13.01.2011

Le Pape uni par la prière au peuple haïtien

pape.JPGIl est temps de reconstruire en Haïti, non seulement les structures matérielles mais surtout la cohabitation civile, sociale et religieuse. Benoît XVI l’affirme dans un message au peuple haïtien à l’occasion du premier anniversaire du tremblement de terre qui a ravagé leur pays. Ce message a été lu au cours d’une messe solennelle, ce mercredi à Port-au-Prince, à proximité de l’endroit où se trouvait la cathédrale. Une messe présidée par le cardinal Robert Sarah, envoyé spécial du Pape.

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Haïti, un an après le séisme

haiti un an apres le seisme.JPGEn Haïti, un an après le séisme, la population manque de tout et la situation ne cesse de se détériorer. Benoît XVI a envoyé un émissaire sur place. Le cardinal Robert Sarah, président du Conseil pontifical Cor Unum est chargé de transmettre aux Haïtiens un message du Pape et une aide financière pour reconstruire les écoles et les églises. Mais les besoins sont énormes. Le pays manque de médicaments pour enrayer l’épidémie de choléra, de denrées alimentaires, de logements et d’infrastructures. Le séisme a été meurtrier. Les deux tiers des hôpitaux ont été détruits. Le coût total de la catastrophe est estimé par l’Union européenne à près de 6 milliards d’euros.

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12.11.2010

Les cas de choléra augmentent à Haïti - Appel de la Croix Rouge à la communauté internationale

prevansyon kolera haiti.jpgPort-au-Prince (Agence Fides) – La Croix Rouge d’Haïti met en garde contre une possible augmentation des cas de choléra et a lancé un appel aux autorités locales et à la communauté internationale afin qu’elles continuent à installer de nouvelles structures permettant de fournir l’assistance médicale et à envoyer plus de médicaments. La responsable des opérations de la Croix Rouge à Haïti, Pilar Palomino, a indiqué que l’épidémie de choléra dans le pays des Caraïbes, épidémie qui a déjà fait plus de 643 morts et a causé la contamination de 10.000 autres, pourrait se poursuivre et connaître une expansion au cours des jours prochains.

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26.10.2010

Haïti : le choléra touche durement la populatiion de l'île

haiti.JPGLes organisations humanitaires se préparent à affronter un scénario catastrophe en Haïti, même si les autorités annoncent une stabilisation de l’épidémie de choléra. Les ONG restent cependant fortement mobilisées, notamment à Port-au-Prince, où plus d’un million de rescapés du séisme vivent encore dans des camps insalubres.

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16:36 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : haiti, cholera, ong, port-au-prince, seisme, epidemies, pierre dumas, eveques, caritas | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

29.07.2010

Haïti au bord d'une grave crise politique ?

Il y a quelques jours la presse du monde entier titrait sur Haïti, six mois après le tremblement de terre qui a fait 250 000 morts et 1,5 millions de sans-abris. Aujourd'hui le pays a du mal à se relever et reste toujours l’un des plus pauvres de la terre. Les milliards de dollars promis par la communauté internationale tardent à se transformers en projets concrets. Les médias ont en revanche peu parlé des incidents qui ont éclaté à Port-au-Prince.

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31.03.2010

Haïti attend toujours sa reconstruction

Les Haïtiens ont besoin d’aide pour la reconstruction de leur pays meurtri par le séisme dévastateur du 12 janvier dernier. Plus de cent pays et plusieurs organismes internationaux doivent se retrouver, ce mercredi, au siège de l’ONU, à New York, lors d’une conférence internationale des donateurs pour Haïti. L’aide internationale stagne ; l’appel de fonds de l’ONU n’a été financé qu’à hauteur de 48%.

En ce qui concerne les propriétés de l’Église catholique, le grand séminaire interdiocésain de Port-au-Prince s’est complétement effondré. 80% des écoles catholiques, la cathédrale, l’archevêché, une cinquantaine d’églises, des chapelles, des presbytères, ainsi que les bâtiments de Radio Soleil et de Télé Soleil ont été détruits. Si la situation s’améliore lentement, par un certain retour des institutions de l’État, l’insécurité est toujours présente dans les rues. Quelque 4 000 prisonniers se sont échappés des prisons à la faveur du séisme. On ne compte plus les viols à la nuit tombée ! Beaucoup d’institutions catholiques, de presbytères, d’écoles, de couvents et de collèges ont été pillés.

