28.04.2012

Une journée mondiale des vocations, don de l'amour de Dieu

ordinations.jpegDans un contexte européen de sécularisation, de déchristianisation, et de crise patente des vocations, Benoît XVI, tout en rappelant que l’amour divin reste la source de toute vocation, insiste sur l’urgence et la nécessité pour l’Eglise de créer « les conditions favorables afin que puissent éclore beaucoup de ‘oui’, comme autant de réponses généreuses à l’appel d’amour de Dieu » (Message pour la 49e journée de prières pour les vocations).

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20.03.2012

AFRIQUE - Des milliers d’enfants et de jeunes continuent à mourir suite à une « maladie mystérieuse »

nod syndrome.jpgKampala (Agence Fides) – Une maladie mystérieuse fait actuellement de nombreuses victimes parmi les enfants du nord de l’Ouganda, du Soudan du Sud et de Tanzanie. Il s’agit d’une pandémie mortelle non encore identifiée et enregistrée pour la première fois en 2003 : le syndrome de Nod. Jusqu’ici, les experts ne sont pas parvenus ni à soigner ni à contenir cette maladie. Elle frappe exclusivement les enfants de 5 à 15 ans provoquant des spasmes incontrôlables qui les consument et en causent la mort.

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16.03.2010

Les évêques du Burkina Faso en visite ad limina

Les évêques du Burkina Faso se sont donnés rendez-vous à Rome pour leur visite ad limina. Les prélats viennent, après ceux d’Ouganda et du Soudan, rendre compte de la situation à la fois politique et sociale de leur pays, mais aussi des défis posés à l’Église catholique sur tout le continent africain.

Ce rendez-vous revêt une importance particulière quelques mois après le Synode pour l’Afrique, assemblée au cours de laquelle les évêques d’Afrique avaient débattu de la nécessité de la justice et de la réconciliation pour un établissement durable de la paix.

 

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Écoutez Mgr Séraphin François Rouamba (photo), évêque de Koupela et président de la Conférence épiscopale Burkina-Niger: >>

Propos recueillis par Jean-Baptiste Sourou (Radio Vatican).

11.03.2010

Australie: Boom des vocations pendant l'Année Sacerdotale, grâce aussi aux JMJ


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Sydney (Agence Fides) – Six ordinations sacerdotales en juin prochain, de nombreuses entrées au séminaire et beaucoup de jeunes qui s’intéressent à la vie religieuse et au sacerdoce, commençant un parcours de discernement de la vocation: ainsi que l’Agence Fides l’apprend de l’Archidiocèse de Sydney, on enregistre un authentique “boom des vocations” dans l’Eglise locale.


Les responsables diocésains sont très heureux de cette « poussée vers le Haut » qu’on « enregistre pendant l’Année sacerdotale, bénie par le Saint Curé d’Ars », et qui « puise ses racines aussi dans l’expérience des Journées mondiales de la jeunesse, qui a eu le mérite de sensibiliser et de secouer les consciences des jeunes, en réveillant la semence de l’Esprit Saint dans leur cœur et le désir de répondre à l’appel de Dieu ».

Ce sera le Cardinal George Pell, Archevêque de Sydney, qui ordonnera six nouveaux prêtres le 11 juin prochain : il s’agit, comme le diocèse le communique à Fides, du groupe le plus nombreux depuis vingt ans dans cette région.

Outre ces six prêtres, deux diacres ougandais, qui ont étudié en Australie, seront ordonnés en juillet 2010 dans leur pays, pour ensuite revenir en Australie exercer le service pastoral. « Si dans les années passées, à partir de 1980, un des problèmes que l’Eglise australienne a dû affronter était la carence des vocations au sacerdoce, à présent la tendance semble inversée, et il y a une croissance certaine », note le diocèse.

Le Recteur du Séminaire du Bon pasteur à Sydney, le P. Fr. Anthony Percy, confirme cet intérêt renouvelé, notant que 10 nouveaux candidats venaient d’être acceptés au séminaire, commençant le parcours des études philosophiques et théologiques. Selon le Recteur, « un influx bénéfique est venu des JMJ », tandis que d’autres formes modernes d’évangélisation des jeunes, adoptées en Australie, donnent leurs fruits, comme l’utilisation des nouvelles technologies, des blogs, des rencontres à thème religieux organisées aussi dans les pubs.

Dimanche prochain, 14 mars, le séminaire organise une « Journée d’information sur la vocation », qui verra la participation de centaines de jeunes, à l’enseigne de la prière, d’entretiens personnels, de l’Eucharistie, et de discussions en groupes. (PA)

(Agence Fides 9/3/2010)

06.03.2010

Benoît XVI aux évêques ougandais : les chrétiens doivent résister à la séduction du matérialisme et de l’individualisme

Ce vendredi matin, Benoît XVI a invité les catholiques à résister aux séductions du matérialisme et de l’individualisme qui caractérisent la culture actuelle et qui prend pied dans de nombreux pays, y compris en Afrique.

 


Le Pape, qui recevait les évêques ougandais en visite ad limina, les a exhortés à promouvoir un véritable œcuménisme et à être attentifs à ceux qui sont les plus vulnérables face à l’avancée des sectes.

Benoît XVI a par ailleurs assuré de ses prières les victimes du glissement de terrain meurtrier survenu il y a quelques jours dans l’Est du pays.

Écoutez le compte rendu de Marie Duhamel (Radio Vatican): >>

28.03.2009

Sida : le pape a scientifiquement raison !

 

 

 

Tout a été dit ou presque ces derniers jours sur la réponse du Pape à une question d'un journaliste de France 2. Le préservatif aggrave-t-il le problème du Sida ? C'est la science et l'expérience qui le disent : le pape a raison. Sur le plan personnel et collectif, seule une sexualité responsable peut enrayer la pandémie. Et les faits montrent que l'Afrique est parfois en avance sur les pays occidentaux dits civilisés. Explication par un chercheur en biologie cellulaire.


COMME D'HABITUDE, une phrase a été sortie de son contexte : qui s'en étonnera ? Les premières réactions maladroites de certains n'ont pas amélioré les choses, en particulier la tentative du service de presse du Vatican d'atténuer les mots du Pape en lui faisant dire que cela "risquait" d'accroître (aumentare en italien) le problème. En revanche il a été fort bien dit, surtout par les Africains eux-mêmes, mais aussi par des Européens, que toute cette affaire relevait d’une forme de racisme.

On ne prétendra jamais qu'un Français par exemple, est incapable s’il le souhaite de respecter scrupuleusement la condamnation du préservatif au nom de la morale catholique. En revanche, tous ceux qui ont réagi en s'en prenant souvent violemment au Pape semblent penser qu'un Africain est trop bête pour y parvenir. De même, il a été rappelé ce que le Pape avait commencé par dire, à savoir que plus d'un quart des malades du SIDA sont soignés par des institutions catholiques, bien plus que toutes les ONG réunies (18% des malades). On pourrait demander combien sont soignés par des organisations antireligieuses, ou bien par une fondation Juppé ou Cohn-Bendit ou... la liste est longue !



Le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ?

Oui ou non le préservatif aggrave-t-il le problème du SIDA ? Puisque c'est cette phrase qui a été reprise partout, et que tout le reste a été oublié, je voudrais (re)montrer qu'elle est tout simplement vraie. J'examinerai d'abord sa vérité au plan individuel, puis sa portée à l'échelle des populations et enfin sa réalité pour ce qui est de l'épidémie planétaire.

À première vue, on peut penser que le préservatif est efficace pour une personne ne voulant pas devenir séropositive ou ne voulant pas transmettre sa maladie ; je pense en particulier aux couples où l'une des personne est séropositive, et je ne parlerai pas de ce cas en particulier. On peut en effet sans doute démontrer que plus de gens auraient le SIDA aujourd'hui sans le préservatif, dans le climat de laisser-faire sexuel qui est quasiment mondial. Mais on peut encore plus facilement prouver qu'en respectant la morale sexuelle de la loi naturelle, au moins de temps en temps, nul n'est besoin de préservatif.

