24.05.2012

Journée de prière pour la Chine

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On célèbre ce jeudi la journée mondiale de prière pour la Chine. Le 24 mai est en effet une journée dédiée à la mémoire liturgique de Marie, «Secours des chrétiens», vénérée avec grande dévotion dans le sanctuaire de Sheshan à Shanghai. 


Dimanche, lors de la prière du Regina Coeli, le Pape avait invité les fidèles rassemblés place Saint-Pierre "à s'unir dans la prière avec tous les catholiques de Chine "pour qu'ils annoncent avec humilité et joie Christ mort et ressuscité, pour qu'ils soient fidèles à son Église et au successeur de Pierre et qu'ils vivent la quotidienneté de facon cohérente avec la foi qu'ils professent".

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18.05.2012

CHINE - Poursuite des pèlerinages à Notre-Dame de She Shan

DSC05307.jpegShang Hai (Agence Fides) – L’afflux des pèlerins se poursuit au Sanctuaire de Notre-Dame de She Shan, en vue du 24 mai, Journée mondiale de Prière pour l’Eglise en Chine, convoquée par le Pape Benoît XVI dans sa Lettre aux Catholiques chinois de 2007.
Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, le Diocèse de Shang Hai a vécu une intense journée de spiritualité mariale le 14 mai, vivant le rendez-vous annuel en réponse à l’appel du Pape. 

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03.04.2012

Dimanche des Rameaux : "nous sommes appelés à suivre le Christ"

Benoit XVI.Rameaux2012.jpegArrivé en papamobile sur une place Saint-Pierre pleine de monde et colorée de vert, le Pape a béni, ce dimanche 1er avril, les rameaux que brandissaient les fidèles dont des milliers de jeunes avant de présider, sur le parvis de la basilique, la messe des Rameaux, « le grand portique qui nous introduit dans la Semaine Sainte » a-t-il affirmé. Dans son homélie, Benoît XVI a parcouru les épisodes évangéliques de la guérison de l’aveugle Bartimée et de la procession de Jésus vers Jérusalem quand, à quelques jours de la Pâque juive et de la Passion du Christ, une foule en liesse l’a accueilli secouant des rameaux d'olivier. Le Pape a rappelé ce dimanche le sentiment d’espérance de ceux qui acclamaient le Messie « attendu est finalement venu ». A ce moment là, explique Benoît XVI, « dans la lumière du Christ, l’humanité se reconnaît profondément unie et comme recouverte par le manteau de la bénédiction divine » et poursuit-il, il s’agit du « premier grand message » qui nous arrive de la festivité d’aujourd’hui : « l’invitation à avoir le juste regard sur l’humanité entière (…) Le regard que le croyant reçoit du Christ est le regard de la bénédiction : un regard sage et aimant, capable de saisir la beauté du monde et de compatir à sa fragilité ». 

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20.03.2012

CHINE - Ordinations sacerdotales, une nouvelle station missionnaire et une procession sous la neige pour la Solennité de Saint Joseph, Patron de l’Eglise en Chine

Shi Jia Zhuang (Agence Fides) – Des ordinations sacerdotales, l’inauguration d’une nouvelle station missionnaire, une procession sous la neige avec la statue de Saint Joseph : telles sont quelques-unes des célébrations qui ont marqué la Solennité de Saint Joseph, Patron de l’Eglise en Chine, au sein de la communauté catholique continentale qui nourrit une grande dévotion envers lui. Selon ce qu’indique Faith du He Bei à l’Agence Fides, le Diocèse de Shang Hai a vécu avec une grande joie l’ordination de sept prêtres (célébrée Dimanche 18 mars parce que le jour de la Solennité, 19 mars, était jour ouvrable en Chine) qui marque « la continuité de la mission en Chine ». Après neuf ans d’études et deux ans de pratique pastorale dans les Paroisses, les sept diacres ont ainsi reçu l’ordination sacerdotale des mains de l’Evêque ordinaire, S.Exc. Mgr Jin Lu Xian, âgé de plus de 90 ans. Le Diocèse de Ning Xian, qui se trouve dans une zone reculée du nord-ouest du continent, a lui aussi vécu l’ordination d’un prêtre à la veille de la Solennité de Saint Joseph, ordination à laquelle ont participé plus de 800 fidèles. Ainsi, le nombre des prêtres du Diocèse, qui compte 12.000 fidèles, est parvenu à 16.

