04.04.2012

Bénédiction des enfants dans le sein maternel

fete des meres, enfants, sein maternel, saint-siege, etats-unis, conference des eveques, recognitio, gavelston, houston, daniel n. di nardo, pro-vie, parents, priere, maternite, respect de la vie, societe, messe, livre des benedictions, louisville, joseph edward kurtz, knoxvilleCité du Vatican, 3 avril 2012 (VIS). Dès la deuxième semaine de mai, à l'occasion de la fête des mères célébrée dans de nombreux pays, un texte du rite de bénédiction des enfants dans le sein maternel, ayant reçu l'approbation du Saint-Siège, sera disponible dans les paroisses des Etats-Unis. C'est ce qu'a communiqué la Conférence des évêques catholiques américains dans une note récente informant les fidèles de la 'recognitio' accordée par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements. Le texte du rite sera imprimé en anglais et espagnol pour répondre aux nécessités du nombre croissant de fidèles hispaniques immigrés dans ce pays.

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24.06.2010

Etats-Unis : l'avortement régresse dans l’opinion publique

Aux Etats-Unis, depuis mai 2010, les Américains se disent de plus en plus "pro-life". Une enquête Gallup menée récemment estime à 47% les pro-vie, contre 45% les pro-avortement.

 

 

foetus


Ces statistiques confirment une évolution récente : "l'étiquette pro-vie bat l'étiquette pro-choix" pour la troisième fois consécutive depuis mai 2009. Avant cette date, les sondages effectués depuis 1995 par Gallup montraient une augmentation constante du nombre d'Américains se disant pro-avortement. Seuls 33% des Américains se déclaraient pro-vie en 1995.

Cette enquête montre que c’est principalement les femmes et les moins de trente ans qui sont pro-vie. En 2000, 15% des 18-29 ans affirmaient la nécessité de rendre illégal l’avortement en toutes circonstances. Aujourd’hui, c’est 23% de cette tranche d’âge qui veulent rendre l'IVG hors-la-loi.


Le choix pro-vie s’explique, outre les raisons politiques, par une éducation qui prône l’abstinence et le mariage, ce qui exclue en grande partie l'avortement. A cela s’ajoute le développement et l’amélioration des moyens utilisés pour connaitre l’enfant avant sa naissance, comme l'explique Kelsey Hazzard, président de
Secular Pro Life : "Ma génération a vu ses propres images d’échographies, et celles de ses frères et sœurs [...] Il est donc difficile de nous faire avaler le slogan 'les foetus sont juste un amas de cellules' ".

Un sondage d'août 2009 indique que le nombre de personne estimant que l’avortement devrait être illégal quelles que soient les circonstances a légèrement augmenté (1%) par rapport a 2008. Toutefois, suivant un sondage CBS News/New York Times d'avril 2010, 58% des américains estiment toujours que l’arrêt Roe v. Wade, qui reconnait l’avortement comme un droit constitutionnel, est "une bonne chose".

Slate.fr (Jessica Grose, traduit par Peggy Sastre) 23/06/10

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09.06.2010

Pourquoi ce succès de la campagne « catholiques, revenez à la maison ! » ?

Commentaires de son fondateur, Tom Peterson

 

 


ROME, Mardi 8 juin 2010 (ZENIT.org) - Grâce à la campagne « Catholics come home » (« Catholiques, revenez à la maison ! »), lancée par l'Américain Tom Peterson, plus de 200.000 personnes aux Etats-Unis, athées, ex catholiques et catholiques non pratiquants, ont décidé de revenir dans le giron de l'Eglise pour vivre et témoigner de leur foi catholique.

Par le biais de communiqués publicitaires sur diverses chaînes de télévision aux Etats-Unis et de la page web http ://www.catholicscomehome.org/, également en version espagnole http ://www.catolicosregresen.org, des dizaines de milliers de personnes ont pu trouver un message les invitant à découvrir l'essence du catholicisme, sa portée au cours de l'histoire et la joie que représente pour des millions de fidèles dans le monde le fait de vivre la foi catholique.

Tom Peterson a participé récemment au VIIe Séminaire professionnel pour les responsables de la communication de l'Eglise, qui s'est tenu à l'Université de la Sainte-Croix de Rome, où il a parlé de cette campagne aux Etats-Unis.