Cependant, admettons que pour une personne donnée qui décide d'avoir des relations avec une autre personne dont elle ne sait rien, le préservatif soit un pis aller. Pourtant celui-ci n'est efficace qu'à 85% comme contraceptif chez ceux qui l'utilisent systématiquement, et la plupart des méta-analyses indiquent que son efficacité contre le VIH est de l'ordre de 80 à 90 %. Cela signifie que pour 100 personnes qui utilisent systématiquement un préservatif, entre 10 et 20 seront malgré tout contaminées. C'est moins efficace que les méthodes de régulation naturelle des naissances. Pourtant on nous rabâche à longueur de temps que celles-ci ne sont pas fiables, à tel point qu'elles ont été surnommées "roulette vaticane".

Pourtant une sérieuse étude a montré que la méthode symptothermique est fiable à 99,4% sur une durée d'un an pour les femmes ayant respecté scrupuleusement tous les critères, et un taux de 98,2% en moyenne lors de cette étude [1]. En "utilisation parfaite", le préservatif est supposé être fiable à 98% (85% en utilisation normale), tout comme la méthode symptothermique selon le chiffre retenu par l'OMS [2]. Va-t-on pouvoir nous expliquer pourquoi le "risque" d'avoir un enfant dans 2% des cas est jugé inacceptable, alors même qu'on juge tout à fait supportable le risque de contamination par le virus du SIDA dans les mêmes proportions ? Si on ne fait pas confiance à une méthode de régulation naturelle des naissances, il est surréaliste de faire confiance au préservatif.



À l’échelle d’une population

Voyons maintenant ce que disent les statistiques et la littérature scientifique sur l'évolution de l'épidémie de SIDA à l'échelle d'une population. On a récemment appris qu'à Washington, la prévalence de l'infection par le VIH était d'au moins 3%. Manquerait-on de préservatifs à Washington ? Ce chiffre est supérieur à celui de plusieurs pays de l'Afrique sub-saharienne (1,2% au Bénin ; 1,6% au Burkina-Faso ; 1,7 au Libéria ; 3,1 au Nigéria ; 2,1 en Angola, etc.).

La réalité est plus complexe. En effet plusieurs personnalités scientifiques de premier plan ont montré que la première mesure à prendre est la réduction du nombre de partenaires. C'est d'autant plus important si une personne a plusieurs partenaires dans une même période.

Prenons l'individu A qui a deux partenaires B et C. Supposons que B soit séropositif, il peut contaminer non seulement A, mais aussi C. Normalement, B et C ne se connaissant pas, il ne devrait pas y avoir de risque de transmission de la maladie entre eux. Mais les risques augmentent exponentiellement avec le nombre de partenaires simultanés. Au contraire le simple fait d'être fidèle à une personne, au moins pendant un temps, réduit considérablement ce genre de risques. C'est en substance ce que démontre Helen Epstein dans un essai paru en novembre 2008 dans le British Medical Journal [3].

H. Epstein est une journaliste indépendante et spécialiste de santé publique dans les pays en voie de développement, auteur notamment de The Invisible Cure: Why We Are Losing The Fight Against AIDS in Africa. De même, une étude essentielle parue dans Science en 2004 démontre que le succès obtenu en Ouganda a été rendu possible en réduisant considérablement le nombre de partenaires et en retardant l'âge des premières relations [4]. Et cette étude a été confirmée [5]. Autrement dit, fidélité et abstinence sont les clés de la lutte contre l'épidémie de SIDA.

En Ouganda en particulier, la chute de la prévalence de séropositivité a précédé de plusieurs années l'arrivée massive des préservatifs. Les autres pays où une baisse sensible de l'épidémie est directement liée à la réduction du nombre de partenaires incluent le Kenya, Haïti, le Zimbabwe, la Thaïlande et le Cambodge [6]. On pourrait également citer James D. Shelton et son "commentaire" publié dans The Lancet fin 2007 sur les dix mythes de l'épidémie de SIDA parmi lesquels on trouve "les préservatifs sont la solution" [7]. Tout comme Helen Field, Shelton, qui appartient à l'USAID (Agence américaine pour le développement international) recommande avant tout de faire baisser le nombre de partenaires simultanés.

