10.11.2011

Le Pape à l'audience générale : "le Seigneur et sa Parole, voilà notre 'terre' où vivre dans la joie"

pape.JPGBenoît XVI a poursuivi au cours de l'audience générale sa catéchèse autour de la prière. Ce mercredi, il est revenu en particulier sur la richesse du psaume 118, qui met en évidence la loi de Dieu. Cette loi est révélation et Parole de Dieu qui interpelle l’homme a souligné le Pape. "Ce psaume est de grande importance pour chacun de nous, et particulièrement pour les prêtres, appelés à vivre seulement du Seigneur et de sa Parole, sans d’autre sécurité, trouvant en Lui l’unique bien et la source de la vraie vie" a t-il aussi développé. Benoît XVI.

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19.10.2011

Benoît XVI rappelle que Dieu n'abandonne jamais l'homme

benoit xvi audience.jpgCe mercredi, lors de l'audience générale, Benoît XVI a choisi pour sa catéchèse de commenter le Psaume 136. Le retour des juifs depuis l’Egypte vers la Terre sainte peut sembler très éloigné pour l’Homme d’aujourd’hui et ne faisant pas partie de son histoire, a concédé le Pape. Cependant il faut être attentifs à la structure de ce texte, à savoir qu’"Israël se souvient de la bonté de Dieu" et peut dès lors "survivre dans les sombres vallées" lors de l’Exode du peuple juif en Egypte.

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07.09.2011

Le Seigneur protège celui qui se confie en lui

pape audience.jpgDieu entend le cri des opprimés. Il est toujours aux cotés de ceux qui souffrent. Benoît XVI l’a affirmé ce mercredi matin à l’audience générale. La rencontre hebdomadaire s’est déroulée sur la place Saint-Pierre de Rome. Le Pape qui séjourne pendant l’été à la résidence de Castel Gandolfo a fait l’aller-retour en hélicoptère. Cette semaine, il a consacré sa méditation au psaume trois, « un des épisodes les plus dramatique de la vie du roi David, contraint par son fils de fuir Jérusalem ». Cet épisode nous interpelle tous, quand nous sommes tentés d’abandonner la foi face aux problèmes. Même au milieu des vicissitudes de la vie – a expliqué Benoît XVI - Dieu écoute, répond et sauve, à sa manière. Mais il faut savoir reconnaître sa présence et accepter ses voies. Le Pape a invité les fidèles à résister à la tentation contre la foi, ultime agression. 

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23.09.2009

Mgr Luciano Alimandi, Savoir faire silence

Mgr Luciano Alimandi - Savoir faire silence

 

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Rome (Agence Fides) – L’Evangile nous montre que Jésus par court les routes de la Galilée et de la Judée pour annoncer la Bonne Nouvelle, pour guérir les gens de toutes sortes de maladies, pour libérer les personnes de l’action néfaste de Satan, pour donner à tous et à chacun le « Pain quotidien » de sa Parole et de Présence salvifique.

Les Apôtres le suivent, l’écoutent, l’observent, et s’émerveillent, avec les gens, des grandes œuvres que le Père accomplit par Lui. Parfois, ils restent sans paroles, et d’autres fois, en revanche, ils ne disent que trop de paroles. A lieu de faire silence, ils parlent sans écouter d’abord, du plus profond de leur cœur, la voix de l’Esprit, qui voudrait leur expliquer la signification de chacune des phrases, de chacun des gestes et de chacun des « signes » que fait Jésus.

Il arrive aux Apôtres, tout comme à nous, de nous tromper quand nous « traitons » avec le Seigneur : que de fois on Le sous-estime, ou on L’ignore ; et les situations ne manquent pas, même, où nous nous plaçons au-dessus de Lui, comme si de pauvres pécheurs, ce que nous sommes tous, avaient quelque chose à « enseigner » à Jésus !

33. O abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! Que ses décrets sont insondables et ses voies incompréhensibles !
34. Qui en effet a jamais connu la pensée du Seigneur ? Qui en fut jamais le conseiller ?
35. Ou bien qui l'a prévenu de ses dons pour devoir être payé de retour ?
(Romains, 11, 33-35)


La tentation de s’enorgueillir devant Dieu est toujours aux aguets. C’est pourquoi il faut prier le Saint-Esprit de rendre notre cœur toujours plus docile à ce « tracé » de vie que le Seigneur a déterminé pour nous. Il est assurément le plus facile et le plus direct pour arriver à la sainteté, et donc, au Paradis !

