31.01.2010

Le Pape libère deux colombes, symbole de paix, et nous parle de notre vocation à l'amour

C’est en partant de la liturgie de ce dimanche et de la Première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens que Benoit XVI a voulu parler de la vocation des chrétiens à l’amour.


« L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c'est la charité. »


Après avoir cité littéralement Saint Paul, Benoit XVI a souligné que l’amour est bel et bien le signe distinctif du chrétien, la synthèse de toute sa vie : de ce qu’il croit, et de ce qu’il fait. Cette conviction, a-t-il rappelé, m’a amené à en faire le thème de ma première encyclique : Deus Caritas Est.
Mais écoutons le Pape s’adresser aux pèlerins de langue française: >>

 

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Et au terme de l’Angélus, le Pape a été rejoint à la fenêtre de son bureau par deux enfants de l’Action Catholique Italienne qui venaient de participer dans la matinée dans le rues du centre de Rome à la Caravane de la Paix. C’est désormais une tradition qui remonte à Jean Paul II et qui a donné lieu à de nombreuses et belles photos. Les deux enfants ont lancé deux colombes blanches, comme on le sait symbole de paix.

 

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Ce Dimanche, Journée Internationale d’intercession pour la Paix en terre Sainte, pour la deuxième année consécutive, les chrétiens du monde entier s’unissaient dans la prière pour la réconciliation et la paix au Proche Orient. Benoit XVI a déclaré s’associer spirituellement à eux.


Le Pape a ensuite rappelé que ce dimanche était consacré aussi à la 57ème journée mondiale des malades de la lèpre. Benoit XVI a fait mémoire du Père Damien, l’apôtre des lépreux et a salué le travail de tous ceux qui luttent contre cette maladie qui touche encore plus d’1 million et demi de personnes dans le monde. Pour la seule année 2009, l’OMS a recensé 210.000 nouveaux cas.


Un combat qu’il faut donc poursuivre inlassablement. L’Eglise appelle ainsi à la solidarité pour développer toujours plus les systèmes de soins et de prévention de cette maladie. Elle exhorte ainsi les Etats et la communauté internationale dans son ensemble à développer et à renforcer les stratégies nécessaires à la lutte contre la lèpre.


La lèpre a disparu en Europe mais touche encore de nombreux pays… Ainsi Madagascar. Olivier Tosseri a interrogé Grégoire Detoeuf, responsable de la fondation Raoul Follereau sur l’ile malgache: >>

 

(Radio Vatican)


14.10.2009

La théorie du genre préoccupe les pères synodaux, par Mgr Tony Anatrella (2)

La théorie du genre préoccupe les pères synodaux, par Mgr Tony Anatrella (2)

Elle s’impose progressivement y compris grâce à certaines Institutions chrétiennes

 

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ROME, Mardi 13 octobre 2009 (ZENIT.org) - « La théorie du genre préoccupe les pères synodaux » : Mgr Tony Anatrella (photo), psychanalyste et spécialiste en psychiatrie sociale, a bien voulu évoquer pour Zenit les problèmes que soulève cette nouvelle idéologie et ses incidences sur la famille et la société dans la mesure où elle se répand en Afrique.

Il explique : "En Afrique, grâce à l'action de certaines Institutions chrétiennes, la théorie du genre s'impose progressivement dans la société et dans l'Eglise".

Mgr Anatrella reçoit en consultations et enseigne la psychologie à Paris. Il est consulteur du conseil pontifical pour la Famille et du conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé. Il travaille, entre autres, les questions relatives à la théorie du genre auprès de plusieurs dicastères romains. Il vient de publier un ouvrage sur ce thème : « La tentation de Capoue, Anthropologie du mariage et de la filiation, éditions Cujas ».