 


Le préservatif donne le goût du risque

Un autre argument a été avancé par Edward C. Green qui est le directeur d'un programme de recherche sur la prévention du SIDA à l'université de Harvard. Il s'est fait remarqué la semaine dernière en prenant fait et cause pour le Pape. Dans un entretien accordé à la revue américaine National Review il a déclaré :

« Le Pape a raison, ou bien disons que tous les indices dont nous disposons vont dans le même sens que ce qu'a dit le Pape [...]. Il a été prouvé que les préservatifs ne sont pas efficaces au niveau d'une population. Il y a un lien récurrent, démontré par nos meilleurs études, y compris les "Demographic Health Surveys" financées par les États-Unis, entre une plus grande disponibilité et utilisation des préservatifs et un taux d'infection au VIH plus élevé (et non moins élevé). Ceci peut être dû en partie au phénomène connu sous le nom de "compensation du risque", ce qui signifie que si quelqu'un utilise une technique de réduction d'un risque comme le préservatif, il perd souvent le bénéfice de cette réduction en compensant, ou prenant plus de risques que s'il n'avait pas utilisé cette technique » [8] (traduction AB).


Cette explication est une des clés pour comprendre pourquoi le préservatif est à long terme une mauvaise solution. Tôt ou tard on se lasse de prendre des précautions, et le résultat se manifeste notamment aujourd'hui à Washington avec une reprise tragique de l'épidémie. Et avant qu'on explique que Green est à la solde du pape, il est bon d'ajouter qu'il est agnostique.

 


À l’échelle de la planète

Passons pour finir à l'échelle de la planète. Nous savons que seuls une réduction drastique du nombre de partenaires, ainsi qu'un âge plus tardif pour le début de l'activité sexuelle sont essentiels pour faire baisser de façon très importante l'épidémie de SIDA. Cela est possible puisqu'en Ouganda on est passé de 25 % à environ 6% de personnes infectées en l'espace de 10-15 ans [4]. Ce qui a pu être fait avec peu de moyens dans un pays souvent en proie à l'instabilité peut être fait ailleurs. L'ennui c'est que pour obtenir l'éradication d'une maladie, il faut que tout le monde joue le jeu. Or il est clair qu'aujourd'hui on ne se donne pas les moyens d'arriver à ce résultat autrement qu'en recherchant des traitements ou un vaccin. En ce sens la promotion du préservatif aggrave donc le problème. Tant que la principale façon de lutter est de promouvoir une solution non fiable dans un cas sur six ou sept au détriment d'un changement de comportement, on n'arrivera jamais à enrayer l'épidémie.

Tous ceux qui s'étonnent que le Pape soit catholique devraient s'apercevoir que son raisonnement, loin d'être idéologique ou simplement moraliste, est scientifiquement le plus valide. Peut-être est-il irréaliste à court terme dans la mesure où la fidélité et l'abstinence sont des valeurs très décriées de nos jours, mais sur le long terme, la seule solution est une prise de conscience de la valeur de la sexualité humaine.

« On ne peut trouver la solution que dans un double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades, au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels (Benoît XVI) [9]. »

27 mars 2009 | Albert Barrois

*Albert Barrois est le pseudonyme d’un scientifique, docteur en biologie cellulaire.

 


[1] Frank-Herrmann et al (2007). « The effectiveness of a fertility awareness based method to avoid pregnancy in relation to a couple’s sexual behaviour during the fertile time: a prospective longitudinal study. » Hum Reprod, 22, 1310-1319.
[2] Document à télécharger (voir le tableau 1).
[3] Epstein H (2008). « AIDS and the irrational. » British Medical Journal, 337, a2638.
[4] Stoneburner & Low-Beer (2004). « Population-level HIV declines and behavioral risk avoidance in Uganda. » Science, 304, 714-718.
[5] Kirby D (2008) « Changes in sexual behaviour leading to the decline in the prevalence of HIV in Uganda : confirmation from multiple sources of evidence », Sex Transm Inf 84; ii35-ii41
[6] Green & Ruark. First Things, avril 2008. First Things est une revue catholique américaine.
[7] Shelton JD (2007). « Ten myths and one truth about generalised HIV epidemics. » The Lancet, 370, 1809-1811.
[8] Dans un article de Kathryn Jean Lopez, publié en ligne le 19 mars.
[9] Suite de la réponse de Benoît XVI.

