07.03.2011

La face cachée de nos portables, le trafic de coltan

portables coltan.JPGQuel rapport entre le téléphone portable, les verres de lunettes ou les consoles de jeux vidéo et la République Démocratique du Congo ? Réponse : le Coltan. Ce minerai est un composant de nos appareils électroniques et c’est en RDC que se trouve la plupart des mines. Et son commerce a une face sombre : il favorise le trafic d’êtres humains ou finance le trafic d’armes.

Daniel Balint Kurti est chef de campagne pour la République Démocratique du Congo dans l’ONG Global Witness. Il décrit les controverses du marché du Coltan. >> RealAudioMP3 

Dossier réalisé par Marie-Agnès Georges (Radio Vatican).

22.12.2010

La nouvelle basilique de la RDC dédiée à soeur Marie-Clémentine Anuarite

sœur Marie-Clémentine Anuarite.jpgEn République Démocratique du Congo, une nouvelle basilique sera dédiée à sœur Marie-Clémentine Anuarite, religieuse de la Congrégation des sœurs de la Sainte Famille de Kisangani. Elle fut assassinée le 1er décembre 1964 par les Simbas pour avoir refusé de céder aux avances du colonel Ngalo. Sœur Anuarite est aujourd’hui un modèle de courage, de fidélité et de charité.

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22.11.2010

Mgr Monsengwo, un cardinal pour la RDC

Cardinal-Monsengwo.jpgParmi les quatre nouveaux évêques venant d'Afrique, Mgr Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa en RDC, l'un des évêchés les plus importants du continent africain.

Il revient sur cette nouvelle charcge cardinalice, pour lui et pour son pays, fragilisé par les conflits: >> RealAudioMP3

 

(Radio Vatican)

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10.03.2010

Les èvêques congolais rendent hommage au cardinal Joseph Albert Malula

Sous le titre "Un pasteur prophétique", la capitale de la République démocratique du Congo accueille un congrès sur le cardinal Joseph Albert Malula, mort il y a vingt ans.

 

Malula0001.jpg (188×181)


Figure de proue de l’Église en Afrique, le cardinal Malula (photo) a été à la tête de l’archidiocèse de Kinshasa de 1964 à 1989. Son héritage est précieux pour les jeunes catholiques congolais. Un exemple particulièrement important en cette année sacerdotale.

 

bukavu09_session03.jpg (127×142)

 

Nous vous proposons le témoignage d’un théologien qui l’a connu : le père Léonard Santédi (photo), secrétaire général de la conférence des évêques de RDC: >>

 

(Radio Vatican)

26.02.2009

Que se passe-t-il dans l'est du Congo?

AFRIQUE/R.D. CONGO - Que se passe-t-il dans l’Est du Congo ? Pour Fides un rapport des missionnaires sur les opérations militaires congolaises et rwandaises

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/R%C3%A9gion_Ituri_R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo.png


Kinshasa (Agence Fides) - Que se passe-t-il dans le Nord du Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC) où depuis janvier une opération conjointe des armées congolaise et rwandaise est en cours, pour désarmer et rapatrier les milices hutu rwandaises ? Les missionnaires du réseau ‘Paix pour le Congo’ ont envoyé un rapport détaillé à l’Agence Fides, dans lequel il est affirmé que les opérations en cours ont lieu « dans un silence presque total, interrompu parfois par des informations provenant presque exclusivement des bulletins de la coalition rwando-congolaise ».

Selon les missionnaires, le retour au Rwanda de milliers de réfugiés a été entrepris. Il s’agit en grande partie de personnes qui s’étaient réfugiées dans le Zaïre d’alors, après le génocide de 1994. Parmi les réfugiés il y avait différentes personnes impliquées dans les massacres, tandis que d’autres étaient leurs proches ou des personnes qui fuyaient parce qu’elles craignaient de finir victimes des représailles. Dans les camps de réfugiés, des groupes de guérilla se sont créés, qui depuis plusieurs années contribuent à l’instabilité dans le Nord et le Sud du Kivu.

Suite aux accords du début de l’année entre le Rwanda et la RDC, l’ex-général rebelle Laurent Nkunda, qui depuis un an et demi alimentait la guerre dans la province du Nord-Kivu, a été arrêté par le Rwanda et maintenu en résidence surveillée à Gisenyi tandis que Kigali a envoyé des troupes dans le Nord du Kivu, par la frontière de Goma, pour chasser les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR, le principal groupe de miliciens hutu rwandais actif dans la région).

« Personne ne sait ce qui se passe réellement sur le front. Aucun journaliste indépendant n’y est admis et on ne dispose que des bulletins de guerre émis par les forces rwando-congolaises ou des informations provenant d’une source fidèle au président congolais » affirment les missionnaires, qui s’interrogent sur le vrai but des opérations : « Si on voulait contraindre les réfugiés à revenir dans leur pays, on encerclerait le territoire qui les accueille pour les pousser vers la frontière, au lieu de suivre le mouvement inverse, en les poussant vers l’intérieur du Congo. On les repousse ? On les tue ? Vu qu’il n’y a pas de témoins, qui sait? Les FDLR sont bien armées et connaissent la forêt comme leurs poches; leurs assaillants sont bien armés et leur comportement dans le passé a été marqué par une grande facilité à tuer même la population civile ».

De toute façon les missionnaires ont réuni des témoignages du retour de milliers de civils hutu au Rwanda : « plusieurs milliers de civils ont déjà traversé la frontière, mais les combattants des FDLR rapatriés seraient seulement quelques dizaines ».

Les réfugiés passent par un camp transitoire, d’où chaque famille, munie d’un kit de premier secours donné par le Haut-commissariat ONU pour les réfugiés, atteint sa colline d’origine. « Pour y trouver, peut-être, sa maison déjà occupée. Pendant ces années au Rwanda, le principe en vigueur était d’aller habiter dans une maison abandonnée, au cas où la sienne avait été détruite. Le président Kagame a imposé de rendre ces maisons aux réfugiés qui rentrent. Dans d’autres cas, il ne reste de la maison que des épaves : après quinze années d’abandon, les tôles, portes et fenêtres ont été emportées » écrivent les missionnaires.

La population congolaise regarde avec satisfaction le retour des réfugiés rwandais, mais en même temps avec compassion. Elle a accueilli autant les tutsi que les hutu, selon les changements politiques au Rwanda, mais s’est trouvée inévitablement impliquée dans des conflits qui ne la concernaient pas. Depuis 1996, elle a beaucoup souffert à cause des guerres qui ont fait plus de cinq millions de morts. En outre, dans le Bushi, elle a assisté impuissante aux violentes attaques contre les villages perpétrées par les milices Rasta, composées de hutu et de malfaiteurs congolais, qui tuaient, séquestraient les personnes pour exiger ensuite des rançons, violaient les femmes et même les petites filles. « En même temps, la population s’inquiète du sort des réfugiés qui reviennent au Rwanda, et se demande pourquoi la Communauté internationale, qui a incité la R.D. Congo et le Burundi au dialogue interne, n’en fait pas autant pour le Rwanda. En demandant l’institution d’un observatoire sur l’importation des matières premières en Europe (vraie cause des guerres dans la région), les missionnaires concluent : « Il est temps que la justice anime les relations internationales, car l’injustice est toujours couverte du sang des personnes pauvres».

(Agence Fides 24/2/2009)

15.02.2008

Les évêques du RDC: Changeons nos coeurs

AFRIQUE/CONGO RD - “Nous soutenons le processus de révision des injustes contrats miniers” affirment les évêques congolais

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Les évêques congolais ont adressé au pays « un vibrant appel pour un déclic international et pour un changement de mentalité », à travers un message du comité permanent de la Conférence épiscopale de la République Démocratique du Congo. Le message, intitulé « Changeons nos cœurs » a été envoyé à l’Agence Fides.

« L’avenir de notre pays est en jeu, nous ne pouvons nous taire »
rappellent les évêques qui précisent :
« loin d’être un simple cri d’alarme pour effrayer les uns et les autres, notre appel entend être un message d’espérance pour affronter les difficultés du présent et projeter l’avenir avec optimisme, réalisme, lucidité et responsabilité ».
A un an de la formation des nouvelles institutions nées des élections de décembre 2006, la Conférence épiscopale congolaise note que le
« pays semble traîner le passé, à cause des graves crises relatives à la question de la paix et de la justice, des exigences éthiques dans la gestion de la chose publique et d’une direction visionnaire et dynamique capable de faire front aux défis de la nation ».
Parmi ces défis les évêques indiquent le malaise social, symbolisé par la grève des enseignants et des fonctionnaires publics, la formation des jeunes, dont beaucoup vivent dans la rue, les questions de sécurité et de paix, qui sont étroitement liées à celle de l’exploitation des ressources naturelles congolaises.
« Les conflits d’intérêt des groupes économiques, éventuellement soutenus par leurs états, pour l’exploitation des ressources naturelles de la RDC, ne constituent-ils pas une des raisons de l’insécurité de notre territoire ? »,
se demandent les évêques.
« L’exploitation des ressources naturelles ne finit pas de soulever de graves problèmes de souveraineté, de justice, de légalité, de respect des populations et de l’environnement »,
continue le document.
« Nous soutenons le processus de révision des contrats injustes et nous exigeons des gouvernements étrangers et des institutions financières internationales qu’elles respectent ce processus. Nous demandons à notre gouvernement de rendre clair et transparent le cadre juridique de la situation des contrats miniers et forestiers. Les entreprises minières et forestières doivent respecter les obligations en matière sociale et environnementales ».
Le défi lancé par l’Eglise catholique peut être vaincu à condition qu’il y ait un
« changement des cœurs et des mentalités. L’Eglise s’engage à apporter sa contribution dans ce domaine par une réflexion pastorale qui éclaire le lancement d’une commission de pacification, de réconciliation et de reconstitution communautaire ».
(Source : Agence Fides 13/2/2008)


“Changeons nos coeurs” (en français)
 

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06.02.2008

Congo RD: Tremblement de terre - Témoignage

AFRIQUE/CONGO RD - Le témoignage à Fides d’un missionnaire sur le tremblement de terre qu’a subi la région des Grands Lacs

« La secousse la plus grosse, longue (elle a duré peut-être 30 secondes) et meurtrière, a été la première, mais elle a été suivie d’une infinité de petites de aussi de grandes : entre 12h30 et 13h le 3 février nous en avons senti au moins 4, les deux dernières nous ont fait sauter sur nos pieds et regarder vers la porte… mais elle était déjà passée ».
C’est le témoignage envoyé à l’Agence Fides par le P. Antonio Trettel, un missionnaire xavérien qui travaille à Bukavu, dans le Sud Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, l’un des deux zones, avec le Rwanda, frappées par un violent séisme (6 degrés sur l’échelle de Richter).

Le missionnaire affirme que la communauté xavérienne locale n’a pas subi de dommages quant aux personnes et aux choses, mais que dans la ville les conséquences ont été beaucoup plus graves : on parle de nombreux dommages matériels et aussi de victimes, un église s’est effondrée sur la population dans les environs de Kabare, deux morts tirés des décombres se trouvent maintenant à l’hôpital général de Bukavu.

Le P. Trettel précise
« avoir vu les photos du P. Emilio OFM de l’église de Nyantende, remplie de gens qui ont vu deux fissures lézarder le mur de pierres… qui heureusement sont toutes tombées à l’extérieur ! Personne, même pas un blessé ! Au moins deux toits du grand Collège Afalgiri se sont affaissés sur le côté, cependant ici aussi il semble n’y avoir aucun blessé, entre autre parce que c’était un dimanche. Au moins un immeuble de plusieurs étages s’est effondré, mais on ne sait rien encore des victimes. Au moins 3 ou 4 personnes sont mortes dans l’effondrement du marché rempli de monde de Nyahuera et plusieurs autres ont été blessées ».
Selon les experts, le tremblement de terre était dû aux mouvements de la faille de la Rift Valley, qui traverse aussi cette région. Le P. Trettel affirme aussi que l’on peut exclure que les responsables soient les volcans de Goma, « car Goma est très tranquille et on n’a rien entendu ».

Le missionnaire ajoute cependant qu’un autre danger naturel menace le Kivu.
« Le gaz méthane sous le lac Kivu, on sait que c’est une vraie bombe à retardement, mais il ne semble pas qu’il soit responsable de la tragédie actuelle ».
Selon un bilan provisoire des autorités le tremblement de terre a provoqué 40 morts (dont 34 au Rwanda) et au moins 400 blessés. Les sans-abri sont des centaines.
 
(Source : Agence Fides 4/2/2008)
 
Ici, à la Martinique, de nouvelles secousses sismiques ont inquiété la population: magnitude 5 sur l'échelle de Richter. 
 
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05.02.2008

RDC, Rwanda: tremblement de terre, des milliers de sans-abri

"Pour la seconde nuit consécutive, la plupart des habitants de Bukavu ont dormi dehors, respectant les recommandations des autorités locales.

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Les dommages matériels sont importants et seront évalués aujourd'hui par une délégation ministérielle venue de Kinshasa", dit à la MISNA Père Justin Nkinzi, membre de la Commission Justice et Paix de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu frappé par un fort tremblement de terre dimanche dernier ayant provoqué la mort de cinq personnes, une personne de moins que le bilan donné précédemment dans la mesure où un enfant comptabilisé dans les victimes a été retrouvé sain et sauf.
"Nous savons que 200 blessés sont hospitalisés mais de nombreuses personnes ne se sont pas rendues à l'hôpital. Les conséquences du séisme seront lourdes pour les familles qui vivent de petit commerce et qui ne pourront pas travailler à cause de leurs blessures ou des destructions",
a souligné Père Nkinzi.
"Ce matin – a-t-il ajouté –, l'archevêque, Mgr Xavier Maroy Rusengo, a célébré une messe et demandé la solidarité de tout le monde, au niveau local, pour réussir à surmonter les difficultés".
Selon une évaluation d'agences humanitaires qui opèrent sur place, près de 4500 personnes sont sans abri dans la zone de Bukavu.
 
Pendant ce temps, dans le Rwanda voisin, le bilan des victimes a grimpé à 38 morts, selon le ministère de la Santé. La zone la plus touchée est de celle de Cyangugu, dans l'Ouest, où au moins 259 habitations ont été entièrement détruites, causant au moins un millier de déplacés. De nombreux édifices de culte ont également subi de graves dommages matériels.
 
(Source : MISNA)
 
 
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07.12.2007

Sommet d'Addis Abeba sur les Grands Lacs

AFRIQUE/CONGO RD - Ouverture du sommet sur les Grands Lacs; pour la presse congolaise les USA sont en première ligne dans la recherche de la paix

“La Pax americana”, “Nkunda défie Bush: la guerre totale dans le Nord du Kivu”. Ce sont quelques titres de la presse congolaise qui met en exergue le Sommet d’Addis Abeba, en Éthiopie, consacré à la crise des Grands Lacs, et aux opérations militaires conduites par l’armée congolaise dans l’Est de la RDC contre le général rebelle Laurent Nkunda.

La réunion qui s'est ouverte ce 5 décembre, à Africa Hall, le siège historique où en 1964 a été fondée l’Organisation de l’Union Africaine (précurseur de l’actuelle Union Africaine), prévoyait la participation de 4 présidents africains : le congolais Joseph Kabila, l’ougandais Yoweri Museveni, le rwandais Paul Kagame et le Burundais Pierre Nkurunzinza. Mais c’est surtout la présence du secrétaire d’État américain, Condoleezza Rice, qui attire l’attention des observateurs des questions africaines.
 
Afrique de l'Est: Sommet d'Addis Abeba, quitte ou double
 
 
La presse congolaise souligne que Washington, en réunissant les 4 chefs d’État africains (cependant le président congolais Kabila ne pourra pas participer au sommet, d’après ce qu’a dit un fonctionnaire qui voyage avec Mme Rice), a désormais décidé de donner la plus grande importance à la résolution de la crise de la région des Grands Lacs.

Deux raisons principales ont poussé le gouvernement américain à intervenir dans cette crise de dix ans : la volonté d’effectuer un déploiement stratégique dans une région qui risque de devenir à long terme une source d’instabilité, entre autre parce qu’elle est voisine de la poudrière somalienne, et le désir de l’administration Bush de terminer son mandat avec des succès diplomatiques.

Les plans américains à long terme prévoient l’élimination des dites “forces négatives”, les groupes de guérilla qui opèrent dans la région à cheval sur la RDC, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda. Il s’agit en particulier des ex-membres des milices rwandais responsables du génocide de 1994. Congo et Rwanda ont signé en Novembre à Nairobi (Kenya), un accord, sponsorisé par Washington, pour rendre sûres les frontières et désarmer les guérilleros rwandais. En échange Kinshasa a obtenu la voie libre pour frapper les rebelles du général Nkunda, auquel l’administration américaine avait offert la possibilité de l’exil.

Nkunda ne semble cependant pas avoir l’intention de se rendre facilement, et maintenant dans Nord du Kivu c’est la guerre ouverte entre ses troupes et celles de l’armée congolaise. Les hommes de Nkunda se sont emparés des villages de Kikuku et Nyanzale (à 100-130 km du chef-lieu Goma), contraignant à la fuite 40.000 civils.
 
(Source : Agence Fides)


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