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09.01.2010

La communauté catholique vietnamienne sous le choc

Mercredi, un millier de militaires, armés de matraques et secondés par des chiens policiers, ont renversé et détruit une croix située au sommet d’une montagne. Le site appartient à l’Église depuis plus de cent ans.

 

 

 

Les chrétiens qui ont tenté de s’opposer à cette profanation ont été violemment frappés et dispersés à l’aide de gaz lacrymogène. Deux d’entre eux ont été gravement blessés.

À la suite de cette action, qui aurait été commanditée par les autorités civiles, les fidèles ont organisé une procession aux flambeaux jusqu’au sommet de la montagne où ils ont érigé deux croix, en bois et en bambou, ainsi que des lanternes et des étendards de deuil.

Dans un communiqué, l’archidiocèse de Hanoï a invité les chrétiens à rester unis et fermes dans leur foi et à prier pour la liberté de culte et le respect des droits de tous les vietnamiens. Cette nouvelle épreuve intervient alors que l’Église vietnamienne célèbre une année Sainte

 

(Source : Églises d’Asie/Radio Vatican)

02.08.2009

Vietnam: La carotte et le bâton, le double régime des autorités

La carotte et le bâton: le double régime des autorités vietnamiennes

Amabilités diplomatiques avec le Vatican, main de fer avec l'Église vietnamienne. 500 000 catholiques défilent en processions pacifiques. Ils prient au milieu des ruines des églises réquisitionnées par le gouvernement. Frappés et emprisonnés, ils ne cèdent pas

par Sandro Magister




ROME, le 31 juillet 2009 – Le Vietnam est, avec l'Arabie Saoudite et la Chine, l’un des très rares états au monde à ne pas entretenir de relations diplomatiques avec le Saint-Siège. C’est aussi un pays où la communauté catholique a été persécutée récemment et continue à être maltraitée. Et pourtant il est presque sûr que le Vietnam communiste sera justement une étape fondamentale du voyage en Asie que Benoît XVI pense accomplir en 2010.

L'invitation à se rendre au Vietnam a été adressée au pape par Pierre Nguyen Van Nhon, archevêque de Dalat et président de la conférence des évêques du Vietnam, lors de la visite "ad limina" que les évêques de ce pays ont faite à Rome fin juin. Il manque encore l'invitation officielle du gouvernement mais il est certain qu’elle arrivera bientôt. A la veille de son départ pour Rome, l'archevêque de Hanoi, Joseph Ngo Quang Kiet, a reçu du bureau des affaires religieuses la "recommandation" d’inviter le pape. Kiet est secrétaire de la conférence des évêques du Vietnam.

L’invitation officielle sera probablement adressée à Benoît XVI par Nguyen Minh Triet, président du Vietnam, quand celui-ci sera reçu en audience au Vatican en décembre. Ce sera la seconde rencontre d’une autorité de ce pays avec le pape, après la réunification sous domination communiste en 1975. La précédente visite a été rendue, le 25 janvier 2007, par le premier ministre, Nguyen Tan Dung.

De plus une délégation du gouvernement vietnamien, créée en accord avec les autorités vaticanes justement pour discuter de l’établissement de relations diplomatiques, arrivera à Rome en novembre prochain. Ce sera le second round de discussions entre les deux parties. Le premier a eu lieu à Hanoi les 16 et 17 février de cette année. La délégation vaticane était présidée par Mgr Pietro Parolin, sous-secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les Etats. La délégation vietnamienne était présidée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Nguyen Quoc Cuong.

Un point clé des discussions concerne la nomination des évêques. Au Vietnam le Saint-Siège n’est pas pleinement libre de choisir les nouveaux évêques. La procédure actuelle est que Rome présente trois candidats pour chaque diocèse vacant, parmi lesquels les autorités vietnamiennes excluent ceux qui leur déplaisent.

La dernière fournée de nominations – trois évêques et un auxiliaire – a eu lieu le 25 juillet. L’un des diocèses concernés, celui de Phat Diem, était sans évêque depuis le 14 avril 2007, signe de la difficulté à trouver un accord.

Actuellement aucun des 26 diocèses vietnamiens n’est sans évêque. Les catholiques sont plus de 6 millions, soit 8% des 84 millions d’habitants. Leur nombre augmente : dans la seule Ho Chi Minh Ville, 9 000 adultes sont baptisés chaque année. Les vocations religieuses et monastiques progressent également. Les quatre monastères bénédictins du pays comptent aujourd’hui 270 moines. A l'abbaye de Huê ils étaient 11 en 1975 ; aujourd’hui ils sont 79, avec une vingtaine de novices chaque année.