 


L'histoire de l'initiative

Dans un entretien avec ZENIT, Tom Peterson a raconté que tout a commencé, voici 13 ans, pendant une retraite spirituelle qui a changé sa vie. Même s'il se déclarait catholique pratiquant, il avoue qu'il avait d'autres priorités que celle de vivre sa foi. Après la retraite, il a pris la résolution de fréquenter davantage les sacrements, d'assister quotidiennement à la messe et d'approfondir les Saintes Ecritures.

Par la suite, il a fait deux rêves : dans l'un, il voyait un enfant que l'on étouffait avec un coussin, dans l'autre des annonces publicitaires pour promouvoir l'évangélisation catholique. « Ces deux rêves peuvent désormais devenir réalité : des médias numériques, et notre apostolat pro-vie », a-t-il affirmé.

En 1997, il a reçu un appel téléphonique du diocèse de Phoenix (Arizona) : « Ils m'ont dit : 'Le Saint-Père Jean-Paul II, pour la nouvelle évangélisation, souhaite inviter les catholiques non actifs à revenir à l'Eglise pour le Jubilé. Pourriez-vous nous aider ?' ».

Tom Peterson a répondu instantanément. Il avait compris qu'il s'agissait de son rêve en train de devenir réalité et de l'appel qu'il avait reçu à la retraite : « utiliser les talents que Dieu m'a donnés, non pour mon profit mais pour l'Eglise ». C'est ainsi que naquit l'association « Catholics come home » (CCH).

On commença par diffuser les premiers communiqués télévisés et, au bout d'une semaine et demie, 3.000 personnes étaient revenues à l'Eglise. Tom Peterson comprit alors qu'il devait consacrer davantage d'heures à cette campagne : « Nous l'avons conçue comme un apostolat laïc à plein temps, pour répondre au souhait du Magistère de l'Eglise », a-t-il déclaré à ZENIT.

Ils se sont mis alors en quête de tous types consultants : « de nombreux ecclésiastiques, experts en affaires, théologiens laïcs, auteurs catholiques de renom, conférenciers qui nous ont conseillé, et enseigné à veiller à ce que notre campagne publicitaire enseigne quelque chose », a-t-il commenté.

C'est ainsi que trois types d'annonces furent conçus, pour promouvoir la foi catholique : les annonces « qui illustrent l'universalité de l'Eglise dans le monde », des communiqués dans la catégorie films (spots) « qui invitent les gens à approfondir leur relation avec Jésus et qui parlent de la Divine Miséricorde », et d'autres types de témoignages de personnes qui reviennent dans le giron de l'Eglise catholique après s'en être éloignés.

 

 

Une campagne qui change la vie

Nombreux sont les récits de personnes qui se convertissent, ou se rapprochent de la foi catholique, dont Tom Peterson a été témoin. D'après les statistiques, environ un million de personnes de 80 pays différents ont consulté la page de cette campagne.

« D'une façon générale il nous semble normal que ces annonces publicitaires soient consultées par des personnes venant, par exemple, d'Italie ou d'Irlande, qui sont des pays catholiques  ; mais le fait qu'elles soient visionnées par des personnes du Qatar - Péninsule arabique - ou d'autres pays traditionnellement non catholiques, me semble miraculeux », a reconnu T. Peterson.

Quant aux messages télévisés, ils sont généralement diffusés pendant six semaines dans un diocèse donné. Tom Peterson a précisé qu'il y a actuellement quelque 25 communiqués différents en anglais. Les campagnes s'intensifient à certaines périodes comme l'Avent, Noël et le Carême.

Tous ceux qui travaillent à cette campagne ont réalisé des études sur l'impact des messages, par le biais de sondages sur la perception que l'on a de l'Eglise avant et après les avoir visionnés. 76% des interviewés pensent que le message est très positif, tandis que 53% assurent qu'ils envisagent de revenir à la foi catholique.

Consultants et techniciens actualisent constamment la page web. Ils s'efforcent d'être plus interactifs et d'améliorer la technologie mise en place, également en adaptant et enrichissant les enseignements de la campagne : « par exemple - explique T. Peterson - sur des thèmes comme la stérilité, les enseignements sur la contraception, l'avortement et la vie, le mariage et la famille, les annulations de mariages ».

Ils travaillent également à la mise en place de la page web en espagnol et de messages en polonais, en traduisant les textes et en les adaptant à la culture correspondante.

