22.04.2012

Le Pape lors du Regina Caeli: 'Le Christ nous ouvre au bonheur malgré un monde marqué par la souffrance'

regina.caeli.jpegEn ce dimanche 22 avril, Benoît XVI avait rendez-vous place Saint-Pierre à midi avec les fidèles venus pour la prière mariale du Regina Caeli. Le Pape leur a rappelé que dans un monde marqué par le mal et la souffrance, la douleur et la peur, le Christ aujourd’hui encore, vient donner sa paix. Au cours de la prière mariale, Benoît XVI a également exhorté les prêtres, les parents et les catéchistes à bien préparer les premières communions, qui sont souvent célébrées pendant le temps pascal, avec une grande ferveur mais aussi avec sobriété. Le pape a encore évoqué la béatification la veille au Mexique de Maria Inés Teresa del Santisimo Sacramento, religieuse mexicaine fondatrice des Missionnaires clarisses du très Saint Sacrement. « Rendons grâce à Dieu pour cette fille exemplaire de la terre mexicaine, que j’ai eu la joie de visiter récemment et que je porte encore dans mon cœur », a encore assuré Benoît XVI.

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04.04.2012

Bénédiction des enfants dans le sein maternel

fete des meres, enfants, sein maternel, saint-siege, etats-unis, conference des eveques, recognitio, gavelston, houston, daniel n. di nardo, pro-vie, parents, priere, maternite, respect de la vie, societe, messe, livre des benedictions, louisville, joseph edward kurtz, knoxvilleCité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Dès la deuxième semaine de mai, à l'occasion de la fête des mères célébrée dans de nombreux pays, un texte du rite de bénédiction des enfants dans le sein maternel, ayant reçu l'approbation du Saint-Siège, sera disponible dans les paroisses des Etats-Unis. C'est ce qu'a communiqué la Conférence des évêques catholiques américains dans une note récente informant les fidèles de la 'recognitio' accordée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le texte du rite sera imprimé en anglais et espagnol pour répondre aux nécessités du nombre croissant de fidèles hispaniques immigrés dans ce pays.

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08.01.2012

Le Pape baptise 16 enfants et livre sa réflexion sur l'éducation

bapteme.JPGEn ce dimanche de la solennité du Baptême de Jésus, Benoît XVI a célébré ce dimanche matin le baptême de 16 nouveaux-nés dans la chapelle Sixtine. Une messe de baptêmes célébrée comme les années précédentes, dos à l’assemblée, mais dans le rite ordinaire de Paul VI. Le Pape, dans son homélie, a parlé du rôle des éducateurs qu’ils soient parents ou enseignants.

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16:44 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benpit xvi, bapteme, liturgie, enfants, angelus, paul vi, homelie, education, parents, enseignants | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

11.05.2011

Audience générale : le Pape poursuit sa catéchèse sur la prière

pape catechese.JPGCe mercredi 11 mai, lors de l'Audience générale sur la place Saint-Pierre, Benoît XVI a poursuivi sa catéchèse sur la prière, un nouveau cycle qu'il avait entamé mercredi dernier. 

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29.03.2011

Comment vivre une relation structurante avec son enfant ?

famille.jpgEn France, la famille est au cœur de la préparation à Pâques. Chaque semaine, les Conférences de carême de Notre-Dame de Paris proposent de réfléchir à une thématique donnée comme ce dimanche 27 mars : comment vivre une relation structurante entre parents et enfants. Quelle est donc la clé pour l’exercice d’une paternité ou d’une maternité qui enrichisse la vie des parents, respecte l’altérité de l’enfant et lui permette d’exister pour lui-même ? 

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04.01.2011

Benoît XVI aux familles madrilènes : "Soyez fortes dans l’amour !"

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"Soyez forts dans l’amour !" Benoît XVI s’est adressé ce dimanche aux nombreux parents et enfants réunis par l’Eglise espagnole dans le centre de Madrid, sur la place de Colón, pour célébrer avec joie, dit le Pape, les valeurs du mariage et de la famille.

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25.09.2010

Benoît XVI : Que le travail et la fête ne désagrègent pas la famille

 

Lettre du pape pour la 7e rencontre mondiale des familles

 

paus.jpgROME, Vendredi 24 septembre (ZENIT.org) - Benoît XVI estime que l'organisation du travail - à la recherche du profit - et la conception que l'on se fait aujourd'hui de la fête - occasion de consommation - contribuent malheureusement à désagréger la famille.

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25.04.2010

Benoît XVI invite les prêtres à adhérer à leur propre vocation par une ascèse sévère

En ce dimanche de prière pour les vocations, Benoit XVI lors de la prière du Regina Coeli, à midi Place Saint Pierre, a exhorté les prêtres à adhérer à leur propre vocation et mission à travers une ascèse sévère, et stimulés par l’Année sacerdotale en cours, à s’engager à un témoignage évangélique plus fort et incisif dans le monde d’aujourd’hui, se souvenant que le prêtre poursuit l’œuvre de la Rédemption sur la Terre. Le Pape les a encore incités à se rendre disponibles à l’écoute et au pardon, à l’adoration devant le tabernacle, à la fraternité sacerdotale.

 

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Des paroles qui prennent tout leur sens en ces temps de tourmente pour l’Eglise catholique en proie avec des affaires d’abus sexuels sur mineurs. A noter que lors de cette prière du Regina Coeli le Pape a salué tout particulièrement les membres de l’Association Meter qui depuis une quinzaine d’années promeut la Journée nationale italienne pour les enfants victimes de la violence, de l’exploitation et de l’indifférence. Le Pape en a profité pour féliciter tous ceux qui se consacrent à la prévention et à l’éducation, en particulier les parents, les enseignants, et tant de prêtres, de religieuses, de catéchistes et d’animateurs qui travaillent avec les enfants dans les paroisses dans les écoles et les associations. Nombre d’entre eux étaient présents Place Saint Pierre, la délégation de l’association Meter qui s’occupe notamment de victimes d’abus pédophiles était très bien représentée forte de l’appui reçu par ailleurs ces jours-ci du Président de la République italienne, Giorgio Napolitano qui s’est félicité de cet impératif éthique de la défense des mineurs.


Au terme du Regina Coeli le Pape a remercié tous ceux qui par la prière et l’affection le soutiennent dans son ministère. Ce samedi rappelons que le Pape fêtait les 5 ans du début véritablement de son pontificat. Le Cardinal Bagnasco, président des évêques italiens n’a pas manqué pour l’occasion de renouveler la fidélité de l’Eglise italienne au Pape, dans ce moment d’épreuves et de souffrance.

Mais écoutons le Pape s’adresser aux pèlerins de langue française au sujet de ce dimanche de prière pour les vocations:  >>

 

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C’est la prière la première forme de témoignage qui suscite des vocations. Et il est du devoir des parents de prier pour que le cœur de leurs enfants s’ouvre à l’écoute de l’appel de Dieu, a encore déclaré Benoît XV. Le Pape a pris pour exemple Sainte Monique qui suppliait Dieu avec insistance pour obtenir la grâce de voir son fils Augustin devenir chrétien. Et qui devint ensuite un saint.

 

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Et pour cette Journée de prière pour les vocations, le Pape a cité en exemple pour les prêtres les deux nouveaux bienheureux que sont le carme italien Angelo Paoli et le capucin catalan José Tous i Soler, le premier apôtre de la charité, béatifié ce dimanche à Rome et le second protagoniste d’une intense vie de pénitence et béatifié à Barcelone, en présence du Cardinal Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone.

 

(Radio Vatican)

17.03.2010

Chine/Année Sacerdotale - Promotion des vocations: être généreux avec Saint Joseph

ASIE/CHINE - La promotion des vocations pendant l’Année sacerdotale implique aussi les parents, pour qu”ils “soient généreux avec Saint Joseph”

 




Pékin (Agence Fides) – En vue de la solennité de Saint Joseph, les communautés catholiques du continent sont engagées à promouvoir les vocations, pendant l’Année sacerdotale, pour que tous les parents soient généreux comme lui, selon les informations parvenues à l’Agence Fides.



Cathédrale de Gui Yang - façade avant


Le groupe des vocations de la cathédrale du diocèse de Gui Yang (en rouge sur la carte), nommé « Amour pour la vigne du Seigneur » et consacré à Saint Joseph, a chaleureusement salué et remercié les parents des 53 prêtres diocésains, en vue de la fête de Saint Joseph, pour promouvoir les vocations.



Cathédrale de Gui Yang - façade arrière


Selon le responsable de l’initiative, la cathédrale, qui compte plus de 7.000 fidèles, « a vécu une année magnifique pour l’évangélisation et la pastorale. Tout cela grâce aux prêtres et à leur dévouement, mais derrière eux il y a aussi le soutien silencieux de leurs parents. Pendant l’Année sacerdotale, en vue de la solennité de Saint Joseph, nous voulons donc rendre hommage à tous les parents qui, comme Saint Joseph, ont soutenu leurs enfants avec beaucoup d’amour et de gratuité. Nous souhaitons d’autre part que tous les parents soient aussi généreux que Saint Joseph ».



Cathédrale de Gui Yang - Des fidèles en prière après la messe

Le « Groupe de promotion des vocations », du diocèse de Xia Men de la province de Fu Jian a commencé une campagne de promotion pour les vocations, intitulée « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux ! ». L’initiative s’est déroulée dans la région de Min Xi, qui depuis des années manque de prêtres résidents. En cinq jours, à compter du 8 mars, les membres du groupe ont parcouru cinq villes et districts, visitant les communautés ecclésiales de base. Le prêtre du groupe a célébré la messe pour les fidèles, et les membres ont discuté avec les fidèles locaux de l’importance des vocations pour la vie de l’Eglise, encourageant les jeunes, mais aussi les parents, à répondre à l’appel du Seigneur. (NZ)

(Agence Fides 16/03/2010)

Lire aussi :

04.03.2010

France: Sondage IFOP 'Les femmes et l’IVG'

Pour une autre prévention de l’avortement

 

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ROME, Jeudi 4 mars 2010 (ZENIT.org) - Les résultats d'un sondage IFOP de février 2010, sur « Les femmes et l'IVG » soulignent notamment que les femmes veulent « une autre prévention de l'avortement » en France.

Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les Droits de la Vie, analyse les résutats du sondage.

A la suite du rapport français de l'Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), rendu public en février 2010, l'Alliance pour les Droits de la Vie a voulu connaître l'avis des Françaises sur le sujet sensible de l'avortement, qui la mobilise sur le terrain de l'aide aux femmes enceintes ou ayant déjà vécu l'IVG.

Elle a commandité un sondage détaillé à l'IFOP, réalisé du 19 au 23 février 2010 auprès d'un échantillon représentatif de 1006 femmes âgées de 18 ans et plus.

L'Alliance en tire quatre enseignements majeurs :

1/ L'avortement n'a rien d'anodin pour les femmes : la plupart des Françaises estiment qu'il y en a trop, qu'il a des conséquences difficiles à vivre et aimeraient que la société les aide à l'éviter.

Les Françaises se disent très majoritairement favorables à un « droit à l'avortement » (85%). Ce n'est pas l'avis de l'Alliance qui se retrouve clairement du côté des 7% des sondées qui n'y sont pas favorables. Mais ce constat ne clôt pas le débat, car l'Alliance se retrouve sur d'autres questions avec une nette majorité des Françaises :

-          pour 61% des Françaises (contre 33%) « il y a trop d'avortements dans notre pays » ;

-          pour 83%, « l'avortement laisse des traces psychologiques difficiles à vivre pour les femmes » ;

-          pour 60% (contre 33%) « la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l'IVG ».

Pour l'Alliance pour les Droits de la Vie, l'avortement est un drame personnel et un échec social, et les pouvoirs publics ont raison de s'en préoccuper. On ne peut pas se satisfaire que près de 4 Françaises sur 10 aient recours à l'IVG au moins une fois dans leur vie féconde (donnée de l'Institut national d'études démographiques).

A ce titre, les Françaises ne suivent donc pas les associations qui affirment que le fort taux d'IVG ne pose pas de problème et qu'il ne faut pas en faire un drame. Et 54% désapprouvent leur action quand elles « organisent des solutions pour que les femmes puissent avorter à l'étranger au-delà du délai légal ». L'Alliance pour les Droits de la Vie conteste également ces filières d'avortement tardif ouvertement revendiquées, qui ont fait scandale en Espagne ces derniers temps.

2/ Les Françaises sont favorables à une autre politique de prévention de l'avortement, qui ne se réduise pas à « prévenir les grossesses non souhaitées » mais qui tende à aider les femmes enceintes à éviter l'IVG.

Alors que les pouvoirs publics reconnaissent qu'il y a un nombre élevé d'IVG, les solutions qu'ils proposent se bornent à renforcer la contraception - alors que la France est l'un des pays au monde où elle est le plus répandue - ou à augmenter encore les prescripteurs de l'IVG. C'est le sens des récentes annonces du ministère de la Santé.

Or, selon le « paradoxe contraceptif français », 72% des femmes recourant à l'IVG utilisaient une méthode de contraception lorsqu'elles se sont retrouvées enceintes. L'Alliance a donc voulu connaître l'avis des Françaises sur la grande absente des politiques de prévention : l'aide aux femmes enceintes leur permettant d'éviter l'IVG. La plupart des Françaises soutiennent cette perspective :

-          47% (et jusqu'à 58% des 18-24 ans) notent que sa « situation matérielle » est « l'influence principale qui pousse une femme à recourir à l'IVG ». Dans un pays développé, dont le système social est réputé performant, on peut pointer les efforts qui restent à faire pour qu'aucune femme ne se sente contrainte à avorter en raison de problèmes économiques. Seulement 13% des femmes affirment que celles qui décident de recourir à l'IVG ne subissent aucune influence. L'expérience d'écoute de l'Alliance confirme que des avis extérieurs (compagnon, proches, professionnels) poussent souvent une femme à avorter à contrecœur.

-          Confirmation : pour 55% des Françaises, « un soutien psychologique pour se protéger des influences extérieures » pourrait aider une femme qui découvre qu'elle est enceinte sans l'avoir souhaité à éviter une Interruption Volontaire de Grossesse.

-          54% évoquent « Une information sur les aides matérielles auxquelles elle a droit ».

-          A noter que 27% d'entres elles ajoutent « l'assurance de ne pas être discriminée dans son emploi », un problème récemment soulevé par la Halde qui a lancé en janvier une campagne sur le droit des femmes enceintes.

-          Par ailleurs, la moitié des sondées évoquent « une discussion avec des professionnels de santé sur les conséquences de ce choix ».

Ces réponses montrent qu'il y a une place pour éviter trop de décisions hâtives, sous diverses contraintes et qui font de l'IVG - dans bien des cas selon l'expérience de l'Alliance pour les Droits de la Vie - une issue automatique que les femmes auraient pu et voulu éviter.

Ces réponses sont également cohérentes avec l'avis des Françaises sur le livret d'information remis à la consultation pré-IVG :

-          83% d'entre elles (contre seulement 13%) sont favorables à ce qu'y figure « le détail des aides aux femmes enceintes et aux jeunes mères ». L'Alliance dénonce le glissement progressif qui a effacé du dispositif de l'IVG, sous la pression de certaines associations, l'ensemble de ces informations.

La pétition qu'elle a lancée en févier 2010 www.auxlarmescitoyennes.org se trouve cautionnée par ce sondage. C'est une question de justice sociale.

3/ Faire connaître la possibilité de confier un enfant à l'adoption : une perspective ouverte.

L'Alliance a l'expérience de l'accompagnement de femmes enceintes qui se posent la question de confier leur bébé dès la naissance, car elles ne se sentent pas capables de l'élever, en raison de leur situation psychoaffective. Elle sait que c'est un sujet délicat sur lequel il faut éviter tout automatisme, et notamment ne pas cautionner l'idée que la précarité matérielle doive pousser une femme à renoncer à élever son enfant.

Toutefois, l'Alliance voulait clarifier une contradiction : alors que l'IVG n'encourt que peu de « réprobation sociale » officielle (même si de nombreuses femmes s'en culpabilisent) l'idée de « l'abandon d'enfant » est largement l'objet d'une telle réprobation. On a tendance à considérer le traumatisme de l'IVG comme moins lourd que celui de confier un enfant à l'adoption, qui, certes, intervient plus tardivement. Telle n'est pas l'expérience de l'Alliance, qui, pour autant, ne néglige pas le caractère dramatique de certaines séparations néonatales, et la nécessité de les accompagner.

Le sondage exprime sur ce point un avis clair des sondées :

-          pour 67% (et jusqu'à 76% des moins de 35 ans) « cela serait une bonne chose de mieux faire connaître à certaines femmes enceintes qui auront de lourdes difficultés personnelles pour élever leur enfant, la possibilité de le confier à l'adoption dès sa naissance ».

L'adoption est-elle pour autant une alternative évidente à l'IVG ? Pas immédiatement ni automatiquement, mais en perspective. Pour le moment, la décision de confier l'enfant intervient plutôt en fin de grossesse, longtemps après que celle de ne pas avorter a été prise. Cette décision de confier un enfant est en balance avec celle de l'élever soi-même. Mais il pourrait en être autrement si on considérait davantage qu'on peut confier un enfant « pour son bien », comme ce fut le cas dans d'autres phases de l'Histoire. Cette analyse est confirmée par les travaux de psychanalystes qui estiment « l'abandon néonatal » injustement dénigré.

4/ Oser dire que les relations sexuelles trop précoces sont la cause majeure de l'IVG chez les adolescentes.

La croissance forte de l'IVG chez les mineures (+30% entre 2001 et 2007) préoccupe à juste titre les pouvoirs publics. Mais les solutions préconisées, jusqu'au niveau gouvernemental restent dans la ligne d'une surenchère d'information à connotation hygiéniste (sexualité réduite à la technique et à la promotion des modes de prévention sanitaires), qui nous semble en décalage avec les besoins réels des plus jeunes. On tend à rendre cette information de plus en plus précoce (désormais « dès la maternelle ») au risque d'escamoter la période de latence de l'enfant et d'installer l'idée illusoire d'une dissociation totale entre sexualité, affectivité et procréation.

-          51% des Françaises estiment que « les relations sexuelles trop précoces » sont parmi les deux raisons principales qui expliquent le taux d'IVG chez les mineures.

Précisons que l'échantillon de plus de 1 000 femmes proposé par l'IFOP ne comprend que des majeures qui, pour un certain nombre, se réfèrent sans doute à leur propre expérience. A ce titre, les experts de l'IGAS ont justement noté qu'il y a un décalage entre les attentes des garçons et celles des filles, au moment de la toute première relation. La DREES a décrit en 2009 ce malentendu : les filles engagent volontiers tout leur être, et leur affectivité alors que, pour les garçons, c'est « une simple étape de jeunesse ». L'Alliance constate même que les filles se trouvent souvent psychiquement violentées par des gestes qui les instrumentalisent.

Le sondage nous encourage à promouvoir une autre forme d'éducation sexuelle, impliquant les parents, et n'encourageant pas les plus jeunes à des relations sexuelles immatures, souvent traumatisante et par ailleurs risquées. Elles sont en effet pourvoyeuses de nombreuses IVG particulièrement dures à vivre pour les plus jeunes. Or, commencer sa vie sexuelle par un avortement est lourd de conséquence.

Notons à ce titre que la diffusion massive des préservatifs, lors de l'irruption de la pandémie du SIDA s'est accompagnée de la croissance de l'IVG chez les plus jeunes en raison d'utilisations maladroites et de nombreuses ruptures. C'est pourquoi l'Alliance n'est pas en accord avec l'idée qu'il faille augmenter encore ce type de diffusion dont l'effet boomerang est démontré.

Consciente que des parents sont défaillants, elle demeure attachée à ce qu'ils ne soient pas écartés systématiquement par les pouvoirs publics de l'éducation sexuelle et de tout ce qui touche à l'IVG comme c'est le cas actuellement. Comment, d'un côté, dénoncer le manque de repères et l'irresponsabilité parentale et, de l'autre, exclure les parents d'une compétence qui relève au premier chef de leur responsabilité éducative ?

© Alliance pour les Droits de la Vie

 

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