04.04.2012

Benoît XVI revient sur les fruits de son voyage au Mexique et à Cuba

paus.jpegAu cours de l'audience générale tenue ce mercredi matin place Saint-Pierre, Benoît XVI a souhaité à tous de vivre avec intensité le Triduum pascal, sommet de l'année liturgique et ouverture vers la Résurrection, mais il est surtout revenu en détails sur les nombreux fruits de son voyage apostolique au Mexique et à Cuba. Un voyage qui lui laisse des souvenirs inoubliables, a t-il dit et où il a pu mesurer la joie et l'espérance de deux peuples différents.

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23.04.2011

Messe in Coena Domini : le Pape appelle les chrétiens à accueillir pleinement le Christ

pape in coena domini.JPGBenoît XVI a présidé, ce jeudi soir, la messe in Coena Domini, en la Basilique Saint-Jean-de-Latran, la cathédrale de Rome. Nous sommes donc entrés dans ce temps durant lequel l'Eglise commémore le jour de la Passion, de la mort et de la Résurrection de Jésus. Lors de cette célébration solennelle, le Pape, imitant le Christ, s’est incliné devant douze prêtres pour leur laver les pieds. Un moment d’une grande intensité, signe d’une profonde humilité.

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17.04.2011

L'orgueil nous tire vers le bas et nous éloigne de Dieu

pape rameaux.JPGQuelque 50.000 personnes se sont retrouvées sur la place Saint-Pierre, ce 17 avril, pour assister à la messe solennelle présidée par Benoît XVI en ce dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur qui ouvre la semaine Sainte. Cardinaux, évêques, prêtres et fidèles ont suivi la procession traditionnelle, en mémoire de l’entrée de Jésus à Jérusalem, acclamé par la foule.

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14.04.2011

Lectures Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur A

Livre d'Isaïe (Is 50, 4-7)

 

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50
04  Dieu mon Seigneur m'a donné le langage d'un homme
qui se laisse instruire,
pour que je sache à mon tour
réconforter celui qui n'en peut plus.
La Parole me réveille chaque matin,
chaque matin elle me réveille
pour que j'écoute comme celui qui se laisse instruire.
05  Le Seigneur Dieu m'a ouvert l'oreille,
et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
06  J'ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient,
et mes joues à ceux qui m'arrachaient la barbe.
Je n'ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.
07  Le Seigneur Dieu vient à mon secours ;
c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages,
c'est pourquoi j'ai rendu mon visage dur comme pierre :
je sais que je ne serai pas confondu.
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17:58 Écrit par Père Walter dans Homélies 2010-2011 (année A) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, lectures, rameaux, passion, dimanche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

03.02.2011

Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants est une société inhumaine

journee du malade.JPGC’est par ses blessures que vous avez été guéris. La journée du malade sera célébrée comme chaque année le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes, une occasion propice pour réfléchir sur le de la souffrance et, surtout, pour sensibiliser davantage les communautés et la société civile à l'égard des malades. Le message de Benoît XVI, pour cette 19ème journée, a été présenté ce jeudi matin dans la salle de presse du Saint-Siège. 

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28.01.2011

Canada : une lettre pastorale sur la chasteté

« Vivre chastement aujourd’hui, c’est aller à contre-courant ! »


canada lettre pastorale chastete.jpgROME, Vendredi 28 janvier 2011 (ZENIT.org) - La Commission pour la doctrine de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) vient de publier une lettre pastorale sur la chasteté à l'intention des jeunes.

« La chasteté est un vrai défi aujourd'hui, en particulier pour les jeunes de notre pays. Nous voulons apporter un encouragement aux jeunes qui s'efforcent de vivre une vie chaste, leur dire que leurs évêques les accompagnent dans la prière et que nous sommes là pour les soutenir et les encourager », a déclaré  le président de la Commission, Mgr J. Michael Miller, C.S.B., archevêque de Vancouver

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08.05.2010

Devant le Suaire à Turin, témoignage

Samedi 1er mai. Pas de moment plus favorable pour vénérer le Suaire de Turin que les premières vêpres du dimanche. Pas de temps plus lumineux qu'un premier samedi du mois de mai honorant la Vierge Marie où se trouve concentrée toute la foi de l'Église jusqu'à la fin des temps, Marie qui, « plus que toute autre, a contemplé Dieu dans le visage humain de Jésus » [1].

