18.03.2009

Île de la Réunion : Manifestation miraculeuse du Christ

Le 13 mars dernier, une fidèle de l’église Cambuston a "vu" le visage de Jésus dans les plis d’un tissu matelassé installé sur le dossier du prêtre. Depuis des centaines de personnes affluent pour voir le phénomène.

La découverte a été faite vers 18 heures 30. Une fidèle appartenant à un groupe de prière, revenant du chemin de Croix, découvre avec stupeur le visage de Jésus dans les replis du tissu du dossier du prêtre de l’église de Cambuston. Un dossier installé au pied d’un crucifix. Les formes du tissu montrent les yeux, le nez, la bouche et les cheveux du Messie.

Très vite, la nouvelle se répend dans l’île. Il n’en fallait pas plus pour que des centaines de fidèles affluent à Cambuston. L’église est noire de monde et les témoignages bouleversés des pratiquants se multiplient. Des centaines de fidèles ont eu du mal à contenir leur émotion et leurs larmes après avoir vu ce qu’ils qualifient de miracle. La grande majorité des gens qui viennent voir le fauteuil sont bouleversés. Certains pleurent, d’autres ont les mains qui tremblent. D’autres encore disent avoir des frissons.

En milieu d’après-midi, il y avait tellement de monde que le quartier était quasiment inaccessible.

 

 

 



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La Réunion: un phénomène miraculeux draine les foules

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION, 18 mars 2009 (AFP) - Réunion: 25 à 30.000 visiteurs pour une "apparition" sur un coussin d'église

 

Des milliers de fidèles se recueillent ou prennent une photo du mystérieux coussin... Crédit photo : AFP.
Des milliers de fidèles se recueillent ou prennent une photo du mystérieux coussin...
Crédit photo : AFP.


Entre 25.000 et 30.000 personnes se sont rendues depuis samedi dans une église de Saint-André, sur l'île de la Réunion, où des fidèles ont cru reconnaître le visage du Christ sur un coussin, a-t-on appris mercredi auprès de la mairie.

La municipalité de Saint-André a modifié le plan de circulation et installé des toilettes et des tentes aux abords de l'église de Jésus-Miséricordieux, dans le quartier de Cambuston, pour faire face à l'afflux de fidèles et de curieux. Un poste médical avancé a également été mis en place.

L'affluence record a été enregistrée lors de la journée de dimanche, au cours de laquelle 10 à 15.000 personnes ont défilé devant le coussin attaché au fauteuil du prêtre, dont les plis évoquent un visage humain. "Nous nous attendons à une fréquentation au moins équivalente pour le pèlerinage annuel, le 19 avril ", a déclaré Stéphanie Longeras, directrice de la communication à la mairie de Saint-André, au correspondant de l'AFP.

L'évêque de la Réunion, Mgr Gilbert Aubry, a jugé dans un communiqué qu'"il ne s'agit ni d'une apparition ni d'un phantasme, mais d'une sorte d'icône formée par les plis et les volumes du tissu du fauteuil réservé au prêtre". Selon l'évêque, "le dimanche 15 mars, à l'ouverture de l'église, il n'y avait plus rien, puis le visage est réapparu devant les fidèles. C'est un signe évident qu'il ne s'agit ni d'une supercherie, ni d'un jeu de lumière, et que nous sommes devant un phénomène qui ne dépend pas de la volonté humaine". Mgr Aubry y voit "un signe de miséricorde" et "un appel à l'amour".

A ce stade, aucun document n'a cependant été adressé au Vatican, selon l'évêché. "C'est un événement qui se gère dans la durée, pour voir comment évolue le phénomène", explique Françoise Adam de Villiers, responsable du centre d'information diocésain.

Une trentaine de paroissiens qui prenaient part à un chemin de croix, vendredi après-midi, avaient été les premiers à remarquer la forme particulière des plis du coussin. Depuis dimanche, ces plis ont tendance à s'estomper, mais le "signe" reste visible, selon des visiteurs qui l'ont observé mardi.

 

source: La Croix

 

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04.03.2009

Un nouveau document atteste l’action de Pie XII en faveur des juifs

Révélations de l’historien Peter Gumpel

 

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A gauche : Peter Gumpel - à droite : Pie XII


ROME, Mercredi 4 mars 2009 (ZENIT.org) - Un nouveau document atteste l'action de Pie XII en faveur des juifs, révèle aujourd'hui au micro de Radio Vatican l'historien Peter Gumpel, sj, relateur de la cause de béatification du pape Pacelli.

Il s'agit d'une Note extraite du « Mémorial des religieuses Augustines du Monastère de Quatre Saints Couronnés » de Rome, le fameux monastère qui a accueilli des juifs persécutés pendant l'occupation nazie, non loin du Latran, dont le séminaire était aussi plein de réfugiés.

On y lit ceci : « Le Saint-Père veut sauver ses Enfants, y compris les Juifs, et ordonne aux monastères d'accorder l'hospitalité aux persécutés ».

La note date de novembre 1943. Elle comporte une liste de 24 personnes accueillies par le monastère, conformément à la volonté du pape.

Ce genre de témoignage est « rare » commente le P. Gumpel : la clandestinité et le danger impliquait la plupart du temps la destruction de toute trace, ce qui rend difficile la tâche des historiens. Ils doivent, comme le fait Yad Vashem interroger les survivants et enregistrer leurs témoignages.

L'historien ajoute : « Il s'agit d'un document que j'ai moi-même obtenu des sœurs augustines, un document écrit, et important pour cette raison. Ce n'est pas le seul témoignage que l'on ait dans ce sens. Il y a de nombreux témoignages oraux, de religieuses et de prêtres mais aussi d'autres personnes mais souvent on manque de témoignages contemporains écrits, et cela a donné à certains - qui continuent d'attaquer Pie XII - de contester et de dire : « Il n'y a pas de documents attestant qu'il ait jamais fait quelque chose durant la rafle des juifs du 16 octobre 1942. C'est d'une fausseté totale. La seule chose à relever c'est qu'en temps de persécution et dans des situations comme celles dans lesquelles on vivait alors à Rome, quelqu'un de prudent ne mettait pas beaucoup de choses « noir sur blanc », parce qu'il y avait le danger que celles-ci tombent aux mains des ennemis et qu'ils ne prennent des mesures encore plus hostiles contre l'Eglise catholique ».

Le père Gumpel explique comment opérait le pape dans ces conditions : « L'œuvre de sauvetage de Pie XII - par ailleurs attestée aussi par de nombreuses sources juives - a été faite à travers des messagers personnels - des prêtres - qui étaient envoyés à différentes institutions et à des maisons catholiques de Rome - universités, séminaires, paroisses, convents de sœurs, maisons de religieux - avec toujours ce même message : ‘Ouvrez vos portes à tous ceux qui sont persécutés par les nazis', et naturellement, cela valait en premier lieu pour les juifs ».

Pour ce qui est de la « résistance » à accepter ces témoignages, le P. Gumpel explique : « Nous avons affaire à des personnes qui disent en quelque sorte : ‘Nous croirons à l'œuvre de Pie XII en faveur des juifs seulement si nous avons un document écrit'. Nous avons maintenant deux documents écrits : l'un envoyé à l'évêque d'Assise, Mgr Nicolini, qui l'a fait voir à son collaborateur, le Révérend Brugnazzi. Ils ont ensuite été décorés tous les deux par Yad Vashem comme des ‘Justes parmi les Nations' ».

 Le site de Yad Vashem consacre en effet toute une section au « réseau d'Assise » et à l'équipe de Mgr Giuseppe Placido Nicolini.

« Ici, à Rome, continue le P. Gumpel, nous avons maintenant ce document de la chronique des Sœurs Augustines cloîtrées. Je le répète : c'est une nouvelle confirmation qui peut être utile pour ceux qui veulent persister à dénigrer Pie XII et ce faisant attaquer l'Eglise catholique ».

Enfin, pour ce qui concerne la cause de béatification, le P. Gumpel précise : « La cause de canonisation de Pie XII a eu un verdict le 9 mai 2007 : 13 cardinaux et évêques du tribunal le plus haut de la Congrégation pour les causes des saints se sont prononcés à l'unanimité positivement en faveur des vertus du pape Pie XII. On attend la signature du décret par le pape » sur « l'héroïcité » des vertus du pape Pacelli.

Avant une béatification (étape précédant la canonisation), l'enquête de cette congrégation doit établir, rappelons-le, si le baptisé a vécu les vertus humaines et chrétiennes de façon héroïque. Ensuite, pour la béatification, il faut l'authentification d'un miracle dû à l'intercession du candidat à la gloire des autels. Il faudra un nouveau miracle pour que la canonisation aboutisse ensuite : le processus prend des années et parfois des siècles.

Rappelons aussi que l'image de Pie XII était très positive à sa mort, et il a reçu un hommage unanime en particulier dans la communauté juive, comme en témoignage le message de Mme Golda Meir. Cette image a ensuite été brouillée à partir de la publication de la pièce de théâtre « Le Vicaire », dont la documentation est très contestée par une nouvelle génération d'historiens.

Elle était due à l'auteur d'Allemagne de l'Est Rolf Hochhuth. L'œuvre originale, qui durait huit heures, avait été, selon les critiques de théâtre, « manifestement écrite par un débutant ».

Pour améliorer la pièce et faire en sorte qu'elle puisse être jouée, Erwin Piscator, un habile metteur en scène et producteur, est venu en aide à Hochhuth. Selon le père Gumpel, Erwin Piscator était « manifestement communiste. Réfugié en Union soviétique pendant la Deuxième guerre mondiale, il avait travaillé en Allemagne et aux Etats-Unis auprès de bureaux et d'universités notoirement procommunistes ».

Il est évident pour le père Gumpel que « la réduction de la pièce à deux heures et le montage du texte avec les calomnies contre Pie XII sont dus à l'influence de Piscator » (cf. Zenit du 19 février 2007).

Quant à la responsabilité de l'Union soviétique dans cette opération, l'historien explique qu' « au Vatican on savait depuis longtemps que la Russie bolchevique était à l'origine de cette campagne de discrédit contre Pie XII ».

Et de préciser que « dans les pays occupés par les communistes après la seconde guerre mondiale, « Le Vicaire » de Hochhuth était obligatoirement représenté au moins une fois par an dans toutes les grandes villes ».

Il cite « les quotidiens et les revues communistes comme l'Unità en Italie et l'Humanité en France, qui ont fait une grande propagande à l'œuvre de Hochhuth : aucun doute donc quant à son influence communiste ».

« Je ne peux affirmer que Hochhuth était un agent des russes, affirme le père Gumpel, mais il est évident que son œuvre a été fortement influencée par l'appareil communiste »

Anita S. Bourdin