13.12.2010

L'immigration, le défi de l'église du Japon

Le Vatican a les yeux tournés vers l’Asie. Les évènements en Chine ont marqué l’actualité ces derniers temps, mais le pape ne se préoccupe pas moins des communautés chrétiennes dans les autres pays. Benoît XVI a rencontré ce lundi une délégation d’évêques japonais au Vatican. 

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06.05.2010

Le Pape souhaite un monde libéré des armes nucléaires

Le Saint-Siège demande aux signataires du Traité de non-prolifération nucléaire de respecter leurs engagements. Benoît XVI a lancé un appel en ce sens, ce mercredi, à l’audience générale, deux jours après l’ouverture à New York de la 8e Conférence de suivi du traité sur fond d’affrontement politique entre les États Unis et l’Iran.

 

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Pour le Pape, la paix ne repose pas seulement sur l’équilibre des forces, mais sur sur la confiance et le respect des engagements pris. D’où l’urgence d’appliquer pleinement et sans tarder les accords internationaux, si l’on veut réellement aboutir à un désarmement nucléaire concerté et sûr. Le Saint-Siège encourage les initiatives en vue d’un désarmement progressif et la création de zones dénucléarisées, avec l’objectif d’aboutir à terme à l’élimination totale des armes nucléaires. Il exhorte tous les participants à la conférence de New York à surmonter les conditionnements de l’histoire et à tisser patiemment la trame politique et économique de la paix pour contribuer au développement intégral de l’homme et satisfaire les aspirations authentiques des peuples. Écoutez la voix du Pape: >>

Par ailleurs, les évêques d’Hiroshima et de Nagasaki ont fait le déplacement jusqu’à New York où se tient, depuis lundi, la conférence de suivi du Traité de non-prolifération nucléaire. À la tribune de l’ONU, ils ont demandé aux responsables des Nations de prendre conscience de la folie que constituent les armes nucléaires. Car des milliers de bombes atomiques sont toujours disponibles dans les arsenaux de la planète.

 

(Radio Vatican)

03.05.2010

Devant le Saint-Suaire, Benoît XVI compare notre époque au Samedi Saint

Visiblement ému, Benoît XVI s’est recueilli en silence, pendant plusieurs minutes, devant le Saint-Suaire, ce dimanche soir à Turin.

 

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Ce moment, a-t-il confié, il l’avait attendu avec impatience, peut-être parce que les années l’ont rendu plus sensible au message de cette Icône extraordinaire. Et il l’a vécu intensément, en tant que successeur de Pierre qui porte toute l’Eglise et toute l’humanité dans son cœur.

 

 

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Dans une méditation émouvante, le Pape a qualifié le linceul de Turin d’icône du Samedi Saint, le jour où Dieu s’est caché, jour de silence et de solitude. A notre époque, surtout après les événements du siècle dernier, l’humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi Saint ; l’éclipse de Dieu fait partie de la spiritualité de l’homme contemporain, de manière existentielle, presqu’inconsciente, comme un vide dans le cœur qui ne cesse de s’agrandir.

 

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A la fin du XIX° siècle, Nietzsche écrivait : « Dieu est mort ! Nous l’avons tué ! » Après deux guerres mondiales, les camps et les goulags, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue toujours plus un Samedi Saint.

Mais, comme une photographie, l’icône a un positif et un négatif. C’est pour cela que des milliers et des milliers de personnes viennent la vénérer car elles y voient non seulement l’obscurité mais aussi la lumière ; non pas tant la défaite de la vie et de l’amour, mais plutôt la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine. Le linceul est une Icône écrite avec du sang. Mais toute trace de sang parle d’amour et de vie.

 

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(Radio Vatican)

31.05.2009

L’Esprit Saint libère de la peur, explique Benoît XVI

Homélie de la messe de Pentecôte


ROME, Dimanche 31 mai 2009 (ZENIT.org) - « L'Esprit de Dieu (...) chasse la peur ; il nous fait connaître et sentir que nous sommes entre les mains d'une Toute-Puissance d'amour : quoi qu'il arrive, son amour infini ne nous abandonne pas », affirme Benoît XVI dans son homélie de la Pentecôte.

Benoît XVI a présidé ce matin, à 10 h en la basilique saint-Pierre, la messe de la solennité de la Pentecôte. La liturgie était embellie par la présence du Chœur de la cathédrale de Cologne et de l'Orchestre de chambre de Cologne qui ont accompagné la prière par l'interprétation de la dernière messe - messe brève - de Joseph Haydn, « Harmoniemesse », dans le cadre du bicentenaire de la mort du grand compositeur.

Le pape fait observer que l'Esprit Saint libère les apôtres de la peur de la mort : « A la Pentecôte, lorsque l'Esprit Saint se posa sur eux, ces hommes sortirent sans peur et commencèrent à annoncer à tous la bonne nouvelle du Christ crucifié et ressuscité. Ils n'avaient pas peur, parce qu'ils se sentaient entre les mains du plus fort ».

Après avoir évoqué l'Esprit Saint qui libère de la pollution de l'esprit et du cœur à l'instar d'un grand vent qui permet de respirer à pleins poumons, Benoît XVI a développé l'image du feu de l'Esprit Saint.

Mais le Christ lui-même a apporté ce feu dans le don de lui-même, non comme Prométhée du mythe antique qui l'arrachait aux dieux.

Pourtant en quelque sorte le pape dénonçait un usage prométhéen du feu, citant les tragédies comme Hiroshima et Nagasaki, ou d'autres événements plus quotidiens : « On pourrait, disait-il, trouver de nombreux exemples, moins graves et pourtant tout aussi symptomatiques dans la réalité de chaque jour ».

Il a fait observer que « l'Ecriture Sainte nous révèle que l'énergie capable de mettre le monde en mouvement n'est pas une force anonyme et aveugle, mais l'action de 'l'Esprit de Dieu qui planait sur les eaux' (Gn 1, 2) au début de la création ».

Voici donc le don fait par le Christ : « Jésus Christ a 'apporté sur la terre' non pas la force vitale qui l'habitait déjà, mais l'Esprit Saint,  c'est-à-dire l'amour de Dieu qui 'renouvelle la face de la terre' en la purifiant du mal et en la libérant de la domination de la mort. Ce 'feu' pur, essentiel et personnel, le feu de l'amour est descendu sur les apôtres, réunis dans la prière avec Marie au Cénacle, pour faire de l'Eglise le prolongement de l'œuvre rénovatrice du Christ ».

 

Anita S. Bourdin

 

homélie de la Pentecôte: texte ingégral