16.08.2011

Les JMJ en musique avec les Foyers de charité

jmj foyers.JPGLes pèlerins inondent les rues de la capitale espagnole. Madrid bruisse de ces centaines de milliers de jeunes répartis aux quatre coins de la ville. Certains sont arrivés au dernier moment, d’autres sont déjà en Espagne depuis plusieurs jour. Les Foyers de Charité, créés par Marthe Robin, mystique française du XXème siècle, ont réalisé un spectacle unique qu’ils vont donner mercredi soir dans l’église de Saint-Louis-des-Français de Madrid. Sandrine Kolhmann, habituée des animations musicales, et les Baladins de l’Évangile font partie de l'aventure. Après quelques répétitions en France, ils se sont tous retrouvés dans la paroisse française pour les derniers arrangements.

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03.07.2011

'Vie d’un derviche tourneur', du père Alberto Fabio Ambrosio

vie d'un derviche tourneur.JPGNotre série « Paroles d’écrivains » s’achève par un ouvrage insolite « Vie d’un derviche tourneur », écrit par un dominicain italien, le père Alberto Fabio Ambrosio qui vit et travaille à Istanbul. Spécialiste de l’histoire turque, il s’est intéressé au soufisme ottoman, à sa doctrine et à ses rituels. Une passion – raconte-t-il – qui lui a permis de redécouvrir et d’approfondir la mystique chrétienne : >> RealAudioMP3 

Alberto Fabio Ambrosio est interrogé par Romilda Ferrauto (Radio Vatican)

« Vie d’un Derviche tourneur » d’Alberto Fabio Ambrosio est publié chez CNRS éditions.

01.07.2011

Bouddhisme : une mystique orientale face à la mystique judéo-chrétienne

bouddhisme.JPGLe 6e et dernier volet de notre série sur la prière est consacré au bouddhisme. Quel est le sens de la prière dans cette spiritualité orientale qui intrigue, attire, mais qui est si peu connue ? En quoi le bouddhiste croit-il ? Quelle place prend la prière dans sa vie quotidienne ?

Nous aurons quelques éléments de réponse avec Olivier Wang Genh, président de l’Union des Bouddhistes de France.

Le père Joseph-Marie Verlinde, spécialiste des spiritualités orientales, fera quant à lui une comparaison utile entre mystiques orientales et mystique judéo-chrétienne : >> RealAudioMP3 

C’est un sujet réalisé par Charles-François Brejon (Radio Vatican)

16.02.2011

L'homme ne doit pas faire obstacle à l'intervention de Dieu

pape salle paul vi.JPGLa foi en Dieu n’est pas un fardeau. C’est une lumière et un amour si grand qu’il aide à supporter les pires vicissitudes. Benoît XVI l’a expliqué à l’audience générale, ce mercredi, devant quelque 4.000 personnes rassemblées dans la salle Paul VI, au Vatican. Le Pape avait choisi cette semaine de consacrer sa catéchèse à Saint Jean de la Croix, mystique espagnol du XVI° siècle, qui a contribué à la réforme du Carmel entreprise par Sainte Thérèse d’Avila. 

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08.02.2011

La poésie mystique, une invitation à découvrir Dieu

Saint Jean de La Croix.jpgConfesser sa foi, c’est la finalité de la poésie mystique chrétienne, cet art qui conjugue haute spiritualité et expression littéraire. Saint Jean de La Croix en est une des figures les plus illustres. L’auteur de « La montée au Carmel » a ainsi marqué son siècle par son art. D’autres poètes l’ont succédé comme Angelus Silesius, Charles Péguy ou encore Fernando Rielo pour ne citer qu’eux et aujourd’hui encore la poésie mystique continue d’évoquer le caractère céleste du destin de l’homme.