 

http://www.secours-catholique.org/photos/normalisees/Mgr-Pierre-Dumas-Caritas-Haiti.jpg

crédit : Katie Orlinsky/Caritas. 2010

 

Écoutez Mgr Dumas (photo), le président de Caritas Haïti : il nous livre son sentiment quant au plan de reconstruction gouvernemental: >>

Propos recueillis par Thomas Chabolle (Radio Vatican).

14.02.2010

Haïti: A un mois du séisme, souvenir des victimes, envie de reconstruire

Dans les quartiers détruits de Port-au-Prince, des milliers de Haïtiens se sont vêtus vendredi de noir et blanc, telles les couleurs choisies pour commémorer leurs 230.000 compatriotes morts dans le séisme du 12 janvier dernier.

 

Haiti.jpg (320×236)


Le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a proclamé le 12 février journée de deuil afin de permettre aux pratiquants de toutes les religions de rendre hommage aux victimes.

En Haïti, le christianisme et la tradition vaudou coexistent et ont uni leurs prières en ces jours de douleur pour le peuple haïtien. Les commémorations se multiplieront tout au long de la journée, dans chaque quartier, des bidonvilles de Cité-Soleil au parc du Champ de Mars devant le palais national, devenu depuis le séisme un village de toile délabré.

Le 12 janvier dernier, en fin de journée, une secousse d'une magnitude supérieure à sept sur l'échelle de Richter a dévasté la capitale haïtienne, sa périphérie et les communes voisines de Jacmel et Léogâne. Un mois après, le cadre laissé derrière lui par le séisme est, certes, dramatique, mais parsemé ça et là de quelques signes d'espoir.

"Les problèmes les plus graves – dit à la MISNA Kristin Knutson, porte-parole du Bureau de coordination des Affaires humanitaires (Ocha) de l'Onu, contactée à Port-au-Prince – regardent le relogement de 1,2 million de sans-abri et le maintien de conditions d'hygiène minimales". Les Nations Unies, qui coordonnent les opérations de secours, font en sorte de ne pas créer de villages de toile trop étendus et surpeuplés, misant plutôt sur des camps de petite et moyenne dimensions pour y abriter les habitants d'un quartier.

"C'est notre objectif – poursuit Mme Knutson – même si l'arrivée imminente de la saison des pluies, dans un mois environ, et la période des ouragans à partir de juillet pourraient nous contraindre à trouver d'autres solutions pour raisons de sécurité".

Ces derniers jours, il a plu dans plusieurs parties du pays et dans quelques quartiers de la capitale. Selon Jean-François Mattei, président de la Croix Rouge française, une seconde catastrophe se produira à défaut d'une nouvelle intervention massive : des craintes justifiées par le souvenir des inondations des dernières années, soldées par 800 victimes il y a deux ans et 3000 en 2004. Mais la peur laisse la place à l'espoir et aux efforts.

"Beaucoup des 500.000 habitants qui ont quitté Port-au-Prince – ajoute la porte-parole de l'Ocha – ont été accueillis chez des parents ou des amis dans les zones rurales ou dans d'autres villes : les familles pauvres sont encore plus dans le besoin mais témoignent pourtant d'une ténacité et d'une solidarité caractéristiques des Caraïbes".

Contactée par la MISNA, Michelle Bonnardeux, porte-parole à Port-au-Prince de la Minustah (mission de paix locale de l'Onu), indique pour sa part que "certaines routes ont retrouvé la circulation d'avant le séisme, les supermarchés ont rouvert leurs portes, l'eau courante est revenue dans les habitations", faisant état de l'envie de reconstruire qui anime les habitants, grâce aussi à l'aide internationale. "Les journaux ont dernièrement exagéré certains faits – explique Mme Bonnardeux – comme sur la prétendue situation d'insécurité : je n'ai pas encore vu une seule machette dans les ruines de Port-au-Prince". (VG/CN)

 

(MISNA)

29.01.2010

L’Église d'Haïti en détresse aidée par l’association AED

L’association Aide à l’Église en Détresse vient en secours de l’Église haïtienne. Une Église véritablement dans la détresse. La cathédrale de Port-au-Prince en ruines, l’archevêque mort dans la catastrophe et le séminaire qui s’est écroulé tuant 30 jeunes étudiants.

