08.08.2011
Mode d'emploi pour un "bon pèlerinage"
L’été est souvent propice pour prendre la route !
Slavko Jurcevic est un adepte des pèlerinages. Ce luxembourgeois d’origine croate a emprunté la peu-connue « Via Francigena », littéralement la « Voie des Français ». Cette importante voie de pèlerinage médiévale, longue de 2.300 km, relie Cantorbéry à Rome. C’est en 990 que Sigéric, à peine élu archevêque de la ville anglaise, effectua le trajet pour recevoir le pallium, symbole de sa charge, des mains du pape Jean XV. Il en laissa la description dans un document qui récapitule les 81 étapes de son voyage retour depuis la Ville éternelle jusqu’au siège de son évêché.
22:10 Écrit par Père Walter dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pelerinage, ete, slavko jurcevic, luxembourg, via francigena, moyen-age, cantorbery, rome, sigeric, pape, jean xv, besancon, france |
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02.05.2011
Jean-Paul II repose désormais dans la chapelle Saint-Sébastien
20:29 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : basilique saint-pierre, jean paul ii, reliques, cercueil, chapelle saint-sebastien, pelerins, beatification, le bernin, baldaquin, evangeliaire, moyen-age, tombe |
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17.12.2009
Benoît XVI lance une nouvelle offensive contre les législations injustes autorisant l’avortement et l’euthanasie
Lors de l’audience générale de ce mercredi, devant quelque 9 000 personnes, Benoît XVI a invité les dirigeants politiques à s’inspirer de la loi naturelle et à refuser les législations qui autorisent l’avortement et l’euthanasie.

Le Pape avait choisi de consacrer sa catéchèse à un théologien du XIIe siècle, Jean de Salisbury, de l’école philosophique et théologique de la cathédrale de Chartres, l’une des plus importantes du Moyen-Âge. Né en Angleterre, Jean de Salisbury servit fidèlement les archevêques de Canterbury et accompagna Thomas Becket dans son exil en France, où élu évêque de Chartres, il demeura jusqu’à sa mort.

Au terme de l’audience générale, Benoît XVI a été officiellement fait citoyen d’honneur de la petite commune d’Introd, en Vallée d’Aoste, où il a eu l’occasion de passer les vacances d’été.
Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française (Radio Vatican) : >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers Frères et Sœurs,
Jean de Salisbury appartenait à l’école philosophique et théologique de la cathédrale de Chartres, l’une des plus importantes du Moyen-Âge. Né à Salisbury, en Angleterre, au début du douzième siècle, il fréquenta les écoles les plus renommées de l’époque, notamment à Paris et à Chartres. Membre du clergé de Cantorbéry, il en a servi fidèlement les Archevêques et il accompagna Thomas Becket dans son exil en France. Élu évêque de Chartres, il y demeura de 1176 jusqu’à sa mort en 1180. Pour Jean, la raison humaine parvient à des connaissances qui ne sont pas incontestables, mais probables et discutables. Mais la connaissance humaine grandit et se perfectionne grâce à l’expérience et à l’élaboration de raisonnements corrects et cohérents. En Dieu seul il y a une science parfaite, qui est communiquée à l’homme, au moins partiellement, par la Révélation accueillie dans la foi, par laquelle la science de la foi, la théologie, déploie les potentialités de la raison et fait progresser avec humilité dans la connaissance des mystères de Dieu. Pour Jean il y a une vérité objective et immuable, dont l’origine est en Dieu, qui est accessible à la raison humaine et qui concerne l’agir pratique et social. Il s’agit d’un droit naturel, qui doit inspirer les lois humaines ainsi que les autorités politiques et religieuses, afin de promouvoir le bien commun. Cette loi naturelle est caractérisée notamment par l’attribution à chaque personne de ses droits. C’est un enseignement qui demeure encore très actuel.
* * *

Je salue avec plaisir ce matin les pèlerins francophones. Que votre préparation à la fête de Noël vous aide à accueillir le Christ qui vient, afin qu’il puisse vivre pleinement en vous. Avec ma Bénédiction Apostolique !