Religieusement vivace, la communauté catholique vietnamienne est également de plus en plus active dans la sphère publique. Le 27 juin, Benoît XVI a consacré une partie de son discours aux évêques en visite "ad limina" aux relations avec les autorités politiques, soulignant que "les religions ne représentent pas un danger pour l'unité de la nation", au contraire, elles agissent "généreusement et de manière désintéressée au service du prochain".

Mais ces propos n’ont pas suffi à tranquilliser les autorités, comme le montrent les faits survenus ces dernières semaines.



***



Depuis quelque temps, l’étincelle est toujours la même : la volonté d’évêques, de prêtres, de fidèles, de rendre à leur usage originel les églises, couvents, écoles, terrains, qui appartenaient à l’Eglise avant d'être confisqués par les autorités communistes.

Ils luttent de manière pacifique, par des prières, des processions, des veillées, des retraites aux flambeaux et en plantant une croix sur les lieux disputés. Depuis décembre 2007, c’est un crescendo de manifestations de ce type, ponctuellement empêchées et dispersées par les forces de l’ordre.

Dans quelques cas, les protestations ont abouti et les autorités ont consenti à restituer ses biens à l’Eglise. Dans les autres, non.

Par leur fréquence et leurs effectifs, ces défilés de catholiques vietnamiens sont plus imposants que ceux que les moines bouddhistes avaient organisés en Birmanie il y a quelque temps. Mais alors que ces derniers ont été largement couverts par les médias occidentaux, les premiers sont presque ignorés.

La dernière protestation a eu pour épicentre ce qu’il reste de l’église historique de Tam Toa (photo), à 300 kilomètres au sud de Hanoi, construite au XVIIe siècle, reconstruite à la fin du XIXe et à moitié détruite par les bombardements américains de 1968. Les fidèles ont continué à y célébrer à ciel ouvert, mais en 1996 le secteur a été réquisitionné avec l'intention d’en faire un mémorial de la guerre contre les Etats-Unis.

Le 20 juillet, des milliers de catholiques ont réoccupé le secteur en dressant une croix et un autel au centre des ruines. La procession a été dispersée par la force, des prêtres et des fidèles ont été arrêtés et frappés.

Paul-Marie Cao Dinh Thuyen, l’évêque du diocèse de Vinh où se trouve l’église de Tam Toa, a immédiatement demandé que les personnes arrêtées soient relâchées. Le dimanche suivant, 26 juillet, on a prié et on a observé une minute de silence dans toutes les églises du Vietnam.

Le même jour, dans le diocèse de Vinh, un demi-million de catholiques a défilé pacifiquement. De mémoire d'homme, c'est la plus grande manifestation religieuse qui ait eu lieu au Vietnam.

Cette fois encore, les réactions ont été violentes, avec un acharnement particulier sur deux prêtres, Paul Nguyen Dinh Phu et Pierre Nguyen The Binh, agressés alors qu’ils s’apprêtaient à célébrer la messe à Tam Toa avec d’autres prêtres. Le premier a été grièvement blessé. Le second, conduit à l’hôpital après l'agression, y a été poursuivi par ses agresseurs, frappé de nouveau et enfin jeté par la fenêtre du second étage. Il est dans le coma. Quand cette nouvelle a été connue, de nouvelles marches de protestation silencieuse ont eu lieu dans diverses villes du Vietnam. Il y a eu de nombreuses arrestations.

Au Vatican, on suit ces événements avec beaucoup d’appréhension. On voit dans les protestations des catholiques vietnamiens un obstacle à la volonté des deux parties – le Saint-Siège et les autorités communistes – d’établir des rapports diplomatiques satisfaisants.

Sur place, les autorités ecclésiastiques sont plus sceptiques dans leur opinion sur le gouvernement. Le cardinal Jean Baptiste Pham Minh Man, archevêque de Ho Chi Minh Ville, a déclaré dans une récente interview :

"La politique de l’Eglise est basée sur un dialogue fondé sur la vérité, la justice et la charité. Mais ce mot, dialogue, n’existe même pas dans le vocabulaire communiste et le mot solidarité non plus".