En effet, Mgr Sarah est intervenu pendant le débat du synode des évêque spour l'Afrique sur ce thème. L'archevêque a évoqué cette théorie "irréaliste et désincarnée" et même "meurtrière", étrangère aux valeurs africaines. Nous avons demandé à Mgr Anatrella d'expliquer ces termes et de préciser comment cette idéologie s'infiltre en Afrique - sans que les présupposés ne soient annoncés - et comment, « l'échanges de dons entre l'Afrique et l'Occident » pourrait permettre d'élaborer des « anticorps ». Nous publions aujourd'hui le second et dernier volet de cet entretien exclusif (cf. Zenit du 12 octobre pour le premier volet). Il souligne notamment que « les Africains ne veulent pas être colonisés par des idéologies occidentales » et déplore que « la plupart des thèmes de la théorie du genre continuent de se répandre largement dans l'Église ».


Zenit : Mais si cette théorie est tellement étrangère aux valeurs africaines, comment s'infiltre-t-elle, par quel canal?

Mgr Tony Anatrella : Elle s'infiltre de façon inquiétante. La théorie du genre se diffuse tout particulièrement en Afrique, comme l'a évoqué devant le Synode le cardinal Ennio Antonelli, président du conseil pontifical pour la Famille, par l'intermédiaire d'Institutions chrétiennes qui sont en lien avec les Institutions internationales et leurs Agences (ONU, OMS, UNICEF, UNESCO) et des ONGs (Organisations non gouvernementales). Elles sont ainsi le relais de cette idéologie à travers des sessions de formation en direction des prêtres, des religieux, des religieuses et des laïcs chrétiens. En effet, pour recevoir des aides internationales (dans les domaines financiers, sanitaires et éducatifs), la plupart des pays africains sont soumis, par le biais de diverses associations, au discours du genre quand on se préoccupe, par exemple de la santé et du suivi médical des femmes qui se traduit uniquement en termes de « santé reproductive ». Cette notion est très problématique puisqu'il s'agit de banaliser la contraception et l'avortement, et de remettre en question les valeurs familiales en excluant l'homme des relations de coopération avec la femme, et de la procréation.

En Afrique, les militants du genre entreprennent des actions en dehors des représentants démocratiquement élus au sein des Parlements nationaux. Ils sont présents à travers les Organismes internationaux et les ONGs. Ils se saisissent de problèmes particuliers pour apporter leurs solutions qui s'inscrivent dans la perspective idéologique du genre et ensuite, ils s'efforcent de convaincre les députés de voter des lois en faveur des orientations qu'ils préconisent.

Le problème principal que ces organismes veulent soulever en montrant la discrimination de genre à l'égard des femmes est celui des enfants non-désirés qui aliènent les femmes, entraînent une surmortalité infantile, la famine, une mauvaise nutrition et surtout une surpopulation qui mettrait en péril les équilibres démographiques et économiques.

Les militants du genre laissent entendre que dans la culture africaine, les gens n'étaient pas habitués à concevoir un nombre aussi important d'enfants. Cette affirmation est gratuite et sans fondement. Il s'agit d'une erreur d'appréciation puisqu'en Afrique, où la culture du sens de la famille est très prononcée, la volonté de donner la vie à de nombreux enfants est inhérente à la culture de ce continent. Les enfants sont la richesse d'une famille et de la société. Mais les spécialistes conditionnés par la théorie du genre affirment avec leurs préjugés d'occidentaux, que trois enfants par femme est un chiffre trop élevé qu'il faut donc réduire. Que nous disent les Africains : C'est l'enfant qui est l'avenir de l'homme !


Zenit : La théorie du genre apparaît donc comme le Cheval de Troie sans que les présupposés ne soient annoncés ?

Mgr Tony Anatrella : En effet, les théoriciens du genre entrent par la voie de problèmes dits de société comme experts auprès des gouvernements africains et tentent de les influencer en dehors de l'instance des Parlements car la plupart des députés, proches du peuple, n'acceptent pas cette idéologie occidentale. Paradoxalement, dans plusieurs pays africains, ces spécialistes ont ainsi favorisé la création de Ministère du Plan, chargé de la planification et de la limitation des naissances, et la création de Ministère du genre. Très souvent, ces deux ministères agissent de concert pour organiser diverses actions auprès des femmes en dehors de la présence des hommes. Ils prétendent qu'il faut donner tout le pouvoir du contrôle de la procréation aux femmes ce qui revient à en exclure les hommes.

