14.04.2010
Chine: Les fruits de la foi et de l'évangélisation
ASIE/CHINE - Les “fruits de la foi et de l’évangélisation” recueillis à Pâques : les nouvelles statistiques sur les catéchumènes qui ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne
Dans le diocèse de Ning Xia, environ 90 personnes ont reçu les sacrements, à la veillée et le jour de Pâques. Dans la cathédrale de Yin Chuan, Mgr Joseph Li Jin, Evêque ordinaire, a conféré les sacrements de l’initiation chrétienne à 23 catéchumènes. Dans le district de Cheng An, du diocèse d’Han Dan, dans la province de l’He Bei, qui compte 370.000 habitants dont 13.000 catholiques, il y a eu à Pâques 2010 99 catéchumènes qui ont reçu les sacrements. Dans la paroisse de Xi Liu, de la province du Shaan Xi, 10 catéchumènes ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne, « trouvant enfin le vrai sens de la vie. Et ils sont prêts désormais à être des témoins de la foi ».
Dans la cathédrale du diocèse de Tai Yuan, province du Shan Xi, plus de 3.000 fidèles ont participé à la célébration solennelle de la veillée pascale, pendant laquelle le baptême a été administré à 55 catéchumènes, et la confirmation et la première communion à 10 fidèles. La paroisse de Sha Gou, du même diocèse, a vu 28 adultes et 24 enfants entrer dans la famille des enfants de Dieu. La paroisse de Liu He a accueilli 81 nouveaux membres de l’Eglise, organisant aussi une fête de fraternité pour leur souhaiter la bienvenue, offrant aux néophytes une copie de l’Ecriture Sainte, un chapelet et la liturgie des heures. Le 5 avril, lundi de l’Ange, le curé a baptisé au moins 60 nouveaux-nés. Dans la paroisse de Bo Xing, de la province du Shan Dong, 21 catéchumènes adultes ont reçu les sacrements de l’initiation chrétienne pendant la veillée, et cinq autres pendant l’Eucharistie solennelle du jour de Pâques. La paroisse de Xi Gao a pu accueillir onze nouveaux frères et sœurs comme membres de la famille chrétienne. (NZ)
09:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joseph li jin, eveques, cheng an, han dan, catechumenes, cathedrales, shan xi, he bei, xi liu, shaan xi, chine, evangelisation, paques, sacrements, bapteme, confirmation, eucharistie, dioceses, ning xia, yin chuan, tai yuan, sha gou, liu he, neophytes, ec |
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08.04.2010
Patrick Kéchichian, Petit éloge du catholicisme

Folio inédit 129 p., 2 €
La ferveur du néophyte
Devenu chrétien, le journaliste Patrick Kéchichian confesse une foi très romaine
Il fut durant près d'un quart de siècle l'une des plumes les plus «écoutées» de la critique littéraire parisienne. Tout juste retraité d’un grand quotidien du soir, Patrick Kéchichian – qui fait désormais profiter les lecteurs de La Croix de sa lecture affûtée – a souhaité publier non plus seulement des recensions faisant autorité, ni même des essais ou pamphlets dont il a le secret, mais une confession. Une confession au sens le plus originel, donc non sacramentel : un témoignage de foi.
Car foi il y a. Ni trouvée au berceau – l'homme n'a nulle honte à se reconnaître d'extraction mécréante –, ni reçue comme un coup de foudre façon Claudel ou Clavel. Mais découverte au tournant de la trentaine, puis mûrie, réfléchie, nourrie et – bien sûr – fière : «À la figure solide et bien dessinée de l'héritier j'oppose celle, inquiète et troublée, joyeuse cependant, enthousiaste même, du converti.»
On objectera (qu'il nous pardonne !) que sa foi n'est pourtant pas dépourvue d'assises consistantes. D'où un alliage rare, qui fait précisément la force de ce Petit éloge du catholicisme qu'aujourd'hui il publie pour que nul n'en ignore plus, entre la passion du néophyte et la sagesse du croyant réfléchi. Cela doit s'appeler la ferveur, telle qu'elle peut résulter du mariage de l'intelligence avec l'ardeur.
Qui dit «éloge» dit plaidoyer. N'allez donc pas chercher ici quelque traité, avec prétention à l'objectivité : tout en ayant la délicatesse d'épargner à son lecteur des épanchements indécents, la parole ici énoncée assume sereinement sa subjectivité.
N'espérez pas davantage d'y trouver de l'exhaustivité : s'assumant «petit», cet éloge procède par touches successives, enchaînant les passages obligés de tout catéchisme (le mal, la liberté, le Christ !) et d'autres plus propres au parcours personnel : conversion, donc, mais aussi littérature et écriture («La parole, comme la conversion (…) n'est pas une propriété, un pouvoir, encore moins une arme ou une source de profit, mais un devoir : celui de se faire bien entendre»), baroque…
Avec une finale digne d'une encyclique papale par assomption mariale ! Chaque sujet est traité sur quelques pages, mais ciselées, denses, que l'on sent riches d'un arrière-fond de lectures, de prière et de mise à l'épreuve.
Il s'agit donc, pour Kéchichian, de dire publiquement non seulement en quoi il croit, mais en quoi cette foi est grande. Situé clairement dans le registre de l'apologétique plutôt que du récit, son propos entend illustrer la grandeur du christianisme en sa version spécifiquement catholique. Non qu'il dénigre en quoi que ce soit d'autres traditions – d'Orthodoxie ou de Réforme – que celle où son chemin est venu s'inscrire. Simplement, il lui paraît juste de fonder, même rétrospectivement, la pertinence de la voie pour laquelle a opté sa foi.
Le résultat se trouve dans une belle constance de références et une réelle cohérence de cette appartenance – sans que l'on puisse dire si ce sont ses auteurs de prédilection qui marquent le «style» de sa foi, ou au contraire si c'est la posture adoptée qui a favorisé certaines lectures et fréquentations plus que d'autres.
Les références ? Pour Patrick Kéchichian, elles sont peu nombreuses, mais fameuses : Newman, De Lubac et Urs von Balthasar et par là Ratzinger et Lustiger, pour les piliers (on connaît fondements plus fragiles) ; pour les plus récents, on trouvera Jean-Louis Chrétien en philosophie, tout aussi solide, et l'atypique bénédictin de Ligugé François Cassingena-Trévedy.
Plus importante cependant que ces figures inspiratrices, la référence première du catholicisme de notre confrère : Rome, centre d'une communion aussi palpable qu'invisible, symbole d'une religion qui fait droit à la beauté et prône, plutôt que le triomphe ou la critique, un agenouillement qui rend humble sans humilier. Une religion d'expérience, sensuelle autant que spirituelle, et qui peut faire un bien fou à qui sait l'accueillir – comme ce que l'on nommait jadis un écrivain catholique.
MICHEL KUBLER
Source: la-croix.com
18:31 Écrit par Père Walter dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : patrick kechichian, petit eloge du catholicisme, journalistes, foi, confession de foi, critique litteraire, paris, france, la croix, temoignages, claudel, clavel, neophytes, christ, mal, libert, catechisme, ecriture, litterature, apologetique, orthodoxie, reforme, eglise catholique, newman, de lubac, urs von balthasar, ratzinger, lustiger, jean-louis chretien, philosophie, benedictins, liguge, francois cassingena-trevedy, catholicisme, rome, communion, religion, ecrivains |
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