Benoît XVI invite une nouvelle fois à la compréhension, au respect de leur dignité humaine et de leurs droits, tout comme à la prise de conscience de leurs devoirs. La souffrance des réfugiés qui demandent asile - écrit-il - exige de la part des Etats et de la communauté internationale qu’ils surmontent les craintes et évitent les formes de discrimination, qu’ils mettent en place des structures d’accueil adéquates et des programmes de réinsertion, et qu’il y ait un plus grand partage des responsabilités entre les États. Venus de Libye, Somalie, Erythrée, Ethiopie, ils ont fuit les persécutions, les tortures, la prison ; ils se heurtent souvent dans les pays d’accueil à la défiance et à la suspicion. Présenté à la presse par le Conseil pontifical pour les migrants et les personnes en déplacement, le texte recommande pour les immigrés la protection des familles, l’accès à un logement digne, à un travail et à une assistance. 

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16.03.2010

Publication du message pour la XXVe Journée mondiale de la Jeunesse

Le message pour la XXVe Journée mondiale de la Jeunesse a été rendu public ce lundi et marque une nouvelle étape vers les prochaines Journées mondiales de la Jeunesse de 2011 qui auront lieu en Espagne.

 


Benoît XVI propose une réflexion autour des paroles de l’Évangile de Marc (10, 17) : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? ».

Écoutez la synthèse de ce message par Olivier Bonnel (Radio Vatican): >>

 

Vers le texte intégral du message

05.03.2010

Le Carême en Chine

ASIE/CHINE - Les communautés catholiques chinoises vivent intensément le Carême, en réfléchissant sur le Message du pape et en encourageant des initiatives de spiritualité même pour les enfants


Pékin (Agence Fides) – Le Message du Saint-Père Benoît XVI pour le Carême 2010 intitulé « La justice de Dieu s’est manifestée par la foi en le Christ » est le point de référence central pour les communautés catholiques chinoises qui vivent intensément le Carême, en communion avec l’Eglise universelle.

Selon les informations parvenues à l’Agence Fides, pendant le cours de formation qui s’est tenu du 22 au 25 février dans la communauté ecclésiale de base du village de Zong Wang, de la ville de Ning Guo, dans la province d’An Hui, les fidèles ont pu étudier et méditer le message du Pape en même temps que les autres communautés. Cette communauté se trouvant dans la zone la plus reculée et la plus pauvre, les catholiques avaient depuis des années des difficultés à recevoir régulièrement les sacrements, et devaient même traverser la montagne et changer de car pour participer à la messe du dimanche. Aujourd’hui, grâce à l’engagement du prêtre et des sœurs, certains fidèles ont même pu lire le message du pape qui vient d’être publié. En outre, depuis janvier 2010, ils ont aussi la célébration de la messe mensuelle fixe, donc ils peuvent affirmer qu’ils vivent « un carême spirituellement heureux ».

Plus de 60 fidèles de la cathédrale du diocèse de Jing Xian ont participé à la retraite spirituelle qui a eu lieu du 22 au 26 février. Pendant ces journées, les fidèles baptisés depuis longtemps et les nouveaux baptisés ont partagé leur expérience de la foi, la lecture de l’Ecriture Sainte, la prière, et ont reçu le sacrement de la réconciliation. Selon les prêtres et les religieux organisateurs de l’évènement, « la retraite est nécessaire, non seulement pour vivre le Carême en préparation de Pâques, mais aussi pour consolider le sens missionnaire des fidèles, pour pouvoir bien vivre la vie chrétienne en maintenant toujours vif et fort le feu de l’amour ».

