18.05.2012

L’Allemagne a besoin d’un nouveau départ missionnaire et apostolique

1_0_588582.jpegLe 98e Katholikentag, organisé depuis 1848 par le comité central des catholiques allemands, allemand se déroule cette année à Mannheim, du 16 au 28 mai. Près de 60 000 chrétiens de toute l’Allemagne y sont attendus. Le président allemand Joachim Gauck, la chancelière Angela Merkel et plusieurs ministres ont confirmé leur participation.

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Le Pape invite les catholiques américains à parler d'une seule voix

1_0_589000.jpegBenoît XVI apprécie la meilleure tradition de l’Eglise catholique aux Etats Unis et ses efforts incessants pour aider les immigrés qui affluent dans le pays. Il l’a redit ce vendredi matin en recevant un groupe de quinze évêques catholiques américains de rite oriental venus à Rome pour leur visite ad limina. 

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26.09.2011

Visite de Benoît XVI en Allemagne : l'analyse d'un journaliste allemand

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Tout au long de sa visite en Allemagne, le Pape s’est adressé sans détours aux différents acteurs de la société allemande mais c’est à la communauté catholique qu’il a adressé le message le plus exigeant. Dans une société marquée par le sécularisme Benoît XVI a exhorté l’Église et les fidèles à donner un nouvel élan, un nouveau visage à l’engagement catholique. Face à une Église traversée par des courants forts qui réclament des réformes concernant des questions telles que les divorcés remariés, ou le célibat sacerdotal, le Pape a rappelé que sans un véritable renouvellement de la foi, toute réforme structurelle demeurerait inefficace. 

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13.08.2011

Michael Lonsdale, Eric-Emmanuel Schmitt, deux parrains des JMJ s'expriment

Michael Lonsdale.JPGDes dizaines de milliers de jeunes sont en route vers l'Espagne depuis plusieurs jours. Plus de 50.000 jeunes français sont attendus à Madrid. Derrière eux, c’est toute une Église qui s’associe à leur démarche. Ainsi, chaque jeune qui part aux JMJ est confié à des parrains. Que ce soit sa communauté paroissiale, une communauté religieuse, une équipe du rosaire, une équipe du mouvement chrétien des retraités ou un groupe de prière du renouveau.

Mais il y a également des parrains pour l’ensemble des JMJistes français. Pour ces 26ème JMJ, trois personalités ont été choisies : l’acteur Michael Lonsdale, Emmanuel Faber, le directeur général délégué de Danone et Eric-Emmanuel Schmitt. 

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05.04.2010

Urbi et Orbi : "le monde a besoin d'une conversion spritituelle et morale"

Cœur de la foi chrétienne : la résurrection du Christ, célébrée cette année à la même date par les chrétiens du monde entier. Comme le veut la tradition, le Pape avait rendez-vous pour l'occasion avec les fidèles du monde entier pour la bénédiction Urbi et Orbi depuis la place Saint-Pierre.

 

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Ils ont répondu très nombreux à l'appel, malgré le mauvais temps. Avant la bénédiction prononcée en 65 langues, le Pape a invité l'Eglise et le monde au renouveau

 

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Armance Bourgois (Radio Vatican): >>

 

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09:00 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : urbi et orbi, paques, monde, renouveau, pape, benoit xvi, resurrection, eglise | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

20.03.2010

"Vous devez répondre de cela devant Dieu, ainsi que devant les tribunaux"

La lettre pastorale adressée par le pape aux catholiques d'Irlande à propos des abus sexuels commis sur des mineurs par des prêtres


par Benoît XVI




1. CHERS FRERES ET SŒURS DE L’EGLISE EN IRLANDE,
c’est avec une profonde préoccupation que je vous écris en tant que Pasteur de l’Eglise universelle. Comme vous, j’ai été profondément bouleversé par les nouvelles apparues concernant l’abus d’enfants et de jeunes vulnérables par des membres de l’Eglise en Irlande, en particulier par des prêtres et des religieux. Je ne peux que partager le désarroi et le sentiment de trahison que nombre d’entre vous ont ressenti en prenant connaissance de ces actes scandaleux et criminels et de la façon dont les autorités de l’Eglise en Irlande les ont affrontés.

Comme vous le savez, j’ai récemment invité les évêques irlandais à une rencontre ici, à Rome, pour rendre compte de la façon dont ils ont affronté ces questions par le passé et indiquer les mesures qu’ils ont prises pour répondre à cette grave situation. Avec certains prélats de la Curie romaine, j’ai écouté ce qu’ils avaient à dire, tant individuellement qu’en groupe, tandis qu’ils présentaient une analyse des erreurs commises et des leçons apprises, et une description des programmes et des protocoles aujourd’hui mis en place. Nos réflexions ont été franches et constructives. Je nourris l’espoir que, par conséquent, les évêques se trouvent à présent dans une position plus forte pour accomplir le devoir de réparer les injustices du passé et pour affronter les thèmes plus vastes liés à l’abus des mineurs selon des modalités conformes aux exigences de la justice et aux enseignements de l’Evangile.