15:08 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean de salisbury, pape, avortement, euthanasie, benoit xvi, catechese, audience generale, loi naturelle, theologie, chartres, cathedrale de chartres, ecole cathedrale, moyen-age, histoire, angleterre, canterbury, thomas becket, france, introd, vallee d aoste, vacances |
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20.11.2009
A la veille de la rencontre avec les artistes, le pape Benoît fait le guide
A la veille de la rencontre avec les artistes, le pape Benoît fait le guide
Il a consacré une audience générale à l'évocation des cathédrales romanes et gothiques du Moyen Age. Pour expliquer que "la voie de la beauté est la plus fascinante pour s'approcher du mystère de Dieu"
par Sandro Magister
ROME, le 20 novembre 2009 – Demain, à la Chapelle Sixtine, Benoît XVI rencontrera des centaines d’artistes du monde entier, croyants ou non. Son discours est très attendu. Mais il en a donné un avant-goût, mercredi 18 novembre, lors de la catéchèse adressée comme chaque semaine aux fidèles.
La coïncidence dans le temps ne lui a pas échappé. Alors qu’il avait décrit, dans les précédentes catéchèses, des faits et des personnages de la théologie médiévale, le pape a choisi d’évoquer – trois jours avant sa rencontre avec les artistes – ces chefs d’œuvre de l’art et de la foi que sont les cathédrales romanes et gothiques, qui, après l'an 1000 couvrirent l'Europe "d’un blanc manteau de nouvelles églises".
La première leçon que Benoît XVI en a tiré est que l'art et la foi chrétienne s’appellent mutuellement, "parce qu’ils peuvent et veulent l’un et l’autre parler de Dieu, en rendant visible l’Invisible".
La seconde leçon est que la beauté est "la voie la plus attirante et la plus fascinante pour parvenir à rencontrer et aimer Dieu".
Ce sont des thèmes auxquels Ratzinger, en tant que théologien et pasteur, a toujours été très sensible. On trouvera ci-dessous le texte intégral de sa méditation du mercredi 18 novembre.
Mais, pour mieux saisir sa pensée en direct, il est utile de revenir aux propos improvisés qu’il a tenus aux prêtres du diocèse de Bressanone lorsqu’il les a rencontrés pendant l’été 2008.
On s’est habitué à voir en Benoît XVI le pape du "Logos". Ceux qui le critiquent l’accusent de rationalisme. Mais en réalité il est convaincu que "la preuve de la vérité" du christianisme ne se donne pas seulement de manière rationnelle. Pour lui "l'art et les saints sont la plus grande apologie de notre foi".
Voici en effet ce qu’il a dit à ce sujet, ce 6 août, fête de la Transfiguration de Jésus, aux prêtres de Bressanone :
"La raison fournit des arguments tout à fait importants et essentiels, mais il y aura toujours un désaccord quelque part. En revanche, si nous observons les saints – la traînée lumineuse par laquelle Dieu marque l’histoire – nous voyons qu’il y a vraiment là une force du bien qui résiste aux millénaires, que c’est là que se trouve réellement la lumière de la lumière.
De même, si nous contemplons les beautés que la foi a créées, je dirais qu’elles sont simplement la preuve vivante de la foi. [...] Toutes les grandes œuvres d’art – les cathédrales gothiques et les splendides églises baroques – sont un signe lumineux de Dieu et ainsi véritablement une manifestation, une épiphanie de Dieu. [...]
"Nous venons d’écouter le son de l’orgue dans toute sa splendeur et je pense que la grande musique née dans l’Eglise rend la vérité de notre foi audible et perceptible : du chant grégorien à la musique des cathédrales jusqu’à Palestrina et à son époque, jusqu’à Bach et ensuite à Mozart et Bruckner et ainsi de suite… En écoutant toutes ces œuvres – les Passions de Bach, sa Messe en si bémol et les grandes compositions de la polyphonie religieuse du XVIe siècle, de l’école viennoise, de toute la musique, y compris celles des compositeurs moins connus – nous entendons soudain : c’est vrai ! Là où naissent de telles choses, il y a la Vérité. [...]
"L’art chrétien est un art rationnel – pensons à l’art gothique ou à la grande musique, ou encore, justement, à notre art baroque – mais il est l’expression artistique d’une raison beaucoup plus large, où cœur et raison se rencontrent. Voilà la clé. Voilà, je pense, d’une certaine manière, la preuve de la vérité du christianisme : cœur et raison se rencontrent, beauté et vérité se touchent. Et plus nous réussissons nous-mêmes à vivre dans la beauté et dans la vérité, plus la foi pourra redevenir créatrice, y compris à notre époque, et s’exprimer sous une forme artistique convaincante".