L'homme du Suaire devant lequel défilent tant d'hommes et de femmes plus ou moins éveillés, plus ou moins recueillis [2], qui est-il ? Est-il vraiment ce Jésus de Nazareth, crucifié, mort et mis au tombeau cette veille de « grand Sabbat », de « jour de la Pâque », abandonné de ses amis ? Pourquoi fascine-t-il tant ? Où est-il actuellement, l'homme qu'a enveloppé ce linceul vide mais si plein d'une présence qui émeut [3] ? Est-il vivant comme il l'avait promis ? Dieu l'a relevé, nous affirment les Écritures. Entrons un peu dans son mystère.

Entrons dans le mystère

Avec la dernière tranche horaire possible de 19h45 où le soir descend et où le gros de la foule s'est enfin égaillé, l'heure est propice. Le dôme San Giovanni s'est vidé de ses derniers visiteurs, plus touristes bruyants de capharnaüm que pèlerins silencieux dans une enceinte sacrée.

Le parcours éprouvant proposé a déjà duré trois quarts d'heure : pas de musique, pas d'enseignement ni de prières. Seules de rares reproductions de descentes de Croix et de mises au tombeau célèbres ponctuent un cheminement aride. Une halte audiovisuelle sobre annonce l'imminence du but. Enfin on se tait. Il était temps. On lève alors les yeux vers l'impressionnante image inexpliquée de l’écran que dans quelques minutes chacun verra de ses yeux en vrai et pourra vénérer. L'œil est pour le moment guidé : à gauche, le corps de face, à droite le corps de dos. Puis zoom sur le visage, le thorax, les pieds, le dos... L'image est à scruter pour se révéler.

La voilà soudain : grand drap mortuaire sur lequel se laissent voir les traces d'un corps supplicié, d'une victime blessée à mort au cœur. Souffrance extrême d'un homme flagellé atrocement, d’un roi couronné d'un casque d'épines, d’un serviteur aux mains et aux pieds percés par des clous, au côté droit transpercé [4]. La relique parle, « miroir de l’Évangile, reflet de la souffrance et de l’impuissance humaine, image de l’Amour de Dieu, au-delà du péché de l’homme, image du silence de la mort et de Dieu, triomphe sur l’éphémère, la mort, l’impuissance et le désespoir » avait dit Jean-Paul II le 24 mai 1998.

 

« Ton silence hurle pour la vérité » affiche aujourd'hui la légende d'un grand panneau à l'extérieur du Dôme. Rien de plus juste. Le message se fait plus explicite en 2010 qu’en 2000, ose infléchir la réponse : l'homme du Suaire n’est-il pas Jésus, le Christ ressuscité laissant sa marque glorieuse de crucifié au monde du XXIe siècle traumatisé par tant de morts, signe non contraignant et silencieux pouvant renforcer la foi fragile des hommes de ce temps [5] ?

En contemplant l'état victimal de ce corps abandonné pour une part à la puissance de la mort et de Satan, en admirant le visage paisible de l'homme insigne, « Roi qui dort », que de questions !

Il est vraiment beau ce visage

Il est vraiment beau ce visage d'homme, comme celui d'un Fils bien-aimé si connu au point qu'on peut y voir « le saint visage du visage de Dieu », Santo volto Dei voltu [6]. L'état victimal, c'est cela qui frappe, l'offrande libre de ce corps nu offert aux regards qui fait entrer dans la Passion de Jésus mais aussi dans sa gloire, dans les secrets de son sacerdoce, prêtre et victime, qui a été éprouvé en tout excepté le péché. « Le sang de l'amour s'est imprimé » affiche un autre panneau dehors. Oui, le sang de l'Agneau qui porte l'iniquité du monde est rouge sur ce lin blanc, pour nous. Passio Christi, Passio hominis...

Passio Ecclesiae,
aurions-nous envie d'ajouter. L’Église sacrement vit ce samedi saint plus que jamais, passe par le sépulcre elle aussi.

Vivant de plein fouet cette Passion de l'Église, Benoît XVI en visite à Turin ce dimanche 2 mai, et à qui la ville a manifesté un accueil débordant de joie a insisté sur cet aspect lors de l'homélie de la grand messe Place San Carlo :

« Celui qui a été crucifié, qui a partagé notre souffrance, comme nous le rappelle également de manière éloquente le Saint-Suaire, est celui qui est ressuscité et il veut nous réunir tous dans son amour. Il s'agit d'une espérance merveilleuse, “forte” solide, car, comme le dit l'Apocalypse : “(Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus ; et il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse ; car la première création aura disparu.” Le Saint-Suaire ne transmet-il peut-être pas le même message ? Dans celui-ci nous voyons, comme reflétées, nos souffrances dans les souffrances du Christ : Passio Christi. Passio hominis. »

La mort n'a pas le dernier mot, non ce n'est plus possible. Le pape ne vient-il pas de le dire avec la profession de foi en la résurrection, « la première chose absolument nouvelle, glorification céleste du Christ ». Le Suaire révèle le grand prêtre souverain qui a traversé les cieux, Jésus le fils de Dieu, compatissant. Quand nous le regardons, nous espérons bien son intervention en faveur des hommes, en faveur de nous. L'on revient alors prier au Dôme dans la tente de l'adoration.

À côté, une large place est ménagée aux confessionnaux ; des prêtres de toute nationalité reçoivent les pénitents que le suaire a touchés au plus près dans leur désir de Dieu, de Dieu qui donne un cœur nouveau. On regrette seulement de constater qu'il n'y a pas foule. Gâchis. Le mal et le péché n'existeraient donc plus ?

« Être l’expression crédible de la face du Christ »

Il y eut aussi la rencontre très réussie du pape avec les jeunes l’après-midi autour de l'héritage de la vie éternelle, des choses éternelles, thème peu facile à aborder aujourd’hui dans une société dont le mot d’ordre est « changement » avec son exercice exaltant de la liberté. Thème pourtant incontournable porté par le Suaire. Le pape tient à affirmer Place San Carlo toujours l'importance d'une vie reflet de Dieu, d'une vie fondée sur des choix définitifs dont il ne faut pas avoir peur – mariage, sacerdoce ou vie consacrée.

L'attente a été longue mais l'ambiance était à la liesse malgré la pluie et l'orage qui venait. Il y eut bien sûr les habituelles manifestations de musique et de chants festifs, avec la prestation jazzy de l’Antillais Georges Ellyot : un premier chant inspiré du psaume 8, « Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui », puis un deuxième tout simple, « Marche avec lui sans te retourner ».

Les jeunes furent tout ouïe quand le Saint-Père parla.

« Le Saint-Suaire est d'une importance particulière pour vous, une invitation à donner à votre esprit le visage de Dieu, à être vous-mêmes, dans votre environnement avec vos pairs, l'expression crédible de la face du Christ. »

Le pape les exhorta à se mettre sous la protection de « Marie, vénérée dans [leurs] sanctuaires mariaux » et de « saint Jean Bosco, patron de la jeunesse » qui les aideront « à suivre le Christ sans jamais [les] lasser. » Convoquée de manière spéciale la devise du bienheureux Pier-Giorgio Frassati qui aimait répéter qu'il fallait « vivre et non vivoter ». Ce que le pape enjoignit les jeunes de faire avant d’entonner un Notre-Père, de les bénir et de prendre congé.

La journée s’achève sous les grondements de tonnerre et dans l’obscurité de nuages lourds comme l’image d’un dépit des forces contrariées du monde. Tant de lumière a lui pendant ces heures trop rapides où, avec le pape, grâce au pape, chacun voulait voir de manière plus ou moins avouée la gloire du Seigneur !

