13.09.2011

Intolérances, discriminations, violences, la christianophobie sous toutes ses formes

roma.jpgRome accueillait ce lundi un sommet de haut niveau consacré aux attaques antichrétiennes. Organisé par l’OSCE, Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, cette rencontre avait pour objectif de donner des clés de lecture pour prévenir et répondre aux actes de haine et aux crimes contre les chrétiens, en favorisant une meilleure coordination. Les travaux ont été ouverts par une intervention de Mgr Dominique Mamberti, Secrétaire du Saint-Siège pour les Rapports avec les États, qui a souligné que les preuves de la montée de l’intolérance contre les chrétiens étaient indiscutables. Et même si les pays les plus concernés se trouvent au Moyen- Orient, en Asie et en Afrique, l’Europe, et plus largement le monde occidental, ne sont pas épargnés. 

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La christianophobie en Europe inquiète le Vatican

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26.07.2011

Faut-il avoir peur du "terrorisme chrétien" ?

norvege.JPGLa Norvège est en deuil après la double attaque sanglante de vendredi dernier. Tout le pays s’est arrêté, ce lundi à la mi-journée, pour commémorer les victimes. Mais à la compassion se mêle l’incrédulité et l’incompréhension. Behring Breivik, 32 ans, qui a déclaré être l’auteur du carnage, a comparu à huis clos. La justice lui a refusé la publicité qu’il souhaitait. Juste avant la tuerie, il avait diffusé sur l'internet un manifeste de 1.500 pages, un texte délirant et contradictoire dans lequel il se présente comme un croisé engagé dans une lutte contre l'islam et le marxisme culturel et affiche sa farouche hostilité à l’immigration et au multiculturalisme. Il se décrit comme "conservateur", "chrétien". Faut-il pour autant craindre la naissance en Europe d’un terrorisme chrétien d’extrême-droite, xénophobe et violent, dans le sillage de certains courants fondamentalistes américains ? Les experts n’y croient pas trop même s’ils invitent à ne pas sous-estimer le rejet de l’islam et de l’immigration.

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29.07.2010

Commentaire de l’Intention Missionnaire du mois d’août 2010

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“Afin que l’Église soit la ‘maison’ de tous, prête à ouvrir ses portes à ceux qui sont forcés par les discriminations raciales et religieuses, par la faim et les guerres d’émigrer dans d’autres pays”

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02.03.2010

La fin de l'impunité policière en Belgique ?

La violence policière en Belgique semble jouir d’une certaine impunité. Or les faits sont récurrents, principalement à Bruxelles, et sont peu conformes à un pays démocratique.

 

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Quatorze policiers en charge de la gare de Bruxelles-Midi ont été mis en examen en février pour traitements inhumains et dégradants, comportement haineux et raciste et arrestations arbitraires : ils avaient notamment rasé les cheveux d’une jeune Tzigane de douze ans, passé à tabac un Algérien et fouetté un sans-abri en public. En tout, une quinzaine de personnes, souvent précarisées, ont été victimes de ces agissements.


Cette procédure judiciaire fait parler d’elle dans le royaume : les procès contre les policiers y sont en effet très rares.


Manuel Lambert est juriste et travaille pour la Ligue des droits de l’Homme en Belgique. Il revient sur ces violences: >>



Propos recueillis par Marie Duhamel (Radio Vatican)

08.09.2009

La communauté de Sant’Egidio apporte “l’esprit d'Assise” à Cracovie

Soixante-dix ans après le début de la Seconde Guerre mondiale qui a connu la « tragédie de l’Holocauste », Benoît XVI a appelé ce dimanche l’humanité à « ne pas répéter de telles barbaries », un appel lancé lors de l’Angélus au terme de la messe célébrée à Viterbe.

 

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Le Pape, en liaison vidéo avec la ville de Cracovie en Pologne où se tient actuellement une rencontre interreligieuse pour la paix sur le thème « l’esprit d’Assise à Cracovie », a rappelé l’importance des religions « pour le pardon et la réconciliation contre la violence, le racisme, le totalitarisme et l’extrémisme ».