Le Centre culturel de Bonfire de la famille salésienne, fondé en 1965 à Hongkong, a proposé du matériel pour aider les enfants à vivre le Carême et à préparer une “Happy Easter”: des échecs à la « recherche du Seigneur Ressuscité » ont été préparés, ainsi que des bandes dessinées des Bons Samaritains, des jeux de carte de couleurs, inspirés de la Dernière Cène… Selon les responsables du Centre Bonfire, ce matériel aide les enfants à connaître la passion de Jésus, et à prier et à réfléchir sur les évènements du temps pascal. (NZ)

(Agence Fides 02/03/2010)

23.02.2010

Le Conseil d’Églises chrétiennes encourage la solidarité envers les migrants

« Le Défi des migrations », tel est le thème du message que le Conseil d’Églises chrétiennes en France a publié à l’occasion du premier dimanche de Carême. Co-signée par le pasteur Baty pour la fédération protestante, Mgr Emmanuel pour les orthodoxes et le cardinal Vingt-Trois pour les catholiques, cette lettre encourage les fidèles de chaque communauté à persévérer dans leur solidarité envers les migrants.

Un sujet qui tient à cœur au Conseil d’Églises chrétiennes, puisqu’il organise le 11 mars prochain un colloque sur ce sujet, quelques jours avant les élections régionales.

 

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Écoutez le père Bernard Fontaine (photo, à g.), directeur du Service national de la Pastorale des migrants et des personnes itinérantes: >>

Propos recueillis par Claire Malapert (Radio Vatican).



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 Les Eglises, les migrants et les réfugiés, 35 textes pour comprendre », coordonné par Bernard Fontaine, commentaire théologique par Sœur Geneviève Médevielle, Editions de l’Atelier, 2006.


Réalisé à l’initiative de la Pastorale des Migrants et des Gens du voyage, cet ouvrage rassemble trente-cinq textes rédigés par des Eglises chrétiennes de pays différents, pour signifier leurs questions et leurs réserves face aux nouvelles législations des Etats à l’égard des populations exilées ou immigrées.

05.02.2010

Publication du message de Benoît XVI pour le Carême 2010 : un appel à la justice de Dieu

Moment fort de l’année liturgique, le Carême qui s’ouvrira le 17 février prochain, mercredi des cendres, culminera pendant les fêtes de Pâques, cœur de la foi chrétienne.

 

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Temps de conversion, à travers la pénitence et le partage, le Carême a pour thème cette année un passage de l’Épître aux Romains : « La justice de Dieu s’est manifestée moyennant la foi au Christ » (Rm 3, 21-22).

Le traditionnel message de Carême de Benoît XVI publié en 7 langues (allemand, anglais, espagnol, français, italien, polonais, portugais), a été rendu public ce jeudi. Olivier Bonnel assistait à la présentation du message: >>

 

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Un invité de marque était présent, ce jeudi matin, au Bureau de presse du Saint-Siège, Hans Gert Pöttering, (photo) ancien président du parlement européen. Cette figure de la démocratie chrétienne-allemande préside aujourd’hui le PPE, le Parti Populaire Européen, premier groupe de parlementaires de l’Union. Il a salué le message du Pape et rappelé l’importance de la voix de l’Église dans les débats politiques européens d’aujourd’hui: >>

Propos recueillis par Olivier Bonnel (Radio Vatican).

 

Lire le Message intégral

26.11.2009

Benoît XVI invite les fidèles du Vietnam à se rappeler le témoignage de leurs martyrs

 

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Le Pape s’adresse, dans un message publié ce jeudi, aux fidèles du Vietnam à l’occasion des 50 ans de la Conférence épiscopale vietnamienne, mais également des 350 ans du début de l’évangélisation du pays par des missionnaires espagnols et français. Une grande année de jubilé au cours de laquelle les fidèles devront s’inspirer des figures du passé pour affronter l’avenir.

Écoutez le compte-rendu de Marie Duhamel (Radio Vatican): >>



09.09.2009

Journée mondiale des Missions 2009 : Message de Benoît XVI

Journée mondiale des Missions 2009 : Message de Benoît XVI

« Les Nations marcheront à sa lumière »

 

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ROME, Dimanche 6 septembre 2009 (ZENIT.org) - La Journée mondiale des Missions aura lieu le dimanche 18 octobre 2009. Le pape Benoît XVI publie son message pour cette occasion sur le thème : « Les Nations marcheront à sa lumière ».