7 Mai 2010 | Hélène Bodenez

libertepolitique.com

Exposition jusqu'au 23 mai

Homélie de la messe pontificale
Regina Cæli
Méditation devant le suaire
Saint-Suaire : le site officiel

 



[1] Regina Caeli, Place San Carlo, 2 mai.
[2] Audience générale du mercredi 5 mai : « Dimanche dernier, au cours de ma visite pastorale à Turin, j'ai eu la joie de m'arrêter pour prier devant le Saint-Suaire, en m'unissant aux plus de deux millions de pèlerins qui ont pu le contempler au cours de l'Ostension solennelle de ces jours-ci. »
[3] Méditation par l’archevêque de Vienne dans la cathédrale de Turin, 13 avril, de la vérité de foi confessée dans le credo « il descendit aux enfers (descendit ad inferos) ». Pour la rédemption de l'homme il était nécessaire « que Jésus Christ “goûte” aussi à la mort, qu'il expérimente vraiment l'état de mort, comme nous le montre le Saint-Suaire de façon si bouleversante ». « Il n'est pas facile aujourd'hui de comprendre cet article de foi. La vérité de la foi vous est formulée à travers des concepts provenant d'un imaginaire qui nous est étranger. L'idée d'un “royaume de la mort”, d'un “monde inférieur” en dessous du monde dans lequel nous vivons, d'un “enfer” renfermant les âmes des morts paraît beaucoup trop éloigné de notre conscience rationnelle moderne ».
[4] Père Marie-Dominique Philippe, o.p., Le Secret du Père, Saint-Paul, 2000, p. 86. « C'est le crucifié qui ressuscite, et il demeure éternellement le Crucifié ; ses plaies demeurent dans la gloire comme des trophées. »
[5] « Chers frères et sœurs, à notre époque, en particulier après avoir traversé le siècle dernier, l'humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi Saint. Dieu caché fait partie de la spiritualité de l'homme contemporain, de façon existentielle, presque inconsciente, comme un vide dans le cœur qui s'est élargi toujours plus. Vers la fin du XIXe siècle, Nietzsche écrivait : “Dieu est mort! Et c'est nous qui l'avons tué !” Cette célèbre expression est, si nous regardons bien, prise presque à la lettre par la tradition chrétienne, nous la répétons souvent dans la Via Crucis, peut-être sans nous rendre pleinement compte de ce que nous disons. Après les deux guerres mondiales, les lager et les goulag, Hiroshima et Nagasaki, notre époque est devenue dans une mesure toujours plus grande un Samedi Saint: l'obscurité de ce jour interpelle tous ceux qui s'interrogent sur la vie, et de façon particulière nous interpelle, nous croyants. Nous aussi nous avons affaire avec cette obscurité. »
[6] Devise retenue pour la rencontre avec les jeunes.

 


03.04.2010

Les attaques violentes et concentriques contre l’Eglise rappellent les aspects les plus honteux de l’antisémitisme

C’est un vendredi Saint placé sous le signe de la souffrance : souffrance du Christ crucifié pour nos péchés ; souffrance de Jean-Paul II qui sera évoquée lors de la Via Crucis à l’occasion du cinquième anniversaire de sa mort ; souffrance de tous les catholiques affectés par la tourmente des fautes commises par des membres de l'Église ; souffrance face aux attaques menées contre l’Église...

 

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Le P. Raniero Cantalamessa

(Rossi/CPP/Ciric).


Ce que l’on retiendra, ce vendredi soir, de la célébration de la Passion, c’est l’homélie puissante prononcée par le prédicateur de la Maison pontificale, dans la basilique Saint-Pierre au cours de la célébration de la Passion du Seigneur présidée par Benoît XVI. Pour dénoncer les attaques concentriques contre l’Église et le Pape, le père Cantalamessa a cité le message de solidarité d’un ses amis juifs, membre d’un peuple – a-t-il dit - qui sait par expérience ce que signifie « être victimes de la violence collective et en reconnaître les symptômes récurrents ». Le passage de la faute personnelle à la responsabilité collective rappellent les aspects les plus honteux de l’antisémitisme.


C’était la conclusion d’un développement long et subtil sur le thème de la violence dans la culture actuelle. Écoutez le compte rendu d’Armance Bourgois (Radio Vatican): >>


Le passage sur l'antisémistisme a suscité la désapprobation au sein de certaines communauté juives. Ce samedi matin le père Federico Lombardi, porte parole de la salle de presse du saint siège a souligné qu’établir un parallèle entre les attaques contre le Pape concernant les scandales pédophiles et l’antisémitisme ne faisait pas partie de la ligne suivie par le Saint Siège. Le père Cantalamessa, declare le père Lombardi, a seulement voulu souligner la solidarité exprimée par un juif, à la lumière de l’expérience particulièrement douloureuse subie par son peuple.

