09.05.2012

Chine : l'Eglise veut lever les ambiguïtés qui sèment la confusion parmi les chrétiens

1_0_586339.jpegL'assemblée générale des Oeuvres pontificales missionnaires est réunie à Rome du 7 au 12 mai. Les travaux portent sur l'Année de la Foi, le Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation, le 50e anniversaire du Concile Vatican II ainsi que la situation de l'Église en Chine. 
A propos de ce dernier dossier particulièrement sensible, le préfet de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples a estimé que l'Église en Chine traversait un moment positif du point de vue de l'évangélisation mais également un moment critique en raison du problème des nominations d'évêques qui rendent les relations difficiles. L'Église - a-t-il dit - doit faire entendre sa voix, grâce aux moyens de communications modernes, surtout vis-à-vis de ceux que cette situation plonge dans la confusion.
La Congrégation, a assuré le cardinal Filoni, s'est engagée à faire la lumière sur ce dossier et à sortir de l'ambiguité qui jusqu'ici n'a pas bénéficié à l'Église en Chine.

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08.05.2012

Année de la Foi: oser davantage pour la proclamation de l’Evangile et élargir la coopération missionnaire

Cardinal Fernando Filoni.jpegCité du Vatican (Agence Fides) – « L’Evangélisation est une activité qui se situe au cœur de l’Eglise. Elle n’est pas l’œuvre de navigateurs solitaires mais au contraire, elle accompagne et s’allie au chemin du peuple de Dieu. Par conséquent, nous devons nous insérer et prendre part aux événements ecclésiaux qui, cette année, ont une importance et une signification particulière. Je me réfère à l’Année de la Foi, au Synode des Evêques sur la Nouvelle Evangélisation et au 50ème anniversaire du Concile Vatican II ». C’est ce qu’a souligné S.Em. le Cardinal Fernando Filoni (photo), Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, dans son intervention à l’Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires (OPM) qui s’est ouverte hier, 7 mai, à la Maison des Salésiens à Rome (voir Fides 03/05/2012).

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25.04.2012

Vatileaks - Fuite de documents confidentiels au Vatican : Benoît XVI veut faire toute la lumière

vaticano.jpegBenoît XVI a créé une Commission chargée de faire toute la lumière sur les fuites de documents confidentiels du Vatican. Cette décision a été prise à la suite de la divulgation à la télévision, dans les journaux et dans d’autres moyens de communication de documents couverts par le secret professionnel. Composée de trois cardinaux, la Commission devra mener une enquête sérieuse sur de tels épisodes. En vertu de son mandat pontifical elle pourra agir à tous les niveaux. La Commission a entamé ses activités le 24 avril en définissant la méthode et le calendrier des travaux. 

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Vatileaks - Fuite de documents confidentiels au Vatican : Benoît XVI veut faire toute la lumière

vaticano.jpegBenoît XVI a créé une Commission chargée de faire toute la lumière sur les fuites de documents confidentiels du Vatican. Cette décision a été prise à la suite de la divulgation à la télévision, dans les journaux et dans d’autres moyens de communication de documents couverts par le secret professionnel. Composée de trois cardinaux, la Commission devra mener une enquête sérieuse sur de tels épisodes. En vertu de son mandat pontifical elle pourra agir à tous les niveaux. La Commission a entamé ses activités le 24 avril en définissant la méthode et le calendrier des travaux. 

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10.01.2011

L'évangélisation passe aussi par internet

evangelisation internet.JPGL’Épiphanie, avec la venue et l’adoration des Mages, annonce l’ouverture universelle de l’Église, sa vocation à évangéliser le monde, déclarait Benoît XVI jeudi dernier lors de l’Angelus.

« L’Épiphanie nous dit également de quelle manière l’Église doit réaliser cette mission: en reflétant la lumière du Christ et en annonçant sa Parole »

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25.12.2010

Benoît XVI lance un vibrant appel en faveur de la liberté religieuse

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Depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre de Rome, Benoît XVI a délivré son traditionnel message de Noël devant plusieurs milliers de fidèles, avant de présenter ses vœux en 65 langues et de donner sa bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde. Cette année l’indulgence plénière a été accordé pour la première fois également à tous ceux qui ont suivi cet événement grâce aux nouveaux moyens de communication. 

 

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24.11.2009

La vie consacrée et la culture numérique

Congrès à Rome sur l’usage des médias dans les communautés religieuses



ROME, Mardi 24 novembre 2009 (ZENIT.org) - La culture numérique et le virtuel traversent désormais aussi la vie consacrée, qui est donc appelée à s'interroger sérieusement sur le changement qui s'opère en l'homme et dans sa manière d'être, au plan religieux et comme croyant.

C'est la réflexion qui ressort du récent congrès sur « l'utilisation et les abus des moyens de communication en communauté », organisé les 20 et 21 novembre à l'université pontificale « Regina Apostolorum » (APRA) de Rome. 

 


Dans son intervention, Marcela Lombard, professeur à l'Institut supérieur des sciences religieuses de l'APRA, a rappelé que l'Eglise ne condamne pas les moyens de communication, qui sont « des dons de Dieu », mais invite à aborder avec réalisme et prudence ces moyens qui peuvent comporter « certains risques pour la vie intérieure et le vécu authentique et réel, au-delà même de la vie consacrée, de vertus importantes pour la vie chrétienne ».