 

libertepolitique.com

17.03.2009

Benoît XVI en Afrique : un hommage au continent tout entier

Editorial du directeur de L’Osservatore Romano


 


ROME, Mardi 17 mars 2009 (ZENIT.org) - En visitant le Cameroun et l'Angola, Benoît XVI rend « un hommage au continent tout entier », a estimé Gian Maria Vian, directeur de L'Osservatore Romano, dans un éditorial publié le 17 mars.

Alors que Benoît XVI rend visite à « deux grands pays de l'Afrique comme le Cameroun et l'Angola », il rend « symboliquement (...) hommage au continent tout entier, et c'est à dessein que l'évêque de Rome utilisera les trois langues occidentales d'échange les plus diffusées (français, anglais, portugais), s'adressant ainsi à tout le peuple africain », a affirmé Gian Maria Vian.

« Le voyage introduira ensuite la seconde assemblée synodale spéciale consacrée à l'Afrique, où le christianisme a des racines très anciennes dans certaines régions - comme surtout en Egypte et en Ethiopie - et une histoire missionnaire importante », a ajouté le directeur de L'Osservatore Romano.

« Sur ces bases, dans les terres d'Afrique, l'Eglise s'est implantée et durant le 20e siècle, elle a su se développer avec des caractéristiques propres », a-t-il ajouté. « Et c'est là que le pape retourne comme témoin du Christ, pour apporter encore une fois l'annonce de l'Evangile et la possibilité de la réconciliation », a-t-il souligné en évoquant les précédentes visites de Paul VI en Ouganda, et de Jean-Paul II qui s'est rendu dans 42 pays africains.

Gian Maria Vian a enfin rappelé que « durant ce voyage Benoît XVI n'est pas seul » car « les prières de très nombreux fidèles qui, surtout ces dernières semaines, lui ont été et lui sont proches, l'accompagnent ».

07.06.2008

Ouganda: AFRIQUE/OUGANDA - Grande participation à la fête des Martyrs d’Ouganda

Kampala (Agence Fides) - Selon l’Eglise locale, 1,2 millions de pèlerins provenant aussi du Kenya, de Tanzanie, de République démocratique du Congo, des Etats-Unis, d’Europe et d’autres pays ont participé aux célébrations de la fête des Martyrs d’Ouganda le 3 juin. L'année dernière ils étaient huit cent cinq mille.

 
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Les saints martyrs d’Ouganda sont un groupe de vingt-deux serviteurs, pages et fonctionnaires du roi de Buganda, (l'Ouganda actuel), convertis au catholicisme par les missionnaires d’Afrique (Pères Blancs), qui furent tués dans la mesure où ils étaient chrétiens sous le règne de Mwanga II (1884-1903) entre le 15 novembre 1885 et le 27 janvier 1887.
 
 
 
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Le pape Benoît XV béatifia les martyrs le 6 juin 1920 et finalement ils furent canonisés le 8 octobre 1964 par le pape Paul VI. Ce dernier, lors de son voyage en Afrique de 1969, leur dédia également le grand sanctuaire de Namugongo, érigé sur le lieu du martyr de saint Charles Lwanga, le plus célèbre du groupe, et de ses compagnons. Ce groupe constitue le premier cas de fidèles catholiques de l’Afrique sub-saharienne à être proclamés saints.
 
(Agence Fides 5/6/2008)
 

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06.06.2008

Ouganda: Guerre régionale contre l’Armée de Résistance du Seigneur

AFRIQUE/OUGANDA - Guerre régionale contre l’Armée de Résistance du Seigneur après l’échec des négociations de paix

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Kampala (Agence Fides)-"Les négociations ont cessé, Kony ne sait pas ce qu’il veut et nous avons décidé de recourir à la force militaire”.
Ainsi le major Paddy Ankunda (voir photo), porte-parole de l’armée ougandaise, a-t-il annoncé la décision du gouvernement de Kampala d’interrompre la négociation avec Joseph Kony, leader de l’Armée de Résistance du Seigneur (Lord's Resistance Army LRA), et de reprendre les hostilités contre le groupe de guérilla qui depuis plus de 20 ans sème la mort et la destruction dans le Nord de l’Ouganda.
 
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Joseph Kony (Photo: Stuart Price/AP)
 
Ainsi semblent finir les espérances de paix suscitées par la négociation entreprise avec la médiation du gouvernement du Soudan. Après une série d’accords provisoires, il était prévu que Kony signe l’entente définitive de paix le 10 avril, mais la signature a sauté au dernier moment.
 