Il faudrait s'interroger sur ce que peut signifier un Ministère du genre dans un gouvernement ? Ce type de Ministère a surtout un sens idéologique qui, de façon masquée et pernicieuse, introduit cette nouvelle idéologie sur le sens du couple et de la famille en désolidarisant l'homme de la femme et en séparant la procréation de la sexualité.

On prend aussi le prétexte que les femmes sont les victimes de violences conjugales de la part de leur mari, ou de la violence des hommes qui leur imposent des relations sexuelles, ou encore des femmes qui sont les premières victimes des guerres à travers les viols sexuels commis par des militaires. Elles peuvent se retrouver enceintes à la suite de toutes ces maltraitances, et donc donner naissance à des enfants qu'elles n'ont pas désirés. On cherche ainsi à prouver que les femmes sont les victimes des hommes pour donner raison à l'idéologie du genre.

Forts de tous ces examens, les théoriciens du genre, constitués par divers spécialistes occidentaux, proposent aux associations chrétiennes et aux ministres de la santé, du plan et du genre de pays africains, de se rassembler lors de réunions régionales afin d'envisager ce qu'il convient d'entreprendre. Sur la base de ces études, des déclarations sont faites afin de se tourner vers les députés des différents Parlements nationaux pour leur demander de légiférer et de promulguer des lois dans le sens voulu par le genre. Pour l'instant, la plupart des députés résistent à cette vision du couple, de la famille et de la procréation qui ne correspond pas aux valeurs africaines. Malheureusement ces idées du genre et les comportements qu'ils inspirent progressent malgré tout en Afrique.

D'autre part, les pays africains sont également sous la pression des pays occidentaux qui, au nom de l'égalité des orientations sexuelles, cherchent à présenter l'homosexualité comme un modèle qui peut être légalisé à travers la vie de couple et le mariage.

Plus grave encore en Afrique, grâce à l'action de certaines Institutions chrétiennes, la théorie du genre s'impose progressivement dans la société et dans l'Église. Il en va de même en Occident avec des théologiens moralistes qui trouvent dans la théorie du genre. Certains utilisent ces concepts pour organiser la vie de l'Église, restructurer le fonctionnement de ses services et de la pastorale à partir de cette théorie. une source de concepts qui leur semblent intéressant à utiliser. On observe que des Commissions épiscopales sur la pastorale de la famille, mais aussi des associations caritatives chrétiennes et des structures ecclésiales s'inspirent des idées et de l'idéologie sociologisante de la théorie du genre.

Malheureusement il se confirme, au vu de nombreux faits, que la plupart des thèmes de la théorie du genre continuent de se répandre largement dans l'Église. On utilise un néo-langage qui, en s'appuyant sur les concepts chrétiens, tente de leur donner une autre signification, en particulier celui qui concerne le sens de l'égalité (on parle de l'égalité de genre au lieu de parler de l'égalité en dignité de l'homme et de la femme). L'Église a toujours soutenu l'égalité de l'homme et de la femme dans une relation de complémentarité et le respect des enfants. Elle n'a jamais accepté les mariages forcés, les mariages de jeunes mineures, et apporte son soutien à travers tous ses membres et ses diverses institutions pour lutter contre l'exploitation des enfants dans le travail, les agressions sexuelles, la prostitution juvénile, les enfants-soldats sans avoir à entrer dans les concepts et les arguties de l'idéologie du genre qui oppose le masculin au féminin.


Zenit : Le cardinal Vingt-Trois parle d'échanges de dons entre l'Afrique et l'Occident: l'Afrique a-t-elle des anticorps à cette théorie et peut-elle nous les communiquer?