« La vision du sexe comme divertissement, l'infidélité et l'absence d'une vision morale et spirituelle du contrat de mariage sont décrits de manière acritique dans les moyens de communication », a-t-elle souligné. Si bien que la personne consacrée est « exposée à ces images qui pénètrent la conscience morale des personnes et peuvent provoquer son relâchement ». 

« Dans la publicité, a-t-elle poursuivi, on tend à créer des nécessités à l'égard de produits ou de services dont on n'a, en réalité, pas besoin », ceci exigeant donc une plus grande capacité à identifier ce qui est essentiel.  

Généralement, dans les moyens de communication, le pouvoir est exalté, la transgression proposée et vantée, l'autorité contestée et sous-évaluée.

« Les vertus cardinales doivent se cultiver afin que les moyens de communication ne portent pas atteinte à la vie chrétienne et consacrée, a souligné Marcela Lombard : la prudence, la justice, la force et la tempérance appliquées à l'usage des moyens de communication éviteront de tomber dans l'abus ».  

Autre intervention au congrès de l'APRA, celle de l'écrivain Ángeles Conde qui a souligné pour sa part, comment l'Eglise continue d'inviter les fidèles et les agents de la pastorale à intégrer l'Evangile dans la nouvelle culture créée par la communication moderne pour pouvoir transformer le continent numérique en utilisant l'unique Parole qui peut sauver l'homme : le Verbe incarné. 

Cette « inculturation médiatique », a-t-elle dit, est possible pour tous et aussi pour les religieuses qui souhaitent vivre leur charisme en évangélisant les laïcs, impliquant les jeunes et cherchant les vocations là où elles se trouvent, donc aussi sur Internet.

D'innombrables initiatives de ce genre existent déjà : du Vatican sur You Tube aux cours de catéchèses on-line, aux écoles de prière sur le web. 

« L'Eglise peut donner du sens et une dimension humaine à la culture numérique, a-t-elle ajouté. Mais il faut qu'elle soit plus présente, ce qui demande un élan tous azimuts, plus de formation à la communication, auprès notamment des agents de la pastorale; plus d'intérêt à collaborer avec les autres initiatives catholiques ; mêler l'initiative et la créativité à la prudence évangélique pour offrir un service permanent d'animation évangélique dans cette culture numérique, en encourageant les laïcs, spécialement les jeunes, à devenir sur le web de vrais apôtres et missionnaires auprès de leurs contemporains » .  

Selon sœur Nicla Spezzati, a.s.c., professeur à l'Institut de théologie de la vie consacrée « Claretianum », « nous vivons dans les cultures des médias qui nous proposent une hiérarchie interprétative du monde : de bas en haut, selon l'indication d'Edmund Husserl, mais aussi de haut en bas » . 

Les médias, a-t-elle expliqué, « procèdent par généralisations toujours plus amples jusqu'à massifier une donnée occasionnelle et accidentelle » et « en même temps construisent ‘d'en haut' des nouvelles et des images qui descendent comme paramètres d'interprétation visant à orienter et diriger les convictions personnelles et locales » .

Dans la civilisation médiatique actuelle, les moyens de communication sont devenus « un 'acteur substantiel' dans la compréhension des processus sociaux, jusqu'à influencer de manière réductive la personne humaine, sujet pensant qui devient sujet voyant d'une 'représentation' de la réalité ». 

C'est pourquoi, « devant notre téléviseur, nos défenses s'amenuisent, nous devenons vulnérables et sensibles à une séduction multi sensorielle », tout ceci finissant par créer « une inversion dans  la ‘relation de pouvoir' entre le consommateur et le producteur d'images et d'informations » .  

Les médias, a expliqué  encore sœur Nicla Spezzati, annulent « le lieu réel de la communauté, de la croissance humaine, le remplaçant, peu à peu, par les 'non-lieux' de l'homo videns, de l'homo tecnologicus-oeconomicus ». 

Mais ce qui est encore plus dangereux, a-t-elle ajouté, c'est que ces médias ouvrent la voie à « un processus d'individualisme, solipsisme selon lequel la personne vit en communauté mais comme une 'étrangère', une 'touriste'; se rattache et grandit en relation avec un monde tout autre », un monde fait « d'images positives et gratifiantes de beauté, de sérénité, de rêve, d'affirmation professionnelle, de relations humaines satisfaisantes » ; un monde capable de « faire taire angoisses et insatisfactions », de « se détourner de la réalité quotidienne » et d'« intégrer les relations humaines peu gratifiantes » . 

Pour cela, il est nécessaire de se réapproprier cette attitude critique qui permet de déchiffrer et de reconnaître la « force » des communautés religieuses ; cette lecture critique du langage que les médias utilisent, mélangeant les choses et les faits, pour représenter la réalité » .  

Il est en même temps nécessaire de prendre des décisions concrètes qui soient en mesure d'influer sur toute la vie communautaire, sur la vie personnelle, donnant forme « à un environnement où le climat habituel serait celui d'un regard sage, attentif, amoureux de la vie et des personnes »; « qui permet à l'intellect de respirer, de sonder avec amour et simplicité » soutenu « par son sens de l'écoute et du silence », « par le simple partage du fruit de ses propres efforts », « par sa passion pour l'homme dans sa quête de sens et ses souffrances ». 

Mirko Testa

25.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (fin)

Entretien avec le Professeur l'Abbé José Maria La Porte,

expert des Fondements de la Communication Institutionnelle de l'Eglise

à l'Université Pontificale de la Sainte Croix (Santa Croce)

 

 

Comment aborder la communication du point de vue ecclésial ?