2. Pour ma part, compte tenu de la gravité de ces fautes, et de la réponse souvent inadéquate qui leur a été réservée de la part des autorités ecclésiastiques dans votre pays, j’ai décidé d’écrire cette Lettre pastorale pour vous exprimer ma proximité et vous proposer un chemin de guérison, de renouveau et de réparation.


En réalité, comme de nombreuses personnes dans votre pays l’ont observé, le problème de l’abus des mineurs n’est pas propre à l’Irlande, ni à l’Eglise. Toutefois, le devoir qui se présente désormais à vous est celui d’affronter le problème des abus qui ont lieu au sein de la communauté catholique irlandaise et de le faire avec courage et détermination. Personne ne peut imaginer que cette situation douloureuse sera résolue dans de brefs délais. Des progrès positifs ont été accomplis, mais il reste encore beaucoup à faire. La persévérance et la prière sont nécessaires, ainsi qu’une grande confiance dans la force de guérison de la grâce de Dieu.

Dans le même temps, je dois également exprimer ma conviction que, pour se reprendre de cette blessure douloureuse, l’Eglise qui est en Irlande doit en premier lieu reconnaître devant le Seigneur et devant les autres, les graves péchés commis contre des enfants sans défense. Une telle reconnaissance, accompagnée par une douleur sincère pour les préjudices portés à ces victimes et à leurs familles, doit conduire à un effort concerté afin d’assurer la protection des enfants contre de tels crimes à l’avenir.

Tandis que vous affrontez les défis de ce moment, je vous demande de vous rappeler du «rocher d’où l’on vous a taillés» (Is 51, 1). Réfléchissez aux contributions généreuses, souvent héroïques, offertes à l’Eglise et à l’humanité tout entière par les générations passées d’hommes et de femmes irlandais, et faites en sorte que cela constitue un élan pour un examen de conscience honnête et un programme de renouveau ecclésial et personnel convaincu. Je forme la prière que, assistée par l’intercession de ses nombreux saints et purifiée par la pénitence, l’Eglise en Irlande surmontera la crise présente et redeviendra un témoin convaincu de la vérité et de la bonté de Dieu tout-puissant, manifestées dans son Fils Jésus Christ.
 

3. Tout au long de l’histoire, les catholiques d’Irlande se sont révélés une immense force de bien tant dans leur patrie qu’à l’étranger. Des moines celtes comme saint Colomban, diffusèrent l’Evangile en Europe occidentale en jetant les fondements de la culture monastique médiévale. Les idéaux de sainteté, de charité et de sagesse transcendante découlant de la foi chrétienne, ont trouvé une expression dans la construction d’églises et de monastères et dans l’institution d’écoles, de bibliothèques et d’hôpitaux qui contribuèrent à renforcer l’identité spirituelle de l’Europe. Ces missionnaires irlandais ont tiré leur force et leur inspiration de la foi ferme, de la direction solide et des comportements moraux justes de l’Eglise dans leur terre natale.

A partir du XVIe siècle, les catholiques d’Irlande ont subi une longue période de persécution, au cours de laquelle ils ont lutté pour maintenir vivante la flamme de la foi dans des circonstances dangereuses et difficiles. Saint Oliver Plunkett, l’archevêque martyr d’Armagh, est l’exemple le plus célèbre d’une multitude de fils et de filles courageux d’Irlande, prêts à donner leur vie pour la fidélité à l’Evangile. Après l’Emancipation catholique, l’Eglise fut libre de croitre à nouveau. Des familles et d’innombrables personnes qui avaient préservé leur foi au cours de la période de l’épreuve, devinrent le moteur d’une grande renaissance du catholicisme irlandais au XIXe siècle. L’Eglise offrit l’éducation, en particulier aux pauvres, et cela devait apporter une contribution importante à la société irlandaise. Parmi les fruits des nouvelles écoles catholiques, figura une croissance des vocations: des générations de prêtres, de religieuses et de frères missionnaires quittèrent leur patrie pour servir sur chaque continent, en particulier dans le monde anglophone. Ils furent admirables non seulement en raison de leur grand nombre, mais également en raison de la force de leur foi et de la solidité de leur engagement pastoral. De nombreux diocèses, en particulier en Afrique, en Amérique et en Australie, ont bénéficié de la présence de clergé et de religieux irlandais qui prêchèrent l’Evangile et fondèrent des paroisses, des écoles et des universités, des cliniques et des hôpitaux, qui servirent tant les catholiques, que la société en général, avec une attention particulière pour les besoins des pauvres.

