28.04.2012

L'Armée du Salut sur la place Saint-Pierre à Rome

1_0_583715.jpegPour la première fois dans l’histoire, la fanfare de l’Armée du Salut a joué ce samedi matin sur la place Saint-Pierre à Rome. C’était à l’occasion du 125° anniversaire de la présence de cette association protestante en Italie. La fanfare internationale est composée de membres de l’Armée du Salut provenant pour la plupart de France et de Belgique. 

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26.07.2011

Faut-il avoir peur du "terrorisme chrétien" ?

norvege.JPGLa Norvège est en deuil après la double attaque sanglante de vendredi dernier. Tout le pays s’est arrêté, ce lundi à la mi-journée, pour commémorer les victimes. Mais à la compassion se mêle l’incrédulité et l’incompréhension. Behring Breivik, 32 ans, qui a déclaré être l’auteur du carnage, a comparu à huis clos. La justice lui a refusé la publicité qu’il souhaitait. Juste avant la tuerie, il avait diffusé sur l'internet un manifeste de 1.500 pages, un texte délirant et contradictoire dans lequel il se présente comme un croisé engagé dans une lutte contre l'islam et le marxisme culturel et affiche sa farouche hostilité à l’immigration et au multiculturalisme. Il se décrit comme "conservateur", "chrétien". Faut-il pour autant craindre la naissance en Europe d’un terrorisme chrétien d’extrême-droite, xénophobe et violent, dans le sillage de certains courants fondamentalistes américains ? Les experts n’y croient pas trop même s’ils invitent à ne pas sous-estimer le rejet de l’islam et de l’immigration.

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04.04.2010

Une fête de Pâques aux accents œcuméniques

C’est un évènement rare pour les chrétiens : cette année, ils fêteront tous Pâques le même jour. En effet, l’habitude veut que chaque communauté chrétienne célèbre la résurrection du Christ à des dates différentes, selon le calendrier julien ou grégorien. Cette coïncidence de calendrier réveille le débat sur l’opportunité d’adopter enfin une date commune à tous.

En 325 déjà, lors du Concile de Nicée, premier concile œcuménique, la demande avait été faite à toutes les Eglises de célébrer Pâques à la même date.

 

http://www.iptheologie.fr/img/p-peres.jpg


Les explications de Jacques-Noël Perrès (photo), pasteur luthérien et directeur de l’institut supérieur d’études œcuméniques. Un dossier préparé par Marion Fontenille (Radio Vatican) : >>


30.09.2009

Message vidéo de Benoît XVI pour les prêtres réunis à Ars

Message vidéo de Benoît XVI pour les prêtres réunis à Ars

Pour la retraite sacerdotale internationale

 


ROME, Mardi 29 Septembre 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le message adressé aux prêtres à l'occasion de la retraite sacerdotale internationale organisée à Ars du 27 septembre au 3 octobre sur le thème « La joie d'être prêtre : consacré pour le salut du monde ».

* * *


Chers frères dans le sacerdoce,

Vous l'imaginez aisément, j'aurais été extrêmement heureux de pouvoir être des vôtres pour cette retraite sacerdotale internationale autour du thème : « La joie du prêtre consacré pour le salut du monde ». Vous y participez nombreux et vous bénéficiez des enseignements du Cardinal Christophe Schönborn. Je le salue cordialement ainsi que les autres prédicateurs et l'Evêque de Belley-Ars, Mgr Guy-Marie Bagnard. Je dois me contenter de vous adresser ce message enregistré, mais veuillez croire qu'à travers ces quelques mots, c'est à chacun d'entre vous que je parle de la manière la plus personnelle qui soit, car, comme le dit saint Paul : « Je vous porte dans mon cœur, vous qui ... vous associez tous à ma grâce »1.

Saint Jean-Marie Vianney soulignait le rôle indispensable du prêtre lorsqu'il disait : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c'est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine »2. En cette Année sacerdotale, nous sommes tous appelés à explorer et redécouvrir la grandeur du Sacrement qui nous a configurés à jamais au Christ Souverain Prêtre et qui nous a tous « sanctifiés dans la vérité »3.

Choisi d'entre les hommes, le prêtre reste l'un d'eux et il est appelé à les servir en leur donnant la vie de Dieu. C'est lui qui « continue l'œuvre de rédemption, sur la terre »4. Notre vocation sacerdotale est un trésor que nous portons dans des vases d'argile5. Saint Paul a exprimé avec bonheur l'infinie distance qui existe entre notre vocation et la pauvreté des réponses que nous pouvons donner à Dieu. Il y a, de ce point de vue, un lien secret qui unit l'année paulinienne à l'année du prêtre. Nous gardons présente à nos oreilles et à l'intime de notre cœur l'exclamation émouvante et confiante de l'Apôtre qui a dit : « Lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort »6. La conscience de cette faiblesse ouvre à l'intimité de Dieu qui, donne force et joie. Plus le prêtre persévère dans l'amitié de Dieu, plus il continuera l'œuvre du Rédempteur sur la terre7. Le prêtre n'est pas pour lui, il est pour tous8.

C'est bien là que réside l'un des défis majeurs de notre temps. Le prêtre, homme de la Parole divine et du sacré certes, doit aujourd'hui plus que jamais être un homme de la joie et de l'espérance. À des hommes qui ne peuvent plus concevoir que Dieu soit pur Amour, il affirmera toujours que la vie vaut la peine d'être vécue et que le Christ lui donne tout son sens parce qu'Il aime les hommes, tous les hommes. La religion du Curé d'Ars est une religion du bonheur, non une recherche morbide de la mortification, comme on l'a cru parfois : « Notre bonheur est trop grand ; non, non, jamais nous ne le comprendrons »9 disait-il, ou encore : « Lorsque nous sommes en route et que nous apercevons un clocher, cette vue doit faire battre notre cœur comme la vue du toit où demeure son bien-aimé fait battre le cœur de l'épouse »10. Ici, je veux saluer avec une affection toute particulière ceux d'entre vous qui ont la charge pastorale de plusieurs clochers et qui se dépensent sans compter pour maintenir une vie sacramentelle dans leurs différentes communautés. La reconnaissance de l'Eglise est immense pour vous tous ! Ne perdez pas courage, mais continuez à prier et à faire prier pour que de nombreux jeunes acceptent de répondre à l'appel du Christ qui ne cesse de vouloir faire grandir le nombre de ses apôtres pour moissonner ses champs.

Chers prêtres, pensez aussi à l'extrême diversité des ministères que vous exercez au service de l'Eglise. Pensez au grand nombre de messes que vous avez célébrées ou célébrerez, en rendant chaque fois le Christ réellement présent sur l'autel. Pensez aux innombrables absolutions que vous avez données et donnerez, en permettant à un pécheur de se laisser relever. Vous percevez alors la fécondité infinie du sacrement de l'Ordre. Vos mains, vos lèvres, sont devenues, l'espace d'un instant, les mains et les lèvres de Dieu. Vous portez le Christ en vous ; vous êtes, par grâce, entrés dans la sainte Trinité. Comme le disait le saint Curé : « Si on avait la foi, on verrait Dieu caché dans le prêtre comme une lumière derrière un verre, comme un vin mêlé avec de l'eau »11. Cette considération doit amener à harmoniser les relations entre prêtres afin de réaliser cette communauté sacerdotale à laquelle exhortait saint Pierre12 pour bâtir le corps du Christ et vous construire dans l'amour13.

Le prêtre est l'homme de l'avenir : il est celui qui a pris au sérieux les paroles de Paul : « Vous êtes ressuscités avec le Christ : recherchez les choses d'en-haut ! »14. Ce qu'il fait sur terre est de l'ordre des moyens ordonnés à la Fin ultime. La messe est ce point unique de jonction entre les moyens et la Fin, puisqu'elle nous donne déjà de contempler, sous l'humble apparence du pain et du vin, le Corps et le Sang de Celui que nous adorerons dans l'éternité. Les phrases simples et denses du saint Curé sur l'Eucharistie nous aident à mieux percevoir la richesse de ce moment unique de la journée où nous vivons un face à face vivifiant pour nous-mêmes et pour chacun des fidèles. « On ne comprendra, écrivait-il, le bonheur qu'il y a de dire la messe que dans le ciel ! »15. C'est pourquoi je vous encourage à fortifier votre foi et celles des fidèles dans le Sacrement que vous célébrez et qui est la source de la vraie joie. Le saint d'Ars s'écriait : « Le prêtre doit avoir la même joie (que les apôtres) en voyant Notre Seigneur qu'il tient entre ses mains »16.