Il va en avant, et nous devons simplement rester derrière Lui, en nous armant d’une « sainte patience », surtout quand il nous semble que la réponse et la solution que nous attendons du Seigneur tarde à venir, ou qu’elle est différente de ce qui était désiré. « La patience obtient tout » a déclaré Sainte Thérèse d’Avila, qui connaissait bien combien peuvent être mystérieuses les « voies de Dieu
».

« Viens et suis-moi » (Marc 10, 21), continue à répéter Jésus à ceux qui veulent Le rencontrer dans la foi pour devenir Ses disciples, en restant en communion de vie avec Lui par l’amour pour Dieu et pour le prochain. Le chemin n’est pas toujours facile, mais on est jamais seuls si l’on reste derrière le Christ, c’est-à-dire, fidèles à ses enseignements.

Le fait que les Apôtres, eux aussi, aient cédé à la tentation de « résister » à Jésus, ou même de le réprimander, doit nous mettre en garde pour ne pas sous-estimer ces situations – et il y en a dans la vie – où au plus profond de nous, se forme comme un sentiment « d’endurcissement » du cœur à son égard.

Combien de fois Dieu s’est plaint, par l’intermédiaire de ses prophètes, d’une attitude aussi orgueilleuse, qui a fait dévier le cœur de son peuple en le conduisant à la rébellion. Mais Il a toujours été prêt au pardon, comme nous le dit le Psaume 78 (77), (36-38 :

36. Mais ils le flattaient de leur bouche, mais de leur langue ils lui mentaient,
37. leur cœur n'était pas sûr envers lui, ils étaient sans foi en son alliance.
38. Lui alors, dans sa tendresse, effaçait les torts au lieu de dévaster; sans se lasser, il revenait de sa colère au lieu de réveiller tout son courroux.

Quand on murmure contre Dieu, on laisse la place au Malin, et l’on perd l’orientation vers le Royaume. Et précisément, Dimanche dernier, nous avons écouté un passage de l’Evangile de Marc sur le « désarroi » dont a été victime Simon Pierre, aussitôt après sa splendide confession de foi au Christ. Devant la prophétie claire de Jésus, qu’il venait tout juste de faire, concernant sa Passion et sa Mort, Pierre, assailli par la peur de la souffrance, réprimande le Seigneur.

31. Et il commença de leur enseigner : « Le Fils de l'homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être tué et, après trois jours, ressusciter ;
32. et c'est ouvertement qu'il disait ces choses. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner.
33. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, admonesta Pierre et dit : « Passe derrière moi, Satan ! car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! »
(Marc 8, 31-33)

Simon Pierre et les autres Apôtres n’ont plus oublié ces paroles, qui se sont rassemblées en conséquence dans le témoignage des Evangélistes, afin que les disciples de Jésus, à chaque époque, reçoivent la leçon historique du Seigneur. La Sainte Ecriture nous invite à accueillir le reproche, comme par exemple celui d’un Sage (cf. Qohélet) 7, 5), mais elle ne nous invite jamais à réprimander le Seigneur !

Devant les situations de souffrance, de peur et d’inquiétude, qui font trembler notre coeur humain fragile, on ne doit jamais céder à la tentation de faire des reproches à Dieu, mais, à l’exemple des Saints, et, en premier, de la Sainte Vierge Marie, le silence de l’adoration doit prendre la place du bruit des murmures.

« Il est important pour nous aujourd’hui aussi, même si nous ne sommes pas moines : savoir faire le silence en nous pour écouter la Voix de Dieu, pour chercher, pour ainsi dire un « parloir »’ où Dieu parle avec nous » (Benoît XVI, Audience générale hebdomadaire, 9 septembre 2009).

Que le « Stabat Mater » devienne pour tous, surtout à l’heure de l’épreuve, le modèle à imiter : La Sainte Vierge se trouvait au pied de la Croix de son Fils (cf. Jean 19, 25), sans se rebeller, parce qu’elle croyait, comme elle l’a toujours cru, à la Parole de Jésus : après la nuit de la souffrance, pointe l’aube lumineuse de la Résurrection.

(Agence Fides, 18 septembre 209)

29.05.2009

Etudier la Loi de Dieu jusqu’à l’aube: La Pentecôte juive, 50 jours après Pessah

ROME, Jeudi 28 mai 2009 (ZENIT.org) - « La coutume de se réunir la nuit de Shavouot pour étudier la Torah jusqu'à l'aube est très répandue » : la fête juive de la Pentecôte, « Shavouot » est célébrée demain, 29 mai. A cette occasion, nous publions cette présentation de la Pentecôte juive mise en ligne par le site « Un Echo d'Israël ». Bonne fête de Pentecôte à tous nos lecteurs juifs.

 

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La fête de Shavouot est célébrée 50 jours après Pessah, la Pâque juive. Il s'agit de la deuxième des 3 grandes fêtes de pèlerinage du judaïsme.

Les noms de la fête expliquent déjà sa signification, sa liturgie et les coutumes (les fleurs, l'étude la nuit) achèvent d'en découvrir le sens.


I. Les noms de la fête

1. ‘Hag ha-qatsir : « fête de la moisson. » La fête est en effet au début de l'été, à la fin de la moisson de blé (cf. Ex 23,16)

2. Yom ha-bikourim : « jour des prémices » (Nb 28, 26)

3. ‘Hag ha-shavouot : « la fête des semaines » ; cette appellation fait allusion à la période de l'‘Omer puisqu'elle se situe à la fin de la computation des 7 semaines selon Dt 16, 9-10 (cf. Ex 34, 22).

En Lv 23, 15-21, le décompte des sept semaines est explicité ; il se fait à partir du lendemain du shabbat. La tradition orthodoxe, a compris le terme ‘shabbat' au sens de jour chômé. Le compte se fait donc dès le premier jour de Pessah, ce qui place Shavouot le 6 siwan. Par contre, pour les sadducéens, les esséniens et plus tard les caraïtes, le mot shabbat désigne le 7ème jour de la semaine (le samedi). Par conséquent, pour eux, Shavou‘ot tombe toujours un dimanche (coutume reprise par les samaritains).

4. ‘Atseret : « conclusion » On trouve ce terme pour désigner notre fête dans la mishnah (Rosh hashanah 1,2) Cela se rapporte à l'arrêt du peuple devant le Sinaï lors du don de la Torah, et la conclusion de la Pâque. Les deux éléments étant liés puisque Dieu a fait sortir Israël d'Egypte à Pessah pour leur donner la Torah au Sinaï. 5. Zman matan toratenou : « temps du don de notre Torah. » La liturgie emploie un terme qui lui est propre : « temps du don de notre Torah ». Le lien entre Shavou‘ot et le don de la Torah n'est explicite qu'à partir de l'an 150 de notre ère, mais il se déduit de la Torah (simple coïncidence de dates.)


II. La liturgie de Shavouot

A l'époque du Christ, les agriculteurs montaient pour offrir les prémices de leur récolte en action de grâce. A la suite de la destruction du 2nd Temple en 70 ap. J.-C., la fête se recentra sur la commémoration de l'Alliance au Sinaï, du don de la Torah et du décalogue.

Les prières de Shavouot sont celles des shalosh regalim (trois fêtes de pèlerinage), avec la mention de deux des noms de la fête : hag ha-shavouot et zman matan toratenou. De même que pour toute fête, un office supplémentaire (moussaf) est ajouté en fin de matinée. Le Hallel complet est récité, comme aux autres fêtes de pèlerinage.

Le rouleau de Ruth. Une des raisons du choix de Ruth est que l'histoire racontée dans le livre a pour arrière-plan les travaux agricoles de l'époque de Shavouot. Par ailleurs, une tradition rapporte que le roi David (descendant de Ruth) serait né et mort le jour de Shavouot. C'est pour cette raison que, dans certaines communautés, des passages des psaumes sont lus l'après-midi.


III. Coutumes et traditions liés à Shavouot.

La fête de Shavou‘ot n'a pas de commandements spéciaux qui lui soient rattachés. Il n'y a pas de traité sur cette fête, ni dans la mishnah ni dans le talmud. Néanmoins, des minhagim (coutumes) se sont fixés au long des siècles.


A. Décoration de fleurs

Les synagogues sont ornées de fleurs et de plantes vertes pour rappeler que nous sommes à l'époque des moissons. Il est possible d'y voir le rappel des cérémonies d'offrande des prémices à l'époque du Temple.

 

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B. Le tiqoun de la nuit de nuit de Shavouot

La coutume de se réunir la nuit de Shavouot pour étudier la Torah jusqu'à l'aube est très répandue. Cette étude, appelée tiqoun (réparation), doit réparer la défaillance de ceux qui n'eurent par la force de veiller lorsque le Saint béni soit-il, donna la Torah au Sinaï. Mais cette veille consiste en premier lieu à attendre l'heure où les ancêtres d'Israël reçurent les paroles divines. L'origine de cette coutume est à chercher dans la kabbale du XVIème siècle. Le but est de revivre l'expérience du Sinaï dans le feu et dans la joie.


Source : Ziv, bulletin de la commission judaïsme de la Communauté des Béatitudes.