Mgr Tony Anatrella : En effet le cardinal Vingt-Trois a évoqué l'échange séculaire entre les Églises européennes et les Églises africaines. Les relations se développent dans un véritable échange de dons à bien des égards. Ainsi de très nombreux prêtres étudiants africains rendent des services considérables dans plusieurs diocèses en France. Ils nous témoignent leur richesse spirituelle et leur façon de vivre avec le Christ au cœur de ce monde. Leur dynamisme est un exemple mais aussi leur présence dans la vie publique. Ce sont deux anticorps importants auxquels s'ajoute un regard réaliste sur le fait que seuls un homme et une femme forment un couple et une famille avec leurs enfants. Si en Europe, les communautés chrétiennes restent timides et peu critiques vis-à-vis des questions relatives à la famille et acceptent souvent les clichés à la mode au point de s'y identifier, les africains sont plus déterminés et réactifs. Mgr Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou, a souligné lors du Synode « Nos communautés humaines et religieuses africaines, dans l'ensemble, rejettent les pratiques légalement codifiées dans bon nombre de pays de l'Occident. Elles ont en estime la promotion des valeurs relatives à la famille et à la vie» (Cf. Zenit du 9 octobre 2009).

Le cardinal Ricard suite à un entretien avec le Président de la République Française a déclaré dans le journal La Croix du 4 octobre 2009 : « Nous avons parlé des lois qui posent des questions autour de la protection de la vie, de la famille, du mariage, comme par exemple le principe de non-discrimination qui ouvre le droit aux mariages homosexuels. Notre point de vue pourrait être mieux entendu si la mobilisation était plus importante. La voix des seuls évêques ne suffit pas : nous avons besoin de mobiliser les opinions catholiques. D'où la question de savoir comment mieux sensibiliser les chrétiens européens à l'action politique ». Les chrétiens sont invités à sortir de la torpeur et la presse catholique a sans doute un rôle plus important à jouer pour éviter cette dérive légale en matière familiale, à commencer par ce problématique statut de beau-parent, comme je l'ai déjà souligné ici.

Le Pape, lors de son homélie du dimanche 4 octobre 2009, a insisté sur le rôle spirituel de l'Afrique qui pourrait inspirer l'Occident délétère : « L'Afrique représente un « immense poumon » spirituel, pour une humanité qui semble en crise de foi et d'espérance. Mais ce « poumon » peut aussi tomber malade. ... Le soi-disant « premier » monde a parfois exporté et continue d'exporter des déchets spirituels toxiques qui contaminent les populations des autres continents, parmi lesquels justement les populations africaines. C'est dans ce sens que le colonialisme, qui a pris fin au plan politique n'est jamais tout à fait terminé ». Fort heureusement les Églises africaines essaient d'avoir du recul et de rester lucides face à l'offensive des nouvelles idéologies qui polluent le sens des réalités comme la théorie du genre. Elle fera sans doute son temps avant de dépérir comme toutes les autres, mais en attendant que de dommages directs et collatéraux en son nom ! Les Africains n'oublient pas leurs racines puisque c'est en fonction d'elles qu'ils peuvent analyser et critiquer des constructions irréalistes et asexuelles du couple et de la famille.

En résumé : les anticorps idéologiques que nous pouvons développer sont : l'enracinement dans une relation au Christ au sein de son Église, présence et engagement dans la vie publique pour le bien commun du mariage entre un homme et une femme et le respect du principe d'humanité de la famille, détermination et réactivité pour agir en ce sens, lucidité et recul anthropologiques face aux idées à la mode portées par des vagues médiatiques et l'électoralisme politique. Les chrétiens doivent savoir exiger des responsables politiques qui se présentent aux élections de préciser leur position sur le couple et la famille et choisir leur candidat en conséquence. Malheureusement, il arrive souvent que les élus ne soient pas fidèles à leurs électeurs et fassent de la politique en regardant le programme du voisin dans l'espoir de lui ravir un électorat. Est-ce ainsi que l'on sert le bien commun ?