            Pour certains aspects, l'Eglise communique depuis deux mille ans, ce n'est pas une nouveauté. Elle a communiqué avec la prédication, avec les Pères de l'Eglise, avec les Saints qui ont écrit, avec les biographies ; elle a communiqué avec l'art.

 

 

Et à présent, quels sont les traits distinctifs de la communication institutionnelle de l'Eglise?

            Il faut voir, à présent, au XXI° siècle, comment réussir à mieux communiquer en exploitant les moyens que nous avons à notre disposition. Communiquer institutionnellement l'Eglise, veut dire approfondir les éléments essentiels de sa propre identité, et chercher à les faire devenir culture ; étant donné que, au XXI° siècle, la culture est « médiatique », il faut communiquer la foi institutionnellement et médiatiquement ; ne pas utiliser seulement les moyens pour proclamer l'Evangile, certes, mais aussi créer une culture. En ce sens, le « projet Culturel » de la Conférence Episcopale Italienne est intéressant.

 

 

Et comment ?

            L'Eglise communique comme sujet de communication quand elle réalise la communication par ses propres canaux officiels, et, comme objet de communication, quand elle devient un thème de la communication, comme dans le cas de journaux ou de radios ou de télévision ou de pages web, qui n'ont rien à voir avec l'Eglise, mais qui parlent d'elle, d'aspects liés à sa mission. En ce sens, si l'Eglise réussit à créer une image adéquate, elle réussira à présenter la foi de manière adéquate, y compris dans des contextes apparemment différents. Dans les deux cas, comme objet et comme sujet, l'Eglise a de très grandes possibilités de communiquer la foi, de manière adéquate.

 

 

De quelle manière l'Eglise Catholiques, par ses représentants, communique-t-elle aujourd'hui le Message dont elle est dépositaire ?

            L'Eglise intervient dans le débat public, de manière officielle, par ses représentants. Cette communication officielle a un rôle, contre contrepoint moral du débat public. Mais il existe aussi une communication non officielle, également importante, en ligne avec le Concile Vatican II, que réalisent les fidèles laïcs, soit parce qu'ils prennent part aux moyens de communication, soit parce qu'ils sont destinataires de l'information.

 

 

Quel est le rôle des laïcs ?

            Par leur rôle professionnel dans les moyens d'information, ils peuvent réaliser un journalisme ouvert à la charité, et réussir à proposer la foi de manière attrayante. Ils ont aussi un rôle essentiel comme destinataires de la communication des moyens de communication, parce qu'ils seront critiques avec les nouvelles qui ne présenteraient les qualités requises, quand on parle de foi.

 

 

Quelle valeur a (et a eu) le langage utilisé, et comme change-t-il selon les différents moments que traversent la société et la culture, et selon les endroits où travaille l'Eglise?

            Le langage est une clef, et il l'a toujours été dans l'histoire de l'Eglise. Il fait partie des problèmes institutionnels, mais il est aussi un point positif ; il y a le fait d'avoir un « dépôt » qui ne peut changer, un dépôt qui est dynamique et statique en même temps ; dynamique, parce qu'il sert de source d'inspiration ; et statique, parce qu'il devient un point ferme, comme un indicateur, comme un signal dans la voie de l'histoire.

 

 

Par exemple ?

            Saint Paul, dont les Lettres ont été décisive dans le genre littéraire épistolaire, de nombreux mouvements artistiques qui se sont créés comme fruit de la foi des gens au cours des siècles, la Chapelle Sixtine elle-même, ont, à la racine une source d'inspiration qui est le Message révélé, une sève qui alimente les possibilités d'expressions et les possibilités artistiques des hommes, et les élève à un niveau supérieur.

 

 

En est-il ainsi au XXI° siècle?

            La particularité du XXI° siècle, c'est que l'Eglise doit parvenir à transmettre ce dépôt qu'elle possède, dans un contexte médiatique, sans avoir peur, tout comme elle n'a pas eu peur auparavant. Actuellement, la société est sécularisée, et il y a des problèmes complexes ; mais, même quand l'Eglise a commencé à se servir de l'imprimerie, de la presse, par exemple, il y avait les guerres de religion, des problèmes sociaux, et tout un continent à peine découvert, et, toutefois, même dans ce contexte difficile, l'imprimerie, la presse,  a servi à répandre la Bible.

 

 

 

Comment se relient le langage des moyens de communication et le langage de la foi?

            La foi est capable de vivifier chaque réalité humaine, y compris les moyens qui se sont développés durant les dernières décennies. Le langage est une clef, et chaque moyen qui doit vivifier ce langage est créé et développé et a un langage propre. Pour sa part, la foi a une dynamique et une nature particulières et elle doit l'amener au-delà ; il ne s'agit pas seulement d'une adaptation mutuelle ; mais la foi devient un vrai moteur de développement des langages de la communication. Il y a un langage des moyens de communication qui doit être vécu, qui doit être relié avec le langage humain et avec le langage de la foi ; il faut les mettre en rapport, parce que tous les trois sont des sources créatives. Le résultat de cette interaction est beaucoup plus que la simple somme de tous les trois.

 

 

Mais la communication du Message chrétien n'est pas seulement institutionnelle...