La Journée mondiale des Missions a pour dessein de « raviver auprès des catholiques du monde entier la solidarité avec les Eglises locales de tous les continents afin de les souvenir » dans leur mission d'annonce de la Bonne Nouvelle du salut dans le Christ Jésus.

Cette année, cette journée sera célébrée au coeur du second synode des évêques pour l'Afrique (4-25 octobre 2009), sur le thème : « L'Église en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix : Vous êtes le sel de la terre... la lumière du monde. » (Mt 5,13-14).


Message de Benoît XVI

« Les Nations marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21, 24)

En ce Dimanche consacré aux missions, je m'adresse avant tout à vous, Frères dans le Ministère Episcopal et Sacerdotal, et à vous aussi, frères et sœurs du Peuple de Dieu tout entier, pour inviter chacun a raviver en soi la conscience du Mandat Missionnaire du Christ de faire « de toutes les nations des disciples » (Mathieu 28,19), sur les pas de Saint Paul, l'Apôtre des Nations.

« Les Nations marcheront à sa lumière » (Apocalypse 21, 24). Le but de la mission de l'Eglise est en effet d'éclairer, par la lumière de l'Evangile, tous les peuples sur leur chemin historique vers Dieu, pour qu'ils aient en Lui, leur pleine réalisation et leur plein accomplissement. Nous devons ressentir le désir profond et la passion d'éclairer tous les Peuples, par la Lumière du Christ, qui resplendit sur le visage de l'Eglise, pour que tous se rassemblent dans l'unique famille humaine, sous la paternité aimante de Dieu.

C'est dans cette perspective que les disciples du Christ, répandus dans le monde entier, agissent, travaillent durement, et gémissent sous le poids des souffrances, et donnent leur vie. Je réaffirme avec force tout ce qui a été dit à plusieurs reprises par mes Vénérés Prédécesseurs : l'Eglise n'agit pas pour étendre son pouvoir, ou pour affirmer sa domination, mais pour apporter à tous le Christ, Salut du monde. Nous ne demandons rien d'autre que de nous mettre au service de l'humanité, et spécialement de celle qui souffre le plus, et qui est la plus marginalisée, parce que nous croyons que « l'engagement d'annoncer l'Evangile à tous les hommes de notre temps... est sans aucun doute un service rendu non seulement à la communauté chrétienne, mais aussi à toute l'humanité » (Evangelii Nuntiandi, 1), qui « connaît des conquêtes admirables, mais semble avoir oublié le sens des réalités ultimes et de son existence même » (Redemptoris Missio, 2)


1. Tous les Peuples sont appelés au Salut

L'humanité entière, en vérité, a la vocation radicale de retourner à sa source, qui est Dieu, dans Lequel seulement elle trouvera son accomplissement final par la restauration de toutes les choses dans le Christ. La dispersion, la multiplicité, le conflit, l'inimitié, seront apaisés et réconciliés par le Sang de la Croix.

Le nouveau début a déjà commencé avec la Résurrection et avec l'Exaltation du Christ, qui attire toutes les choses à soi, les renouvelle, les fait participer à la joie éternelle de Dieu. L'avenir de la nouvelle création brille déjà dans notre monde, et allume, même si c'est au sein de contradictions et de souffrances, l'espérance d'une vie nouvelle. La Mission de l'Eglise consiste à « contaminer » d'espérance, tous les peuples. Pour cela, le Christ appelle, justifie, sanctifie et envoie ses disciples pour annoncer le Royaume de Dieu, pour que toutes les Nations deviennent Peuple de Dieu. C'est seulement dans cette Mission que se comprend et s'authentifie le véritable chemin historique de l'humanité. La Mission universelle doit devenir une constante fondamentale de la vie de l'Eglise. Annoncer l'Evangile doit être pour nous, comme ce l'était déjà pour l'Apôtre Paul, un engagement qui ne peut être différé et qui est premier.