C'est un sujet réalisé par Thomas Chabolle (Radio Vatican) : >> RealAudioMP3 

13.01.2011

Audience : Le purgatoire est une "expérience intérieure"

pape-audience.JPGLes femmes offrent une contribution fondamentale à la vie de l’Église et de la société – Benoît XVI l’a affirmé à la fin de l’audience générale ce mercredi devant quelque 9.000 fidèles rassemblés dans la salle Paul VI au Vatican. Le Pape avait choisi cette semaine de consacrer sa catéchèse à sainte Catherine de Gênes, auteur mystique qui s’est également distinguée par sa charité.

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30.12.2010

Le Pape encourage les fidèles à "ne pas lâcher la main du Seigneur"

pape audience.JPGAu Vatican, 45e et dernière Audience générale de cette année 2010. Ce mercredi 29 décembre, Benoît XVI a encouragé les 8 000 fidèles présents dans la salle Paul V à ne pas "lâcher la main du Seigneur", y compris "dans la nuit de la foi et les nombreux doutes".

La réflexion du Pape s’appuyait sur l’exemple de Sainte Catherine de Bologne, l'abbesse de l’Ordre de sainte Claire, une mystique et religieuse italienne du 15e siècle. Benoît XVI l’a présentée comme une femme de grande culture doublée d’une grande humilité: >> RealAudioMP3 

(Radio Vatican)

03.11.2010

Benoît XVI poursuit la présentation des mystiques féminines du Moyen Âge

audience.JPGLe Pape a affirmé, dans sa catéchèse hebdomadaire, qu’il ne suffisait pas de balayer les rues. Il faut aussi se débarrasser des ordures spirituelles qui encombrent nos consciences. L’image ne peut que frapper les esprits alors que tant de villes croulent sous les ordures, en Italie notamment. Mais pour Benoît XVI, c’est surtout dans les consciences qu’il faut faire le ménage, dans les cœurs et les esprits. Et là, c’est la force et la lumière du Seigneur qui nous montrent le droit chemin, la vie authentique. Benoît XVI a choisi cette semaine de consacrer sa catéchèse à sainte Marguerite d’Oingt, mystique française de l’ordre des chartreux et à sa vie exemplaire.

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30.09.2010

Mathilde de Hackeborn: liturgie, école de spiritualité

CITE DU VATICAN, 29 SEP 2010 (VIS). Sainte Mathilde de Hackeborn (1241/2 -1298), grande figure du monastère allemand de Helfta, a été le sujet de la catéchèse de l'audience générale du Saint-Père ce mercredi Place St.Pierre.

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19.04.2010

Ennio Morricone voit la main de Dieu dans sa vie de compositeur

Cette entrevue date de l'année dernière, mais venant tout juste de la découvrir, je n'hésite pas à la mettre en ligne. C'est ma façon de rendre hommage à notre bien-aimé Saint-Père, Benoît XVI, en ce cinquième anniversaire de son pontificat. Ennio Morricone, qui éprouve une grande admiration pour Benoît XVI, ne m'en voudra certainement pas. Ad multos annos l'un et l'autre!


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ROME, Mardi 15 septembre 2009 (ZENIT.org) - Son nom ne vous dira peut-être rien, mais sa musique vous sera sûrement familière. Ennio Morricone est largement considéré comme l'un des meilleurs compositeurs de musiques de films d'Hollywood.

S'il est connu surtout pour ses mémorables et mélancoliques bandes originales des Spaghetti Westerns des années 1960, comme « Le Bon, la Brute et le Truand », « Pour une poignée de dollars », « Il était une fois dans l'Ouest », de nombreux catholiques l'apprécient peut-être davantage encore pour son émouvante partition dans « Mission », un film de 1986 sur les missionnaires jésuites dans l'Amérique du Sud du 18e siècle.

Mais sa contribution à l'industrie du cinéma s'étend bien au-delà de ses œuvres les plus célèbres : il a, en effet, écrit la musique de quelque 450 films et travaillé avec de grands réalisateurs d'Hollywood, de Sergio Leone et Bernardo Bertolucci à Brian De Palma et Roman Polanski.


