ROME, Dimanche 19 décembre 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la troisième prédication de l'Avent prononcée vendredi 17 décembre par le P. Raniero Cantalamessa O.F.M. Cap., prédicateur de la Maison pontificale, en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine, dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican.
23.12.2010
Troisième prédication de l'Avent par le Père Raniero Cantalamessa
En présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine
16:10 Écrit par Père Walter dans Actualité, Amour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : avent, predicaiton, raniero cantalamessa, pape, benoit xvi, curie, john henry newman, cardinaux, oxford, universites, raison, rationalisme, religion, ecriture, foi et raison, art, critique d'art, kierkegaard, science, formalisme |
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15.12.2010
Deuxième prédication de l'Avent par le P. Raniero Cantalamessa
En présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine
ROME, Dimanche 12 décembre 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte intégral de la deuxième prédication de l'Avent prononcée vendredi 10 décembre par le P. Raniero Cantalamessa O.F.M. Cap., prédicateur de la Maison pontificale, en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine, dans la chapelle Redemptoris Mater, au Vatican.
04:28 Écrit par Père Walter dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raniero cantalamessa, predication, maison pontificale, pape, benoit xvi, curie, vatican, secularisme, conseil pontifical pour la nouvelle evangelisation, evangelsiation, scientisme, scientificite, rationalisme, rationalite, theologie, science, ethique, hermeneutique, bible |
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13.12.2010
"J'étais franc-maçon", de Maurice Caillet
« Né dans une famille athée et anticléricale, chirurgien urologue et gynécologue, rationaliste, scientiste, membre du Planning familial, pionnier de la contraception et de l'avortement, attiré par l'ésotérisme et l'occultisme, franc-maçon ». Voilà l’ancien Maurice Caillet.
Charles-François Brejon s’est entretenu avec l’auteur du livre « J’étais franc-maçon », paru aux éditions Salvator.
16:53 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livres, livres a lire, maurice callet, j'etais fran-macon, atheisme, anticlericalisme, chirurgiens, gynocologie, rationalisme, scientisme, lanning familial, contraception, avortement, esoterisme, occultisme, franc-maconnerie, loges, symboles, humnisme, tolerance |
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03.12.2010
Une critique du scientisme ouvre les prédications de l'Avent
Dans sa première prédication de l’Avent, en présence du Pape, le Père Cantalamessa a critiqué les scientifiques qui refusent Dieu. Le prédicateur de la Maison pontificale a annoncé que ses méditations, cette année, ont pour ambition de contribuer à la réflexion qui a conduit Benoît XVI à instituer un conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation. Il s’agit de repérer des problèmes de fond qui rendent plusieurs pays d’ancienne tradition chrétienne réfractaires au message de l’Evangile.
22:07 Écrit par Père Walter dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : raniero cantalamessa, avent, maison pontificale, predication, evangelisation, science, scientisme, scientifiques, nouvelle evangelisation, evangile, conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle evangelisati, secularisme, pape, benoit xvi, rationalisme, stephen hawking, astrophysicien, livres, dieu |
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Prédications de l’Avent: un encouragement à l’évangélisation
Le père Cantalamessa commence ce vendredi ses prédications au Vatican
ROME, Vendredi 3 décembre 2010 (ZENIT.org) - Encourager l'évangélisation à un moment où elle est toujours plus importante : voilà l'objectif des trois méditations pour l'Avent que le père Raniero Cantalamessa OFMCap., prédicateur de la Maison pontificale, a débuté ce vendredi dans la chapelle Redemptoris Mater du Palais apostolique au Vatican.
Le thème des trois rencontres, les 3, 10 et 17 décembre - les vendredis des trois premières semaines de l'Avent -, est « Ayez courage, j'ai vaincu le monde (Jean, 16, 33) : Pour une ré-évangélisation du monde sécularisé ».
19:30 Écrit par Père Walter dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangelisation, raniero cantalamessa, avent, predication, redemptoris mater, vatican, secularisation, osservatore romano, conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle evangelisati, pape, benoit xvi, john henry newman, rationalisme, dialogue, science, scientisme, evangile, spe salvi, encyclique |
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20.11.2009
A la veille de la rencontre avec les artistes, le pape Benoît fait le guide
A la veille de la rencontre avec les artistes, le pape Benoît fait le guide
Il a consacré une audience générale à l'évocation des cathédrales romanes et gothiques du Moyen Age. Pour expliquer que "la voie de la beauté est la plus fascinante pour s'approcher du mystère de Dieu"
par Sandro Magister
ROME, le 20 novembre 2009 – Demain, à la Chapelle Sixtine, Benoît XVI rencontrera des centaines d’artistes du monde entier, croyants ou non. Son discours est très attendu. Mais il en a donné un avant-goût, mercredi 18 novembre, lors de la catéchèse adressée comme chaque semaine aux fidèles.
La coïncidence dans le temps ne lui a pas échappé. Alors qu’il avait décrit, dans les précédentes catéchèses, des faits et des personnages de la théologie médiévale, le pape a choisi d’évoquer – trois jours avant sa rencontre avec les artistes – ces chefs d’œuvre de l’art et de la foi que sont les cathédrales romanes et gothiques, qui, après l'an 1000 couvrirent l'Europe "d’un blanc manteau de nouvelles églises".
La première leçon que Benoît XVI en a tiré est que l'art et la foi chrétienne s’appellent mutuellement, "parce qu’ils peuvent et veulent l’un et l’autre parler de Dieu, en rendant visible l’Invisible".
La seconde leçon est que la beauté est "la voie la plus attirante et la plus fascinante pour parvenir à rencontrer et aimer Dieu".
Ce sont des thèmes auxquels Ratzinger, en tant que théologien et pasteur, a toujours été très sensible. On trouvera ci-dessous le texte intégral de sa méditation du mercredi 18 novembre.
Mais, pour mieux saisir sa pensée en direct, il est utile de revenir aux propos improvisés qu’il a tenus aux prêtres du diocèse de Bressanone lorsqu’il les a rencontrés pendant l’été 2008.
On s’est habitué à voir en Benoît XVI le pape du "Logos". Ceux qui le critiquent l’accusent de rationalisme. Mais en réalité il est convaincu que "la preuve de la vérité" du christianisme ne se donne pas seulement de manière rationnelle. Pour lui "l'art et les saints sont la plus grande apologie de notre foi".
Voici en effet ce qu’il a dit à ce sujet, ce 6 août, fête de la Transfiguration de Jésus, aux prêtres de Bressanone :
"La raison fournit des arguments tout à fait importants et essentiels, mais il y aura toujours un désaccord quelque part. En revanche, si nous observons les saints – la traînée lumineuse par laquelle Dieu marque l’histoire – nous voyons qu’il y a vraiment là une force du bien qui résiste aux millénaires, que c’est là que se trouve réellement la lumière de la lumière.
De même, si nous contemplons les beautés que la foi a créées, je dirais qu’elles sont simplement la preuve vivante de la foi. [...] Toutes les grandes œuvres d’art – les cathédrales gothiques et les splendides églises baroques – sont un signe lumineux de Dieu et ainsi véritablement une manifestation, une épiphanie de Dieu. [...]
"Nous venons d’écouter le son de l’orgue dans toute sa splendeur et je pense que la grande musique née dans l’Eglise rend la vérité de notre foi audible et perceptible : du chant grégorien à la musique des cathédrales jusqu’à Palestrina et à son époque, jusqu’à Bach et ensuite à Mozart et Bruckner et ainsi de suite… En écoutant toutes ces œuvres – les Passions de Bach, sa Messe en si bémol et les grandes compositions de la polyphonie religieuse du XVIe siècle, de l’école viennoise, de toute la musique, y compris celles des compositeurs moins connus – nous entendons soudain : c’est vrai ! Là où naissent de telles choses, il y a la Vérité. [...]
"L’art chrétien est un art rationnel – pensons à l’art gothique ou à la grande musique, ou encore, justement, à notre art baroque – mais il est l’expression artistique d’une raison beaucoup plus large, où cœur et raison se rencontrent. Voilà la clé. Voilà, je pense, d’une certaine manière, la preuve de la vérité du christianisme : cœur et raison se rencontrent, beauté et vérité se touchent. Et plus nous réussissons nous-mêmes à vivre dans la beauté et dans la vérité, plus la foi pourra redevenir créatrice, y compris à notre époque, et s’exprimer sous une forme artistique convaincante".
Voici sa catéchèse d’il y a deux jours sur les cathédrales romanes et gothiques :
Quand l'Europe se couvrait "d’un blanc manteau de nouvelles églises"
par Benoît XVI
Rome, audience générale du mercredi 18 novembre 2009
Chers frères et sœurs, dans les catéchèses des dernières semaines, j’ai présenté divers aspects de la théologie du Moyen Age. Mais la foi chrétienne profondément enracinée des hommes et des femmes de ce temps-là n’est pas seulement à l’origine de chefs d’œuvre de la littérature théologique, de la pensée et de la foi. Elle a aussi inspiré l’une des plus hautes créations artistiques de la civilisation universelle : les cathédrales, véritable gloire du Moyen Age chrétien.
En effet, pendant environ trois siècles à partir du début du XIe siècle, on voit une extraordinaire ferveur artistique se manifester en Europe. Voici comment un ancien chroniqueur décrit l’enthousiasme et l’ardeur au travail de cette époque : "Il est arrivé que dans le monde entier, mais surtout en Italie et dans les Gaules, on a commencé à reconstruire les églises, même si beaucoup d’entre elles, étant encore en bon état, n’avaient pas besoin d’une telle restauration. C’était comme un concours entre les peuples ; on aurait cru que le monde, se dépouillant de ses guenilles, voulait se vêtir partout d’un blanc manteau de nouvelles églises. En somme, presque toutes les cathédrales, beaucoup d’églises de monastères et même des oratoires de villages, furent alors restaurés par les fidèles" (Rodolphe le Glabre, Historiarum 3, 4).
Divers facteurs ont contribué à cette renaissance de l’architecture religieuse. Tout d’abord, des conditions historiques plus favorables, comme une sécurité politique accrue, accompagnée d’une augmentation constante de la population et du développement progressif des villes, des échanges et de la richesse. De plus, les architectes trouvaient des solutions techniques de plus en plus élaborées pour accroître les dimensions des édifices, tout en garantissant leur solidité et leur majesté.
Toutefois c’est surtout grâce à l’ardeur et au zèle spirituel du monachisme en pleine expansion qu’ont été élevées des églises abbatiales où la liturgie pouvait être célébrée avec dignité et solennité et où les fidèles attirés par la vénération des reliques des saints, buts d’incessants pèlerinages, pouvaient s’arrêter pour prier.
C’est ainsi que sont nées les églises et cathédrales romanes, caractérisées par un développement longitudinal, en longueur, des nefs afin d’accueillir de nombreux fidèles ; des églises très solides, aux murs épais, aux voûtes de pierre et aux lignes simples et essentielles.
Une nouveauté est l’introduction de sculptures. Les églises romanes étant le lieu de la prière monastique et du culte rendu par les fidèles, les sculpteurs, plutôt que de se préoccuper de la perfection technique, veillaient surtout à la finalité éducative. Puisqu’il fallait susciter dans les âmes des impressions fortes, des sentiments qui puissent inciter à fuir le vice, le mal, et à pratiquer la vertu, le bien, le thème récurrent était la représentation du Christ comme juge universel, entouré des personnages de l’Apocalypse.
En général ce sont les portails des églises romanes qui offrent cette représentation, pour souligner que le Christ est la Porte qui mène au Ciel. Les fidèles, en franchissant le seuil de l’édifice sacré, entrent dans un temps et un espace différents de ceux de la vie ordinaire. Au-delà du portail de l’église, ceux qui croyaient au Christ, souverain, juste et miséricordieux, pouvaient, selon l’intention des artistes, avoir un avant-goût de la béatitude éternelle dans la célébration de la liturgie et dans les actes de piété accomplis à l’intérieur de l’édifice sacré.
Aux XIIe et XIIIe siècles, un autre type d’architecture s’est répandu, à partir du nord de la France, pour la construction des édifices sacrés. C’était le gothique, qui avait deux caractéristiques nouvelles par rapport au roman : l’élan vertical et la luminosité.
Les cathédrales gothiques offraient une synthèse de foi et d’art harmonieusement exprimée dans le langage universel et fascinant de la beauté, qui suscite aujourd’hui encore l’émerveillement. L’introduction des voûtes ogivales reposant sur de robustes piliers permit d’augmenter notablement leur hauteur. L’élan vers le haut voulait inviter à la prière et était lui-même une prière. La cathédrale gothique entendait traduire ainsi, dans ses lignes architecturales, la soif que les âmes ont de Dieu.
De plus, grâce aux nouvelles solutions techniques adoptées, les murs extérieurs pouvaient être percés et embellis de vitraux polychromes. Autrement dit, les fenêtres devenaient de grandes images lumineuses, très aptes à instruire le peuple dans la foi. Elles racontaient – scène par scène – la vie d’un saint, une parabole, ou d’autres épisodes bibliques. Depuis les vitraux colorés, un flot de lumière se déversait sur les fidèles pour leur raconter l’histoire du salut et les impliquer dans cette histoire.
Un autre mérite des cathédrales gothiques est que toute la communauté chrétienne et civile participait à leur construction et à leur décoration, chacun à sa façon mais de manière harmonieuse ; les humbles et les puissants y participaient, les analphabètes et les savants, parce que, dans cette maison commune, tous les croyants étaient instruits dans la foi. La sculpture gothique a fait des cathédrales une "Bible de pierre", représentant les épisodes de l’Evangile et expliquant les contenus de l’année liturgique, de la Nativité à la Glorification du Seigneur.
De plus, à cette époque, la perception de l’humanité du Seigneur se répandait de plus en plus et les souffrances de sa Passion étaient représentées de façon réaliste : le Christ souffrant, "Christus patiens", devint une image aimée de tous, capable d’inspirer la piété et le repentir des péchés. Les personnages de l’Ancien Testament étaient également présents et leur histoire devint ainsi familière, comme partie de l’unique et commune histoire du salut, aux fidèles qui fréquentaient les cathédrales,.
Avec ses visages pleins de beauté, de douceur, d’intelligence, la sculpture gothique du XIIIe siècle révèle une piété heureuse et sereine, qui se plaît à répandre une dévotion sincère et filiale envers la Mère de Dieu, parfois vue comme une jeune femme souriante et maternelle, mais surtout représentée comme la souveraine du ciel et de la terre, puissante et miséricordieuse. Les fidèles qui remplissaient les cathédrales gothiques aimaient y trouver aussi des expressions artistiques rappelant les saints, modèles de vie chrétienne et intercesseurs auprès de Dieu.
Les manifestations "laïques" de la vie ne manquaient pas ; voici qu’apparaissent, çà et là, des représentations des travaux des champs, des sciences et des arts. Tout était orienté vers Dieu et lui était offert dans le lieu où se célébrait la liturgie.
On peut mieux comprendre le sens qui était attribué à une cathédrale gothique en lisant le texte de l’inscription gravée sur le portail central de Saint-Denis, à Paris : "Passant, toi qui veux louer la beauté de ces portes, ne te laisse éblouir ni par l’or, ni par la magnificence, mais plutôt par le rude labeur. Ici brille une œuvre célèbre, mais veuille le ciel que cette œuvre célèbre qui brille fasse resplendir les esprits, afin que, avec les vérités lumineuses, ils s’acheminent vers la vraie lumière, où le Christ est la véritable porte".
Chers frères et sœurs, je voudrais maintenant souligner deux aspects de l’art roman et gothique qui sont également utiles pour nous.
Le premier aspect est que les chefs d’œuvre artistiques nés en Europe dans les siècles passés sont incompréhensibles si l’on ne tient pas compte de l’âme religieuse qui les a inspirés. Un artiste qui a toujours témoigné de la rencontre entre esthétique et foi, Marc Chagall, a écrit que "pendant des siècles, les peintres ont trempé leur pinceau dans cet alphabet coloré qu’était la Bible". Quand la foi - en particulier quand elle est célébrée dans la liturgie - rencontre l’art, une harmonie profonde se crée, parce que l’une et l’autre peuvent et veulent parler de Dieu, en rendant visible l’Invisible. Je voudrais partager cela lors de la rencontre du 21 novembre avec les artistes, en leur proposant à nouveau cette amitié entre la spiritualité chrétienne et l’art, souhaitée par mes vénérés prédécesseurs, en particulier par les Serviteurs de Dieu Paul VI et Jean-Paul II.
Le second aspect est que la force du style roman et la splendeur des cathédrales gothiques nous rappellent que la "via pulchritudinis", la voie de la beauté, est un chemin privilégié et fascinant pour s’approcher du Mystère de Dieu. Qu’est-ce que la beauté - que les écrivains, les poètes, les musiciens, les artistes contemplent et traduisent dans leur langage - sinon le reflet de la splendeur du Verbe éternel fait chair ? Saint Augustin affirme : "Interroge la beauté de la terre, interroge la beauté de la mer, interroge la beauté de l’air qui se dilate et se diffuse. Interroge la beauté du ciel, interroge l’ordre des étoiles, interroge le soleil, qui avec sa splendeur éclaire le jour ; interroge la lune, qui avec sa clarté atténue les ténèbres de la nuit. Interroge les bêtes sauvages qui se déplacent dans l’eau, celles qui marchent sur terre, celles qui volent dans les airs : âmes qui se cachent, corps qui se montrent ; visible qui se fait conduire, invisible qui conduit. Interroge-les ! Tous te répondront : Regarde-nous : nous sommes beaux ! Leur beauté les fait connaître. Cette beauté changeante, qui l’a créée, sinon la Beauté Immuable ?" (Sermo CCXLI, 2 : PL 38, 1134).
Chers frères et sœurs, que le Seigneur nous aide à redécouvrir la voie de la beauté comme l’un des itinéraires, peut-être le plus attirant et le plus fascinant, pour parvenir à
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> Focus ARTS ET MUSIQUE
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
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14:41 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cathedrales, pape, benoit xvi, catechese, moyen-age, christ, artistes, art, foi, europe, beaute, ratzinger, bressanone, pretres, logos, rationalisme, saints, apologie, chant greogrien, mozart, bruckner, bach, palestrina, polyphonie, ecole viennoise, musique, compositeurs, verite, art gothique, art baroque, apocalypse, eglises romanes, architecture, france, voutes ogivales, vitraux, saint-denis, paris, bible, spiritualite, paul vi, jean paul ii, via pulchritudinis, saint augustin |
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05.08.2009
Le Curé d'Ars contre la dictature du relativisme
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Benoît XVI propose l'exemple du Saint Curé d'Ars contre la dictature du relativisme

La dictature du relativisme mortifie la raison. Benoît XVI est revenu, ce mercredi, sur un des thèmes qui lui sont chers. Le Pape a présidé l’audience générale à Castelgandolfo, dans sa résidence d’été après une interruption de plusieurs semaines.
Quelque 4.000 personnes, parmi lesquelles des martiniquais, des chinois, des coréens, s’étaient rassemblées dans la cour de la résidence pontificale. Un écran avait été installé à l’extérieur du palais pour ceux qui n’avaient pas pu entrer.
Benoît XVI avait choisi d’axer sa réflexion sur la vie de Saint Jean Marie Vianney, le Curé d’Ars, mort il y a 150 ans, le 4 aout 1859, et dont l’exemple est proposé aux prêtres du monde entier en cette année sacerdotale, placée sous son patronage. L’ambiance était joyeuse, décontractée, dans la petite cour du palais. Les pèlerins, avaient le visage levé vers le balcon où se tenait le Pape… le Pape dont le discours a été interrompu à plusieurs reprises par des chants et des applaudissements.
Benoît XVI a cité en exemple la force prophétique du Curé d’Ars et son combat contre le rationalisme dominant dans la France post-révolutionnaire. Le contexte actuel est tout autre, certes, mais les défis sont tout aussi difficiles et peut-être même plus complexes - a-t-il noté - car on constate aujourd’hui dans certains milieux une sorte de dictature du relativisme.
Pour le Pape, rationalisme et relativisme constituent tous deux des réponses inadéquates au besoin légitime de l’homme de pouvoir utiliser pleinement sa propre raison comme un élément distinctif de son identité. Le rationalisme, qui prétendait ériger la raison comme unique mesure de toute chose, s’est révélé insuffisant parce qu’il n’a pas tenu compte des limites humaines.
Le relativisme contemporain, de son côté, mortifie la raison car il finit par prétendre que l’être humain ne peut accéder à aucune connaissance certaine en dehors du domaine scientifique positif. Aujourd’hui comme alors, l’homme est à la recherche de sens et d’accomplissement, il attend des réponses exhaustives aux questions fondamentales qu’il ne cesse de se poser.
Benoit XVI, qui s’est exprimé comme chaque semaine en plusieurs langues, a demandé aux fidèles de prier pour les prêtres.
19:25 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cure d ars, jean-marie vianney, benoit xvi, pape, annee sacerdotale, pretres, relativisme, castelgandolfo, rationalisme, france |
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