Dans presque toutes les familles d’Irlande, il y a eu quelqu’un — un fils ou une fille, une tante ou un oncle — qui a donné sa vie à l’Eglise. Les familles irlandaises nourrissent à juste titre une grande estime et une grande affection pour leurs proches qui ont consacré leur vie au Christ, en partageant le don de la foi avec d’autres et en mettant en pratique cette foi dans le service généreux de Dieu et du prochain.
 

4. Au cours des dernières décennies, toutefois, l’Eglise dans votre pays a dû affronter de nouveaux et graves défis à la foi, découlant de la transformation et de la sécularisation rapides de la société irlandaise. Un changement social très rapide a eu lieu, qui a souvent eu des effets contraires à l’adhésion traditionnelle des personnes à l’égard de l’enseignement et des valeurs catholiques. Très souvent, les pratiques sacramentelles et de dévotion qui soutiennent la foi et lui permettent de croître, comme par exemple la confession fréquente, la prière quotidienne et les retraites annuelles, ont été négligées. Au cours de cette période, apparut également la tendance déterminante, également de la part de prêtres et de religieux, d’adopter des façons de penser et de considérer les réalités séculières sans référence suffisante à l’Evangile. Le programme de renouveau proposé par le Concile Vatican ii fut parfois mal interprété et en vérité, à la lumière des profonds changements sociaux qui avaient lieu, il était très difficile de comprendre comment les appliquer de la meilleure façon possible. En particulier, il y eut une tendance, dictée par de justes intentions, mais erronée, visant à éviter les approches pénales à l’égard de situations canoniques irrégulières. C’est dans ce contexte général que nous devons chercher à comprendre le problème déconcertant de l’abus sexuel des enfants, qui a contribué de façon très importante à l’affaiblissement de la foi et à la perte de respect pour l’Eglise et pour ses enseignements.

Ce n’est qu’en examinant avec attention les nombreux éléments qui ont donné naissance à la crise actuelle qu’il est possible d’entreprendre un diagnostic clair de ses causes et de trouver des remèdes efficaces. Il est certain que parmi les facteurs qui y ont contribué, nous pouvons citer: des procédures inadéquates pour déterminer l’aptitude des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse; une formation humaine, morale, intellectuelle et spirituelle insuffisante dans les séminaires et les noviciats; une tendance dans la société à favoriser le clergé et d’autres figures d’autorité, ainsi qu’une préoccupation déplacée pour la réputation de l’Eglise et pour éviter les scandales, qui a eu pour résultat de ne pas appliquer les peines canoniques en vigueur et de ne pas protéger la dignité de chaque personne. Il faut agir avec urgence pour affronter ces facteurs, qui ont eu des conséquences si tragiques pour les vies des victimes et de leurs familles et qui ont assombri la lumière de l’Evangile à un degré tel que pas même des siècles de persécution ne sont parvenus à atteindre.


5. En plusieurs occasions depuis mon élection au Siège de Pierre, j’ai rencontré des victimes d’abus sexuels, de même que je suis disposé à le faire à l’avenir. Je me suis arrêté pour parler avec eux, j’ai écouté leurs récits, j’ai pris acte de leur souffrance, j’ai prié avec eux et pour eux. Auparavant, au cours de mon pontificat, soucieux d’affronter ce thème, j’avais demandé aux évêques d’Irlande, à l’occasion de leur visite ad limina de 2006, d’«établir la vérité sur ce qui est arrivé par le passé, de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir, d’assurer que les principes de justice soient pleinement respectés et, surtout, de soutenir les victimes et tous ceux qui sont victimes de ces crimes monstrueux» (Discours aux évêques d’Irlande, 28 octobre 2006).

Avec cette Lettre, mon intention est de vous exhorter tous, en tant que peuple de Dieu qui est en Irlande, à réfléchir sur les blessures infligées au Corps du Christ, sur les remèdes, parfois douloureux, nécessaires pour les panser et les guérir, et sur le besoin d’unité, de charité et d’aide réciproque dans le long processus de reprise et de renouveau ecclésial. Je m’adresse à présent à vous avec des paroles qui me viennent du cœur, et je désire parler à chacun de vous individuellement et à vous tous en tant que frères et sœurs dans le Seigneur.