2. Eglise pèlerine

L'Eglise Universelle, sans limites et sans frontières, se sent responsable de l'annonce de l'Evangile vis-à-vis de peuples entiers (cf. Evangelii Nuntiandi, 53). Germe d'espérance par vocation, Elle doit continuer le service du Christ pour le monde. Sa Mission et son service ne sont pas à la mesure des besoins matériels ou même spirituels qui s'achèvent dans le cadre de l'existence temporelle, mais d'un salut transcendant qui se réalise dans le Royaume de Dieu (cf. Evangelii Nuntiandi, 27). Ce Royaume, tout en étant dans sa plénitude eschatologique, et non pas ‘de' ce monde (cf. Jean 18, 36), est aussi ‘dans' ce monde et dans son histoire, force de justice et de paix, de vraie liberté et de respect de la dignité de tout homme. L'Eglise vise à transformer le monde par la proclamation de l'Evangile de l'Amour, « qui éclaire toujours de nouveau un monde ténébreux, et qui nous donne le courage de vivre et d'agir et... de cette manière, de faire entrer la lumière de Dieu dans le monde » (Deus Caritas est, 39). C'est à cette Mission et à ce service que, par ce Message, j'appelle également à participer tous les membres et toutes les institutions de l'Eglise.


3. Missio Ad Gentes

La Mission de l'Eglise consiste donc à appeler tous les Peuples au salut réalisé par Dieu par l'intermédiaire de son Fils Incarné. Il est donc nécessaire de renouveler l'engagement d'annoncer l'Evangile, qui est ferment de liberté et de progrès, de fraternité, d'unité et de paix (cf. Ad Gentes, 8). Je veux « de nouveau confirmer que le Mandat d'évangéliser tous les hommes, constitue la Mission essentielle de l'Eglise » (Evangelii Nuntiandi, 14), tâche et mission que les profonds et vastes changements de la société actuelle rendent plus urgentes encore. Ce qui est en question est le salut éternel des personnes, la fin et l'accomplissement même de l'histoire humaine et de l'univers. Animés et inspirés par l'Apôtre des Nations, nous devons ‘être conscients que Dieu a un peuple nombreux dans toutes les villes parcourues, y compris par les apôtres d'aujourd'hui (cf. Actes 18, 10). En effet, « la promesse est pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur les appellera » (Actes 2, 39)

L'Eglise entière doit s'engager dans la ‘Missio Ad Gentes' tant que la souveraineté salvifique du Christ ne sera pas pleinement réalisée. « Actuellement, nous ne voyons pas encore que tout lui soit soumis » (Hébreux 2, 8)


4. Appelés à évangéliser y compris par le martyre

En cette Journée consacrée aux Missions, je rappelle dans la prière ceux qui ont fait de leur vie une consécration exclusive au travail d'évangélisation. Une mention particulière s'adresse à ces Eglises locales et à ces missionnaires hommes et femmes qui ont à témoigner et à répandre le Royaume de Dieu dans des situations de persécution, avec des formes d'oppression qui, vont de la discrimination sociale jusqu'à la prison, à la torture et à la mort. Ils sont nombreux ceux qui, actuellement, sont mis à mort à cause de Son Nom. Ce qu'écrivait mon vénéré Prédécesseur le Pape Jean Paul II est toujours d'une actualité terrible : « La mémoire jubilaire nous a ouvert un spectacle surprenant, nous montrant que notre temps est particulièrement riche de témoins qui, d'une manière ou d'une autre, ont su vivre l'Évangile dans des situations d'hostilité et de persécution, souvent jusqu'à donner le témoignage suprême du sang ». (Novo Millenio Ineunte, 41)

La participation à la Mission du Christ, en effet, marque aussi la vie des annonciateurs de l'Evangile, auxquels est réservé le même destin que leur Maître. « Rappelez-vous la parole que je vous ai dite : Un serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15, 20). L'Eglise se place sur la même voie, et subit le même sort que le Christ, parce qu'elle n'agit pas sur la base d'une logique humaine, ou en comptant sur les raisons de la force, mais en suivant la Voie de la Croix, et en se faisant, dans une obéissance filiale au Père, témoin et compagne de voyage de cette humanité.