Ce faisant, Tom Peterson est convaincu de vivre chaque jour davantage les enseignements de Jean-Paul II dans son Exhortation apostolique post-synodale Christifideles laici : "Quand on combine le savoir et l'expérience avec les talents que Dieu nous a donnés dans un monde séculier, avec la foi et la prière, en nous laissant guider par l'Esprit Saint, naissent des fruits miraculeux, comme ce type d'apostolat et ces résultats ", a-t-il conclu.

Andrea Kirk Assaf

06.06.2010

USA : un timbre "Mother Teresa" conquis de haute lutte

Grâce à la mobilisation de milliers de catholiques américains, un timbre à l’effigie de la bienheureuse Mère Teresa sera édité par le Postal Service. Plus de 138.000 signatures ont été réunies par le site CatholicVote.org. Le timbre sera lancé le 5 septembre prochain à la Basilique du sanctuaire national de l'Immaculée Conception à Washington, DC.

 

mother teresa



Lorsque le projet a été annoncé, un lobby anticlérical (Freedom from Religion Foundation) a répandu des mensonges au sujet de Mère Teresa, accusant la religieuse d'avoir un « côté sombre ». Rappelons en effet que la religieuse a prononcé un discours pro-vie quand elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1979, ce qui est considéré par certains comme « une troublante dérive religieuse ».

Trop souvent, déplorent les catholiques de CatholicVote.org, un seul côté de l’opinion se fait entendre. Cette fois, les catholiques ont été entendus : un porte-parole de la poste fédérale a même avoué à un journaliste que leurs efforts avaient été appréciés.

D’autres initiatives ont été ainsi couronnées de succès. Des fanatiques anticléricaux se battaient depuis plusieurs années pour abattre une croix devant le Monument commémoratif de la Première Guerre mondiale du désert de Mojave en Californie, un hommage aux soldats américains tombés au combat en Europe. Très mobilisés, les chrétiens ont défendu la croix devant la Cour suprême, et ont obtenu gain de cause : les juges ont statué que le tribunal fédéral était allé trop loin en ordonnant la suppression de la croix (qui avait été couverte par une boîte en contreplaqué depuis 2002).

“Ici la croix latine dans le désert évoque beaucoup plus que la religion, a estimé le juge Antony Kennedy, dont la voix a été décisive. Elle évoque des milliers de petites croix sur les champs de batailles à l’étranger qui marquent les tombes des Américains tombés au combat, combats dont les tragédies sont encore aggravées si l’on oublie les morts”. “Vouloir éviter que l’Etat ne soutienne (une religion en particulier) n’est pas un objectif qui exige d’éradiquer tout symbole religieux de l’espace public”, a indiqué la Cour. Mais les croix placées au bord de routes où ont péri des policiers “ne doivent pas être considérées comme une déclaration de soutien gouvernemental envers des croyances sectaires” a-t-elle précisé, signe que tout n’est pas nécessairement très clair dans le consensus obtenu.

Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, priez pour les Américains !

Source : CatholicVote.org, Liberation.

libertepolitique.com


04.03.2010

Assistance médicale à la procréation : les ambivalences du féminisme

La Revue française de science politique d’avril 2009 a publié un article d’Isabelle Engeli, intitulé "La problématisation de la procréation médicalement assistée en France et en Suisse. Les aléas de la mobilisation féministe".

 

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Isabelle Engeli (photo), docteur en sciences politiques, se livre à une analyse comparée de l’évolution des mouvements féministes et leur impact sur le développement de l’assistance médicale à la procréation (AMP) en France et en Suisse. Elle montre que le discours féministe a eu une influence contrastée relative au contexte social dans lequel il s’est inscrit. Les discours de revendications sociales n’ont en effet aucune chance d’influencer le débat public s’ils n’entrent pas en résonance avec "le système de valeurs et de représentations de sens socialement partagées".


L’ambivalence des féministes

La procréation médicalement assistée et l’avortement, "en se situant chacun à des extrémités opposés du processus reproductif" ont, pour reprendre une expression de Marie-Josèphe Dhavernas lors du colloque L’ovaire-dose, "semé le désordre dans l’ordre reproductif" en perturbant profondément le cadre normatif traditionnel de la reproduction". Ce désordre a permis la remise en question de l’ordre traditionnel de genre "fondé sur la biologisation de la fonction sociale de la femme" destinée à la maternité. L’avortement et l’AMP ont donc posé deux défis importants à la société et aux féministes.