 

 

Texte intégrale de l'homélie du Père Cantalamessa  >> ICI

02.04.2010

Dieu veut te parler - Homélie du Vendredi Saint 2010

Jésus Christ, notre Sauveur, vrai Dieu et vrai Homme, a expérimenté les abîmes de la misère humaine. En contemplant sa Passion, il n’est pas permis d’en douter. Isaïe n’en a pas douté :

 

« Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne. »

 

vendredi saint 1 lect1. 

 


Nous avons tous pu avoir cette impression dans notre vie, car nous vivons tous dans un monde de péché. Nous avons tous été malades, et trahis, et blessés. Et nous avons tous aussi fait souffrir les autres. Les conséquences du mal et du péché ont atteints et touchés chacun de nous, un peu comme les vagues dans l’eau atteignent le rivage quand on jette un caillou au milieu d’un étang. Le caillou, c’est le péché originel.

 

Jésus nous a sauvés en se mettant à notre niveau, en venant au cœur de nos douleurs et de nos détresses.

 

« C'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. »

 

Il nous a sauvés, non pas en supprimant la souffrance, mais en souffrant avec et pour nous, en nous apprenant, par son propre exemple, à aimer et à faire confiance à Dieu au cœur de la souffrance.

 

Est-ce que nous réalisons pleinement la signification de cette vérité étonnante ? Cela veut dire que nous n’avons pas besoin de devenir parfaits pour pouvoir être amis de Dieu. Cela veut dire que, dans le Christ, nous pouvons nous rendre en présence de Dieu comme nous sommes, avec toutes nos misères et nos confusions, et nos blessures, et nos péchés. Les bras de Jésus sont étendus sur la croix, pour embrasser qui ? Ceux qui n’ont jamais péché ? Ceux qui sont déjà des saints ? Non! Nous!

 

La Lettre aux Hébreux nous le fait comprendre. Ecoutez à nouveau cette phrase impressionnante qui peut nous libérer de toute crainte et hésitation dans notre relation avec Dieu :

 

« Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. »...

 

Pour lire la suite de l'homélie, cliquer sur le logo Praedicatho:

 

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Dieu veut te parler - Lectures du Vendredi Saint

1ère lecture : La grande prophétie du Serviteur souffrant (Is 52, 13-15; 53, 1-12)


Lecture du livre d'Isaïe

 

 

 


Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ;il montera, il s'élèvera, il sera exalté !
La multitude avait été consternée en le voyant,car il était si défiguréqu'il ne ressemblait plus à un homme ;il n'avait plus l'aspect d'un fils d'Adam.
Et voici qu'il consacrera une multitude de nations ;devant lui les rois resteront bouche bée,car ils verront ce qu'on ne leur avait jamais dit,ils découvriront ce dont ils n'avaient jamais entendu parler.


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Qui aurait cru ce que nous avons entendu ?A qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ?
Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive,enracinée dans une terre aride.Il n'était ni beau ni brillant pour attirer nos regards,son extérieur n'avait rien pour nous plaire.
Il était méprisé, abandonné de tous,homme de douleurs, familier de la souffrance,semblable au lépreux dont on se détourne ;et nous l'avons méprisé, compté pour rien.
Pourtant, c'étaient nos souffrances qu'il portait,nos douleurs dont il était chargé.Et nous, nous pensions qu'il était châtié,frappé par Dieu, humilié.
Or, c'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé,c'est par nos péchés qu'il a été broyé.Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui,et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.
Nous étions tous errants comme des brebis,chacun suivait son propre chemin.Mais le Seigneur a fait retomber sur luinos fautes à nous tous.

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Maltraité, il s'humilie,il n'ouvre pas la bouche :comme un agneau conduit à l'abattoir,comme une brebis muette devant les tondeurs,il n'ouvre pas la bouche.
Arrêté, puis jugé, il a été supprimé.Qui donc s'est soucié de son destin ?Il a été retranché de la terre des vivants,frappé à cause des péchés de son peuple.
On l'a enterré avec les mécréants,son tombeau est avec ceux des enrichis ;et pourtant il n'a jamais commis l'injustice,ni proféré le mensonge.
Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur.Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation,il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur.
A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu'il a connu la souffrance,le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.
C'est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu'il recevra, car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs.


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