 

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photo Reuters


AED se mobilise pour notamment pour les 200 séminaristes jetés à la rue suite au séisme en débloquant une aide 70 000 euros après une première aide de 50 000 euros. Pour nous en parler son directeur, Marc Fromager : >>

Propos recueillis par Olivier Tosseri (Radio Vatican).

20.01.2010

Haïti - Après le séisme, quels signes d'espoir malgré la situation tragique?

Cinq personnes - un homme, deux femmes et deux enfants - ont été dégagées vivantes des décombres à Port-au-Prince au cours des dernières 24 heures, le jour même où les sauveteurs américains ont décidé de mettre un terme à leurs opérations de recherches, à une semaine du séisme qui a dévasté la partie occidentale de l'île d'Hispaniola.

 


Selon la chaîne CNN, les recherches viennent également d'être suspendues au Caribbean Market, grand supermarché de la capitale haïtienne où cinq personnes avaient été retrouvées vivantes dimanche dernier. Le problème reste entier concernant les aides internationales, qui, massivement accumulées à l'aéroport de Port-au-Prince, connaissent de grandes difficultés de coordination, tel que l'a admis le président haïtien René Préval.

Dans la seule commune de Pétionville, des dizaines de milliers de rescapés attendent encore, dans des conditions d'hygiène précaires, de recevoir une assistance : 14.000 habitants sont installés sur la Place St-Pierre, 11.000 sur la Place Boyer, plusieurs milliers à Péguyville et plus de 10.000 autres au Parc Ste-Thérèse, selon madame le maire Claire Lydie Parent. La plupart d'entre eux proviennent des bidonvilles de Cité Soleil et Delmas :

"Nous faisons de notre mieux pour les aider, parce que tous les gens qui se trouvent sur les sites devront un jour retourner chez eux, sauf que le délai de ce retour n’est pas encore fixé. Mais pour ceux qui ont tout perdu, nous les encourageons à aller dans les villes de provinces jusqu’à ce que la situation devienne normale", a précisé Mme Parent.

Les États-Unis devraient parachuter mercredi de nouveaux ravitaillements, après les aides lâchées des avions lundi dernier : ainsi, deux tonnes d'eau et de vivres devraient être larguées dans la journée de mardi sur la ville côtière de Jacmel - à 40 kilomètres au sud de la capitale -, partiellement endommagée par le séisme du 12 janvier dernier. La population s'efforce néanmoins de recouvrer la normalité :

"Aujourd'hui et hier nous avons constaté que le trafic avait un peu repris malgré le manque d'essence, nous avons vu quelques transports publics. (…) Les gens se rendent au centre-ville soit retrouver un proche, un ami ou un parent. (…) Quelques bureaux et supermarchés tentent également de rouvrir leurs portes. Les activités économiques reprennent principalement dans les zones de Pétionville et de Delmas", indique Radio Métropole, tout en précisant que "les bus pour la province ont doublé leurs tarifs", tout comme ceux qui desservent les aires périphériques jusqu'au centre de la capitale.

La circulation reprend également peu à peu à Carrefour, dans la banlieue sud de Port-au-Prince, à Pétionville et à Delmas, le plus important étant de survivre, tel que le soulignent des sources d'informations locales. Près de 70.000 corps ont été jusque là enterrés dans des fosses communes, et, si le ministre de l'Intérieur, Paul-Antoine Bien-Aimé, a admis qu'il serait impossible de connaître le nombre exact des victimes, le chef des forces américains à Haïti, le général Ken Keen, envisage de son côté un bilan final allant de 150.000 à 200.000 morts.