            Quand l'Eglise communique du point de vue institutionnel, elle doit trouver des moyens pour présenter cette communication, trouver des exemples et des témoignages où ce message est incarné dans les personnes. Pour communiquer la fidélité matrimoniale, un communiqué ne suffit pas ; l'expérience d'un couple qui a célébré 50 années de mariage est probablement plus utile ! De cette manière, on parle d'amour et aussi de foi.

 

 

Quelle est l'influence de l'expérience vécue des nombreux témoins de la foi?

            Quand le chrétien travaille dans les moyens de communication, ou est spectateur de ces moyens de communication, il doit savoir montrer de manière authentique sa propre foi et ne pas avoir peur. Il faut trouver, comme stratégie de communication institutionnelle aussi, la foi incarnée dans les personnes, c'est-à-dire faire voir et toucher comment la Grâce de Dieu agit dans les personnes concrètes, parce qu'elle renvoie à l'Eglise et à Dieu. L'expérience, par exemple, des volontaires ou des missionnaires, exprime non seulement la solidarité et le désir de bien faire leur travail là où ils se trouvent, mais laisse entrevoir une autre perspective, la foi en Dieu, vraie motivation pour consacrer sa vie aux autres. Le problème, c'est de trouver des exemples de ces personnes qui, par leur attitude et leur manière d'agir, te font entrevoir le mystère de Dieu, te changent, et t'aident. Il faut surtout trouver des exemples de jeunes qui travaillent et se dévouent concrètement.

 

 

De nombreux côtés, se manifeste la critique contre l'Eglise Catholique d'être peu moderne et même d'être obscurantiste, trop conservatrice : les méthodes de communication de l'Eglise sont-elles actuelles et adaptées aux exigences de l'homme du Troisième Millénaire ?

            Le thème religieux, y compris pour les moyens de communication, n'a pas vu diminuer son intérêt. Au fond, c'est un préjugé de penser que l'Eglise est obscurantiste, une préjugé fondé sur la logique minorité/majorité. Pour moi, en ce moment, les vrais progressistes sont les chrétiens, parce qu'ils n'ont pas peur de changer des choses que certains considèrent comme inamovibles. S'il y a quelqu'un de progressiste et qui se défie de la raison, c'est précisément le chrétien qui vit la foi de l'Eglise, comme le montre le Discours de Ratisbonne, où Benoît XVI n'a pas eu peur de parler de foi et de raison. Il est obscurantiste celui qui ne veut pas mettre sur le terrain la raison, dialoguer, affronter les vrais problèmes.

 

 

Mais pensez-vous que ces idées sont communiquées ?

            Il y a du chemin à faire. C'est là, certainement, pour l'Eglise, un moment passionnant pour communiquer. La foi n'est pas bien vue de la part d'un secteur de la société, qui, souvent, n'est pas ouvert aux questions essentielles de l'homme, un secteur qui alimente des groupes de pression très souvent minoritaires, alors que les personnes réelles voient la foi d'un bon œil : un exemple est la mort de jean Paul II. Comme le déclare un Consulteur du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, il y a une différence entre l'opinion publique et l'opinion publiée, c'est-à-dire que bien souvent ce qui est publié ne reflète pas du tout l'opinion des gens du commun.

 

 

Les méthodes de communication de l'Eglise sont-elles actuelles et adaptées aux exigences de l'homme du Troisième Millénaire?

            Je crois que les moyens officiels de communication de l'Eglise, même s'ils se sont grandement développés, ont encore du chemin à faire, alors que l'initiative des catholiques pris en particulier est vraiment à l'avant-garde. Sur Internet, par exemple, il y a beaucoup de choses, même petites, une partie de la vie elle-même, des nouvelles, des blogs, des forums sur l'Eglise et sur le pape, un mouvement qui part du bas et qui va de l'avant du point de vue de la communication.

 

 

Dans quelle direction l'Eglise peut-elle améliorer et développer ses capacités dans le domaine de la communication ?

            Avant tout, par la formation des personnes qui travaillent dans les bureaux qui font la communication institutionnelle, par la sensibilité de la communication et par l'amour pour la profession de journaliste ; ensuite, en formant les laïcs qui travaillent dans les milieux de la communication, en leur donnant un soutien pour vivre leur foi en toute intégrité. Enfin, en aidant à la formation d'un critère moral chez tous ceux qui bénéficient des moyens de communication. Le problème consiste à aider les chrétiens à exprimer leur foi de mille manières possibles.

 

 

La nécessité d'utiliser les moyens de communication sociale et les nouvelles technologies risque-t-elle d'affaiblir la force du Message chrétien ?

            Jamais comme aujourd'hui, le Message de la foi n'est parvenu à arriver en tous lieux. L'Eglise réussit à arriver beaucoup plus loin qu'auparavant. De toute façon, les moyens de communication sociale ne sont pas des moyens absolus ; Internet ne pourra pas remplacer la diffusion personnelle de la foi, parce que la foi aura toujours besoin du rapport humain, du témoignage, d'une catéchèse, d'un parcours, d'une communauté des croyants.

 

 

Comment se comporte alors un bon « medium » catholique ?