La décision du gouvernement ougandais de reprendre les hostilités contre le groupe de guérilla est arrivée après une réunion des chefs de la sécurité dans la région des Grands Lacs, qui s’est tenue dans une localité secrète de l’Ouganda.
 
http://www.cadaado.com/cdadmin/pictures/983.jpg

Le chef d’état-major de l’armée ougandaise, Aronda Nyakairima (voir photo), a présidé le sommet auquel ont participé le chef des Forces de défense de la République Démocratique du Congo (RDC), le Commandant de la Mission des Nations Unies au Congo (MONUC), le chef des Forces de défense du Sud Soudan, et plusieurs hauts fonctionnaires de l’intelligence.
 
La LRA est en effet considérée comme un problème régional car ses membres évoluent entre le Nord de l’Ouganda, le Nord-est de la République Démocratique du Congo, le Sud Soudan, et la République Centrafricaine.

Le porte-parole de l’armée ougandaise a rapporté qu’à la réunion les participants étaient arrivés à un accord pour mener une campagne militaire contre Kony, dont les forces sont concentrées en territoire congolais.

Les participants se sont répartis les tâches de la campagne militaire. La MONUC fournira en particulier l’assistance sanitaire, les ravitaillements alimentaires et d’autres formes de soutien logistique. Les forces armées ougandaises et du Sud Soudan fourniront le soutien de l'intelligence militaire, tandis que les forces congolaises seront chargées de combattre la LRA dans la forêt de Garamba, qui se trouve en territoire congolais, à la frontière avec l’Ouganda. L’armée ougandaise a disposé ses forces le long de la frontière avec le Congo, pour empêcher les hommes de Kony de fuir.

Les entretiens de paix entre le gouvernement de Kampala et la LRA ont commencé en juillet 2006 à Juba, la capitale du Sud Soudan, avec la médiation de Riek Machar, le Vice-président du Sud Soudan. En septembre 2006 une entente avait été signée pour le cessez-le-feu qui avait été saluée comme la meilleure opportunité jamais vue pour une solution négociée de la guerre. Kony et deux de ses vice-commandants sont recherchés par la Cour pénale internationale de l’Aia pour crimes de guerre parmi lesquels le viol, l’homicide et l’enlèvement d’enfants. Ils n’ont jamais participé directement aux entretiens de Juba, par crainte d’être arrêtés.
 
  (Agence Fides 4/6/2008)
 

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18.05.2008

Les 'Apôtres de Jésus' ont 40 ans

AFRIQUE/OUGANDA - "Les Apôtres de Jésus", première Congrégation missionnaire africaine, fêtent en août leurs 40 ans de vie

 

Rome (Agence Fides)- La "Pieuse Association des Apôtres de Jésus", premier ordre missionnaire né en Afrique, fêtera les 40 ans de sa fondation le 22 août. La devise de l’anniversaire est "Je serai toujours avec vous".
 
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La Congrégation fut fondée en 1968 à Moroto, en Ouganda, par le P. Giovanni Marengoni (voir photo), missionnaire combonien, et approuvée par l’évêque Mgr Sisto Mazzoldi (lui aussi combonien).

Les "Apôtres de Jésus" réalisent leur service pastoral dans plus des 60 communautés de plus de trente diocèses en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, au Soudan, en Afrique du Sud, à Djibouti et en Ethiopie.
 
En plus de l’Afrique, la Congrégation oeuvre en Europe et aux Etats-Unis, où elle est présente dans vingt diocèses dans quinze états, d’Alexandria, en Louisiane, à Seattle dans l’Etat de Washington. Les Apôtres servent comme curés, vicaires, aumôniers dans les hôpitaux et les écoles.
 
 
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La Congrégation comprend 370 « Apôtres » dont des prêtres et des profès. Le 27 juin 2007 le Pape Benoît XVI a nommé le P. Emmanuel Obbo (voir photo), évêque de Soroti, en Ouganda. Mgr Obbo est le premier "Apôtre de Jésus" à avoir été nommé évêque.
 
(Agence Fides 16/5/2008)
 

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