En attendant, dans l'Est de l'île d'Hispaniola, la Conférence épiscopale dominicaine a appelé la communauté internationale à redoubler ses efforts en faveur du peuple haïtien, qualifiant de "honteuse" l'extrême pauvreté dans laquelle vit le pays limitrophe.

"La République Dominicaine s'est entièrement mobilisée pour l'urgence à Haïti ; pas un foyer ou une entreprise privée ou une institution publique n'a pas donné quelque chose ou envoyé une contribution économique. (…) Très nombreux sont les Dominicains qui interviennent concrètement dans les opérations de secours à la recherche de rescapés ; ceux de la Défense Civile ont été les premiers arrivés, dans les hôpitaux de campagne et pour le transport des blessés dans des hôpitaux dominicains", indiquent à la MISNA des sources humanitaires de Saint Domingue.

"Le soutien logistique de la République Dominicaine - ajoutent les sources - est fondamental : tous les ravitaillements en eau et essence passent par ici. Le gouvernement devra tôt ou tard s'occuper du problème des réfugiés mais aucune frontière n'a encore été fermée, malgré ce qu'ont pu écrire certains journaux".

En attendant, les hommes de la 82ème division américaine ont atterri dans l'enceinte du palais présidentiel de Port-au-Prince - symbole de l'État qui s'est effondré lors de la secousse -, confirmant la volonté de suprématie des États-Unis dans la gestion de la crise, qui suscitent les virulentes critiques de nombreux Haïtiens, qui y voient une atteinte à leur souveraineté nationale, et d'autres nations mobilisées pour porter secours aux rescapés et qui se sont dernièrement vu refuser l'autorisation d'atterrir à l'aéroport de la capitale.

En attendant, le conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé mardi à l'unanimité le déploiement à Haïti - où l'ONU est présente depuis 2004 par le biais de sa mission Minustah - de 3500 soldats et policiers pour contribuer au maintien de l'ordre et protéger les convois humanitaires.

Pendant ce temps, ledit Club de Paris, qui rassemble 19 des principaux pays bailleurs de fonds, a sollicité ses membres d'accélérer les procédures d'annulation de la dette bilatérale de Haïti : un engagement qui avait déjà été pris le 8 juillet dernier pour un montant total de 214 millions de dollars. Le communiqué de l'organisme met également l'accent sur la nécessité d'annuler la dette de Haïti au vu du nouvel endettement inévitable du pays pour répondre aux exigences de sa reconstruction.

 

(MISNA)

Haïti - Les Clercs de Saint Viateur: les trois disparus ont été retrouvés vivants

AMERIQUE/HAITI - Les Clercs de Saint Viateur: les trois disparus à Grand Goave ont été retrouvés vivants mais blessés


Port-au-Prince (Agence Fides) – La Procure générale des Clercs de Saint Viateur, contactée par l’Agence Fides, rapporte que, selon les informations parvenues par leur communauté d’Haïti, la Villa Manrèse (maison de la communauté à Port-au-Prince) a été détruite et la réceptionniste est restée sous les décombres.

Leurs confrères de Cazeau (où se trouvent le postulat et le noviciat) vont bien, de même que ceux de Gonaives. Leurs maisons semblent peu endommagées par le tremblement de terre. Alors que justement le responsable de la Communauté parlait avec la rédaction de l’Agence Fides, est arrivée la nouvelle que les trois clercs (Jean Michelin, Alex Monfiston et le postulant Christophe) qui se trouvaient à Grand Goave, ont été retrouvés vivants, bien que blessés et avec des fractures.

Le Supérieur général des Clercs de Saint Viateur, le P. Mark Francis, a invité chaque membre de la congrégation à participer à l’effort humanitaire général pour aider le peuple haïtien, exhortant la communauté Viatorienne à prier pour les défunts et les rescapés de cette terrible tragédie.

Les premiers Clercs de Saint Viateur sont arrivés à Haïti en 1965 pour remplacer les Jésuites – expulsés par le président Duvalier en 1964 – comme directeurs et professeurs du Grand séminaire de théologie. La communauté des Clercs de Saint Viateur à Haïti fait partie de la province du Canada. (CE)

(Agence Fides 18/01/2010)