L'ouvrage du Conseil Pontifical pour la Famille, Lexique sur les termes controversés au sujet de la famille et de la vie, publié en français aux éditions Téqui, a été voulu pour donner des éléments conceptuels afin que les chrétiens puissent penser et agir à l'égard de la théorie du genre. Il serait bien et utile qu'ils s'y réfèrent dans le contexte actuel. Le dialogue avec les productions intellectuelles de l'époque ne se résume pas à toutes les accepter, voire pour certains de les substituer aux principes universels de la sagesse des peuples et de l'anthropologie chrétienne, mais de rester critiques, d'en montrer les impasses et de signifier la réalité conjugale et familiale à partir de l'engagement d'un homme avec une femme.

Propos recueillis par Anita S. Bourdin

06.09.2009

Grippe : les raisons de la peur

Grippe : les raisons de la peur

24 juillet 2009 | Tugdual Derville*

Millésime exceptionnel pour la nouvelle grippe 2009. Elle se répand comme une traînée de poudre, alimentant la chronique estivale, sans qu’on sache trop bien s’il faut s’en distraire ou s’en affoler. L’automne sera-t-il chaud ?

Elle est passée par ici, elle repassera par là… La peur de la grippe A (ex-mexicaine, ex-porcine, ex-H1N1) déferle sur la planète. C’est le feuilleton de l’été. Alors que l’OMS a décrété « l’état de pandémie mondiale », son stade d’alerte maximal, pour la première fois depuis quarante et un ans, les gouvernements, ne sachant plus s’il faut alerter ou calmer le jeu, sont réduits à souffler le chaud et le froid. Outre-Manche, les sujets britanniques sont plombés par les salves d’instructions antinomiques : « Évitez de voyager, éloignez-vous des foules et différez vos grossesses ! », conseillent les uns. « Vivez comme avant ! », supplient les autres. Les tabloïds s’en donnent à cœur joie.

Il faut reconnaître que les informations les plus contradictoires ont circulé à propos du nouveau virus. Il fut un temps soupçonné d’être plus mortel que morbide : très grave mais rare. On le présente désormais comme plus morbide que mortel : terriblement contagieux mais curable. Le Tamiflu serait le sauveur. De toutes façons, disent les sceptiques, chaque grippe prélève son lot de personnes fragiles.

Heureusement, la France dispose de l’un des systèmes de santé les plus performants au monde. C’est la contrepartie de l’énorme coût de sa protection sociale. Il y a pourtant ceux qui s’alarment, tel ce praticien marseillais avertissant sur les ondes : « La France n’est pas prête. » D’autres entendent rassurer, à l’image de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, affirmant, le jour où elle annonce vouloir détourner l’accueil des malades des urgences vers les généralistes : « J’ai confiance en la médecine de ville et j’ai besoin d’elle. » Confiance soit.

Mais puisqu’on ne peut faire autrement, ces propos apaisants peuvent inquiéter. D’ailleurs, pourquoi nous demande-t-on soudain d’aller voir nos généralistes, tout en les exhortant à organiser des flux séparés pour ces malades-là  ? Est-ce plus parce que les urgences sont incapables d’absorber les millions de malades qui se profilent que parce que le virus serait devenu bénin  ? De toute façon, quand une grande peur est en jeu, tout concourt à l’alimenter.

Ainsi le rapport spécial du sénateur Jean-Jacques Jégou qui liste le stock de défense hexagonal : 33 millions de doses d’antiviraux, 1 milliard de masques anti-projection et bientôt 1 milliard de masques de protection. Quant au vaccin, 94 millions de doses sont déjà commandées. Problème : elles arriveront essentiellement après le pic pandémique… Il faut deux injections à trois semaines d’intervalle pour être protégé six semaines plus tard.



La peur de quoi ?


Derrière la peur initiale, enfle la peur… d’avoir peur. Certains estiment déjà que le problème sera économique plus que sanitaire. Un grand spectacle prévu à l’automne au stade de France est annulé. La Banque mondiale estime que la pandémie va provoquer une baisse du produit intérieur brut de 0,7% à 4,8%. Ce type d’aléa, c’est ce que déteste l’économie. Défi pour les entreprises, on craint un absentéisme de 25 à 40 % au plus fort de la crise.

