20.06.2011

La fin du mythe de l'Eglise catholique interdisant au peuple de lire la Bible au Moyen-Age

bijbel delft 1477.jpg

L'image populaire de l'Eglise Catholique au Moyen Age interdisant la diffusion et la traduction de la Bible en langue vernaculaire ne correspond pas à la réalité. Surtout dans les zones urbaines, où des gens savaient lire et écrire, mais pas en latin, des bibles populaires circulaient dans toutes les couches de la population. Même les cordonniers et les tailleurs avaient souvent une Bible dans la langue vernaculaire chez eux. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Université de Groningue, aux Pays-Bas.

 

Jusqu'à présent, il était communément admis que jusqu'au 16° siècle les laïcs catholiques n'avaient pas le droit de lire la Bible. Selon les chercheurs de l'Université de Groningue, cette conception relève de la propagande de Martin Luther. Pendant deux années entières, ils ont cherché des indications au sujet de la possession de la Bible dans les bibliothèques aux Pays-Bas, en Flandre, en France et en Italie. Il s'est avéré que le recours à des traductions de la Bible n'est pas une invention protestante, contrairement à ce que les Réformateurs, sous la conduite de Martin Luther, avaient voulu faire croire.


 

(Illustration : Dernière page de la première bible imprimée des Pays Bas. Dans les dernières phrases, il est précisé que cette Bible fut imprimée à Delft en 1477, longtemps avant la traduction de la Bible en allemand par Luther. © Bijbelsdigitaal, Nederlands Bijbelgenootschap)

 

 

 

 

10.05.2011

Nominations importantes au Vatican

fernando filoni ivan dias.JPGBenoît XVI a nommé, ce mardi, Préfet de la Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples Monseigneur Fernando Filoni, jusqu’à présent substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État. Il succède au Cardinal Ivan Dias dont le Pape a accepté la démission pour raison d’âge. 


Monseigneur Giovanni Angelo Becciu, nonce apostolique à Cuba, devient le nouveau substitut pour les affaires générales de la Secrétairerie d’État.

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10.02.2011

Benoît XVI invite les chrétiens à garder un contact quotidien avec Dieu

banoit xvi audience.JPGCe mercredi matin, à l'audience générale, le Pape a invité les chrétiens à ne pas oublier de garder un contact quotidien avec Dieu. Pour Benoît XVI il est essentiel de trouver chaque jour du temps à consacrer à Dieu, au milieu de nos multiples activités quotidiennes, pour lui parler et l’écouter. Ce sont le témoignage personnel et la prière qui rendent crédible l’annonce du message chrétiens. Benoît XVI a présenté la figure d’un jésuite hollandais du XVI° siècle, St Pierre Canisius, dont l’exemple a une valeur actuelle et permanente.

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28.12.2010

Taizé, un pèlerinage de confiance à Rotterdam

taize1.jpgRotterdam donne le coup d'envoi aux traditionnelles rencontres européennes de Taizé. 30 000 jeunes chrétiens de différentes confessions sont attendus à partir de ce mardi dans la ville Hollandaise. Cette année, le thème de la joie et de la solidarité avec ceux qui souffrent sera au cœur des carrefours et des enseignements.

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12.11.2010

Ami de Dieu: le Père Pierre Donders

Peerke Donders.jpg« Par l'exemple de sa vie, le Père Donders a montré comment l'annonce de la Bonne Nouvelle doit trouver soutien et confirmation dans une authentique vie évangélique, une vie d'amour concret envers le prochain, surtout envers les plus petits des frères du Christ ». C’est ce qu’affirmait le pape Jean Paul II lors de la béatification de ce prêtre.

Pierre Donders, l’ami de Dieu de cette semaine, présenté par Catherine Aubin (Radio Vatican), est né aux Pays-Bas dans une modeste famille de tisserands. En 1839, il entre au grand séminaire de Haaren, avec l'idée de devenir missionnaire. Il y rencontre monseigneur Groof, vicaire apostolique du Surinam, et demanda à le suivre. Il y passera tout le reste de sa vie, et donnera sa vie pour les lépreux: >> RealAudioMP3

14.06.2010

Le cargo de la mort jugé aux Pays-Bas

En 2006, le cargo Probo Koala déchargeait sa cargaison de produits toxiques en plein cœur d’Abidjan. Dans la capitale ivoirienne, des milliers de personnes étaient intoxiquées par les matières dangereuses et leurs effluves. Dix-sept personnes sont mortes des suites de la catastrophe.

 

http://www.planetenonviolence.org/photo/457956-561361.jpg


Quatre ans après, Trafigura, la société d'affrètement du Probo Koala, aurait versé près de 152 millions d’euros de dédommagement aux autorités ivoiriennes. Un "petit arrangement entre amis" et dont les Ivoiriens tombés malades n’ont pas forcément bénéficié. Et si justice ne se fera probablement pas en Côte d’Ivoire, il n’en va pas de même en Europe.

Le procès de Trafigura a commencé ce mois-ci aux Pays-Bas. La multinationale est accusée de ne pas avoir mentionné la nature des déchets à son bord , lors de son escale dans le port d’Amsterdam avant de rejoindre l’Afrique. Un procès pour quel enjeu ?

 

 

cargo.honte


Charlotte Nithar est directrice de l’Association de protection de l’environnement Robin des Bois et co-auteur du livre Le cargo de la honte qui vient de paraître chez Stock .

 

 


Un dossier réalisé par Olivier Bonnel (Radio Vatican): >>


21.03.2010

Belgique : Première « Marche pour la vie » le 28 mars 2010

Un événement international

 

marche pour la vie


ROME, Vendredi 19 mars 2010 (ZENIT.org) - Une marche internationale « pour la Vie » est organisée à Bruxelles, à l'initiative d'étudiants, le dimanche 28 mars à l'occasion des 20 ans de la dépénalisation de l'avortement en Belgique (avril 1990).

Les organisateurs publient cette invitation internationale :

« Les jeunes de Belgique sont spécialement invités à se joindre à de nombreux jeunes de différents pays d'Europe (France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, Autriche, Italie, Ukraine...) pour affirmer ensemble que les femmes confrontées à une grossesse non désirée doivent être soutenues et aidées à garder leur enfant plutôt que de se voir proposer un avortement. Les femmes méritent mieux que l'avortement !
 
« Dans un pays où près de 18 033 avortements sont pratiqués chaque année, cette Marche veut contribuer à briser la loi du silence sur la souffrance et les séquelles psychologiques qu'éprouvent de nombreuses femmes après avoir vécu un avortement, souvent contre leur gré et suite à des pressions économiques, sociales, familiales ou médicales.

« Nous voulons attirer l'attention des responsables politiques sur la nécessité de prendre des mesures concrètes d'accompagnement qui permettraient aux femmes de garder leur enfant et de l'élever dans de bonnes conditions. Car l'avortement ne peut être considéré comme une solution acceptable dans une société juste.

« La Marche pour la vie du 28 mars sera silencieuse, en signe de respect, et tout symbole d'obédience politique en sera banni.

« Des orateurs venus de différents pays européens prendront la parole.

« Nous nous rassemblerons à 14h30 le dimanche 28 mars 2010 Place Royale. Toutes et tous, jeunes et moins jeunes, sont les bienvenus ».

13.03.2010

A propos des cas d'abus sexuels sur mineurs

CITE DU VATICAN, 9 MAR 2010 (VIS). Voici la note du père Federico Lombardi, SI, Directeur de la Salle de Presse du Saint-Siège, sur les cas d'abus sexuels commis sur des mineurs dans les institutions ecclésiastiques:

 

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Eglise, en particulier des prêtres, touche l'Eglise et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Eglise en Irlande.

 

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Eglise dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays-Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.

 

Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands - première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin -,la conférence épiscopale allemande, la conférence épiscopale autrichienne, la conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qu'il s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

 

Ces faits mobilisent l'Eglise dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Eglise. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Eglise seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Eglise étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

 

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Eglise est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être d'un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Eglise en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

 

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Eglise est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre "De delictis gravioribus" de  2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une "culture du silence". Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

 

En conclusion, il est évident que l'Eglise traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Eglise et dans la société et de purification pour l'Eglise.

OP/ABUS SEXUELS/LOMBARDI                                   VIS 100309 (720)

10.03.2010

Le Saint-Siège publie une note au sujet des débats sur les abus sexuels

À la suite de l’avalanche de révélations concernant des abus sexuels commis sur des mineurs par des membres du clergé, en Irlande, puis en Allemagne, en Autriche et aux Pays-Bas, et à la suite des accusations portées parfois de manière inopportune, le Saint-Siège a décidé de sortir de sa réserve. Le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a publié ce mardi un long texte présenté comme une série de réflexions.

L’Église – reconnaît-il – traverse une période difficile, mais ce qui est dit sur son compte n’est pas toujours vrai ou juste. De plus, elle n’est pas la seule institution concernée et il serait contre-productif de se limiter aux seuls cas attribués à des membres du clergé.

Claire Malapert (Radio Vatican): >>

 

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Vous trouverez ci-après l'intégrale de la note du père Federico Lombardi (photo) :

Depuis quelques mois, le grave problème des abus sexuels sur mineurs dans des institutions gérées par des organismes ecclésiastiques et par des personnes ayant des responsabilités dans l'Église, en particulier des prêtres, touche l'Église et la société irlandaise. Récemment, le Saint-Père a montré son intérêt, notamment au cours de deux rencontres, d'abord avec les plus hauts représentants de l'épiscopat, ensuite avec tous les évêques ordinaires, et prépare la publication d'une lettre sur ce sujet pour l'Église en Irlande.

Toutefois, au cours de ces dernières semaines, le débat sur les abus sexuels sur mineurs touche aussi l'Église dans certains pays d'Europe centrale (Allemagne, Autriche, Pays Bas). Quelques simples considération peuvent être faites sur ce sujet.


Les principales institutions ecclésiastiques concernées (la Province des jésuites allemands – première à être concernée par le cas du Collège Casinius de Berlin –,la Conférence épiscopale allemande, la Conférence épiscopale autrichienne, la Conférence épiscopale hollandaise...) ont décidé de réagir à ce problème avec rapidité et fermeté. Donnant la preuve d'une volonté de transparence, elles ont, dans un certain sens, accéléré la mise à jour du problème en invitant les victimes à parler, même dans des cas assez anciens. Elles ont ainsi affronté les questions de la bonne façon en commençant par reconnaître ce qui s'est passé, se préoccuper des victimes et des conséquences des actes accomplis contre elles. En outre, elles se sont basées sur les directives déjà existantes et ont prévu de nouvelles orientations pour décider d'une stratégie de prévention, afin de tout mettre en œuvre pour qu'à l'avenir de tels faits ne se reproduisent plus.

Ces faits mobilisent l'Église dans l'élaboration de réponses appropriées et s'insèrent dans un contexte et une problématique plus large concernant la protection des enfants et des jeunes contre les abus sexuels dans la société. Les fautes commises dans les institutions et par des responsables ecclésiaux sont évidemment particulièrement répréhensibles, au vu de la responsabilité éducative et morale de l'Église. Mais toutes les personnes objectives et informées savent que le problème est beaucoup plus large, et qu'il n'est pas juste de concentrer ces accusations sur l'Église seulement. Ainsi, par exemple, des statistiques récemment fournies par les autorités compétentes en Autriche disent que, sur une même période de temps, les cas avérés dans les institutions dirigées par l'Église étaient au nombre de 17, alors que 150 autres étaient recensés dans d'autres institutions. Il serait bon de se préoccuper aussi de ceux-là.

D'ailleurs, en Allemagne, des initiatives ont été prises, promues par le Ministère de la famille, pour convoquer une table ronde des divers pôles éducatifs et sociaux, pour affronter le sujet dans une perspective complexe et adéquate. L'Église est naturellement prête à y participer et à s'y engager. Sa douloureuse expérience peut être un apport utile pour les autres. Le Chancelier, Mme Merkel, a justement donné acte à l'Église en Allemagne pour son engagement sérieux et constructif.

En plus de ces considérations, rappelons encore que l'Église est insérée dans la société civile dans laquelle elle y assume ses responsabilités, mais qu'elle a aussi un ordonnancement spécifique distinct, canonique, qui répond à sa nature spirituelle et sacramentelle, et dont les procédures judiciaires et pénales sont d'une autre nature (par exemple, elle ne prévoit pas de peines pécuniaires ou de privation de liberté, mais l'empêchement d'exercer le ministère, la privation des droits dans le cadre ecclésiastique, etc.). En droit canonique, le crime d'abus sexuels sur mineurs a toujours été considéré comme un des plus graves entre tous, ce que les normes canoniques ont constamment réaffirmé, en particulier la Lettre « De delictis gravioribus » de 2001, souvent citée de façon inopportune comme la cause d'une « culture du silence ». Qui sait et comprend de quoi il s'agit, sait qu'elle a été un signal déterminant pour rappeler la gravité du problème à l'épiscopat et donner une impulsion réelle à l'élaboration de directives sur ce sujet.

En conclusion, il est évident que l'Église traverse actuellement un grave problème et il ne faut pas renoncer à faire tout ce qui est possible pour obtenir enfin des résultats positifs en vue d'une meilleure protection de l'enfance et de la jeunesse dans l'Église et dans la société et de purification pour l'Église.

(Traduction : Vatican Information Service)

05.01.2010

Rencontre de jeunes en Pologne: Méditation de frère Aloïs de Taizé

Rencontre de jeunes en Pologne : Méditation de frère Aloïs de Taizé

« La liberté, c’est de pouvoir choisir où mettre nos priorités »

 

Frère Alois (au centre) au cours d'une veillée de prière à Poznan

Source: Mathieu Bihin


ROME, Vendredi 1er janvier 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de la méditation prononcée par frère Alois, prieur de la communauté oecuménique de Taizé, lors de la prière du soir, le 31 décembre, au cours de la rencontre de Poznan, en Pologne, qui a rassemblé environ 30.000 jeunes.

Il y a vingt ans, lors de la première rencontre européenne de jeunes en Pologne, juste après la chute du mur de Berlin, c'était la fête de la liberté retrouvée, un grand moment de joie.

C'était le temps de l'enthousiasme, maintenant c'est plutôt le temps de la décision et de la persévérance.

Aujourd'hui, réfléchissons-nous assez au sens de la liberté ? La liberté, c'est de pouvoir choisir où mettre nos priorités. La liberté signifie de ne pas céder aux mauvaises tendances en nous-mêmes. La liberté permet aussi un combat contre les structures d'injustice dans les sociétés.

La liberté, c'est encore de pouvoir exprimer notre foi. Pendant notre récente visite en Chine, avec deux de mes frères, plusieurs nous ont raconté les souffrances que leurs parents ou grands-parents ont endurées pour la foi. Beaucoup d'entre vous, qui viennent de Pologne ou d'autres pays d'Europe centrale ou orientale, ont aussi des parents et des grand parents qui savent ce que signifie souffrir pour la foi.

Nous voudrions remercier Dieu pour ces chrétiens qui ont tenu et persévéré. Aujourd'hui nous pouvons être proches des croyants de Chine. Ils sont touchés quand ils apprennent qu'à Taizé nous prions pour eux le vendredi soir.

Je voudrais ce soir dire un mot particulier aux jeunes polonais. Vous avez des racines profondes dans la foi. A travers des siècles une tradition s'est forgée chez vous qui a permis à votre peuple de traverser de grandes épreuves. Souvent ces racines sont liées à votre famille et à la paroisse où vous avez grandi.

Aujourd'hui vous cherchez à renouveler les expressions de la foi, et cela est bien. Les expressions extérieures peuvent changer, elles doivent parfois changer, pour que la lumière de la foi brille avec un nouvel éclat.

Mais cette recherche n'aboutira que si elle va de pair avec une compréhension des traditions reçues. Voilà un défi : créer du nouveau, en vous appuyant sur la tradition. Notre petite communauté de Taizé voudrait vous accompagner dans cette recherche. Nous avons tant reçu de votre pays que nous sommes poussés à demeurer liés à votre cheminement.

La lumière que les enfants viennent d'allumer et que nous nous sommes transmise les uns aux autres arrive de loin : la flamme a été apportée depuis la grotte de la Nativité à Bethléem.

Cette flamme de paix et d'amitié est là pour éclairer tous les humains. Alors nous ne pouvons pas accepter que dans le monde les inégalités s'accroissent, que quelques-uns seulement bénéficient de la prospérité économique, tandis que la grande majorité connaît la pauvreté. Nous voulons choisir la simplicité de vie pour promouvoir le partage, la solidarité, l'utilisation responsable des ressources de notre planète.

 

Le hall central à Poznan

Source: Mathieu Bihin


Oui, la lumière de paix est pour tous les humains. Cela nous pousse à continuer notre « pèlerinage de confiance sur la terre ». Voici quelles en seront les prochaines étapes.

Chaque semaine de l'an prochain, les rencontres à Taizé se poursuivront. Au mois d'août, nous ferons mémoire de frère Roger : il y aura cinq ans qu'il nous a quittés. Et ce sera aussi le soixante-dixième anniversaire de Taizé.

Il y aura cette année des rencontres au Portugal, à Sarajevo, en Norvège.

Puis, dans un an nous aurons une nouvelle rencontre européenne. Elle se fera dans un pays où elle n'a encore jamais eu lieu. Ce sera du 28 décembre 2010 au 1er janvier 2011 aux Pays-Bas, dans la ville de Rotterdam.

(en néerlandais) : Depuis quelques mois déjà la préparation est lancée, et cela avec enthousiasme. Quelle joie de voir que toutes les Eglises dans leur grande diversité se mettent ensemble pour chercher à donner un nouveau visage de l'Eglise. Merci aux néerlandais !

Notre pèlerinage s'est élargi ces dernières années par des rencontres en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Pourquoi ? La mondialisation, même avec les ambiguïtés qu'elle contient, nous donne de nouvelles possibilités d'exprimer l'universalité de notre communion dans le Christ.

Comme cela a été annoncé voici un an, notre cinquième rencontre asiatique de jeunes aura lieu dans quelques semaines, début février, aux Philippines, à Manille. Les Philippinos qui sont ici parmi nous nous assurent que les portes et les cœurs sont grand ouverts pour l'accueil.

Et après l'Asie, nous retournerons en Amérique latine. Du 8 au 12 décembre 2010, la deuxième rencontre latinoaméricaine aura lieu au Chili, dans la ville de Santiago.

Il y a ici des Chiliens, l'aumônier des jeunes de Santiago, le Père Galo, et plusieurs jeunes. L'un de ces jeunes Chiliens, Claudio, va nous dire un mot :

(en espagnol)

Voici trois ans, nos amis de Bolivie nous ont invités à participer à la première rencontre latinoaméricaine de Taizé. Maintenant le pèlerinage de confiance sur la terre aura une nouvelle étape dans notre pays. Pour les jeunes chiliens et latinoaméricains, ce sera une occasion de resserrer des liens de communion et de renouveler leur engagement à être disciples de Jésus-Christ et missionnaires de son règne. Avec beaucoup de joie nous vous invitons à participer à la rencontre de Santiago du Chili.

(Un enfant)

Ce soir, nous saluons les jeunes de Moldavie, Arménie, Croatie, Hongrie, Bulgarie, Slovénie, Estonie, Lettonie, République tchèque, et d'Italie particulièrement les jeunes de l'Aquila qui ont connu le tremblement de terre de l'an dernier.


Nous saluons aussi ceux du Chili, Brésil, Mexique, Porto-Rico, Cuba, Colombie, Argentine, Venezuela, Canada et Etats-Unis.


La prière va maintenant continuer par le chant et la prière autour de la croix.