Il a 80 ans et toujours bon pied, bon oeil. Le légendaire compositeur vient de terminer la bande originale de « Baaria » de Giuseppe Tornatore, un film italien qui a fait l'ouverture du Festival international du Film de Venise cette année, tandis que Quentin Tarantino l'a invité à écrire la musique de son dernier film « Inglourious Bastards » (des difficultés de calendrier ont empêché Morricone de le faire, mais il autorisé Tarantino à utiliser dans le film des extraits (clips) de sa précédente œuvre).

Le célèbre compositeur italien continue aussi à décrocher des prix prestigieux : au début de cette année, le président français Nicolas Sarkozy l'a élevé au grade de Chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française. Elle vient s'ajouter à une longue liste d'autres récompenses importantes dont un Oscar d'honneur (Honorary Academy Award), cinq nominations aux Oscars, cinq Baftas, et une Grammy award (distinction récompensant les meilleurs œuvres musicales américaines de l'année, classique exclu, ndlr).

Pourtant Ennio Morricone, qui est né à Rome, préfère rester dans l'ombre et n'accorde que rarement des interviews. Aussi quelle ne fut pas notre surprise quand, un matin d'août, il a aimablement accepté de faire une exception et a invité ZENIT dans son appartement du centre de Rome pour parler principalement de sa foi et de sa musique.

Son intérieur dépasse tout ce que l'on peut imaginer : un grand piano noir immaculé se détache près de la fenêtre d'un grand salon décoré avec goût, artistiquement agrémenté de peintures murales, de tableaux classiques et de panneaux en bois d'acajou. Mais Morricone, qui est marié et a quatre enfants adultes, est un homme humble, sans façon, et il répond aux questions d'une façon typiquement romaine : directement, en allant droit à l'essentiel.

Inspiration

Nous avons commencé par lui demander si sa musique, que beaucoup jugent très spirituelle, est inspirée par sa foi. Bien que se décrivant lui-même comme un « homme de foi », il adopte un point de vue très professionnel, et pourtant simple, sur son travail et déclare que sa foi ne l'inspire pas dans la plupart de ses compositions musicales. Si le film ne traite pas de religion, il reconnaît qu'il ne pense alors ni à Dieu ni l'Eglise. « Je pense à la musique que je dois écrire - la musique est un art abstrait », explique-t-il. « Mais bien sûr, si je dois écrire une pièce de musique religieuse, ma foi m'aide indiscutablement ».

Il ajoute qu'il a au-dedans de lui une « spiritualité toujours présente quand (il) compose », mais ce n'est pas par un effet de sa volonté ; il la ressent, tout simplement.

« En tant que croyant, cette foi est probablement toujours là, mais c'est à d'autres de s'en rendre compte, explique-t-il, aux musicologues et à ceux qui ne se contentent pas d'analyser les morceaux de musique, mais qui ont aussi une compréhension de ma nature, comme aussi du sacré et du mystique ».

Il ajoute, toutefois, qu'il croit que Dieu l'aide à « écrire une bonne composition, mais c'est une autre histoire ».

Sa réponse est tout aussi professionnelle et directe quand on lui demande s'il éprouve quelques scrupules à écrire des musiques pour des films de violence gratuite. « On me demande d'être au service du film », dit-il. « Si le film est violent, alors je compose une musique pour un film violent. Si le film est sur l'amour, je travaille pour un film d'amour. Il peut y avoir des films violents dans lesquels il y a du sacré ou des éléments mystiques au sein de la violence, mais je ne recherche pas volontairement ces films. J'essaie de trouver un équilibre avec la spiritualité du film, mais le réalisateur ne pense pas toujours la même chose ».
 
Ennio Morricone a débuté sa carrière musicale en 1946 après avoir obtenu un diplôme de trompette. L'année suivante, il composait déjà de la musique de théâtre, tout en jouant dans un orchestre de jazz pour faire vivre sa famille. Mais sa carrière dans la musique de films, qui débuta en 1961, ne démarra vraiment que deux ans plus tard quand il commença à travailler avec son vieil ami Sergio Leone et sa série de Spaghetti Westerns.

Il est probablement le plus renommé dans ce genre de films, et pourtant il fait remarquer qu'ils ne représentent que huit pour cent de son répertoire et qu'il a refusé une centaine d'autres films semblables. « Tout le monde me demande de faire des Westerns »,dit-il, « mais j'ai tendance à les refuser car je préfère la variété ».

Un miracle technique

A propos de « Mission », il déclare que le meilleur de cette partition du film était son « effet technique et spirituel ». Il veut dire par là la façon dont cette musique réussit à combiner trois thèmes musicaux du film. La présence de violons et du hautbois du père Gabriel représente « l'expérience de Renaissance de l'évolution de la musique instrumentale ». Le film passe ensuite à d'autres formes de musique apparues avec la réforme de l'Eglise entreprise par le Concile de Trente, et se termine sur la musique des natifs Indiens.

Il en est résulté un thème « contemporain » dans lequel les trois instruments - les instruments surgis de la Renaissance, ceux de la musique réformée post-conciliaire et les mélodies ethniques - s'harmonisent tout à la fin du film. « Le premier et le second thème vont ensemble, le premier et le troisième peuvent aller ensemble, et le second et le troisième vont ensemble », explique Morricone. « Cela était mon miracle technique qui, je le crois, fut une grande bénédiction ».

Mais le compositeur italien affirme qu'il ne connaît pas de formule garantissant le succès d'une partition de film. « Si je la connaissais, j'écrirais toujours de plus en plus de musiques comme celle-ci »,dit-il, ajoutant que la qualité de la musique dépend de si on est heureux ou triste. « Quand je suis moins heureux, je suis toujours sauvé par le professionnalisme et la technique », assure-t-il. Il ne mentionne aucun morceau musical, aucun film favori. « Je les aime tous, car tous m'ont procuré tourments et souffrances quand je travaillais sur eux, mais je ne dois pas faire et ne fais pas de distinction », affirme-t-il.

Nous en venons à un autre fin musicien : le pape Benoît XVI. E. Morricone affirme avoir une « très bonne opinion » du Saint-Père. Il voit en lui « un pape d'un esprit d'une grande noblesse, un homme d'une grande culture et aussi d'une grande force ». Il est particulièrement élogieux sur les efforts que fait Benoît XVI pour réformer la liturgie - un sujet qui tient très à cœur à E. Morricone.

« Aujourd'hui, l'Eglise a commis une grosse erreur, en revenant en arrière de 500 ans avec des guitares et des chants populaires », argumente-t-il. « Je n'aime pas du tout ça. Le chant grégorien est une tradition vitale et importante de l'Eglise, et gâcher cela avec des mélanges de paroles religieuses et profanes d'enfants, de chants occidentaux est extrêmement grave, extrêmement grave ».

Il affirme que c'est un retour en arrière parce la même chose est arrivée avant le Concile de Trente, quand des chanteurs mélangeaient le profane avec la musique sacrée. « Il [le pape] fait bien d'y remédier », fait-il observer. « Il devrait le faire avec encore plus de fermeté. Quelques Eglises en ont tenu compte, mais d'autres non ».

Ennio Morricone paraît en bonne forme et infiniment plus jeune que son âge, ce qui lui permet de continuer à donner des concerts dans le monde entier. En fait, il est plus sollicité que jamais : le mois prochain il interprètera ses bandes sonores à l'amphithéâtre d'Hollywood (Bowl Hollywood) à Los Angeles.

Pourtant, en dépit de sa renommée et de ses honneurs, le célèbre compositeur italien n'a rien perdu de sa truculence romaine et de son humilité. C'est peut-être cela, comme aussi nombre de ses compositions émouvantes et uniques, qui en font l'un des grands d'Hollywood.


Propos recueillis par Edward Pentin

Traduit de l'anglais par Elisabeth de Lavigne