Au moins, le feuilleton de la peur alimente le commerce médiatique. Les adultes raffolent de fin du monde, comme les enfants de contes horribles. L’inconscient collectif semble hanté par la peste noire qui débarqua en Europe en 1347, provoquant un crash démographique.

Est-ce depuis ce cataclysme que nos gènes sont marqués par la terreur de la contagion, de la promiscuité, de l’étranger  ? Les images de crémation des corps contaminés nous hantent. Déjà se rejoue avec la grippe A l’impossible imbroglio des mises en quarantaine, avec son lot d’injustice, d’absurdité et de retournement de situation. Comme lors du coup de canicule de 2003, les gouvernants sont mis sur la sellette, accusés d’impuissance.

Car la mondialisation virale n’a rien à envier à la mondialisation économique. Feu la grande peur nucléaire ; exit la menace de l’explosion démographique qui s’est d’ailleurs inversée ; même le réchauffement climatique qui tenait la corde – malgré les contestations raisonnées d’un Claude Allègre – est passé au second plan. Certes, les récentes angoisses sanitaires ont pour le moment fait flop : ni l’encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle), ni le SRAS (grippe aviaire), n’ont décimé les populations (littéralement prélever un homme sur dix). Seul le Sida s’est révélé d’une ampleur catastrophique, mais pas vraiment en Europe. Chacun de ces virus a fait couler des flots d’encre glaciale.

Tout cela ne nous dit pas ce qu’il adviendra à l’automne : cette grippe-là tiendra-t-elle ses promesses apocalyptiques  ? Principe de précaution oblige – ou crainte du déni – il est du devoir des gouvernants et des autorités sanitaires mondiales de tout faire pour enrayer à la fois l’hécatombe et la panique. Ainsi s’expliquent leurs discours d’équilibristes, vite dépassés par les faits. Pour tous ceux qui n’ont rien d’autre à faire que d’observer, la sagesse impose comme maxime anxiolytique : « À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34).


*Tugdual Derville est délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie.

07.04.2009

Si ! Les risques d'échec du préservatif ont été identifiés et prouvés scientifiquement !

 

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Sida. Le vaccin de la vérité, ouvrage que j'ai publié en 1995 sous le pseudonyme de Thomas Montfort, a produit des preuves irréfutables du mensonge associatif et officiel sur le taux de fiabilité du préservatif. Il rassemblait une somme unique de témoignages médicaux, d'enquêtes scientifiques et d'informations techniques de sources diverses et de haut niveau dont les plus importantes ont été soigneusement cachées par les autorités publiques. En particulier


- Une étude de la University of Texas, Medical Branch. Effectuée par onze équipes sous l'autorité du professeur Susan Weller et intitulée Meta-analyse de l'efficacité du préservatif dans la réduction de la transmission sexuelle du Virus HIV, indiquait une efficacité globale de 69% sur un an pour 100 rapports dans l'année (in Soc.Sc.Med., vol.36, n° 12, pp.1635-1664, 1993).


- L'éditorial du New England Journal of Medicine du 11.8.1994 (volume 331 n° 6, p.391), qui rendait compte des travaux de la conférence internationale de Yokohama sur le sida (août 1994). Il a validé l'étude de synthèse du professeur Susan Weller; puis, à propos d'une enquête du Centre Européen pour la Surveillance Epidémiologique (CESE) du sida (en fait, une équipe de l'Hôpital national de Saint-Maurice) menée à l'initiative du ministre français de la Santé, il a exprimé le sentiment commun que « L'échantillon (des personnes suivies) n'était pas assez large pour écarter la possibilité d'une transmission dans un taux supérieur à 1,5% personnes-années parmi les utilisateurs réguliers du préservatif. » Ce que, dans un élan déjà mensonger, le pouvoir politique avait voulu faire croire par le biais d'une structure dépendante était sévèrement stigmatisé dans une instance internationale scientifique libre de toute pression. A noter que, rapporteure à Yokohama des travaux du CESE, la doctoresse Isabelle de Vincenzi concluait, dans la revue Biofutur de juin 1994 : « Le sexe sans risque (safe sex) exclut tout type de pénétration, avec ou sans préservatif, à la seule exception des relations entre partenaires non infectés et fidèles... Tout type de pénétration sexuelle avec une personne séropositive ou de statut sérologique inconnu comporte un risque potentiel... Des messages de prévention se donnant pour objectif, ne serait-ce qu'implicitement, d'atteindre un risque nul ne correspondent à aucune réalité ni psychologique, ni sociale, ni épidémiologique. » 