Pour une mise à jour permanente des informations en provenance du Vietnam, les deux agences ci-après sont d’excellentes sources :

> Asia News


> UCA News


Le discours de Benoît XVI aux évêques du Vietnam en visite "ad limina", le 27 juin 2009 :

> "C’est avec grande joie que je vous accueille..."



Le communiqué émis le 20 février 2009 par le Saint-Siège après la dernière visite de sa délégation officielle au Vietnam :


> "According to the agreement between the Vietnamese Government and the Holy See..."



Les précédents articles de www.chiesa sur ce sujet :

> Au Vietnam, l'Eglise n'a pas peur. Le régime communiste, oui (22.10.2008)

> La révolution pacifique des catholiques au Vietnam
(28.5.2008)


Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

www.chiesa

17.06.2009

La dimension « cosmique » du Corpus Domini (Saint-Sacrement)

Angélus du dimanche 14 juin


ROME, Dimanche 14 juin 2009 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous les paroles de Benoît XVI avant et après l'Angélus de ce dimanche 14 juin.

 


AVANT L'ANGELUS

Chers frères et sœurs,

On célèbre aujourd'hui dans différents pays, dont l'Italie, le Corpus Domini, la fête de l'Eucharistie, au cours de laquelle le Corps du Seigneur est solennellement porté en procession. Que signifie pour nous cette fête ? Elle ne fait pas seulement penser à l'aspect liturgique : en réalité, le Corpus Domini, est un jour qui implique une dimension cosmique, le ciel et la terre.

Il évoque avant tout - au moins dans notre hémisphère - cette saison si belle et parfumée où le printemps se transforme en été, où le soleil est fort dans le ciel et où dans les champs mûrit le blé. Les fêtes de l'Eglise, comme les fêtes juives, sont liées au rythme du soleil, des semences et de la moisson.

Cela ressort en particulier de la solennité d'aujourd'hui, au centre de laquelle il y a le signe du pain, fruit de la terre et du ciel. C'est pourquoi le pain eucharistique est le signe visible de Celui en qui ciel et terre, Dieu et homme sont devenus une seule chose. Et ceci montre que le rapport avec les saisons n'est pas quelque chose de purement extérieur pour l'année liturgique.

La solennité du Corpus Domini est intimement liée à Pâques et à la Pentecôte : la mort et la résurrection de Jésus et l'effusion de l'Esprit Saint en sont les présupposés. Elle est en outre immédiatement liée à la fête de la trinité, célébrée dimanche dernier.

C'est seulement parce que Dieu lui-même est relation qu'il peut y avoir avec lui un rapport ; et c'est seulement parce qu'il est amour qu'il peut aimer et être aimé. Ainsi, le Corpus Domini est une manifestation de Dieu, une attestation que Dieu est amour. Cette fête nous parle de l'amour divin d'une façon unique et particulière, de ce qu'il est et de ce qu'il fait. On dit, par exemple, qu'il se régénère en se donnant, qu'il se reçoit en se donnant, qu'il ne s'épuise pas et qu'il ne se consume - comme le chante l'hymne de saint Thomas d'Aquin : « nec sumptus consumitur ».

L'amour transforme toute chose, et l'on comprend donc qu'aujourd'hui, au centre de la fête du Corpus Domini, il y a le mystère de la transsubstantiation, signe de Jésus-Charité, qui transforme le monde. En le regardant, en l'adorant, nous disons : « Oui, l'amour existe, et puisqu'il existe, les choses peuvent changer, en mieux, et nous pouvons espérer ». C'est l'espérance qui vient de l'amour du Christ qui nous donne la force de vivre et d'affronter les difficultés.

C'est pourquoi nous chantons, tout en portant le Saint-Sacrement en procession, nous chantons et nous louons Dieu qui s'est révélé en se cachant dans le signe du pain rompu. Nous avons tous besoin de ce pain, parce que le chemin vers la liberté, la justice et la paix est long et fatiguant.

Nous pouvons imaginer avec quelle foi et quel amour, la Vierge a reçu et adoré dans son cœur la sainte eucharistie ! A chaque fois, c'était pour elle comme revivre tout le mystère de son Fils Jésus : de sa conception à sa résurrection. « Femme eucharistique », c'est ainsi que mon vénéré et bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II l'a appelée. Apprenons d'elle à renouveler continuellement notre communion avec le Corps du Christ pour nous aimer les uns les autres comme lui nous a aimés.

 


APRES L'ANGELUS

Du 24 au 26 de ce mois se tiendra à New York la Conférence des Nations unies sur la crise économique et financière et son impact sur le développement. J'invoque sur les participants de cette conférence, et sur les responsables de la chose publique et du sort de la planète, l'esprit de sagesse et de solidarité humaine afin que la crise économique et financière actuelle se transforme en occasion capable de favoriser une plus grande attention à la dignité de toute personne humaine et de promouvoir une distribution équitable du pouvoir de décision et des ressources, avec une attention particulière au nombre de pauvres, hélas, toujours croissant.

En ce jour où, en Italie et dans de nombreuses autres nations, on célèbre la fête du Saint-Sacrement, « Pain de la vie », comme je viens de le mentionné, je désire rappeler spécialement les centaines de milliers de personnes qui souffrent de la faim. Il s'agit d'une réalité absolument inacceptable qui a du mal à diminuer en dépit des efforts de ces dernières décennies. Je souhaite donc qu'à l'occasion de la prochaine conférence de l'ONU, et au siège des institutions internationales, on prenne des mesures en accord avec toute la communauté internationale et que l'on fasse les choix stratégiques, parfois difficiles à accepter, qui sont nécessaires pour assurer à tous, actuellement et à l'avenir la nourriture fondamentale et une vie digne.

Vendredi prochain, en la solennité du Sacré Cœur, Journée de la sanctification sacerdotale, s'ouvrira l'Année sacerdotale, que j'ai voulue, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars. Je confie à vos prières cette nouvelle initiative spirituelle qui suivra l'année Saint-Paul qui désormais arrive à sa conclusion. Puisse cette nouvelle année jubilaire constituer une occasion propice pour approfondir la valeur et l'importance de la mission sacerdotale et pour demander au Seigneur de faire à son Eglise le don de nombreux et saints prêtres.

Après la prière de l'Angélus, le pape a également salué les pèlerins en différentes langues. Voici ce qu'il a dit en français :

Je vous salue cordialement, chers pèlerins francophones. En ce dimanche, de nombreux pays célèbrent la solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Ce don que le Seigneur fait de lui-même pour la vie du monde est la source de tout amour. C'est un précieux héritage que nous sommes invités à accueillir pour en vivre nous-mêmes. Prenez le temps de le recevoir avec ferveur comme un trésor et d'y adorer le Christ réellement présent. Avec ma Bénédiction apostolique.

© Copyright du texte original plurilingue : Librairie Editrice du Vatican
Traduction : Zenit

14.06.2009

Procession de la Fête-Dieu à Rome

Pope leads Corpus Christi procession in Rome

Le Pape préside la procession de la Fête-Dieu à Rome

 

 

12.06.2009

Corpus Domini et Présence Eucharistique

CITE DU VATICAN, 11 JUI 2009 (VIS). A 19 h en la solennité du Corpus Domini, Benoît XVI a célébré la messe sur le parvis de St. Jean de Latran, avant de présider la traditionnelle procession eucharistique jusqu'à Ste. Marie Majeure.

 

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A l'homélie il a commenté la formule consécratoire, Ceci est mon corps, ceci est mon sang. S'adressant plus particulièrement aux prêtres, le Pape a dit:

"Devenir Eucharistie, c'est le voeu et l'engagement constant du prêtre, afin que l'offrande du corps et du sang du Christ faite à l'autel soit le sacrifice de notre existence. Chaque jour nous tirons des saintes espèces un amour libre et pur qui fait de nous des ministres dignes et des témoins lumineux du Seigneur. C'est ce que les fidèles attendent du prêtre, un véritable exemple de dévotion envers l'Eucharistie. Ils aime le voir en prière et en adoration silencieuse devant le Christ, à la suite du Curé d'Ars qui sera tout particulièrement évoqué au long de l'année sacerdotale... Conscients de notre indignité et malgré nos péchés nous devons nous alimenter de l'amour que le Seigneur nous offre dans le sacrement eucharistique. Ce soir, nous renouvelons notre foi dans la présence réelle car elle n'est pas facilement acquise".

Il existe de nos jours, a poursuivi le Saint-Père,

"un réveil de sécularisation qui pénètre même au sein de l'Eglise et qui peut se traduire par un culte eucharistique formel et vide, par des cérémonies sans l'implication du coeur qui s'exprime dans la vénération ainsi que dans le respect liturgique... Il existe une forte tentation de réduire la prière à des moments fugitifs et superficiels, en se laissant conditionner par les actions et les préoccupations de la vie".

Puis le Pape a rappelé qu'avec l'Eucharistie "le ciel descend sur terre, le demain de Dieu se fait présent et le temps est englobé dans l'éternité de Dieu".

Au cours de la procession, a-t-il ajouté,

"nous dirons au Seigneur, au nom de Rome, demeure parmi nous Seigneur, donne-nous le pain de la vie éternelle, libère de monde du mal, de la violence et de la haine qui contaminent les consciences, purifie par la puissance de ton amour miséricordieux".

Pendant la procession par la Via Merulana jusqu'à la Basilique de Ste. Marie Majeure, des milliers de romains ont chanté et prié en accompagnant le Saint-Sacrement, placé devant le Pape agenouillé sur la plateforme d'un véhicule.

(VIS)

26.02.2009

Benoît XVI invite à un carême à l’écoute de la Parole de Dieu

Le pape préside la première « station de carême » à Sainte-Sabine

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ROME, Mercredi 25 février 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI invite à un carême à l'écoute de la Parole de Dieu, pour entrer dans la « victoire » du Christ sur le péché et la mort. Un programme de carême à l'école de saint Paul.

Benoît XVI a présidé, comme c'est la tradition, la procession pénitentielle du Mercredi des Cendres sur la colline de l'Aventin, de l'église bénédictine de Saint-Anselme à la basilique Sainte-Sabine confiée aux Dominicains, à 16 h 30. Il a ensuite présidé la Messe des Cendres à Sainte-Sabine, ce qui constitue à Rome la « première station » de carême.

Avant l'imposition des cendres - au pape, par le cardinal Joseph Tomko, titulaire de la basilique, préfet émérite de la Congrégation pour l'évangélisation des peuples, et aux personnes de l'assemblée, par Benoît XVI et différents prêtres -, le pape a prononcé l'homélie dans laquelle il a rappelé que les Cendres sont un « signe de conversion et de pénitence ».

Mais Benoît XVI a insisté sur l'importance, pendant le carême, « d'ouvrir le cœur à l'action vivifiante de la Parole de Dieu ».

« Que le carême, qui se distingue par une écoute plus fréquente de cette Parole, par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un stimulant à la conversion, et à l'amour sincère des frères, spécialement les plus pauvres et les plus nécessiteux ».

Plus haut dans son homélie, le pape avait rappelé les moyens que l'Eglise reconnaît pour ce chemin de conversion : « la prière, l'aumône et le jeûne ».

Le chemin du carême, disait-il d'emblée, est « illuminé par l'éclat du Mystère pascal », et les chrétiens sont appelés à le parcourir « avec décision et courage ».

Commentant les lectures de la messe de ce jour, le pape a ajouté : « La promesse de Dieu est claire : si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés de faveurs innombrables ».

Passant à l'Evangile, le pape a montré que « Jésus met en garde contre le ver de la vanité qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'auto-complaisance », il « redit la nécessité de nourrir la rectitude de cœur ».

« En même temps, il montre que le moyen pour grandir dans la pureté d'intention est de cultiver l'intimité avec le Père céleste ».

Benoît XVI s'est ensuite attardé à l'enseignement de saint Paul, en cette année qui lui est consacrée, en soulignant notammment que « Saint Paul reconnaît que tout est en lui œuvre de la grâce divine, mais n'oublie pas qu'il faut adhérer librement au don de la vie nouvelle reçue au baptême ».

Benoît XVI a insisté sur la « victoire » que le baptême constitue sur le mal : « La victoire du Christ attend que le disciple la fasse sienne, et cela se produit avant tout par le baptême, par lequel, unis à Jésus, nous sommes devenus ‘vivants, revenus d'entre les morts' ». Mais, avertit le pape, « pour que le Christ puisse règner pleinement en lui, le baptisé doit suivre fidèlement ses enseignements, ne doit jamais baisser la garde, de façon à ne pas permettre à l'adversaire de récupérer d'une certaine façon du terrain ».

Or, pour vivre de cette victoire du Christ et de cette nouvelle existence en lui, le pape souligne qu'il est « indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu ».

Benoît XVI a conclu en invoquant saint Paul et Marie, « la Vierge de l'écoute et humble servante du Seigneur » : « Nous pourrons ainsi arriver, renouvelés dans l'esprit, à célébrer Pâques avec joie ».

Le pape a conclu la célébration vers 18 h 15.

Anita S. Bourdin