Parmi les très nombreux invités de marque à cette rencontre internationale organisée par la communauté de Sant’Egidio, qui sera aussi l’occasion d’un pèlerinage à Auschwitz, Marguerite Barankitsé, témoin du génocide au Burundi, et fondatrice de la Maison Shalom, une ONG qui travaille depuis 15 ans à la réunification des familles et la réintégration des enfants orphelins hutus et tutsis. Marguerite Barankitsé participait ce lundi après-midi à la table ronde sur « Martyr et résistance au mal ». ecoutez sur Radio Vatican: >>

À la veille de l’ouverture de cette rencontre interreligieuse organisée du 6 au 8 septembre, l’archevêque de Cracovie, le Cardinal Dziwisz, a déclaré que « le processus de béatification de Jean-Paul II avançait tranquillement ».

« Tout le monde attend la béatification de Jean-Paul II, non seulement le monde chrétien, mais aussi les autres religions et en particulier les juifs, a encore déclaré le cardinal Dziwisz, parce qu’il a dépassé toutes les frontières et appartenait à l’humanité ».

La figure de Jean-Paul II était au centre d’une autre table ronde ce lundi à la Rencontre interreligieuse de Cracovie. Le thème de cette table ronde : « Mémoire et prophétie, l’héritage de Jean Paul II ». Y participait entre autres, le Métropolite orthodoxe Serafim, Patriarche de Roumanie.

Ecoutez sur Radio Vatican: >>

21.05.2008

Afrique du Sud, Mondial de foot: bouc émissaire pratique

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD- Les immigrés: un bouc émissaire pratique pour les problèmes de l’Afrique du Sud, qui se prépare au Mondial du foot

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Johannesburg (Agence Fides)- Les violences xénophobes contre les immigrés en Afrique du Sud suscitent d’inquiétantes interrogations. En premier lieu a-t-on fait tout ce qui était possible pour empêcher l’explosion des violences ? Qui sont les groupes organisés responsables des attaques contre les étrangers ? S’il est vrai que depuis quelque temps les immigrés sont accusés d’être la cause principale des problèmes du pays (criminalité, chômage), quels remèdes ont été proposés pour favoriser leur intégration ?

A ces questions s’en ajoute une autre : pourquoi maintenant précisément ? Dans deux ans en Afrique du Sud il y aura le Mondial du foot, un rendez-vous attendu par tout le pays, même des couches les plus basses de la population, comme une occasion d’améliorer sa position économique et sociale.

Dans ce contexte la présence de millions d’immigrés en position irrégulière peut être vue comme un obstacle gênant pour les occasions offertes par cet évènement. Ce n’est pas par hasard si les violences à Alexandria, le faubourg de Johannesburg où s’est produite la première étincelle, ont été précédées des protestations de certaines associations, parmi lesquelles celles des chauffeurs de taxis, qui se plaignaient du fait que les immigrés leur prenaient leur travail, en offrant des tarifs plus bas. Peut-être quelqu’un a-t-il pensé qu’un « tour de vis » contre les immigrés clandestins pouvait réduire à moyen terme la situation de la criminalité diffuse, le tout en vue du rendez-vous de 2010. Un tour de vis qui, s’il est effectué trop près du Mondial, créerait une publicité négative: mieux vaut donc le préparer avant.

Dans ce contexte le rôle de la criminalité organisée qui contrôle des trafics de tout genre et qui a l’intention de mettre les mains sur le « gâteau » du Mondial n’est pas à exclure. Mais s’il y a des « apprentis sorciers » qui ont soufflé sur le feu du mécontentement préexistant, ceux-ci risquent d’alimenter un incendie plus vaste, dans la mosaïque d’ethnies qu’est l’Afrique du Sud, avec des conséquences désastreuses pour tout le continent.
 
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Dans tous les cas il est triste de constater combien s’est estompé le message de fraternité et de tolérance lancé à toute l’Afrique et au monde par le premier Président d’Afrique du Sud post-apartheid, Nelson Mandela. Comme le rappellent des membres autorisés de la lutte contre l’apartheid, les militants sud-africains qui luttaient contre le régime raciste avaient trouvé refuge dans les pays dont venaient les immigrés victimes de la violence.
« Nous payons la générosité de ces nations en tuant leurs enfants »,
affirment ces voix de la conscience sud-africaine.

