24.06.2009

LA COMMUNICATION DE L’EGLISE - RADIOS CATHOLIQUES ET NOUVELLES TECHNOLOGIES POUR LA MISSION (4)

Le Congrès International des Radios


            Etant donné ses caractéristiques - possibilité d'utilisation, simplicité, utilisation de la parole, facilité pour trouver les moyens nécessaires - la Radio est un instrument qui a été redécouvert aussi par la Mission catholique. Le rapport entre Mission et Radios Catholiques, a été l'objet d'un Congrès, organisé au mois de juin 2008 par le Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, sous ce titre significatif : « L'identité de la mission des Radios Catholiques aujourd'hui. De la pensée sur l'homme à une information au service de la personne ». Le Congrès, dont ont été protagonistes plus de 60 Pays des 5 Continents, a été l'occasion pour réfléchir sur le rôle de la Radio dans les Territoires de Mission, et pour présenter les expérience les plus significatives déjà en cours. Les participants au Congrès ont été reçus par le Pape Benoît XVI, qui a mis l'accent sur l'importance de la parole, instrument fondamental pour l'homme de réaliser une des caractéristiques anthropologiques qui le distingue, celle de la communication.

 

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Benoît XVI et Mgr Celli


            La capacité de relation de l'homme se fonde « sur la richesse partagée par une raison créée à l'image et à la ressemblance du Logos Eternel de Dieu, ce Logos par lequel tout a été créé librement et par amour ». Un Logos non étranger à la vie des hommes mais qui, au contraire, dans l'amour révélé par Lui et donné dans le Christ, suscite en eux la possibilité et le désir d'un rapport nouveau avec Lui et entre eux. Le thème de la parole a été central aussi au Synode des Evêques, au mois d'octobre dernier, centré effectivement sur la Parole de Dieu, sur l'écoute, sur la lecture et sur l'amour dont le Verbe doit être l'objet.

            Le Congrès a été pensé comme étant possibilité réelle de contribution et d'échange entre les différentes réalités présentes : pour cela, il a été réparti en groupes qui, durant les différentes journées, ont abordé le rôle des Radios dans la communication de la parole, les potentialités de la Radio selon le message et selon le public auquel on s'adresse, les questions qu'il est le plus urgent d'aborder par la Radio, l'apport des nouvelles technologies pour utiliser la Radio au maximum des possibilités dont elle est faite. Des idées importantes de travail ont été émises par ce Congrès : comme l'a déclaré également le Pape, en rencontrant les membres du Congrès, la conscience d'une manière toujours nouvelle que les Radios Catholiques ont de faire la Mission ; la certitude que l'expérience radiophonique naît elle aussi de la rencontre avec Jésus, et donc, qu'elle a comme mission la diffusion de l'Evangile, vécue dans un contexte spécifique (en fonction des lieux, par exemple) ; la promotion humaine, à laquelle les Radios doivent toujours veiller, surtout dans les endroits les plus difficiles où, même pour utiliser la Radio est problème qui semble impossible ; Et, comme l'a rappelé Mgr Celli, la conscience d'être porteurs du Message d'un Autre plus grand que nous : non seulement, donc, les innovations technologiques ou les capacités personnelles à faire de la Radio un véhicule important pour l'évangélisation, mais surtout la Grâce de Dieu qui se transmet par la Parole.

(fides.org)


09.06.2009

Le nom de la Trinité imprimé en tout ce qui existe

VATICAN - « Le ‘nom’ de la Sainte Trinité est en un certain sens imprimé dans tout ce qui existe, car tout l’être, jusqu’aux plus petites particules, est être en relation, et ainsi transparaît le Dieu-relation, et en dernier lieu l’Amour créateur » : le Pape à l’Angélus

 


Cité du Vatican (Agence Fides) – « En ce jour nous contemplons la Très Sainte Trinité comme nous l’a fait connaître Jésus. Il nous a révélé que Dieu est amour ‘non dans l’unité d’une seule personne, mais dans la Trinité d’une seule substance’ (Préface) : il est Créateur et Père miséricordieux ; il est Fils Unique engendré, éternelle Sagesse incarnée, mort et ressuscité pour nous ; il est enfin Esprit Saint qui conduit tout, cosmos et histoire, vers la pleine récapitulation finale ». C’est par ces paroles que le Saint-Père Benoît XVI s’est adressé aux fidèles réunis place Saint Pierre avant de réciter la prière mariale de l’Angélus, dimanche 7 juin, solennité de la Sainte Trinité.

