04.01.2011

Le Cardinal Sarr, archevêque de Dakar, analyse l'année 2010 pour l'Afrique

afrique.JPGL’année 2010 en Afrique a été riche en événements, tant sur le plan politique, économique, religieux mais aussi sportif. C’est en effet la première fois que le continent africain accueillait la coupe du monde de football. Mais 2010 c’est aussi l’année qui succède à l’assemblée spéciale du Synode des évêques pour l’Afrique. C’est également, pour de nombreux pays africains, une année marquée par le cinquantenaire de l’indépendance et par plusieurs élections : en Guinée, au Rwanda, au Burundi et tout dernièrement en Côte d’Ivoire.

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27.08.2009

Les quarante ans de la Fédération biblique catholique

Les quarante ans de la Fédération biblique catholique

Un fruit du concile Vatican II

 

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ROME, Lundi 24 août 2009 (ZENIT.org). - La Fédération biblique catholique internationale (FBC) voulue par le pape Paul VI (photo) après le concile, est née le 16 avril 1969 et a donc célèbré donc ses 40 ans.  L'Osservatore Romano du 23 août a salué l'anniversaire (pp. 4 et 5 de l'édition quotidienne en italien). 

Pour Paul VI, c'était une de façon de mettre en œuvre la constitution dogmatique conciliaire sur la Révélation divine, Dei Verbum

Cet organisme est actuellement présent dans 134 pays et se distingue « par son témoignage de pluralisme dans l'unité de la foi grâce à une utilisation vivante et vitale de l'Ecriture en harmonie avec l'enseignement de l'Eglise », écrit L'OR. Elle compte plus de 330 institutions membres qui s'engagent « à aider les personnes à vivre le message vivifiant de la Bible dans leur vie de tous les jours ». Son site Internet est plurilingue. 

La Fédération biblique catholique a été instituée par Paul VI pour « encourager et promouvoir la prise de conscience de l'importance unique de l'Écriture Sainte à tous les niveaux de la vie de l'Église », indique le site de la FBC : « Elle tire ses origines du Concile Vatican II et se voit comme la promotrice de la Bible dans l'Église catholique ». 

Enracinée dans l'Église catholique, la Fédération biblique catholique est ouverte au dialogue oecuménique et interconfessionnel. Elle prône la tolérance et le respect des autres cultures et religions. Elle est aussi activement engagée au service de la réconciliation, de la justice et de la paix. 

Par son engagement pour l'Évangile, la Fédération biblique catholique « joue un rôle actif dans la construction d'un monde où les valeurs d'amour de Dieu et des autres, de justice et de responsabilité sont essentielles ». 

Anita S. Bourdin

17.04.2008

Bouddhisme: du quiétisme à la politique active

Le bouddhisme change lui aussi. Passant du quiétisme à la politique active

Le Dalaï Lama lance à ses fidèles des appels répétés à la non-violence. Mais ils ne lui obéissent pas tous. Comme le christianisme et l'islam, cette religion envahit la scène publique sous de nouvelles formes

par Sandro Magister



ROMA, le 15 avril 2008 – Le président George W. Bush recevra demain (NDR: hier) à la Maison Blanche le chef de l’Eglise catholique, en visite aux Etats-Unis. Il y a six mois, il recevait avec tous les honneurs un autre grand leader religieux, le Dalaï Lama.

Les autorités de Pékin avaient vivement protesté avant et après cette rencontre. Leur protestation a été tout aussi énergique lorsque, quelques semaines plus tard, fin novembre, le Dalaï Lama a annoncé sa visite à Rome et a fait comprendre qu’il rencontrerait volontiers Benoît XVI. Comme il l’avait déjà fait en 2006 et neuf fois auparavant avec Jean-Paul II.

Cependant, contrairement au président américain, Benoît XVI a cédé à la pression exercée par la Chine. L’audience a été annulée, ou plutôt, on a déclaré qu’“elle n’avait jamais figuré au programme“.

La Chine avait en effet menacé l’Eglise de Rome de bloquer les nominations de nouveaux évêques à Pékin, Shanghai, Canton, Guizhou et dans une quarantaine d’autres diocèses.

Mais ce n’était pas tout. Depuis quelque temps, le poids politique du Dalaï Lama sur la scène internationale s’était beaucoup accru. Et il allait augmenter encore plus au cours des mois suivants. Par conséquent, un geste d’amitié à son égard aurait beaucoup plus irrité la Chine que par le passé.

En annulant l’audience avec le pape, la diplomatie du Vatican a donc pensé agir pour la défense des chrétiens de Chine, minorité religieuse opprimée et persécutée comme cette autre grande minorité que sont les bouddhistes du Tibet.

Ces derniers sont cependant beaucoup moins pacifiques.

* * *

Le passage d’une religion comme le bouddhisme – définie traditionnellement comme contemplative et identifiée au pacifisme – à la politique militante, y compris en utilisant des armes, est l’une des nouveautés de notre époque.

Ce passage s’inscrit dans la tendance générale actuelle: toutes les religions interviennent davantage sur la scène publique.

Pour le christianisme et l’islam, cette évolution est connue de tous. Les événements des derniers mois montrent que le bouddhisme ne fait pas exception.

C’est en Birmanie puis au Tibet que l’on a le plus nettement vu le bouddhisme passer de positions quiétistes, favorisant le statu quo, à une action de critique et de transformation de la société, même face à des répressions violentes.

Mais si les méthodes employées en Birmanie ont été non-violentes, il se passe quelque chose de différent au Tibet. La rébellion s’exprime parfois avec une force dévastatrice contre les chinois détestés mais aussi contre ceux des Tibétains qui semblent favorisés par la modernisation engagée par le gouvernement de Pékin.

Les organisations bouddhistes qui soutiennent la cause du Tibet depuis l’étranger ne recourent pas toutes aux seules méthodes non-violentes.

Preuve en est, la difficulté qu’éprouve le Dalaï Lama – la plus haute autorité religieuse des bouddhistes tibétains – à faire respecter ses indications pacifistes.

Son dernier message qu’il a adressé à ses fidèles, le 6 avril, depuis son quartier général de Dharamsala, au nord de l’Inde, se conclut d’ailleurs par cet appel à tous les Tibétains, vivant dans leur patrie ou en exil.

“Je veux demander à mes concitoyens tibétains qui vivent hors du Tibet d’être plus vigilants que jamais. Nous ne devrions nous engager dans aucune action qui puisse être considérée, si peu que ce soit, comme violente. Même face aux provocations, nous ne devons jamais permettre que nos valeurs les plus précieuses et les plus profondes soient compromises. Je suis convaincu que nous parviendrons au succès en suivant la voie de la non-violence. Nous devons être sages, comprendre où se trouvent la sympathie et le soutien à notre cause. Encore une fois, je veux répéter mon appel aux Tibétains à pratiquer la non-violence et à ne jamais s’écarter de ce chemin, quelle que soit la gravité de la situation“.



Les deux agences catholiques les plus informées:

> Asia News

> UCA News


Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.
(Source : www.chiesa)

17:15 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bouddhisme, religons, societe, politique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |