01.10.2011

Commentaire de l'évangile du 27° dimanche du Temps Ordinaire A

27 TOA ev.jpgLe Père Jean-Côme About commente l'Évangile de ce dimanche 25 septembre, XXVIIème dimanche du temps ordinaire. Évangile selon saint Matthieu, chapitre 21, versets 33 à 43.

Jésus disait aux chefs des prêtres et aux pharisiens : « Écoutez une autre parabole : Un homme était propriétaire d'un domaine ; il planta une vigne, l'entoura d'une clôture, y creusa un pressoir et y bâtit une tour de garde.»

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13.12.2010

Benoît XVI invite les fidèles à retrouver la valeurs de la constance et de la patience

La vraie révolution qui change le monde n’est pas la violence mais la lumière silencieuse de la vérité, message au cœur de l’homélie du Pape en visite dans une paroisse de l’est de Rome. En ce troisième dimanche de l’Avent, Benoit XVI a ensuite exalté au cours de l’angélus les valeurs de la constance et de la patience, vertus qui tendent à disparaitre dans un monde qui valorise le changement permanent.

La parole de Dieu est une boussole, une ancre, qui permet de ne pas partir à la dérive a dit Benoît XVI avant de bénir les "bambinelli", les petites santons de l’enfant Jésus destinées à la crèche de Noel. 


Synthèse des paroles du Pape, Mathilde Auvillain (Radio Vatican): >> RealAudioMP3 

11.12.2010

Pourquoi Dieu attend-il?

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Cela fait environ deux mille ans que Jésus est né. C’était le premier Noël. Et pourtant, depuis lors, le monde a continué d’être déchiré par des guerres, des catastrophes naturelles, du racisme, et d’innombrables autres formes de misère, d’injustice et de souffrance.

Cela fait deux mille ans que les chrétiens célèbrent Noël, la venue de notre Sauveur. Mais où est le salut ?

De la même manière, Jésus est entré dans notre vie personnelle depuis de nombreuses années. Notre baptême a été comme un Noël pour notre vie. Et depuis lors, nous avons reçu l’Eucharistie de nombreuses fois, nous avons été confirmés, nous avons pu nous confesser. Et pourtant, si nous nous examinons sincèrement, nous pouvons remarquer que nous sommes toujours égoïstes, faibles, insatisfaits.

Nous avons tous célébré Noël un certain nombre de fois au cours de notre existence. Sommes-nous devenus meilleurs pour autant ? Avons-nous fait du progrès dans notre vie spirituelle ?

Quelle est la réponse de Dieu à ces questions ?...

 

Pour lire la suite de l'homélie cliquer sur le logo Praedicatho:

 

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10.12.2009

Benoît XVI à l’audience générale: 'Le mystère pétrinien garantit la fidélité à la saine doctrine et donne sérénité et liberté intérieure'

 

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L’origine du mal est dans l’homme et dans l’usage erroné de sa liberté mais Dieu est patient et bienveillant avec les pécheurs. Benoît XVI l’a rappelé ce mercredi à l’audience générale.

 

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Quelque 8 000 personnes étaient rassemblées dans la salle Paul VI au Vatican. Poursuivant son cycle de catéchèses hebdomadaires, le Pape leur a parlé du moine Rupert, un bénédictin du XIIe siècle que Paul VI avait cité le 8 décembre 1965, lors de la clôture du Concile Vatican II. Un théologien d’une grande épaisseur qui a étudié de manière rationnelle les mystères de la foi et qui nous a enseigné que chacun, à sa manière, peut rencontrer Jésus.
Benoît XVI a également souligné le rôle qu’il a joué dans les controverses théologiques sur le sacrement de l’Eucharistie en rappelant que celle-ci n’est ni un symbole ni un rite communautaire, mais la présence réelle du Christ parmi les hommes.

 

 

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Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française (Radio Vatican) : >>


Résumé de la catéchèse en langue française

     Chers Frères et Sœurs,

     Moine bénédictin du douzième siècle, Rupert de Deutz vécut d’abord au monastère Saint-Laurent à Liège. En 1120, il fut nommé Abbé de Deutz, ville voisine de Cologne, où il demeura jusqu’à sa mort en 1129. Rupert fut un théologien de grande profondeur, qui se distingua par sa droiture morale et par son attachement au Siège de Pierre. Ainsi, en diverses occasions, il montra que lorsque des controverses surgissent dans l’Église, la référence au ministère pétrinien garantit la fidélité à la saine doctrine et donne sérénité et liberté intérieure. Il affirma avec force la continuité entre le Corps du Verbe incarné et Celui qui est présent dans les Espèces eucharistiques. Pour concilier la bonté et la toute-puissance de Dieu avec l’existence du mal, il montra que Dieu très bon ne peut que vouloir le bien ; l’origine du mal est dans l’homme et dans l’usage erroné de sa liberté. Rupert soutint aussi que l’Incarnation était prévue de toute éternité, afin que la création puisse rendre louange à Dieu et l’aimer comme une unique famille réunie autour du Christ. Enfin, dans son interprétation du Cantique des Cantiques, Rupert nous a laissé une belle présentation des privilèges et des vertus de la Vierge Marie, voyant en elle la part la plus sainte de l'Église tout entière.


     * * *

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     Je suis heureux d’accueillir les pèlerins francophones, en particulier la délégation des Amis de Saint-Nicolas des Lorrains. Puisse le Seigneur Jésus vous accompagner sur votre route, lui qui vient à notre rencontre en la prochaine fête de Noël ! Que Dieu vous bénisse !

     En ce mois de décembre, la chaîne de télévision catholique française KTO célèbre son dixième anniversaire. J’encourage vivement les responsables et les collaborateurs de cette chaîne à poursuivre leurs objectifs de présentation de la diversité des engagements chrétiens dans l'Église et dans la société, d’accompagnement de la prière ecclésiale ainsi que de réflexion et de débat. Puissent ces programmes proposer à tous un authentique visage de la foi chrétienne et de la vie de l'Église en France et dans le monde ! Aux responsables, aux collaborateurs, aux bienfaiteurs et aux téléspectateurs de KTO Télévision, j’adresse une particulière Bénédiction apostolique.

 


23.09.2009

Mgr Luciano Alimandi, Savoir faire silence

Mgr Luciano Alimandi - Savoir faire silence

 

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Rome (Agence Fides) – L’Evangile nous montre que Jésus par court les routes de la Galilée et de la Judée pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour guérir les gens de toutes sortes de maladies, pour libérer les personnes de l’action néfaste de Satan, pour donner à tous et à chacun le « Pain quotidien » de sa Parole et de Présence salvifique.

Les Apôtres le suivent, l’écoutent, l’observent, et s’émerveillent, avec les gens, des grandes œuvres que le Père accomplit par Lui. Parfois, ils restent sans paroles, et d’autres fois, en revanche, ils ne disent que trop de paroles. A lieu de faire silence, ils parlent sans écouter d’abord, du plus profond de leur cœur, la voix de l’Esprit, qui voudrait leur expliquer la signification de chacune des phrases, de chacun des gestes et de chacun des « signes » que fait Jésus.

Il arrive aux Apôtres, tout comme à nous, de nous tromper quand nous « traitons » avec le Seigneur : que de fois on Le sous-estime, ou on L’ignore ; et les situations ne manquent pas, même, où nous nous plaçons au-dessus de Lui, comme si de pauvres pécheurs, ce que nous sommes tous, avaient quelque chose à « enseigner » à Jésus !

33. O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles !
34. Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ?
35. Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour ?
(Romains, 11, 33-35)


La tentation de s’enorgueillir devant Dieu est toujours aux aguets. C’est pourquoi il faut prier le Saint-Esprit de rendre notre cœur toujours plus docile à ce « tracé » de vie que le Seigneur a déterminé pour nous. Il est assurément le plus facile et le plus direct pour arriver à la sainteté, et donc, au Paradis !

Il va en avant, et nous devons simplement rester derrière Lui, en nous armant d’une « sainte patience », surtout quand il nous semble que la réponse et la solution que nous attendons du Seigneur tarde à venir, ou qu’elle est différente de ce qui était désiré. « La patience obtient tout » a déclaré Sainte Thérèse d’Avila, qui connaissait bien combien peuvent être mystérieuses les « voies de Dieu
».

« Viens et suis-moi » (Marc 10, 21), continue à répéter Jésus à ceux qui veulent Le rencontrer dans la foi pour devenir Ses disciples, en restant en communion de vie avec Lui par l’amour pour Dieu et pour le prochain. Le chemin n’est pas toujours facile, mais on est jamais seuls si l’on reste derrière le Christ, c’est-à-dire, fidèles à ses enseignements.

Le fait que les Apôtres, eux aussi, aient cédé à la tentation de « résister » à Jésus, ou même de le réprimander, doit nous mettre en garde pour ne pas sous-estimer ces situations – et il y en a dans la vie – où au plus profond de nous, se forme comme un sentiment « d’endurcissement » du cœur à son égard.

Combien de fois Dieu s’est plaint, par l’intermédiaire de ses prophètes, d’une attitude aussi orgueilleuse, qui a fait dévier le cœur de son peuple en le conduisant à la rébellion. Mais Il a toujours été prêt au pardon, comme nous le dit le Psaume 78 (77), (36-38 :

36. Mais ils le flattaient de leur bouche, mais de leur langue ils lui mentaient,
37. leur cœur n'était pas sûr envers lui, ils étaient sans foi en son alliance.
38. Lui alors, dans sa tendresse, effaçait les torts au lieu de dévaster; sans se lasser, il revenait de sa colère au lieu de réveiller tout son courroux.

Quand on murmure contre Dieu, on laisse la place au Malin, et l’on perd l’orientation vers le Royaume. Et précisément, Dimanche dernier, nous avons écouté un passage de l’Evangile de Marc sur le « désarroi » dont a été victime Simon Pierre, aussitôt après sa splendide confession de foi au Christ. Devant la prophétie claire de Jésus, qu’il venait tout juste de faire, concernant sa Passion et sa Mort, Pierre, assailli par la peur de la souffrance, réprimande le Seigneur.

31. Et il commença de leur enseigner : « Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32. et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : « Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! »
(Marc 8, 31-33)

Simon Pierre et les autres Apôtres n’ont plus oublié ces paroles, qui se sont rassemblées en conséquence dans le témoignage des Evangélistes, afin que les disciples de Jésus, à chaque époque, reçoivent la leçon historique du Seigneur. La Sainte Ecriture nous invite à accueillir le reproche, comme par exemple celui d’un Sage (cf. Qohélet) 7, 5), mais elle ne nous invite jamais à réprimander le Seigneur !

Devant les situations de souffrance, de peur et d’inquiétude, qui font trembler notre coeur humain fragile, on ne doit jamais céder à la tentation de faire des reproches à Dieu, mais, à l’exemple des Saints, et, en premier, de la Sainte Vierge Marie, le silence de l’adoration doit prendre la place du bruit des murmures.

« Il est important pour nous aujourd’hui aussi, même si nous ne sommes pas moines : savoir faire le silence en nous pour écouter la Voix de Dieu, pour chercher, pour ainsi dire un « parloir »’ où Dieu parle avec nous » (Benoît XVI, Audience générale hebdomadaire, 9 septembre 2009).

Que le « Stabat Mater » devienne pour tous, surtout à l’heure de l’épreuve, le modèle à imiter : La Sainte Vierge se trouvait au pied de la Croix de son Fils (cf. Jean 19, 25), sans se rebeller, parce qu’elle croyait, comme elle l’a toujours cru, à la Parole de Jésus : après la nuit de la souffrance, pointe l’aube lumineuse de la Résurrection.

(Agence Fides, 18 septembre 209)