            Le « medium » par excellence est ce qui se pense et se conçoit comme complément et comme service ; un site Internet catholique peut aider les personnes à s'approcher de la foi, de la prière ; c'est un moyen extraordinaire, très utile, grâce auquel de nombreuses personnes connaissent le Pape, des catholiques d'autres endroits dans le monde, chose qui, jusqu'il y a peu de temps, était impossible. Le problème peut se présenter si l'on fait d'Internet un remplacement des moyens utilisés précédemment, si l'on enlève la dimension interpersonnelle de l'annonce, de la direction, spirituelle, de la formation. L'important, c'est qu'un moyen de communication ne veuille pas remplacer les autres canaux grâce auxquels la foi se développe, mais qu'il en soit un complément et un service. La potentialité est, de toute façon, extraordinaire, y compris du point de vue de la création d'une culture catholique.

 

 

D'où provient une certaine « méfiance » de l'Eglise vis-à-vis de la télévision?

            Les moyens, en soi, ne sont ni négatifs ni positifs; cela dépend du message qu'ils véhiculent. Dans une société sécularisée, la télévision prend un rôle négatif, si les programmes ne sont pas de qualité, et si les personnes passent trop d'heures devant la télévision ; en outre, très souvent, la manière avec laquelle les moyens d'information, et surtout la télévision, regardent les questions de l'Eglise, est superficielle ; souvent, les émissions de télévision veulent un représentant de l'Eglise pour les débats, mais ce n'est pas pour chercher la vérité sur les arguments traités.

 

 

Et cela suppose-t-il une barrière ?

            On se trouve en difficulté devant un moyen de communication qui veut faire du spectacle, qui simplifie, qui dramatise, qui a besoin de synthétiser en une minute deux mille ans d'histoire. La barrière n'est pas avec les moyens, mais avec la culture de la superficialité et du double langage de certaines personnes qui interviennent dans les moyens de communication, et qui y prennent part ; pour eux, fréquemment, les religions et la foi représentent une difficulté, mais cela n'est pas un problème qui touche au moyen de communication. Le vrai problème est culturel et idéologique ; en outre des clichés se sont formés dans la communication, qui ne sont pas vrais.

 

 

Le moyen de la Radio possède-t-il encore la force de communication et la force missionnaire dont l'Eglise a besoin?

            Oui, parce que chaque moyen a son propre public, et surtout en plusieurs endroits d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine. La Radio continue à être le seul et unique moyen, pour des raisons liées à la géographie et à leur propre histoire.

 

 

Et quand arrivera le satellite?

            Je crois que la Radio continuera à avoir son public, même si la télévision arrive en ces endroits, parce qu'elle a un caractère immédiat important ; c'est un moyen chaud, qui permet l'intimité du Message, on se concentre sur les paroles et non pas sur les images ; c'est un véhicule extraordinaire. Le problème vient quand on fonctionnalise trop la Radio et que l'on n'est pas créatif, quand on pense que le moyen de communication en soi, est tout. En revanche, non, la Radio est comme un orchestre : tu dois parvenir à retirer le meilleur de ce moyen de communication ; et si tu es créatif, tu parviendras aussi à avoir une forte audience, un grand nombre d'auditeurs.

 

 

Seulement avec des programmes religieux?

            Faire une Radio chrétienne ne veut pas dire faire une Radio confessionnelle; être des journalistes chrétiens ne veut pas dire parler seulement de foi, mais dire la vérité, et faire un travail de professionnels. Plusieurs Radios Catholiques sont des points de référence en Europe, en Afrique, et en Amérique Latine. La Radio a vraiment une potentialité extraordinaire, aujourd'hui encore.

 

 

En particulier, dans le siècle passé et dans le siècle actuel, le rapport entre la communication et le Pontificat a été très étroit : quels sont, à votre avis, les pas les plus innovateurs qu'on réalisés les Souverains Pontifes dans le domaine de la communication ?

            Me viennent à l'esprit les premières images cinématographiques du, Pape qui se promène dans les Jardins du vatican en 1898 (Léon XIII°) ou la création de Radio Vatican (Pie XI), ou le fait que Paul VI soit le fils d'un directeur de journal ; mais Jean Paul II et Benoît XVI ont eu une grande influence dans les moyens de communication.

 

 

Dans quel sens ?

            Ils sont allés au-delà de vouloir présenter le Magistère de l'Eglise dans les moyens de communication. Jean Paul II a présenté l'Eglise comme thème d'intérêt dans un domaine public ; il a éliminé en partie les préjugés sur la foi, qui existent chez plusieurs professionnels de l'information ; il a beaucoup voyagé, il est allé à l'étranger, il a dialogué avec les journalistes ; en un certain sens, il était lui-même le Message, comme témoin ; et, sous son Pontificat, la communication a été très renforcée et développée.

 

 

Et Benoît XVI ?

            Il s'agit de deux Pontifes différents, mais très médiatiques. Benoît XVI est lié non pas au moyen comme moyen, mais à ses contenus, à la capacité d'entrer dans le débat public sur des arguments spécifiques. Comme le disait récemment un journaliste vaticaniste, la chose qui surprend positivement, c'est que, avec la possibilité d'intervenir sur des questions morales publiques, en même temps, dans son Magistère ordinaire, il met toujours la liturgie au centre ; on peut dire qu'il ne suit pas « le programme des moyens de communication », mais la logique du message proposé par la liturgie. Et, dans le même temps, il n'a pas peur d'aborder certaines questions quand c'est nécessaire, même si cela peut apparaître comme impopulaire, parce qu'il va toujours à l'essentiel.

 

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Réalisé par P.C. - Agence Fides 30/05/2009; Directeur Luca de Mata


24.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (3)

Entretien avec Son Excellence Mgr Claudio Celli,

Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales

 

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Depuis Youtube, il y a une approche différente de l'Eglise Catholique vers les nouvelles technologies : quels sont les avantages réels que les nouvelles technologies peuvent apporter à la diffusion du Message Evangélique ?