“Trois personnes qui sont un seul Dieu –a expliqué le Pape- car le Père est amour, le Fils est amour, le Saint-Esprit est amour. Dieu est tout amour et n’est qu’amour, amour très pur, infini et éternel. Il ne vit pas dans une splendide solitude, mais il est plutôt source intarissable de vie qui sans cesse se donne et se communique. Nous pouvons dans une certaine mesure en avoir l’intuition, en observant autant le macrocosme : notre terre, les planètes, les étoiles, les galaxies ; que le microcosme : les cellules, les atomes, les particules élémentaires. Le ‘nom’ de la Sainte Trinité est en un certain sens imprimé dans tout ce qui existe, car tout l’être, jusqu’aux plus petites particules, est être en relation, et ainsi transparaît le Dieu-relation, et en dernier lieu l’Amour créateur. Tout provient de l’amour, tend à l’amour, et est mu par l’amour, avec naturellement des degrés différents de conscience et de liberté ».

Après avoir cité le Psaume 8 « O Seigneur, Notre Seigneur/ comme ton nom est admirable sur la terre! » (Ps 8,2) Benoît XVI a souligné que « la preuve la plus grande que nous sommes faits à l’image de la Trinité est celle-ci: seul l’amour nous rend heureux, car nous vivons en relation, et nous vivons pour aimer et pour être aimés. Utilisant une analogie suggérée par la biologie, nous pourrions dire que l’être humain porte dans son propre ‘génome’ l’empreinte profonde de la Trinité, de Dieu-Amour ».

Enfin il a invoqué la Vierge Marie, qui « a accueilli la volonté du Père et a conçu le Fils par l’œuvre du Saint Esprit », et qui est donc le « miroir de la Sainte Trinité », pour qu’elle aide tous les fidèles à croître dans la foi du mystère trinitaire.

  (Agence Fides 8/6/2009)

24.02.2009

Benoît XVI dénonce des polémiques destructrices qui caricaturent l’Eglise

ROME, Lundi 23 février 2009 (ZENIT.org) - Dans une longue méditation sur la liberté, Benoît XVI a dénoncé « des polémiques » qui naissent par une « arrogance intellectuelle » et qui caricaturent l'Eglise.

 

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Comme chaque année, le pape a rendu visite, le 20 février en fin de journée, au Séminaire majeur romain. Après avoir prié devant l'image de la Vierge de la Confiance, le pape a rencontré la communauté du séminaire. Il a proposé une lectio divina sur un passage de la Lettre de saint Paul aux Galates (5, 13-16).

Devant les séminaristes, le pape a cité saint Paul :

« Si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde : vous allez vous détruire les uns les autres... vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ».

Saint Paul « montre ainsi des polémiques qui naissent là où la foi dégénère en intellectualisme et où l'humilité est substituée par l'arrogance de se sentir meilleurs que l'autre », a affirmé le pape.

« Nous voyons bien qu'aujourd'hui encore il y a des choses similaires où, au lieu de s'insérer dans la communion avec le Christ, dans le corps du Christ qui est l'Eglise, chacun veut être supérieur à l'autre et par une arrogance intellectuelle, veut faire croire qu'il serait meilleur », a poursuivi Benoît XVI. « Et c'est ainsi que naissent des polémiques qui sont destructrices, c'est ainsi que naît une caricature de l'Eglise qui devrait être une seule âme et un seul cœur ».

Pour le pape, « nous devons trouver un motif d'examen de conscience dans cet avertissement de saint Paul : ne pas penser être supérieurs à l'autre, mais nous trouver dans l'humilité du Christ, nous trouver dans l'humilité de la Vierge, entrer dans l'obéissance de la foi ». « C'est ainsi que le grand espace de la vérité et de la liberté dans l'amour s'ouvre vraiment à nous », a-t-il ajouté.

Dans sa méditation sur la liberté, le pape a rappelé qu'« il n'y a pas de liberté contre l'autre ». « Si je m'absolutise, je deviens ennemi de l'autre, nous ne pouvons plus vivre ensemble et toute la vie devient cruauté, devient un échec », a-t-il estimé. « Seule une liberté partagée est une liberté humaine ; en étant ensemble nous pouvons entrer dans la symphonie de la liberté ».

Tout en rappelant que la liberté avait toujours été « le grand rêve de l'humanité » et cela « particulièrement à l'époque moderne », Benoît XVI a expliqué que, paradoxalement, elle se réalise « dans le service ». « Nous devenons libres si nous nous mettons au service les uns des autres », a poursuivi le pape. « Nous sommes des êtres de relation et ce n'est qu'en acceptant » cela « que nous entrons dans la vérité ». « Autrement, nous entrons dans le mensonge et finalement, nous nous détruisons », a-t-il ajouté.

Marine Soreau