L’Afrique du Sud est un pays avec un potentiel énorme mais aussi avec de nombreux problèmes : un taux de chômage élevé, une incidence élevée de la criminalité, la diffusion du SIDA. D’énormes problèmes, dus seulement en partie aux immigrés, qui sont devenus des boucs émissaires pratiques. Une tendance commune à d’autres parties du monde, ainsi que dans l’Europe elle-même.
 
(Agence Fides 20/5/2008)
 

18:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique du sud, societe, sport, politique, economie, racisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Afrique du Sud: affrontements fruit d'une situation envenimée depuis longtemps

AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - « Les affrontements de ces jours-ci sont le fruit d’une situation qu’on a laissée s’envenimer depuis trop longtemps » dit un missionnaire

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Johannesburg (Agence Fides)- "Les affrontements de ces jours-ci étaient presque inévitables, car on a laissé la situation s’envenimer depuis trop longtemps”,
dit à l’Agence Fides le P. Mario Tessarotto, scalabrinien qui depuis des années s’occupe en Afrique du Sud d’aider les immigrés et les réfugiés.
« Je pense en particulier à la condition des réfugiés du Zimbabwe. Ces personnes, en fuite à cause des violences et de la situation économique difficile dans leur pays, n’ont pas été reconnues comme des réfugiés par le gouvernement sud-africain, pour une question politique, car l’Afrique du Sud soutient le régime de Mugabe. Accorder le statut de réfugiés aux Zimbabwéens en fuite aurait signifié reconnaître que dans leur pays il y a une situation problématique ».
Les 3 millions de réfugiés du Zimbabwe sont devenus le bouc émissaire d’une situation sociale très tendue, dérivant du chômage important parmi les classes les plus pauvres de la population noire. A côté d’eux il y a les immigrés venant d’autres nations africaines, comme le Mozambique, le Malawi, le Kenya, sans oublier qu’en Afrique du Sud il y a aussi d’autres réfugiés « invisibles », non reconnus par l’Etat, venant de la région des Grands Lacs (Burundi, Rwanda et République Démocratique du Congo, cf Fides 26/5/2004).
 
« C’est une guerre entre pauvres qui était annoncée. Mais ceux qui gouvernent le pays se préoccupaient de présenter les éventuels désordres comme un « problème entre noirs »
pour ne pas effrayer les touristes et les supporteurs qui entendent se rendre en Afrique du Sud pour le mondial de foot en 2010. Désormais cette politique a montré ses limites. La presse sud-africaine commence à s’interroger sur le racisme, affirmant qu’il faut étiqueter les incidents non pas comme xénophobes mais comme racistes.
« En effet depuis quelque temps tous les étrangers africains sont appelés avec des épithètes dépréciatifs : les violences de ces jours-ci sont le fruit d’un parcours de haine semée depuis quelque temps »,
affirme le P. Mario.

Le missionnaire parle d’une situation encore très tendue :
« les assauts sont conduits par des groupes organisés de délinquants qui tuent ou chassent les étrangers, pour ensuite leur voler le peu de choses qu’ils ont comme les tuiles de leurs maisons. La population vit dans la terreur et se réfugie où elle peut : dans les églises et dans les commissariats. Il y a deux mille personnes réfugiées dans un seul commissariat. La police préside en force Johannesburg mais on parle de faire intervenir l’armée. On craint que la vague de violences ne s’étende au reste du pays. L’inquiétude générale est que l’Afrique du Sud s’effondre, que les espérances de démocratie et de développement d’un continent entier ne s’effondrent ».
« L’Afrique du Sud, qu’elle le veuille ou non, est un pays de référence pour tous les africains. C’est pourquoi nous ne pouvons nous permettre de le perdre. Désormais tous les hommes politiques sud-africains condamnent fermement les violences, mais il faut une politique de développement pour faire sortir les uns et les autres de la misère. Nous missionnaires nous avons entrepris un projet de formation professionnelle et de développement qui implique les immigrés. Nous apprenons à ces personnes (et parmi eux il y en a de très instruits, et même des diplômés) comment créer des coopératives pour l’installation et la gestion de petites implantations de panneaux solaires, pour produire de l’électricité et alimenter les pompes des puits. Nous entendons aider ces personnes, une fois formées, à retourner dans leurs pays d’origine et à commencer une activité économique »,
conclut le P. Mario.
 
(Agence Fides 20/5/2008)
 

17:45 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique du sud, sport, politique, societe, racisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |