08.10.2009
Audience générale : la figure de saint Jean Léonardi
Une « figure lumineuse de prêtre » qui, au milieu du XVIe siècle, fit du Christ le centre absolu de son œuvre apostolique, s’opposant grâce aux valeurs de l’Évangile à la scission entre foi et raison qui commençait à cette époque à se séparer.

À l’occasion de l’Année sacerdotale, Benoît XVI a présenté ce mercredi matin, à l’audience générale place Saint-Pierre, l’histoire de saint Jean Léonardi, fondateur des Clercs réguliers de la Mère de Dieu et patron des pharmaciens, à la veille des quatre cents ans de sa mort. Au terme de l’audience, en ce jour de la fête liturgique de la Vierge du Rosaire, le Pape lui a confié les travaux du Synode des évêques pour l’Afrique en cours au Vatican.
Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française: >>
Résumé de la catéchèse en langue française
Chers frères et sœurs,
Saint Jean Léonardi naquit en 1541. Après avoir envisagé de devenir pharmacien, il fut ordonné prêtre : le Christ devint alors la raison fondamentale de son existence. Toujours passionné par la pharmacie, il n’eut de cesse de transmettre aux hommes « la médecine de Dieu », qui est Jésus-Christ, crucifié et ressuscité, « mesure de toute chose ». A cette fin, il réunit autour de lui des jeunes qui désiraient reconnaître dans la primauté du Christ dans leur vie. Ils deviendront les Clercs réguliers de la Mère de Dieu. Dans son souci de former des prêtres aptes à partir en mission dans les régions lointaines, il jeta les bases du Séminaire pour la Propagation de la foi. Attentif à trouver les remèdes les plus appropriés aux maux de son temps, il incitait chacun à se réformer lui-même. Il rappela que la rencontre avec le Christ se fait dans son Église, sainte mais fragile, enracinée dans l’histoire, ‘où le bon grain et l’ivraie croissent ensemble’, mais toujours Sacrement du Salut.
En cette année sacerdotale et à 400 ans de sa mort, l’attachante et lumineuse figure de Saint Jean Léonardi, homme de Dieu et infatigable éducateur, est un appel pour les prêtres et tous les chrétiens à faire du Christ le critère de notre action et de notre zèle apostolique.
* * *
Je salue avec joie les pèlerins francophones, spécialement les participants du Chapitre général des Frères Maristes des Écoles et les membres de la Confédération des Chanoines Réguliers de saint Augustin à l’occasion du 50ème anniversaire de la fondation de la Confédération, ainsi que les pèlerins provenant de Belgique, du Bénin, du Canada, de Suisse et de France. Je vous invite à prier pour vos prêtres et, en ces jours du Synode, pour le cher continent africain. Que Dieu vous bénisse !
03:55 Écrit par Père Walter dans Catéchèses du Pape | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jean leonardi, annee sacerdotale, notre-dame du rosaire, synode, eveques, afrique, vatican, catechese, chanoines reguliers de saint augustin, belgique, pharmaciens, pretres, audiences, pape, benoit xvi, place saint-pierre, benin, canada, suisse, france |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
16.09.2009
Les dangers de la contrefaçon de médicaments
Lorsqu’on parle contrefaçon, on pense sacs à mains, lunettes et autres parfums de luxe, et rarement aux médicaments. Pourtant, la contrefaçon dans ce domaine a des conséquences sanitaires dramatiques au niveau mondial.

Certes, la contrefaçon de grandes marques entraîne un manque à gagner économique pour les firmes de luxe. Mais qu’est-ce, comparé à la mise en danger de la santé de chacun ? La contrefaçon de médicament est aujourd’hui un fléau planétaire qui se développe aussi vite qu’un virus.
Pour nous parler de ce phénomène inquiétant, Alain Lejeune, président des pharmaciens catholiques de Belgique. Il vient de participer au Congrès de la Fédération internationale des pharmaciens catholiques à Poznan en Pologne. Le thème : « La sécurité du médicament : éthique et conscience pour le pharmacien ». Radio Vatican: >>
Propos recueillis par Claire Malapert.
04:43 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ethique, conscience, medicaments, contrefacons, sacs a mains, lunettes, parfums de luxe, grandes marques, sante, alain lejeune, belgique, pharmaciens, poznan, pologne |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |
12.06.2009
Belgique : une évaluation de la politique d’euthanasie
[Bruxelles, IEB] — L’euthanasie a été dépénalisée en Belgique par une loi du 28 mai 2002. Les sept années écoulées depuis lors procurent un recul raisonnable pour évaluer l’application de la loi.
L’Institut européen de bioéthique (IEB) rapporte les grandes lignes d’une étude d’évaluation qui vient d’être réalisée par le professeur Raphaël Cohen-Almagor, de l’Université de Hull (Royaume-Uni) et publiée sous le titre « Euthanasia Policy and Practice in Belgium : Critical Observations and Suggestions for Improvement », dans la revue Issues in Law & Medicine (volume 24, number 3, 2009, p. 187-218). L’étude s’appuie sur les nombreux entretiens réalisés par l’auteur avec des médecins belges (partisans ou critiques de la loi) et les visites effectuées auprès des principaux hôpitaux du pays. Les intervenants ont relu l’ensemble de l’étude, clôturée en janvier 2009.
Sur la base de ces entretiens, le professeur Cohen-Almagor souligne certaines difficultés rencontrées par des médecins dans l’application de la loi dépénalisant l’euthanasie en Belgique. En voici quelques-unes qui, aux yeux de l’auteur, illustrent non seulement certaines imperfections de la loi belge, mais aussi de possibles dérives.