Voici sa catéchèse d’il y a deux jours sur les cathédrales romanes et gothiques :
Quand l'Europe se couvrait "d’un blanc manteau de nouvelles églises"
par Benoît XVI
Rome, audience générale du mercredi 18 novembre 2009
Chers frères et sœurs, dans les catéchèses des dernières semaines, j’ai présenté divers aspects de la théologie du Moyen Age. Mais la foi chrétienne profondément enracinée des hommes et des femmes de ce temps-là n’est pas seulement à l’origine de chefs d’œuvre de la littérature théologique, de la pensée et de la foi. Elle a aussi inspiré l’une des plus hautes créations artistiques de la civilisation universelle : les cathédrales, véritable gloire du Moyen Age chrétien.
En effet, pendant environ trois siècles à partir du début du XIe siècle, on voit une extraordinaire ferveur artistique se manifester en Europe. Voici comment un ancien chroniqueur décrit l’enthousiasme et l’ardeur au travail de cette époque : "Il est arrivé que dans le monde entier, mais surtout en Italie et dans les Gaules, on a commencé à reconstruire les églises, même si beaucoup d’entre elles, étant encore en bon état, n’avaient pas besoin d’une telle restauration. C’était comme un concours entre les peuples ; on aurait cru que le monde, se dépouillant de ses guenilles, voulait se vêtir partout d’un blanc manteau de nouvelles églises. En somme, presque toutes les cathédrales, beaucoup d’églises de monastères et même des oratoires de villages, furent alors restaurés par les fidèles" (Rodolphe le Glabre, Historiarum 3, 4).
Divers facteurs ont contribué à cette renaissance de l’architecture religieuse. Tout d’abord, des conditions historiques plus favorables, comme une sécurité politique accrue, accompagnée d’une augmentation constante de la population et du développement progressif des villes, des échanges et de la richesse. De plus, les architectes trouvaient des solutions techniques de plus en plus élaborées pour accroître les dimensions des édifices, tout en garantissant leur solidité et leur majesté.
Toutefois c’est surtout grâce à l’ardeur et au zèle spirituel du monachisme en pleine expansion qu’ont été élevées des églises abbatiales où la liturgie pouvait être célébrée avec dignité et solennité et où les fidèles attirés par la vénération des reliques des saints, buts d’incessants pèlerinages, pouvaient s’arrêter pour prier.
C’est ainsi que sont nées les églises et cathédrales romanes, caractérisées par un développement longitudinal, en longueur, des nefs afin d’accueillir de nombreux fidèles ; des églises très solides, aux murs épais, aux voûtes de pierre et aux lignes simples et essentielles.
Une nouveauté est l’introduction de sculptures. Les églises romanes étant le lieu de la prière monastique et du culte rendu par les fidèles, les sculpteurs, plutôt que de se préoccuper de la perfection technique, veillaient surtout à la finalité éducative. Puisqu’il fallait susciter dans les âmes des impressions fortes, des sentiments qui puissent inciter à fuir le vice, le mal, et à pratiquer la vertu, le bien, le thème récurrent était la représentation du Christ comme juge universel, entouré des personnages de l’Apocalypse.
En général ce sont les portails des églises romanes qui offrent cette représentation, pour souligner que le Christ est la Porte qui mène au Ciel. Les fidèles, en franchissant le seuil de l’édifice sacré, entrent dans un temps et un espace différents de ceux de la vie ordinaire. Au-delà du portail de l’église, ceux qui croyaient au Christ, souverain, juste et miséricordieux, pouvaient, selon l’intention des artistes, avoir un avant-goût de la béatitude éternelle dans la célébration de la liturgie et dans les actes de piété accomplis à l’intérieur de l’édifice sacré.
Aux XIIe et XIIIe siècles, un autre type d’architecture s’est répandu, à partir du nord de la France, pour la construction des édifices sacrés. C’était le gothique, qui avait deux caractéristiques nouvelles par rapport au roman : l’élan vertical et la luminosité.
Les cathédrales gothiques offraient une synthèse de foi et d’art harmonieusement exprimée dans le langage universel et fascinant de la beauté, qui suscite aujourd’hui encore l’émerveillement. L’introduction des voûtes ogivales reposant sur de robustes piliers permit d’augmenter notablement leur hauteur. L’élan vers le haut voulait inviter à la prière et était lui-même une prière. La cathédrale gothique entendait traduire ainsi, dans ses lignes architecturales, la soif que les âmes ont de Dieu.