 
6. Aux victimes d’abus et à leurs familles

Vous avez terriblement souffert et j’en suis vraiment désolé. Je sais que rien ne peut effacer le mal que vous avez supporté. Votre confiance a été trahie, et votre dignité a été violée. Beaucoup d’entre vous, alors que vous étiez suffisamment courageux pour parler de ce qui vous était arrivé, ont fait l’expérience que personne ne vous écoutait. Ceux d’entre vous qui ont subi des abus dans les collèges doivent avoir ressenti qu’il n’y avait pas moyen d’échapper à leur souffrance. Il est compréhensible que vous trouviez difficile de pardonner ou de vous réconcilier avec l’Eglise. En son nom, je vous exprime ouvertement la honte et le remord que nous éprouvons tous. Dans le même temps, je vous demande de ne pas perdre l’espérance. C’est dans la communion de l’Eglise que nous rencontrons la personne de Jésus Christ, lui-même victime de l’injustice et du péché. Comme vous, il porte encore les blessures de sa souffrance injuste. Il comprend la profondeur de votre peine et la persistance de son effet dans vos vies et dans vos relations avec les autres, y compris vos relations avec l’Eglise. Je sais que certains d’entre vous trouvent également difficile d’entrer dans une église après ce qui s’est passé. Toutefois, les blessures mêmes du Christ, transformées par ses souffrances rédemptrices, sont les instruments grâce auxquels le pouvoir du mal s’est brisé et nous renaissons à la vie et à l’espérance. Je crois fermement dans le pouvoir de guérison de son amour sacrificiel — également dans les situations les plus sombres et sans espérance — qui apporte la libération et la promesse d’un nouveau début.

En m’adressant à vous comme pasteur, préoccupé par le bien de tous les fils de Dieu, je vous demande avec humilité de réfléchir sur ce que je vous ai dit. Je prie afin que, en vous approchant du Christ et en participant à la vie de son Eglise — une Eglise purifiée par la pénitence et renouvelée dans la charité pastorale — vous puissiez parvenir à redécouvrir l’amour infini du Christ pour chacun de vous. Je suis confiant dans le fait que, de cette manière, vous serez capables de trouver la réconciliation, une guérison intérieure profonde et la paix.
 

7. Aux prêtres et aux religieux qui ont abusé des enfants

Vous avez trahi la confiance placée en vous par de jeunes innocents et par leurs parents. Vous devez répondre de cela devant Dieu tout-puissant, ainsi que devant les tribunaux constitués à cet effet. Vous avez perdu l’estime des personnes en Irlande et jeté la honte et le déshonneur sur vos confrères. Ceux d’entre vous qui sont prêtres ont violé la sainteté du sacrement de l’Ordre sacré, dans lequel le Christ se rend présent en nous et dans nos actions. En même temps que le dommage immense causé aux victimes, un grand dommage a été perpétré contre l’Eglise et la perception publique du sacerdoce et de la vie religieuse.

Je vous exhorte à examiner votre conscience, à assumer la responsabilité des péchés que vous avez commis et à exprimer avec humilité votre regret. Le repentir sincère ouvre la porte au pardon de Dieu et à la grâce du véritable rachat. En offrant des prières et des pénitences pour ceux que vous avez offensés, vous devez chercher à faire personnellement amende pour vos actions. Le sacrifice rédempteur du Christ a le pouvoir de pardonner même le plus grave des péchés et de tirer le bien également du plus terrible des maux. Dans le même temps, la justice de Dieu exige que nous rendions compte de nos actions sans rien cacher. Reconnaissez ouvertement vos fautes, soumettez-vous aux exigences de la justice, mais ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu.

 
8. Aux parents

Vous avez été profondément bouleversés en apprenant les choses terribles qui eurent lieu dans ce qui aurait dû être le milieu le plus sûr de tous. Dans le monde d’aujourd’hui, il n’est pas facile de construire un foyer domestique et d’éduquer les enfants. Ils méritent de grandir dans un milieu protégé, aimés et désirés, avec un profond sens de leur identité et de leur valeur. Ils ont le droit d’être éduqués aux valeurs morales authentiques, enracinés dans la dignité de la personne humaine, à être inspirés par la vérité de notre foi catholique et à apprendre des manières de se comporter et d’agir qui les conduisent à une saine estime de soi et au bonheur durable. C’est à vous, leurs parents, qu’est confié en premier lieu ce devoir noble et exigeant. Je vous exhorte à accomplir votre part pour assurer le meilleur soin possible des enfants, que ce soit à la maison ou dans la société en général, alors que l’Eglise, pour sa part, continue à mettre en œuvre les mesures adoptées ces dernières années pour protéger les jeunes dans les milieux paroissiaux et éducatifs. Alors que vous exercez vos importantes responsabilités, soyez certains que je suis proche de vous et que je vous assure du soutien de ma prière.
 

9. Aux enfants et aux jeunes d’Irlande

Je désire vous offrir une parole particulière d’encouragement. Votre expérience d’Eglise est très différente de celle de vos parents et de vos grands-parents. Le monde a beaucoup changé depuis qu’ils avaient votre âge. Malgré cela, tous, à chaque génération, sont appelés à parcourir le même chemin de vie; quelles que puissent être les circonstances. Nous sommes tous scandalisés par les péchés et les échecs de certains membres de l’Eglise, en particulier de ceux qui furent choisis de manière particulière pour guider et servir les jeunes. Mais c’est dans l’Eglise que vous trouverez Jésus Christ qui est le même hier, aujourd’hui et à jamais (cf. He 13, 8). Il vous aime et c’est pour cela qu’il s’est offert lui-même sur la Croix. Recherchez une relation personnelle avec lui dans la communion de son Eglise, car il ne trahira jamais votre confiance! Lui seul peut satisfaire vos attentes les plus profondes et donner à vos vies leur signification la plus pleine, en les orientant au service des autres. Gardez les yeux fixés sur Jésus et sur sa bonté et protégez dans votre cœur la flamme de la foi. Avec vos frères catholiques en Irlande, je me tourne vers vous pour que vous soyez de fidèles disciples de notre Dieu et que vous contribuiez, avec votre enthousiasme et votre idéalisme si nécessaires, à la reconstruction et au renouveau de notre Eglise bien-aimée.


10. Aux prêtres et aux religieux d’Irlande


Nous souffrons tous à la suite des péchés de nos confrères qui ont trahi une consigne sacrée ou qui n’ont pas affronté de la manière juste et responsable les accusations d’abus. Face à l’outrage et à l’indignation que cela a provoqué, non seulement parmi les laïcs mais également parmi vous et vos communautés religieuses, un grand nombre d’entre vous se sentent personnellement découragés et même abandonnés. En outre, je suis conscient qu’aux yeux de certains vous apparaissez coupables par association, et que vous êtes vus comme si vous étiez en quelque sorte responsables des méfaits d’autres personnes. En ce temps de souffrance, je veux rendre acte du dévouement de votre vie de prêtres et de religieux et de vos apostolats, et je vous invite à réaffirmer votre foi en Christ, votre amour envers son Eglise et votre confiance dans la promesse de rédemption, de pardon et de renouveau intérieur de l’Evangile. De cette manière, vous démontrerez à tous que, là où le péché abonde, la grâce surabonde (cf. Rm 5, 20).

Je sais qu’un grand nombre d’entre vous sont déçus, déconcertés et fâchés pour la manière dont ces questions ont été affrontées par certains de vos supérieurs. Malgré cela, il est essentiel que vous collaboriez de près avec ceux qui représentent l’autorité et que vous vous prodiguiez pour faire en sorte que les mesures adoptées pour répondre à la crise soient vraiment évangéliques, justes et efficaces. Je vous exhorte en particulier à devenir de manière toujours plus claire des hommes et des femmes de prière, en suivant avec courage la voie de la conversion, de la purification et de la réconciliation. De cette manière, l’Eglise en Irlande tirera une nouvelle vie et vitalité de votre témoignage au pouvoir rédempteur du Seigneur rendu visible dans votre vie.

 
11. A mes frères évêques

On ne peut pas nier que certains d’entre vous et de vos prédécesseurs ont manqué, parfois gravement, dans l’application des normes du droit canonique codifiées depuis longtemps en ce qui concerne les crimes d’abus sur les enfants. De graves erreurs furent commises en traitant les accusations. Je comprends combien il était difficile de saisir l’étendue et la complexité du problème, d’obtenir des informations fiables et de prendre des décisions justes à la lumière de conseils divergents d’experts. Malgré cela, il faut admettre que de graves erreurs de jugement furent commises et que des manquements dans le gouvernement ont eu lieu. Tout cela a sérieusement miné votre crédibilité et efficacité. J’apprécie les efforts que vous avez accomplis pour porter remède aux erreurs du passé et pour assurer qu’elles ne se répètent pas. Outre à mettre pleinement en œuvre les normes du droit canonique en affrontant les cas d’abus sur les enfants, continuez à coopérer avec les autorités civiles dans le domaine de leur compétence. Les supérieurs religieux doivent clairement en faire tout autant. Ils ont, eux aussi, participé aux rencontre récentes, ici à Rome, pour établir une approche claire et cohérente de ces questions. Il est nécessaire que les normes de l’Eglise en Irlande pour la protection des enfants soient constamment revues et mises à jour et qu’elles soient appliquées de manière totale et impartiale, conformément au droit canonique.

Seule une action ferme menée de l’avant de manière pleinement honnête et transparente pourra rétablir le respect et l’affection des Irlandais envers l’Eglise, à laquelle nous avons consacré notre vie. Cela doit naître, avant tout, de l’examen de vos propres personnes, de la purification intérieure et du renouveau spirituel. La population irlandaise attend à juste titre que vous soyez des homme de Dieu, que vous soyez saints, que vous viviez avec simplicité, que vous recherchiez chaque jour la conversion personnelle. Pour elle, selon l’expression de saint Augustin, vous êtes des évêques, et pourtant avec eux vous êtes appelés à être des disciples du Christ (cf. Discours 340, 1). Je vous exhorte donc à renouveler votre sens des responsabilités devant Dieu, à croître dans la solidarité avec votre peuple et à approfondir votre sollicitude pastorale pour tous les membres de votre troupeau. Soyez en particulier sensibles à la vie spirituelle et morale de chacun de vos prêtres. Soyez un exemple à travers vos vies elles-mêmes, soyez proches d’eux, écoutez leurs préoccupations, offrez-leur votre encouragement en ce moment de difficulté et nourrissez la flamme de leur amour pour le Christ et leur engagement dans le service à leurs frères et sœurs.

Les laïcs doivent eux aussi être encouragés à jouer leur rôle dans la vie de l’Eglise. Faites en sorte qu’ils soient formés de telle manière qu’ils puissent rendre raison, de manière articulée et convaincante, de l’Evangile dans la société moderne (cf. 1 P 3, 15), et qu’ils coopèrent plus pleinement à la vie et à la mission de l’Eglise. Cela vous aidera également à recommencer à être des guides et des témoins crédibles de la vérité rédemptrice du Christ.


12. A tous les fidèles d’Irlande


L’expérience qu’un jeune fait de l’Eglise devrait toujours porter du fruit dans une rencontre personnelle et vivifiante avec Jésus Christ dans une communauté qui aime et qui offre une nourriture. Dans ce domaine, les jeunes doivent être encouragés à croître jusqu’à leur pleine stature humaine et spirituelle, à aspirer aux idéaux élevés de sainteté, de charité et de vérité et à tirer inspiration des richesses d’une grande tradition religieuse et culturelle. Dans notre société toujours plus sécularisée, dans laquelle nous aussi chrétiens nous trouvons difficile de parler de la dimension transcendante de notre existence, nous avons besoin de trouver de nouveaux chemins pour transmettre aux jeunes la beauté et la richesse de l’amitié avec Jésus Christ dans la communion de son Eglise. En affrontant la crise présente, les mesures pour faire face de manière juste aux crimes individuels sont essentielles, toutefois elles ne sont pas suffisantes à elles seules: il y a besoin d’une nouvelle vision pour inspirer la génération présente et les générations futures à tirer profit du don de notre foi commune. En marchant sur la voie indiquée par l’Evangile, en observant les commandements et en conformant votre vie de manière toujours plus proche à la personne de Jésus Christ, vous ferez l’expérience du renouveau profond dont il y a aujourd’hui un besoin si urgent. Je vous invite tous à persévérer le long de ce chemin.


13. Chers frères et sœurs dans le Christ, c’est avec une profonde préoccupation envers vous tous en ce temps de douleur, dans lequel la fragilité de la condition humaine a été aussi clairement révélée, que j’ai souhaité vous offrir ces paroles d’encouragement et de soutien. J’espère que vous les accueillerez comme une signe de ma proximité spirituelle et de ma confiance dans votre capacité à répondre aux défis du temps présent en tirant une inspiration renouvelée et une force des nobles traditions de l’Irlande de fidélité à l’Evangile, de persévérance dans la foi et de fermeté dans le recherche de la sainteté. Avec vous tous, je prie avec insistance qu’avec la grâce de Dieu, les blessures qui ont frappé un grand nombre de personnes et de familles puissent être guéries et que l’Eglise qui est en Irlande puisse faire l’expérience d’une saison de renaissance et de renouveau spirituel.
 

14. Je souhaite vous proposer des initiatives concrètes pour affronter la situation.

Au terme de ma rencontre avec les évêques d’Irlande, j’ai demandé que le carême de cette année soit considéré comme un temps de prière pour une effusion de la miséricorde de Dieu et des dons de sainteté et de force de l’Esprit Saint sur l’Eglise dans votre pays. Je vous invite tous à présent à consacrer vos pénitences du vendredi, pour une année entière, d’aujourd’hui jusqu’à la Pâque 2011, à cette fin. Je vous demande d’offrir votre jeûne, votre prière, votre lecture de la Sainte Ecriture et vos œuvres de miséricorde pour obtenir la grâce de la guérison et du renouveau pour l’Eglise qui est en Irlande. Je vous encourage à redécouvrir le sacrement de la Réconciliation et à recourir plus fréquemment à la force transformatrice de sa grâce.

Une attention particulière devra aussi être réservée à l’adoration eucharistique, et dans chaque diocèse, il devra y avoir des églises ou des chapelles spécifiquement réservées à cette fin. Je demande que les paroisses, les séminaires, les maisons religieuses et les monastères organisent des temps d’adoration eucharistique, de manière à ce que tous aient la possibilité d’y prendre part. A travers la prière fervente face à la présence réelle du Seigneur, vous pouvez accomplir la réparation pour les péchés d’abus qui ont fait tant de mal, et dans le même temps implorer la grâce d’une force renouvelée et d’un sens plus profond de la mission de la part de tous les évêques, les prêtres, les religieux et les fidèles.

Je suis confiant dans le fait que ce programme conduira à une renaissance de l’Eglise en Irlande, dans la plénitude de la vérité même de Dieu, car c’est la vérité qui nous rend libres (cf. Jn 8, 32).

En outre, après avoir pris conseil et avoir prié sur la question, j’ai l’intention d’effectuer une Visite apostolique dans plusieurs diocèses d’Irlande, ainsi que dans des séminaires et des congrégations religieuses. La Visite se propose d’aider l’Eglise locale dans son chemin de renouveau et sera établie en coopération avec les bureaux compétents de la Curie romaine et la conférence épiscopale irlandaise. Les détails seront communiqué en temps utile.

Je propose en outre que soit organisée une Mission au niveau national pour tous les évêques, les prêtres et les religieux. Je nourris l’espérance que, en puisant à la compétence d’experts prédicateurs et organisateurs de retraites, venus d’Irlande ou d’ailleurs, et en réexaminant les documents conciliaires, les rites liturgiques de l’ordination et de la profession et les récents enseignements pontificaux, vous parveniez à une analyse plus profonde de vos vocations respectives, de manière à redécouvrir les racines de votre foi en Jésus Christ et à boire abondamment aux sources de l’eau vive qu’il vous offre à travers son Eglise.

En cette Année consacrée aux prêtres, je vous confie de manière toute particulière la figure de saint Jean Marie Vianney, qui eut une compréhension si riche du mystère du sacerdoce. «Le prêtre, écrivit-il, a la clé des trésors du ciel: c’est lui qui ouvre la porte, c’est lui le dispensateur du bon Dieu, l’administrateur de ses biens». Le curé d’Ars comprit parfaitement combien est grandement bénie une communauté lorsqu’elle est servie par un prêtre bon et saint: «Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, est le trésor le plus grand que le bon Dieu peut donner à une paroisse et l’un des dons les plus précieux de la divine miséricorde». Par l’intercession de saint Jean Marie Vianney, puisse le sacerdoce en Irlande reprendre vie et puisse toute l’Eglise en Irlande croître dans l’estime du grand don du ministère sacerdotal.

Je saisis cette opportunité pour remercier dès à présent tous ceux qui seront impliqués dans l’organisation de la Visite apostolique et la Mission, ainsi que les nombreux hommes et femmes qui, dans toute l’Irlande, œuvrent déjà pour la protection des enfants dans les milieux ecclésiaux. Dès le moment où la gravité et l’extension du problème des abus sexuels contre les enfants dans des institutions catholiques commença à être pleinement compris, l’Eglise a accomplie un énorme travail dans de nombreuses régions du monde, afin de l’affronter et d’y trouver remède. Tandis qu’il ne faut épargner aucun effort pour améliorer et mettre à jour les procédures déjà existantes, je suis encouragé par le fait que les pratiques de protection en vigueur, adoptées par les Eglises locales, sont considérées, dans certaines parties du monde, comme un modèle à suivre pour les autres institutions.

Je souhaite conclure cette Lettre avec une Prière pour l’Eglise en Irlande, que je vous envoie avec l’attention qu’un père a pour ses enfants et avec l’affection d’un chrétien comme vous, scandalisé et blessé par ce qui est arrivé dans notre bien-aimée Eglise. Lorsque vous aurez recours à cette prière dans vos familles, vos paroisses et vos communautés, puisse la Bienheureuse Vierge Marie vous protéger et vous guider sur le chemin qui conduit à une union plus étroite avec son Fils, crucifié et ressuscité. Avec une grande affection et une ferme confiance dans les promesses de Dieu, je vous donne à tous de tout cœur ma Bénédiction apostolique en gage de force et de paix dans le Seigneur.
 
Du Vatican, le 19 mars 2010, solennité de saint Joseph
 
BENEDICTUS PP. XVI
 

Prière pour l’Eglise en Irlande

Dieu de nos pères,
renouvelle-nous dans la foi qui est pour nous vie et salut,
dans l’espérance qui promet pardon et renouveau intérieur,
dans la charité qui purifie et ouvre nos cœurs
à t’aimer, et à travers toi, tous nos frères et sœurs.
 
Seigneur Jésus Christ,
puisse l’Eglise en Irlande renouveler son engagement millénaire
à la formation de nos jeunes sur le chemin de la vérité,
de la bonté, de la sainteté et du service généreux à la société.
 