En rendant grâce pour ce que vous êtes et ce que vous faites, je vous redis : « Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l'Église ! »17. Vivants témoins de la puissance de Dieu à l'œuvre dans la faiblesse des hommes, consacrés pour le salut du monde, vous demeurez, mes chers frères, choisis par le Christ lui-même afin d'être, grâce à Lui, sel de la terre et lumière du monde. Puissiez-vous durant cette retraite spirituelle, expérimenter de manière profonde l'Intime indicible18 pour être parfaitement unis au Christ afin d'annoncer son Amour autour de vous et d'être entièrement engagés au service de la sanctification de tous les membres du Peuple de Dieu.

En vous confiant à la Vierge Marie, Mère du Christ et des prêtres, je vous donne à tous ma Bénédiction apostolique.



1 Ph 1, 7

2 Le curé d'Ars, Pensées, présentés par l'abbé Bernard Nodet, Desclée de Brouwer, Foi Vivante, 2000, p. 101.

3 Jn 17, 19

4 Nodet, p. 98.

5 Cf. 2 Co 4, 7

6 2 Co 12, 10

7 Cf. Nodet, p.98.

8 Cf. Nodet, p. 100.

9 Nodet, p. 110.

10 Ibid.

11 Nodet, p. 97.

12 Cf. 1 P 2,9.

13 Cf. Ep. 4, 11-16.

14 Col. 3, 1.

15 Nodet, p. 104.

16 Ibid.

17 Homélie à la messe du 13 septembre 2008 sur l'esplanade des Invalides, Paris.

18 Saint Augustin, Les Confessions, III, 6, 11, BA 13, p. 383.

[Texte original: Français]

© Copyright 2009 : Libreria Editrice Vaticana

17.09.2009

'Dieu nous a montré gratuitement son Visage'

VATICAN - Messe du Pape Benoît XVI en présence de ses anciens élèves: « Si nous réfléchissons sur la perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur, alors, devrait naître au-dedans de nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa volonté, Lui-même »

 

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Castel Gandolfo (Agence Fides) – La question de la pureté de l’homme devant Dieu, un des thèmes fondamentaux de l’histoire religieuse de l’humanité », a été au centre de l’homélie du Pape Benoît XVI lors de la Messe célébrée en présence de ses anciens élèves, le dimanche 30 août, à Castel Gandolfo. Le texte a été publié ce jour par la Salle de Presse du Saint-Siège.

Partant de l’Evangile du Dimanche, le Saint-Père a déclaré:

« Quand il tourne son regard vers Dieu, l’homme reconnaît qu’il est ‘souillé’, et qu’il se trouve dans une condition dans laquelle il ne peut approcher du Saint. Et ainsi se présente la demande la question : comme peut-il devenir pur, se libérer de la ‘souillure’ qui le sépare de Dieu. C’est ainsi que sont nés dans ce but les rites de purification dans les différentes religions. Même ceux qui sont enracinés dans la tradition de l’Ancien Testament, dont parle l’Evangile du dimanche, ne servaient que pour faire que l’homme s’ouvrît à Dieu ; ils n’étaient plus des chemins de purification et de salut, étant donné que le cœur de l’homme n’était plus touché.
« L’exégèse libérale dit que, dans cet Evangile, se révèlerait le fait que Jésus aurait substitué le culte avec la morale. Il aurait mis de côté le culte avec toutes ses pratiques inutiles. Le rapport entre l’homme et Dieu se fonderait à présent uniquement sur la morale. S’il en était ainsi, cela voudrait dire que le Christianisme, dans son essence, est une moralité, c’est-à-dire que c’est nous-mêmes qui nous rendons purs et bons, par notre action morale. Si nous réfléchissons plus profondément sur cette opinion, il apparaît clairement que ce ne peut être la réponse complète de Jésus sur la question concernant la pureté ». Il faut donc « entendre et comprendre dans sa plénitude le message du Seigneur… En d’autres termes, nous devons lire entièrement les Evangiles, tout le Nouveau Testament et L’Ancien Testament avec lui ».