1/ La Commission d’évaluation est-elle vraiment un organe de contrôle ?
La Commission d’évaluation qui a été chargée par le législateur de veiller à la bonne application de la loi n’a pas a priori connaissance de l’identité du médecin qui aurait pratiqué l’euthanasie. Cet anonymat ne peut être levé, par un vote à la majorité, que si la Commission suspecte le non-respect des conditions prévues par la loi. L’étude s’interroge sur l’opportunité de maintenir le caractère confidentiel du deuxième volet de la déclaration d’euthanasie, remplie par le médecin. Elle souligne que, n’ayant pas accès à toute l’information entourant l’acte d’euthanasie, la Commission ne peut juger du bien-fondé et de la licité de cet acte.
2/ La sédation n’est-elle pas une euthanasie déguisée ?
Un médecin, cité dans l’étude, souligne que la moitié des personnes décédées à l’hôpital meurent en état de sédation terminale. Alors que l’euthanasie résulte d’une demande expresse du patient, l’acte de sédation n’est pas forcément demandé par le patient. Elle ne fait l’objet d’aucune déclaration ni document signé. Aucune loi ne règle cette pratique de plus en plus courante de la sédation. L’auteur de l’étude pose alors la question de savoir si bon nombre de sédations ne sont pas des euthanasies déguisées, avec le facteur aggravant que le patient n’aurait pas été consulté et n’aurait pas lui-même formulé cette demande. Le Professeur Cohen-Almagor souligne ainsi l’urgence de mettre au point des consignes strictes eu égard à la sédation terminale.
3/ La demande du patient est-elle libre ?
La loi dépénalisant l’euthanasie précise que la demande d’euthanasie doit être volontaire, réfléchie et répétée. Par ailleurs, le patient ne doit subir aucune pression extérieure, de ses proches notamment. Après interview de différents médecins, l’auteur de l’étude souligne que la loi devrait spécifier le mécanisme garantissant que la requête d’euthanasie présente dans la réalité ces trois qualités garantissant le libre choix de la personne.
4/ Le médecin peut-il proposer lui-même l’euthanasie à son patient ?
Ayant entendu le témoignage de médecins, le Professeur Cohen-Almagor se penche aussi sur la relation patient-médecin et pose la question de l’influence qu’aurait ce dernier s’il en venait à proposer lui-même l’acte d’euthanasie à son patient. L’auteur est interpellé par le fait que peu se posent la question de savoir si, évoquer l’euthanasie avec le patient, n’engendre pas une certaine pression sur la personne malade, influençant ainsi de façon évidente le choix que celle-ci ferait, guidée par la relation de confiance en « son » médecin traitant. La volonté du législateur, qui souligne la liberté de choix du malade, serait ainsi inévitablement compromise. Proposer l’euthanasie ne revient-il pas, bien souvent, à ruiner la volonté de vivre et d’explorer des voies alternatives qui seraient encore ouvertes, s’interroge l’auteur de l’étude ?
5/ Indépendance du médecin à qui s’adresse la demande d’euthanasie par rapport au médecin « consultant »
Dans le cas de patients qui ne sont pas en fin de vie et pour lesquels l’avis d’un deuxième praticien est requis, le Professeur Cohen-Almagor met en évidence la réponse troublante des médecins ayant participé volontairement à son étude : il arrive que le médecin consulté rende son avis par téléphone et n’examine pas la personne malade. Un autre point plus troublant concerne le choix de ce second médecin : l’auteur laisse entendre que les médecins font naturellement appel à des confrères, souvent les mêmes, connus pour leur ouverture à la pratique de l’euthanasie. Se rendre ainsi mutuellement service ne pose-t-il pas problème ? Le législateur ne devrait-il pas fixer certaines règles quant au choix du second médecin consulté ? L’auteur de l’étude s’interroge ainsi sur le nombre de cas pour lesquels le second avis a été divergent de celui du médecin qui l’appelait. Il pose également la question de savoir ce qui est prévu en cas d’avis divergents. La loi n’aborde en effet pas cet aspect des choses.
6/ Les soins palliatifs, discriminés par rapport à l’euthanasie ?
Le Professeur Cohen-Almagor estime aussi que les soins palliatifs en Belgique sont discriminés par rapport à la pratique de l’euthanasie. Il constate que beaucoup de médecins n’ont pas de formation en soins palliatifs et ne consultent pas les spécialistes en la matière. Le filtre palliatif proposé dans la loi semble donc inopérant.
***
En conclusion de son étude de terrain, l’auteur, soulignant le déficit de contrôle et le laxisme dans certaines pratiques, invite le législateur à instaurer des mécanismes pour éviter les abus. Il rappelle, au passage, la responsabilité des pharmaciens à qui il revient de contrôler la délivrance des substances létales. Ces derniers devraient garder un registre nominatif des ventes et des retours des produits non utilisés après une euthanasie.
Le Professeur Cohen-Almagor lance un appel aux associations de médecins pour mettre en place un comité dont le rôle serait d’enquêter sur les faits litigieux rapportés et d’imposer une peine sévère s’il s’avérait que le médecin contrevenait à la loi.
L’IEB signale qu’en effet, plusieurs cas litigieux sont connus en Belgique, sans que la justice n’ait à ce jour prononcé la moindre condamnation.
© Institut Européen de Bioéthique, 2 juin 2009.
libertepolitique.com
21:21 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, belgique, bioethique, raphael cohen-almagor, hull, universite, medecins, sedation, patient, etude, loi, soins palliatifs, specialistes, ieb, laxisme, pharmaciens, institut europeen de bioethique |
|
del.icio.us |
|
Digg |
Facebook |