            Je crois que le Saint-Siège, et en particulier le Message du Saint-Père, ont montré la conscience du caractère positif des nouvelles technologies. Nous sommes tous conscients aussi des limites, des ambiguïtés des nouvelles technologies, mais cela n'enlève rien au jugement sur le caractère positif de Saint-Siège. Et cela implique le lien « nouvelles technologies, nouvelles relations » : aujourd'hui, de nouveaux instruments permettent de dépasser les barrières géographiques, offrent des possibilités, jamais imaginées jusque là, de connaissance et de relation. Cela aide à une vision du monde que je définirais « chrétienne », parce que, en éliminant des barrières déterminées qui continuent à exister, on perçoit vraiment que l'on appartient à une même famille. Les nouvelles technologies offrent donc de grandes possibilités : le problème, c'est de faire que ces possibilités soient au service des valeurs humaines et des contenus humains. Pour cela, la deuxième partie du Message du Pape invite à promouvoir une culture du dialogue, du respect et de l'amitié.

            En outre, les technologies ont en elles des aspects techniques, mais elles doivent avoir aussi une âme, qui lui vient des valeurs, et avant tout du dialogue et du respect pour l'autre. La grande invitation du Pape, c'est de promouvoir une culture nouvelle, et l'Eglise voit avec intérêt ces possibilités, et elle cherche à les aider le plus possible. Il faut souligner le fait que les moyens de communication apportent une grande aide, mais ne remplacent pas la communauté. Les moyens de communication peuvent créer des contacts, de la sympathie, une écoute qui peut aider à un chemin de connaissance. Mais c'est la communauté qui aide à trouver les vraies valeurs ; la technologie doit être reliée à une communauté qui accueille celui qui veut faire un certain type de chemin. Les moyens de communication ne peuvent remplacer une communauté vivante et agissante. La vie chrétienne n'est pas une idéologie qui s'apprend, mais un style de vie ; et c'est la communauté chrétienne qui aide à faire en sorte que le message puisse être expliqué dans une vie toujours plus riche.

 

Récemment, vous êtes allé en Côte-d'Ivoire : de vieilles ou de nouvelles technologies pour la Mission ? Et comment s'élimine le « digital divide », et comment aide-t-on la possibilité d'accès aux moyens de communication ?

            La rencontre avec les Evêques en Côte-d'Ivoire, et les deux rencontres suivantes avec les Evêques du Nigéria, ont été une occasion aussi pour parler des communications sociales et des nouvelles technologies. Le Nigéria a une population de plus de cent millions d'habitants, et quatre millions environ fréquentent Internet. Cela veut dire que les jeunes du monde africain, eux aussi, et surtout ceux qui ont une culture supérieure, s'ouvrent aux nouvelles technologies ; la jeunesse nouvelle, en particulier ceux qui entrent dans les Universités, sont insérés dans les problèmes de l'utilisation des nouvelles technologies. Et si, d'un côté, il ne faut pas abandonner les anciens moyens de communication, comme par exemple le papier imprimé (il suffit de penser aux petites publications des Diocèses, qui permettent aux communautés d'avoir leur expression, et de rester en contact avec les Evêques), ou la Radio - même si, en Afrique, où il existe environ deux cents Radios Catholiques, la situation est problématique de ce point de vue - se pose le problème des nouveaux moyens.

            Les anciens moyens de communication sont utiles là où il n'y a pas d'énergie électrique, là où existe le « digital divide », phénomène pour lequel de vastes secteurs de l'humanité sont laissés en dehors de l'accès aux nouvelles technologies, et qui est étroitement lié au développement : la globalisation est telle aussi par sa grande contribution offerte par les technologies de l'information ; en être en dehors, veut dire être coupés de toute possibilité de développement social et économique ; c'est pourquoi le Pape est très attentif à ce problème et en a parlé dans son Message. Actuellement, de vastes secteurs de l'humanité, les jeunes surtout, sont coupés de l'accès à l'ordinateur, à Internet, aux téléphones portables. Il y a un chemin qu'il faut aider, comprendre et soutenir. Un des problèmes que nous étudions actuellement, est celui de la « banque des programmes » : souvent, en effet, les moyens de communication ont les équipes technologiques, mais ils n'ont pas la capacité de produire des programmes valables et adaptés.

 

 

Quand on parle de nouvelles technologies, il est facile d'évoquer le binôme relatif aux jeunes : quelle est leur contribution à l'Eglise du Troisième Millénaire ?

            Le Message du Pape de 2009 s'est adressé pour la première fois à la « digital generation », en raison aussi du fait que la majorité de ceux qui, par exemple, fréquentent Youtube, sont des jeunes de 25 à 35 ans. A l'occasion du lancement de l'accord avec Youtube, un journaliste m'a demandé si, de cette manière, le Pape ne s'abaissait pas lui-même de trop. Ma réponse fut simple : avant tout, le Fils de Dieu lui-même s'est abaissé, en se faisant homme au milieu de nous, et cela, c'est l'Eglise. En deuxième lieu, le Pape désire être présent là où se trouvent les hommes, dans cet aréopage moderne ; pour cela, les jeunes peuvent vraiment apporte une contribution à cette réalité, une contribution qui soit être accueillie et comprise. L'Eglise ne peut réduire sa mission uniquement à cela ; mais je crois qu'elle doit utiliser tout ce que la technologie met à sa disposition ; l'Eglise sait en outre qu'elle est une communauté vivante, et que n'importe quel message, même annoncé avec les technologies les plus différentes et les plus modernes, doit trouver accueil dans une communauté vivante et agissante.