Aux Eglise antiques tout comme aux Eglises de fondation récente, je rappelle qu'elles sont placées par le Seigneur comme sel de la terre et lumière du monde, appelées à répandre le Christ, Lumière des Nations, jusqu'aux extrémités de la terre. La ‘Missio Ad Gentes' doit être la priorité de leurs plans pastoraux.

Mes remerciements et mes encouragements vont aux Œuvres Pontificales Missionnaires, pour le travail indispensable d'animation, de formation missionnaire, et d'aide économique aux jeunes Eglises. Par ces Institutions Pontificales se réalise de manière admirable la communion entre les Eglises, avec l'échange de dons, dans la sollicitude réciproque, et dans les projets missionnaires communs.


5. Conclusion

L'élan missionnaire a toujours été signe d'une vitalité de nos Eglises (cf. Redemptoris Missio, 2). Il est nécessaire toutefois de réaffirmer que l'évangélisation est une œuvre de l'Esprit et qu'avant même d'être action, elle est témoignage et irradiation de la lumière du Christ (cf. Redemptoris Missio, 26) de la part de l'Eglise locale qui envoie ses missionnaires hommes et femmes, pour les mener au-delà de ses frontières. C'est pourquoi je demande à tous les Catholiques de prier le Saint-Esprit, pour qu'il accroisse, dans l'Eglise, la passion pour la Mission qui consiste à répandre le Royaume de Dieu, et de soutenir les missionnaires, hommes et femmes, et les communautés chrétiennes engagées en première ligne dans cette Mission, parfois dans des milieux hostiles de persécution.

J'invite en même temps tous les catholiques à donner un signe crédible de communion entre les Eglises, par une aide économique, spécialement dans la phase de crise que traverse l'humanité, pour mettre les jeunes Eglises locales, en condition d'éclairer les gens par l'Evangile de la charité.

Que la Vierge Marie, Etoile de la nouvelle Evangélisation, nous guide dans notre action missionnaire, Elle qui a donné le Christ au monde, venu comme Lumière des nations, pour qu'il apporte le salut « jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 13, 47)

J'accorde à tous ma Bénédiction

Donné au Vatican le 29 juin 2009

BENEDICTUS PP. XVI

09.03.2009

Benoît XVI : Message aux jeunes

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI aux Jeunes: « Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains »

 

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Rome (Agence Fides) –« Si vous vous nourrissez du Christ, chers jeunes, et vivez immergés en Lui comme l’apôtre Paul, vous ne pourrez pas ne pas parler de Lui et le faire connaître et aimer par tant de vos amis et contemporains… L’Eglise compte sur vous pour cet engagement missionnaire : que les difficultés et les épreuves rencontrées ne vous découragent pas ». C’est la consigne que le Pape Benoît XVI donne aux jeunes gens et aux jeunes filles du monde dans son Message pour la XXIV° Journée Mondiale de la Jeunesse qui aura lieu le dimanche 5 avril 2009, Dimanche des Rameaux, au niveau diocésain.

« Chers amis, comme Paul, témoignez du Ressuscité ! Faites-le connaître à tous ceux qui, parmi les jeunes et les adultes, sont en recherche de la « grande espérance » qui donne sens à leur existence. Si Jésus est devenu votre espérance, dites-le aussi aux autres avec votre joie et votre engagement spirituel, apostolique et social. Habités par le Christ, après Lui avoir répondu avec votre foi et lui avoir donné toute votre confiance, diffusez cette espérance autour de vous. Faites des choix qui manifestent votre foi : montrez que vous avez compris les pièges de l’idolâtrie de l’argent, des biens matériels, de la carrière et du succès, et ne vous laissez pas attirer par ces fausses chimères. Ne cédez pas à la logique de l’intérêt égoïste, mais cultivez l’amour du prochain et efforcez-vous de vous mettre vous-mêmes et vos capacités humaines et professionnelles au service du bien commun et de la vérité, toujours prêts à répondre "à qui vous demande raison de l’espérance qui est en vous" (1 Pi 3, 15). Le chrétien authentique n’est jamais triste, même s’il se trouve à devoir affronter diverses épreuves, parce que la présence de Jésus est le secret de sa joie et de sa paix ».

Après avoir rappelé la rencontre de Sydney au mois de juillet 2008, le chemin vers le rassemblement international prévu à Madrid en 2011, qui aura pour thème les paroles de l’Apôtre Paul « Enracinés et fondés en Christ, affermis dans la foi » (cf. Col 2,7) », le chemin prévoit un parcours de formation avec la réflexion en 2009 sur l’affirmation de Saint Paul : « Nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant. » (1 Tim 4, 10) et en 2010 sur la demande du jeune homme riche à Jésus : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Mc 10, 17).

A propos du thème choisi pour cette année, le Saint-Père déclare :

« La question de l’espérance, en vérité, est au centre de notre vie d’êtres humains et de notre mission de chrétiens, particulièrement à l’époque actuelle. Nous ressentons tous le besoin d’espérance, non pas d’une espérance quelconque, mais d’une espérance solide et fiable, comme j’ai voulu le souligner dans l’encyclique Spe Salvi. La jeunesse en particulier est un temps d’espérance, parce qu’elle regarde vers l’avenir avec de nombreuses attentes. Quand on est jeune, on porte en soi des idéaux, des rêves et des projets ; la jeunesse est le temps où mûrissent des choix décisifs pour le reste de la vie. Aussi, peut-être pour cette raison, est-ce la saison de l’existence où émergent avec force les questions de fond : pourquoi suis-je sur cette terre ? Quel sens a la vie ? Que sera ma vie ? Et encore : comment atteindre le bonheur ? Pourquoi la souffrance, la maladie et la mort ? Qu’y a-t-il après la mort ? Questions qui deviennent pressantes quand il faut affronter des obstacles qui parfois semblent insurmontables : difficultés dans les études, manque de travail, incompréhensions familiales, crises dans les relations avec les amis ou dans la construction d’un couple, maladie ou handicap, manque de ressources adéquates suite à la crise économique et sociale actuelle. On se demande alors : où puiser et comment tenir vivante dans notre cœur la flamme de l’espérance ? ».

« Comme je l’ai aussi écrit dans l’encyclique Spe Salvi, la politique, la science, la technique, l’économie et toute autre ressource matérielle ne sont pas suffisantes à elles seules pour offrir la grande espérance à laquelle tous aspirent. Cette espérance « ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons atteindre » (n. 31). C’est pourquoi une des conséquences principales de l’oubli de Dieu est l’évident désarroi qui marque nos sociétés, avec ses dimensions de solitude et de violence, d’insatisfaction et de perte de confiance qui aboutissent fréquemment à la désespérance. Clair et fort est le rappel qui nous vient de la Parole de Dieu : "Malheureux est l’homme qui se confie dans l’homme et dont le cœur se détourne du Seigneur ! Il sera comme un buisson sur une terre désolée, il ne verra pas venir le bonheur" (Jr 17, 5-6). La crise de l’espérance touche plus facilement les nouvelles générations qui, dans des contextes socioculturels privés de certitudes, de valeurs et de solides références, doivent affronter des difficultés qui semblent supérieures à leurs forces ».

A ce sujet, le Saint-Père pense aux nombreux jeunes
« à tant de vos contemporains blessés par la vie, conditionnés par une immaturité personnelle qui est souvent une conséquence d’un vide familial, de choix éducatifs permissifs et libertaires, et d’expériences négatives et blessantes. Pour certains – et malheureusement ils sont nombreux – l’issue presque inévitable est la fuite aliénante vers des comportements à risque et violents, vers la dépendance de la drogue et de l’alcool, et vers tant d’autres formes de déséquilibres. Pourtant, même chez ceux qui se trouvent dans des situations difficiles parce qu’ils ont suivi de « mauvais maîtres », le désir d’un amour vrai et d’un bonheur authentique ne s’éteint pas. Mais comment annoncer l’espérance à ces jeunes ? Nous savons qu’en Dieu seul l’être humain trouve sa vraie réalisation. Le premier engagement qui nous concerne tous est donc celui d’une nouvelle évangélisation qui aide les nouvelles générations à redécouvrir le visage authentique de Dieu, qui est Amour. A vous, chers jeunes, qui êtes en recherche d’une espérance ferme, j’adresse les mêmes paroles que saint Paul adressait aux chrétiens persécutés de la Rome d’alors : "Que le Dieu de l’Espérance vous donne en plénitude, à vous qui croyez, la joie et la paix, afin que vous débordiez d’espérance par la puissance de l’Esprit Saint." (Rm 15, 13). Durant cette année jubilaire dédiée à l’Apôtre des nations, à l’occasion du bimillénaire de sa naissance, apprenons de lui à devenir des témoins crédibles de l’espérance chrétienne ».

S’arrêtant sur Saint Paul, « témoin de l’espérance », le Saint-Père rappelle qu’il se trouva « immergé dans des difficultés et des épreuves de toute sorte » mais que, toutefois, il ne perdit pas l’espérance qui était née en lui, à partir de sa rencontre avec Jésus Ressuscité, sur le chemin de Damas, où « il fut intérieurement transformé par l’Amour divin rencontré dans la personne de Jésus Christ… Pour Paul, l’espérance n’est pas seulement un idéal ou un sentiment, mais une personne vivante : Jésus Christ, le Fils de Dieu ».

« Chers jeunes, de même qu’il a rencontré un jour le jeune Paul, Jésus veut rencontrer aussi chacun de vous. Oui, avant d’être notre désir, cette rencontre est un grand désir du Christ. Mais l’un de vous pourrait me demander : comment puis-je le rencontrer, moi, aujourd’hui ? Ou plutôt, de quelle façon Lui s’approche-t-il de moi ? L’Eglise nous enseigne que le désir de rencontrer le Seigneur est déjà un fruit de sa grâce. Quand dans la prière nous exprimons notre foi, même si c’est dans l’obscurité, nous le rencontrons déjà parce qu’Il s’offre à nous. La prière persévérante ouvre notre cœur pour l’accueillir ».

Puis le Saint-Père invite les jeunes en ces termes :

« Donnez de la place à la prière dans votre vie ! Prier seul est bien, et prier ensemble est encore plus beau et plus profitable, parce que le Seigneur a assuré d’être présent là où deux ou trois sont réunis en son nom (cf. Mt 18, 20). Il y a de nombreuses façons pour se lier d’amitié avec Lui : il existe des expériences, des groupes et des mouvements, des rencontres, des itinéraires pour apprendre à prier et à grandir ainsi dans l’expérience de la foi. Prenez part à la liturgie de votre paroisse et nourrissez-vous abondamment de la Parole de Dieu et d’une participation active aux Sacrements ».

Le Message se termine en indiquant, dans ce chemin, la Vierge Marie, Mère de l’Espérance :

« Celle qui a incarné l’espérance d’Israël, qui a donné au monde le Sauveur et qui est restée ferme dans l’espérance au pied de la Croix, est pour nous un modèle et un soutien. Par-dessus tout, Marie intercède pour nous et nous guide de l’obscurité de nos difficultés à l’aube radieuse de la rencontre avec le Ressuscité ».

(Vatican, 5 mars 2009)