De plus, grâce aux nouvelles solutions techniques adoptées, les murs extérieurs pouvaient être percés et embellis de vitraux polychromes. Autrement dit, les fenêtres devenaient de grandes images lumineuses, très aptes à instruire le peuple dans la foi. Elles racontaient – scène par scène – la vie d’un saint, une parabole, ou d’autres épisodes bibliques. Depuis les vitraux colorés, un flot de lumière se déversait sur les fidèles pour leur raconter l’histoire du salut et les impliquer dans cette histoire.
Un autre mérite des cathédrales gothiques est que toute la communauté chrétienne et civile participait à leur construction et à leur décoration, chacun à sa façon mais de manière harmonieuse ; les humbles et les puissants y participaient, les analphabètes et les savants, parce que, dans cette maison commune, tous les croyants étaient instruits dans la foi. La sculpture gothique a fait des cathédrales une "Bible de pierre", représentant les épisodes de l’Evangile et expliquant les contenus de l’année liturgique, de la Nativité à la Glorification du Seigneur.
De plus, à cette époque, la perception de l’humanité du Seigneur se répandait de plus en plus et les souffrances de sa Passion étaient représentées de façon réaliste : le Christ souffrant, "Christus patiens", devint une image aimée de tous, capable d’inspirer la piété et le repentir des péchés. Les personnages de l’Ancien Testament étaient également présents et leur histoire devint ainsi familière, comme partie de l’unique et commune histoire du salut, aux fidèles qui fréquentaient les cathédrales,.
Avec ses visages pleins de beauté, de douceur, d’intelligence, la sculpture gothique du XIIIe siècle révèle une piété heureuse et sereine, qui se plaît à répandre une dévotion sincère et filiale envers la Mère de Dieu, parfois vue comme une jeune femme souriante et maternelle, mais surtout représentée comme la souveraine du ciel et de la terre, puissante et miséricordieuse. Les fidèles qui remplissaient les cathédrales gothiques aimaient y trouver aussi des expressions artistiques rappelant les saints, modèles de vie chrétienne et intercesseurs auprès de Dieu.
Les manifestations "laïques" de la vie ne manquaient pas ; voici qu’apparaissent, çà et là, des représentations des travaux des champs, des sciences et des arts. Tout était orienté vers Dieu et lui était offert dans le lieu où se célébrait la liturgie.
On peut mieux comprendre le sens qui était attribué à une cathédrale gothique en lisant le texte de l’inscription gravée sur le portail central de Saint-Denis, à Paris : "Passant, toi qui veux louer la beauté de ces portes, ne te laisse éblouir ni par l’or, ni par la magnificence, mais plutôt par le rude labeur. Ici brille une œuvre célèbre, mais veuille le ciel que cette œuvre célèbre qui brille fasse resplendir les esprits, afin que, avec les vérités lumineuses, ils s’acheminent vers la vraie lumière, où le Christ est la véritable porte".
Chers frères et sœurs, je voudrais maintenant souligner deux aspects de l’art roman et gothique qui sont également utiles pour nous.
Le premier aspect est que les chefs d’œuvre artistiques nés en Europe dans les siècles passés sont incompréhensibles si l’on ne tient pas compte de l’âme religieuse qui les a inspirés. Un artiste qui a toujours témoigné de la rencontre entre esthétique et foi, Marc Chagall, a écrit que "pendant des siècles, les peintres ont trempé leur pinceau dans cet alphabet coloré qu’était la Bible". Quand la foi - en particulier quand elle est célébrée dans la liturgie - rencontre l’art, une harmonie profonde se crée, parce que l’une et l’autre peuvent et veulent parler de Dieu, en rendant visible l’Invisible. Je voudrais partager cela lors de la rencontre du 21 novembre avec les artistes, en leur proposant à nouveau cette amitié entre la spiritualité chrétienne et l’art, souhaitée par mes vénérés prédécesseurs, en particulier par les Serviteurs de Dieu Paul VI et Jean-Paul II.