 

 

Comment est-il possible de faire la Mission, par la communication, la où les moyens de communication n'existent pas?

            Dans ces Pays, c'est surtout les Radios catholiques qui apportent des contribution de double nature : la première est la formation pour un développement humain intégral ; l'Eglise, dans son message d'évangélisation, a comme but aussi de former les hommes : c'est donc un message qui comprend également une dimension humaine. L'autre contribution est l'annonce de l'Evangile. Notre but aujourd'hui est de préparer des personnes qui sachent être attentives aux nouvelles technologies, et qui sachent transmettre, par ces nouvelles technologies, la vérité du message évangélique. Les moyens de communication, comme le déclare aussi le Saint-Père dans son Message, ne sont plus des seulement des instruments, mais, dans les communications modernes, ils créent une culture nouvelle ; et, l'intérêt de l'Eglise est d'être présente dans cette nouvelle culture, interactive, et multi-médiatique. Notre problème consiste à préparer des personnes qui soient, au sein de cette nouvelle culture, des instruments des valeurs humaines et évangéliques, et qui puissent imprégner, comme un levain fécond, cette nouvelle réalité humaine dans laquelle nous vivons.

 

 

Au mois de juin 2008 s'est tenu le Congrès des Radios Catholiques: quels points de réflexion et de travail ont été dégagés à cette occasion ? Qu'est-ce qui fait de la Radio un instrument aussi adapté à la Mission ?

            Dans le moment actuel, il y a une redécouverte de la Radio, parce qu'elle est plus adaptable au cheminement de l'homme ; on ne peut nier qu'elle s'adapte mieux, du point de vue formel, au mouvement de la vie de l'homme d'aujourd'hui ; on ne peut nier que la Radio doive avoir plusieurs fonctions, comme le rappelait le titre du Congrès centré sur « Identité et Mission » : d'un côté, il y a l'identité d'une Radio Catholique qui doit être annonciatrice de l'Evangile ; mais elle doit être ouverte au dialogue, ne pas parler seulement aux catholiques, mais à tout homme, surtout dans le moment actuel où l'homme expérimente ce qu'est la solitude et est à la recherche de son identité. La fonction de la Radio ne doit pas être seulement dans un but de dévotion, qui est certes une caractéristique positive, mais elle doit avoir aussi la capacité de dialogue avec ceux qui sont loin, avec ceux qui ne partagent pas ou qui ne connaissent pas l'Evangile. Pour cela, chaque Radio Catholique a une dimension possédant son propre caractère missionnaire ; elle doit être une communauté qui accueille ceux qui, par la Radio, découvrent les valeurs chrétiennes et le Christ lui-même ; les Radios Catholiques doivent avoir une dimension ouverte au dialogue, elles doivent devenir dialogue de vie avec les personnes qu'elles accueillent, jusqu'à partager les joies, les peines, les luttes des personnes. C'est là que se place la voie pour une Radio Catholique aujourd'hui.

 

 

Le jour de la fête de Saint François de Sales, Patron des journalistes, vous avez souhaité que les journalistes soient des messagers de la vérité: quelles caractéristiques doit posséder un bon communicateur? Comment arrive-t-on à la vérité ?

            Le Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de l'an passé est éloquent: le Pape y parle des moyens de communication de masse qui sont à un tournant, entre protagonisme et vérité, recherche de la vérité. Je crois que non seulement les journalistes, mais que tout homme devrait exprimer dans sa vie sa forte recherche de la vérité. Et cette recherche de la vérité doit être partagée avec les autres ; cela vaut pour tout homme, et plus spécialement pour les journalistes, pour lesquels c'est un service : les grands journalistes qui ont marqué les moments de l'histoire de chaque Pays, n'ont pas fait du commérage, mais ils ont cherché la vérité, quelle qu'elle soit, et ils ont payé personnellement pour cette vérité. Il faut découvrir alors ce qu'est la Vérité : la recherche de l'homme n'est pas n'importe vérité, c'est une seule Vérité, la Vérité sur l'homme, sur son destin, sur sa signification, sur la vie de tous les jours. Cette recherche passionnée pour la vérité devrait être la caractéristique du vrai journaliste ; en outre, la mission fascinante, prenant et passionnante c'est de partager cette Vérité avec les autres, même s'il y a différents secteurs de la société qui n'aiment pas entendre la Vérité.

 

 

Qu'attendez-vous après la célébration de la Journée des Communications Sociales ?

            Les Journées des Communications Sociales veulent attirer l'attention de tous ceux qui travaillent dans le secteur sur des valeurs déterminées. Un premier résultat, nous l'avons déjà obtenu : parce que le Message est adressé principalement aux jeunes, nous avons fait entrer les jeunes dans la diffusion du Message. Cent mille jeune environ ont transmis à leurs amis, par Internet, le Message du Pape. Comme le dit le Seigneur Jésus, c'est à nous de semer, et ensuite, il faut laisser la croissance au Bon Dieu, et c'est Lui qui veillera à ce que ce Message fermente, transforme, anime la présence de l'Eglise et des hommes de bonne volonté dans ce secteur.

(fides.org)


23.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (2)

Le Magistère des Papes et la Communication


            La communication de l'Eglise, dans le passé, et surtout dans notre siècle, avec l'avènement de la Radio et de la Télévision, a été confiée en grande partie aux communications des Pontifes : depuis les Lettres, en passant par les Messages, les Encycliques, et jusqu'à l'Angélus, et les nombreux Messages adressées en des occasions particulières. L'Eglise a toujours été extrêmement compréhensive et attentive pour accueillir et pour s'approcher des moyens de communication, même si, souvent, comme dans le cas de Télévision d'abord, et à présent des nouvelles technologies, elle doit en apprendre les propriétés et les problèmes. A chaque époque, l'Eglise a su utiliser tout ce qui pouvait être utile à la diffusion du Message chrétien : il suffit de penser au rapport avec l'imprimerie, qui a rendu possible la diffusion de la Bible, même si ce n'était pas une période simple du point de vue religieux.


            Durant notre siècle, plusieurs Pontifes ont donné un grand élan à la communication de l'Eglise, en apportant des nouveautés significatives et durables. A la fin du 19° siècle, en 1898, il y eut les premières images cinématographiques d'un Pape, Léon XIII, repris alors qu'il se promenait dans les jardins du Vatican. Important aussi l'exemple du Pape Pie XI qui, le 12 février 1931, inaugura Radio Vatican, fondée par Guglielmo Marconi. Aujourd'hui encore, Radio Vatican est la Station de Radio du Saint-Siège ; la Radio a pour tâche d'être un instrument de communication et d'évangélisation, par la diffusion des messages du Souverain Pontife, par les informations sur le Saint-Siège et sur la vie de l'Eglise Catholique dans le monde, en aidant les fidèles dans les problèmes que présente la situation actuelle, en les éclairant avec les Enseignements et avec le Magistère de l'Eglise

            Le 2 avril 1964, avec la Lettre Apostolique Motu Proprio « In fructibus multis », le Pape Paul VI créa la Commission Pontificale pour les Communications Sociales. De cette manière, le Saint-Père donnait une suite à tout ce qui ressortait du Concile Vatican II, et à l'intuition de son Prédécesseur Jean XXIII qui, en 1959, avec le Motu Proprio « Boni Pastoris » avait donné une forme nouvelle à la Commission permanente, en faisant devenir la Commission Pontificale pour le Cinéma, la Radio et la Télévision, un Bureau stable auprès du Saint-Siège. Pendant le Concile, cette Commission prit le nom de Commission Pontificale pour les Communications Sociales, et, aujourd'hui encore - le nom est à présent Conseil Pontifical - c'est l'organisme du Saint-Siège auquel est confiée la tâche de « soutenir de manière adéquate l'action de l'Eglise et des fidèles dans les nombreuses formes de la communication, en suivant les quotidiens catholiques, les publications périodiques, les stations de Radio et de Télévision ».

            Jean Paul II, cela ne fait pas de doute, a été un Pape extrêmement communicatif : en lui, tout a été communication, à partir de ses voyages, en passant par les Journées Mondiales de la Jeunesse, jusqu'aux moments de sa maladie et de mort. Le Pontificat de Jean Paul II s'est déroulé durant la période de développement le plus grand des moyens de communication, et le Pape a bien compris l'importance de ces moyens, et la possibilité d'en faire un usage positif : sous son Pontificat, en 1983, fut créé le Centre de Télévision du Vatican (CTV), devenu ensuite en 1996, un organisme directement rattaché au, Saint-Siège, avec pour but de présenter le Magistère de Pierre par les images. Pendant le Pontificat de Jean Paul II, le « Vatican Information Service » (VIS) fut créé en 1991 : c'est un système, interne à la Salle de Presse du Saint-Siège, qui fournit, du lundi au vendredi, pendant toute l'année, et en quatre langues (italien français, anglais et espagnol), des informations sur les activités du Pape et de la Curie Romaine

            Le Pontificat du Pape Benoît XVI en est encore à ses débuts, mais l'attention pour la communication est très évidente ; en particulier l'accord avec « Youtube », grâce auquel les activités du Saint-Père pourront être suivies dans ce qui est connu comme le « site des vidéos », utilisé par ce que le Pape lui-même a appelé la « digital generation » ; c'est un canal qui contient des « videonews » sur les activités du Pape et sur les événements du Vatican, mis à jour quotidiennement, et disponible en italien, anglais, allemand et espagnol. En outre, dans son Message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales de 2009, le Pape Benoît XVI a montré une nouvelle fois sa sensibilité envers la communication, en s'adressant en particulier aux jeunes catholiques, « pour les inviter à apporter dans le monde numérique le témoignage de leur foi ». Le Saint-Père leur déclare : « Au début de l'Église, les Apôtres et leurs disciples ont répandu la Bonne Nouvelle de Jésus dans le monde gréco-romain : comme alors, pour être fructueuse, l'Évangélisation requérait la compréhension attentive de la culture et des coutumes des peuples païens afin d'en toucher les esprits et les cœurs, de même, à présent, l'annonce du Christ dans le monde des nouvelles technologies suppose une connaissance approfondie pour une utilisation cohérente et adéquate. C'est à vous, jeunes, qui vous trouvez presque spontanément en syntonie avec ces nouveaux moyens de communication, qu'incombe, en particulier, la tâche de l'Évangélisation de ce 'continent digital' ».

(fides.org)