Après la revendication politique de l’avortement au nom du libre choix de la "non maternité", l’avènement des "nouvelles technologies de reproduction a frappé les courants féministes de plein fouet en posant cette fois la question de la réalisation de la maternité", sans qu’ils puissent y apporter une réponse unifiée. Initialement, les techniques d’AMP furent accueillies favorablement et de manière unanime : les féministes y voyaient le moyen de gommer définitivement les différences sexuelles et libérer la femme de la maternité. Rapidement, cependant les positions divergèrent. Pour les radicales et les éco-féministes, le développement des nouvelles technologies renforçait la domination masculine qui prenait les traits du pouvoir médical. Celui-ci accentuait à nouveau l’obligation sociale de maternité et de sexualité pour les femmes. Mais pour les libérales et les post-modernes, l’AMP était dans la continuité directe du contrôle des femmes sur la décision de maternité, inauguré avec la légalisation de l’avortement. Elle portait par ailleurs un fort potentiel de transformation des relations de genre et des structures familiales.


France : échec de la pensée radicale

En France, les courants féministes ont été confrontés à ces contradictions internes. Lors des discussions sur l’AMP au cours de l’élaboration de la loi de bioéthique de 1994, le débat public s’est concentré sur la notion de "désir d’enfant", rejoignant en cela une partie des féministes. Mais peu à peu, le discours féministe dominant s’est articulé autour de l’instrumentalisation du corps de la femme par les nouvelles technologies reproductives. Une telle thèse était en parfaite contradiction avec la consultation publique et le corps médical qui estimaient primordial que la médecine réponde à la souffrance des couples stériles. Leur discours devint "radical" : il allait "à l’encontre du système". Il va alors s’estomper progressivement jusqu’à "être largement oublié durant la suite du processus de décision qui mena aux lois de bioéthique de 1994". La législation adoptée, libérale en matière d’AMP, marque donc un échec du féminisme français à se faire entendre sur la scène législative.


Suisse : jeu des alliances
Alors que l’avènement des nouvelles technologies avait été accueilli avec enthousiasme en France, c’est un scepticisme inquiet de possibles dérives eugéniques qui prévalut en Suisse. Une vaste initiative populaire lancée par un magazine et intitulée "
Contre l’application abusive des techniques de reproduction et de manipulation génétique" fut rapidement rejointe par les mouvements pro-vie et les associations catholiques. La réflexion se fondait sur deux principes : le "respect de la dignité humaine" et la "protection de la famille". Les initiateurs du débat ne tardèrent pas à propulser les féministes radicales et écologistes sous le feu des projecteurs : elles luttaient pour "l’interdiction du don d’ovules et d’embryons en dénonçant l’instrumentalisation du corps de la femme par la médecine, ainsi que la pression maternelle imposée aux femmes stériles". Elles se retrouvaient ainsi en résonance avec un débat beaucoup plus large auquel ne s’opposait que le corps médical, qui passa rapidement d’une position pro-active à une position défensive. Face à cette montée en puissance, les courants féministes libéraux se démobilisèrent très vite. La réflexion des radicales et des éco-féministes, en revanche, s’intensifia rapidement : elle rejoint le Réseau international des femmes contre la procréation médicalement assistée (FINNRAGE) qui regroupe des associations féminines de toutes tendances. Lors de la deuxième phase de l’élaboration de la loi d’application sur la procréation médicalement assistée, leurs idées influencèrent largement le débat parlementaire, reprises par tous les partisans d’une politique restrictive, mais aussi par leurs adversaires. La loi fut finalement "placée sous le sceau d’une large interdiction [bannissant] la plupart des techniques de procréation médicalement assistée, et notamment le don d’ovule ainsi que le don d’embryon". L’assurance maladie ne couvre aucun des frais qui y sont relatifs.

 

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16.09.2009

Avortement : L’Eglise félicite le président américain

Avortement : L’Eglise félicite le président américain

La réforme de la santé en débat au Congrès


ROME, Mardi 15 septembre 2009 (ZENIT.org) - Des porte-paroles de la conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB) ont félicité le président américain Barack Obama pour les propos qu'il a tenus, le 9 septembre dernier, sur l'avortement et la situation des personnes sans assistance sanitaire, lors de débats au Congrès relatifs au plan de réforme de la santé.