- Les révélations du chef de la section des Propriétés polymères du Naval Research Laboratory des USA, C.M. Roland : « La superficie des préservatifs apparait comme une surface couverte de cratères ayant un diamètre de 15 microns environ et d'une profondeur de 30 microns. Pire même, dans l'optique de la transmission du virus, nous avons découvert des canaux de 5 microns de diamètre, qui traversent la paroi de part en part. En d'autres termes, cela signifie qu'il existe des passages qui établissent un lien de communication entre l'intérieur et l'extérieur du préservatif et dont le diamètre est cinquante fois supérieur à celui du virus HIV. »


D'autres études citées corroborent ces vérités. Mais en 1995 déjà, au plus fort de la campagne de promotion du préservatif, il était impardonnable d'exprimer un point de vue contraire au discours officiel en la matière, et quiconque s'y aventurait était violemment pris à partie et qualifié de criminel. Pourtant, à l'occasion d'un recours en Conseil d'Etat intenté par une coordination d'associations (le C.I.D) contre sa circulaire du 15 avril 1996 relative à la prévention du sida en milieu scolaire, M. Bayrou, alors ministre de l'Education nationale, informé par les plaignants de la teneur des preuves scientifiques que révélait Sida. Le vaccin de la vérité sur la fiabilité dangereusement limitée du préservatif, a totalement esquivé le débat. Le gouvernement - en premier lieu le ministre de la Santé, M. Douste-Blazy - s'est bien gardé de citer l'ouvrage en justice ou même d'en contester publiquement le contenu. L'auteur s'attendait, pour le moins, à une volée de bois vert en provenance des instances officielles concernées mises nommément en cause, ainsi que des associations dites de prévention. Il n'en a rien été et la presse aux ordres, largement attributaire d'exemplaires du livre, a, pour sa part, entouré ce dossier accablant d'un mur de silence. Sida. Le vaccin de la vérité a été diffusé, dans le cadre d'une troisième édition, en 5000 exemplaires auprès des évêques d'Afrique francophone en 1996.


Aujourd'hui, ce livre n'a pas pris une ride. Il vient même d'être conforté en grande partie par un document des plus officiels, le Guide d'interventions prioritaires de l'OMS publié le 3 avril 2009. Ce Guide « regroupe les principales interventions dans le secteur de la santé que recommande l'OMS pour aider les pays, les bailleurs de fonds et toutes autres parties intéressées à mettre sur pied une riposte complète à l'épidémie de VIH/sida. Il fournit des informations techniques sur toute une série de sujets, de la procédure à suivre pour élargir les programmes de préservatifs, aux dernières normes et directives thérapeutiques. ». Au point 1.2.1.1 Promotion et soutien de l'utilisation du préservatif (p. 16), il y est écrit que « L'utilisation correcte et systématique du préservatif réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90% ». Si l'utilisation en est correcte et systématique, c'est donc que le risque provient du « matériau » utilisé !


Alain Toulza, président du collectif Oui à la Famille, auteur du Meilleur des mondes sexuels



On peut se procurer les deux ouvrages-clés auprès de l'association Papa, Maman et Nous, 24 rue Louis Blanc, 75010 Paris

Sida. Le vaccin de la vérité, 121 pages (ed. F-X de Guibert) :15 €, port inclus (chèque au nom de PMN)


 

http://www.ethosdiffusion.com/catalog/images/8433.jpg


Le meilleur des mondes sexuels , 345 pages (ed. F-X de Guibert) : 25 €, port inclus (chèque PMN)

Les deux volumes : 35 €, port inclus (chèque PMN).

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