Dans le commentaire de la première Lecture de la Messe, tirée du Livre du Deutéronome, le Saint-Père souligne qu’Israël « est invité par Dieu lui-même à être reconnaissant, et à ressentir une fierté humble pour le fait de connaître la volonté de Dieu, et d’être ainsi sage ». Dans cette période, l’humanité

« cherchait à comprendre ce qui comptait… La sagesse est une connaissance de l’essentiel… La Lecture tirée du Deutéronome souligne le fait que la sagesse, en dernière analyse, est identique à la Torah – à la Parole de Dieu qui nous révèle ce qui est essentiel, pour quelle fin et de quelle manière nous devons vivre. Ainsi, la Loi n’apparaît pas comme un esclavage, mais est … la cause d’une grande joie : nous n’allons pas à tâtons dans l’obscurité, nous n’allons en errant en vain à la recherche de ce qui pourrait être droit, nous ne sommes pas comme des brebis sans pasteur, qui ne savent où est la voie juste… Deux choses nous sont dites par Dieu : d’une part, qu’Il s’est manifesté, et qu’Il nous indique la voie juste ; de l’autre, que Dieu est un Dieu qui écoute, qui est proche, qui nous répond et qui nous guide. Avec cela, on touche aussi le thème de la pureté : sa volonté nous purifie, sa proximité nous guide ».

A propos de « la joie d’Israël face au fait de connaître la volonté de Dieu, et d’avoir ainsi reçu en don la sagesse qui nous guérit, et que nous ne pouvons trouver tout seuls », le Saint-Père s’est demandé :

« Existe-t-il chez nous, dans l’Eglise d’aujourd’hui, un sentiment semblable de joie devant la proximité de Dieu, et pour le don de sa Parole?... Si nous réfléchissons sur la perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur, alors, devrait naître au-dedans de nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa volonté, Lui-même. Si cette joie resurgit en nous, elle touchera aussi le cœur des non-croyants. Sans cette joie, nous ne sommes pas convaincants. Mais, là où cette joie est présente, même sans le vouloir, elle possède une force missionnaire. Elle suscite en effet chez les hommes la question de savoir si ce n’est pas là que se trouve pas là la voie – si cette joie ne guide pas probablement effectivement sur les traces de Dieu lui-même ».

Le passage de la deuxième Lecture de la Messe, était extrait de la Lettre de Saint Jacques, que le Saint-Père a déclaré aimer « surtout parce que, grâce à elle, nous pouvons nous faire une idée de la dévotion de la famille de Jésus ». C’était une famille fidèle, pratiquante, dans le sens

« qu’elle vivait la joie deutéronomique en raison de la proximité de Dieu, qui nous est donnée dans sa Parole et dans son commandement… Pour Saint Jacques, la Loi n’est pas une exigence qui prétend trop de nous, qui se trouve devant nous, de l’extérieur, et ne peut jamais être satisfaite… Dans le Christ ? Dieu nous a tout dit, Il s’est manifesté complètement. Nous ne sommes plus des serviteurs, mais des amis. Et la Loi n’est plus une prescription pour des personnes non libres, mais le contact avec l’Amour de Dieu – être introduits pour faire partie de sa famille, acte qui nous rend libres et parfaits… La Loi, comme parole de l’Amour, n’est pas une contradiction pour la liberté, mais un renouveau de l’intérieur grâce à l’amitié avec Dieu… Ce n’est pas nous qui créons ce qui est bon – cela serait un simple moralisme, mais c’est la Vérité qui vient à notre rencontre. Il est Lui-même la Vérité, la Vérité en personne. La pureté est un événement de dialogue. Elle commence avec le fait qu’Il vient à notre rencontre, Lui, qui est la Vérité et l’Amour, il nous prend par la main, il pénètre tout notre être. Dans la mesure où nous nous laissons toucher par Lui, où la rencontre devient amitié et amour, nous devenons nous-mêmes, à partir de sa pureté, des personnes pures qui aiment avec son Amour, des personnes qui font entrer aussi les autres dans sa pureté et dans son amour ».

(Agence Fides, 15 septembre 2009)