« Nous avons en particulier apprécié l'engagement du président à exclure l'utilisation de fonds fédéraux pour l'avortement et à maintenir les lois fédérales existantes qui défendent la liberté de conscience dans l'exercice de l'activité sanitaire », a déclaré Richard Doerflinger, directeur adjoint pour les activités pro-vie de l'USCCB. 

« Nous travaillerons avec le Congrès et avec l'administration pour nous assurer que ces formes de protection apparaissent clairement dans une nouvelle loi, pour que personne ne soit obligé à payer ou à participer à l'avortement comme résultat de la réforme du système de santé », a-t-il ajouté. 

Pour sa part, Kathy Saile, directrice pour le Développement social national de la conférence épiscopale, a souligné : « Nous sommes d'accord sur le fait que personne n'ait à subir une faillite uniquement parce qu'il est tombé malade ». 

« C'est à cela que les évêques travaillent d'ailleurs depuis des décennies : obtenir une assistance sanitaire digne pur tous », a-t-elle déclaré. 

« L'Eglise catholique fournit des soins médicaux à des millions de patients, obligée souvent de recoller les morceaux d'un système sanitaire avec de graves lacunes, et possède une longue tradition d'enseignements sur l'éthique et l'assistance médicale. Une réforme qui respecte la vie et la dignité de tous est un impératif moral et une priorité nationale urgente », a-t-elle poursuivi. 

C'est pourquoi, souligne-t-elle, « nous accueillons le discours du président comme une importante contribution à ce débat essentiel et à ce devoir national ». 

« Nous sommes d'accord avec le président sur le fait qu'il y a encore des détails à préciser », a conclu Kathy Saile. « Après son discours, nous voyons l'opportunité de travailler pour une politique sanitaire universelle qui respecte la vie et la dignité humaine, dont l'accès est ouvert à tous, avec une attentions spéciale pour les pauvres, et qui inclut les immigrés en situation régulière ».

11.03.2009

Etats-Unis: les évêques déplorent l'utilisation de l'argent public pour détruire les vies humaines

AMERIQUE/ETATS-UNIS - A propos de la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, les évêques déplorent l’utilisation de l’argent public pour détruire des vies humaines

 

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Washington (Agence Fides) – Le Cardinal Justin Rigali, (photo) chef du Comité d’activités pro-vie de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis (USCCB), à travers un communiqué, a déploré la décision du président Barack Obama de permettre la recherche sur les cellules staminales embryonnaires, définissant la décision de « triste victoire de la politique sur la science et sur l’éthique ».

Comme on l’apprend par le communiqué, c’est la première fois dans l’histoire des Etats-Unis qu’on utilise de l’argent public pour détruire des vies humaines à travers ce type de recherche scientifique.

Selon le Card. Rigali, l’action d’Obama « est moralement incorrecte car elle encourage la destruction de vies innocentes, traitant des êtres humains vulnérables comme de simples produits que l’on récolte. D’autre part, il dénigre les valeurs de millions de contribuables américains qui s’opposent à une recherche demandant la perte de vies humaines ».

En outre, continue le texte, « il ignore le fait que d’ici peu des moyens éthiquement corrects pourront être disponibles, grâce à l’avancée de la recherche sur les cellules staminales, qui nécessiteront un plus grand soutien ».

La note de l’USCCB rappelle aussi une lettre récente du 16 janvier signée par le Cardinal Francis George, président de l’Episcopat américain, dans laquelle étaient présentées trois raisons contre ce type de recherche, encouragée désormais par le président Obama, et expliquant pourquoi elle n’est pas nécessaire et est immorale. Parmi ces trois raisons il y a le succès de la recherche à partir des cellules staminales adultes, qui a fait que « les cellules staminales embryonnaires ne sont pas importantes pour le progrès médical », car les cellules adultes obtenues par le cordon ombilical « ont une grande universalité et sont de plus en plus utilisées pour venir à bout de graves maladies, aidant même à reconstruire des organes endommagés ».

« Si le gouvernement veut investir sur les soins et promouvoir une science éthique, il doit utiliser l’argent des impôts pour une recherche dans laquelle tous puissent vivre, à toutes les étapes du développement humain” conclut le communiqué.

(Agence Fides 10/3/2009)