Le second aspect est que la force du style roman et la splendeur des cathédrales gothiques nous rappellent que la "via pulchritudinis", la voie de la beauté, est un chemin privilégié et fascinant pour s’approcher du Mystère de Dieu. Qu’est-ce que la beauté - que les écrivains, les poètes, les musiciens, les artistes contemplent et traduisent dans leur langage - sinon le reflet de la splendeur du Verbe éternel fait chair ? Saint Augustin affirme : "Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l’air qui se dilate et se diffuse. Interroge la beauté du ciel, interroge l’ordre des étoiles, interroge le soleil, qui avec sa splendeur éclaire le jour ; interroge la lune, qui avec sa clarté atténue les ténèbres de la nuit. Interroge les bêtes sauvages qui se déplacent dans l’eau, celles qui marchent sur terre, celles qui volent dans les airs : âmes qui se cachent, corps qui se montrent ; visible qui se fait conduire, invisible qui conduit. Interroge-les ! Tous te répondront : Regarde-nous : nous sommes beaux ! Leur beauté les fait connaître. Cette beauté changeante, qui l’a créée, sinon la Beauté Immuable ?" (Sermo CCXLI, 2 : PL 38, 1134).
Chers frères et sœurs, que le Seigneur nous aide à redécouvrir la voie de la beauté comme l’un des itinéraires, peut-être le plus attirant et le plus fascinant, pour parvenir à
Tous les articles de www.chiesa à ce sujet :
> Focus ARTS ET MUSIQUE
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
14:41 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cathedrales, pape, benoit xvi, catechese, moyen-age, christ, artistes, art, foi, europe, beaute, ratzinger, bressanone, pretres, logos, rationalisme, saints, apologie, chant greogrien, mozart, bruckner, bach, palestrina, polyphonie, ecole viennoise, musique, compositeurs, verite, art gothique, art baroque, apocalypse, eglises romanes, architecture, france, voutes ogivales, vitraux, saint-denis, paris, bible, spiritualite, paul vi, jean paul ii, via pulchritudinis, saint augustin |
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18.11.2009
Benoît XVI rappelle que les cathédrales sont la vraie gloire du Moyen Âge
La beauté est peut-être l’itinéraire « le plus attrayant et fascinant pour réussir à rencontrer et aimer Dieu ». C’est ce qu’ a affirmé Benoît XVI ce mercredi matin à l’Audience générale qui a eu lieu dans la salle Paul VI, au Vatican.

Après avoir parlé au cours des semaines passées de la théologie médiévale qui a donné naissance à des chefs-d’œuvre de la littérature, de la pensée et de la foi chrétiennes, le Pape a tenu à rappeler que la foi a aussi inspiré une des créations artistiques les plus élevées de la civilisation universelle : les cathédrales, vraie gloire du Moyen-Age chrétien.
Le Pape s’est également tourné en pensée vers les artistes qu’il rencontrera samedi prochain dans la Chapelle Sixtine au Vatican. À la fin de l’audience, il a lancé un appel en faveur de l’enfance souffrante, vingt ans après l’adoption de la Convention ONU sur les droits de l’enfant.

Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers Frères et Sœurs,
La foi chrétienne a inspiré une des créations artistiques les plus élevées de la civilisation universelle : les cathédrales, vraie gloire du Moyen-Âge chrétien. Ce fut surtout grâce à l’ardeur et au zèle spirituel du monachisme que furent élevées des églises abbatiales, où la liturgie pouvait être célébrée avec dignité et solennité et où les fidèles pouvaient s’arrêter pour prier. Ainsi naquirent les églises et les cathédrales romanes. Par la suite, les cathédrales gothiques ont été une synthèse de foi et d’art, exprimée harmonieusement dans le langage universel et fascinant de la beauté, traduisant ainsi l’élancement de l’âme vers Dieu. Tous participaient à la construction et à la décoration de cette maison commune où les croyants étaient instruits dans la foi. Aujourd’hui, ces chefs-d’œuvre nés en Europe sont incompréhensibles si on ne tient pas compte de l’âme religieuse qui les a inspirés. Quand la foi rencontre l’art une profonde harmonie se crée, parce que les deux peuvent et veulent parler de Dieu, rendant visible l’Invisible. C’est ce que je voudrais partager lors de ma rencontre avec les artistes le 21 novembre prochain. Que le Seigneur nous aide à redécouvrir la beauté comme chemin pour aller à la rencontre de Dieu !
* * *

C’est avec plaisir que je vous accueille ce matin chers pèlerins de langue française. Je salue particulièrement les membres de la Conférence des Évêques latins dans les Régions arabes. Que la beauté de la création et des œuvres d’art, si nombreuses à Rome, vous aide tous à rencontrer et à aimer Dieu ! Avec ma Bénédiction Apostolique !
22:36 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : foi chretienne, art, theologie, enfants, beaute, cathedrales, pape, benoit xvi, catechese, litterature, moyen-age, chapelle sixtine, artistes, onu, droits de l enfant, pelerins, monachisme, eglises abatiales, cathedrales romanes, cathedrales gothiques, europe, rome |
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06.09.2009
Viterbe, cité papale au Moyen Age
Entre Viterbe et les papes c’est une longue histoire… Viterbe, cette ville du Latium où se rend ce dimanche 6 septembre Benoît XVI, faisait partie des Etats pontificaux. A ce titre, au XIIIe siècle, elle a accueilli à de nombreuses reprises et même sur une longue période les papes et la Curie. Grande cité du Moyen-Age, Viterbe a conservé de nombreux témoignages de cette époque et de ce lien particulier qui l’a uni à la papauté et notamment un palais pontifical avec une magnifique loge et une salle du conclave : ce qui représente une étape obligée aujourd’hui de l’élection d’un pape ne l’était pas au XIIIe siècle.
Agostino Paravicini Bagliani, professeur d’histoire médiévale à l’université de Lausanne en Suisse, revient tout d’abord sur Radio Vatican sur les raisons de la présence des papes dans cette ville: >>
Dossier réalisé par Xavier Sartre.
Lire aussi :
Benoît XVI sur les traces de Saint Bonaventure, un des ses maîtres spirituels
09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : viterbe, pape, benoit xvi, latium, etats pontificaux, curie, moyen-age, histoire, palais pontifical, loge, conclave, lausanne, suisse |
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04.09.2009
L’esprit de pardon et de paix contre l’absurdité de la guerre

Dans une époque de grande fragilité, c’est la bonté du cœur de Dieu qui transforme le monde et le rend imperméable à ses vices C’est l’enseignement d’un moine médiéval français, saint Odon, que Benoît XVI a proposé d’appliquer à notre époque contemporaine. Le Pape en a parlé lors de l’Audience générale de ce matin, qui s’est tenue dans la salle Paul VI devant pas moins de 8 000 personnes. Après la pause de cet été, il a donc repris ses catéchèses sur les grands auteurs de l’Église antique. Rappelant « l’absurdité » de la Seconde Guerre mondiale, le Pape a également prié pour que l’esprit de pardon et de paix « pénètre le cœur des hommes ».
Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française. >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers Frères et Sœurs,
Saint Odon, né vers l’an 880, se trouve au cœur de la prodigieuse floraison de monastères qui, s’inspirant de la Règle de Saint Benoît, ont donné à l’Europe un esprit et une sensibilité chrétiennes profondes. Il fut le 2e Abbé de Cluny, une abbaye qui eut un rayonnement extraordinaire durant le Moyen-Age par la ferveur avec laquelle les moines se livraient à l’ascèse comme à l’étude et surtout au culte divin plein de beauté.
Par la Vierge Marie, « Mère de Miséricorde », Odon, encore adolescent, fut introduit dans un nouvel espace intérieur qui, peu après, s’illuminera avec la Règle de Saint Benoît qu’il découvre et aime au point de quitter sa Touraine natale. Abbé de Cluny, il exerça une forte influence sur les monastères d’Europe dont certains suivirent sa réforme. L’idéal monastique se trouvait, pour lui, dans l’expérience de Marie de Magdala, assise aux pieds du Maître pour l’écouter et se détacher du tumulte des soucis du monde. Son amour de la Parole du Seigneur illuminait sa foi et sa dévotion au Corps et au Sang du Christ. Sainteté du mystère du Corps du Seigneur qui invite à une conversion radicale toujours possible par la puissance de la miséricorde divine. De sa contemplation du Christ miséricordieux, jaillissait en lui une joie et une bonté qui entraînaient sur la voie de la perfection chrétienne non seulement ses frères moines mais aussi les fidèles laïcs de son temps.
* * *
J’accueille avec joie les pèlerins francophones. Je salue particulièrement les séminaristes de Brugge, en Belgique, et leurs accompagnateurs ainsi que les nombreux pèlerins du diocèse de Kaolack, au Sénégal, avec leur Evêque Mgr Ndiaye. Puissiez-vous tous suivre généreusement le Christ chaque jour. Que Dieu vous bénisse !
08:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, audience generale, saint odon, benoit xvi, salle paul vi, catechese, seconde guerre mondiale, pardon, paix, guerre, cluny, europe, saint benoit, moyen-age, histoire, ascese, etude, culte, beaute, vierge marie, mere de misericorde, regle de saint ben |
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