Esprit Saint, consolateur, avocat et guide,
inspire un nouveau printemps de sainteté et de zèle apostolique
pour l’Eglise en Irlande.
 
Puissent notre tristesse et nos larmes,
notre effort sincère de redresser les erreurs du passé,
et notre ferme intention de repentir,
porter des fruits abondants de grâce
pour l’approfondissement de la foi
dans nos familles, nos paroisses, nos écoles et nos communautés,
pour le progrès spirituel de la société irlandaise,
et pour la croissance de la charité, de la justice, de la joie et de la paix,
dans la famille humaine tout entière.
 
A toi, Sainte Trinité,
avec une pleine confiance dans la protection pleine d’amour de Marie,
Reine de l’Irlande, Notre Mère,
et de saint Patrick, de sainte Brigitte et de tous les saints,
nous nous en remettons, ainsi que nos enfants,
et les besoins de l’Eglise en Irlande.
 
Amen.



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13.01.2010

Audience générale : appel du Pape en faveur d’Haïti dévasté par un puissant séisme


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À la fin de l’audience générale hebdomadaire, ce mercredi, au Vatican, Benoît XVI a lancé un appel pressant en faveur d’Haïti, frappé par un puissant séisme. Voici notre traduction des paroles du Pape :


« Je souhaite lancer un appel suite à la situation dramatique en Haïti. Mes pensées vont, en particulier, aux populations durement touchées, il y a quelques heures, par un tremblement de terre dévastateur, qui a causé de graves pertes en vies humaines, un grand nombre de sans-abri et de disparus et d’importants dégâts matériels. Je vous invite tous à vous unir à mes prières pour les victimes de cette catastrophe et pour ceux qui pleurent leur disparition. J’assure de ma proximité spirituelle toutes les personnes qui ont perdu leur maison et toutes celles qui ont été touchées par cette catastrophe, implorant le Seigneur de leur accorder la consolation et le réconfort dans leur souffrance. J’appelle à la générosité de tous, afin que notre solidarité concrète et le soutien efficace de la communauté internationale envers ces frères et sœurs qui vivent un moment de nécessité et de douleur ne viennent pas à manquer. L’Église catholique ne manquera pas de s’activer immédiatement par l’intermédiaire de ses institutions caritatives pour répondre aux besoins les plus immédiats de la population ».


Un énorme tremblement de terre a dévasté mardi 12 décembre Port-au-Prince, détruisant jusqu’au palais présidentiel. Les victimes risquent de se compter par centaines. Une longue secousse de magnitude 7 s’est produite à 16H53 locales (21H53 GMT), à seulement 15 km à l’ouest de la capitale de ce pays le plus pauvre des Amériques.

 

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Le Pape avait auparavant consacré sa catéchèse aux Ordres mendiants apparus au cours du XIIIe siècle : c’est grâce à eux qu’eut lieu un renouveau ecclésial stable et profond. L’histoire du christianisme montre que les efforts de renouvellement ont sans cesse marqué son parcours – a relevé Benoît XVI en invitant les chrétiens à suivre l’exemple des saints du Moyen Âge, réformateurs authentiques de l’Église et de la société.


Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française. >>


 

Résumé de la catéchèse en langue française 

 


Chers Frères et Sœurs,


     L’histoire atteste que les saints sont les vrais réformateurs de l’Église et ils ne lui ont jamais fait défaut. Il en fut ainsi au XIIIe siècle avec l’apparition des Ordres mendiants qui tirent leur nom du fait que leurs membres recourraient humblement au soutien économique de la population pour vivre le vœu de pauvreté et remplir leur mission. Leurs fondateurs, saint François d’Assise et saint Dominique surent interpréter avec intelligence « les signes des temps ».


     Leur manière de vivre permit de mettre fin progressivement au succès de divers mouvements ayant une doctrine incompatible avec la foi catholique. La qualité du témoignage des Ordres mendiants fut exemplaire. D’abord, leurs membres devinrent des maîtres spirituels qui déployèrent une intense prédication en aidant les fidèles à nourrir et à approfondir leur vie de prière et de foi. Naquirent ainsi les Tiers-ordres franciscain et dominicain. Ils ont favorisé l’émergence d’une « sainteté laïque ». Ils furent, ensuite, des maîtres intellectuels car leur rayonnement s’étendit jusqu’au monde de l’université. Par la « charité de l’intelligence », ils jouèrent un rôle essentiel dans le développement de la théologie scolastique et ils contribuèrent de façon notable au développement de la pensée occidentale. Avec ce renouveau spirituel, les Ordres mendiants offrirent au monde et à l’Église une nouvelle jeunesse.



     ***

 

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     Je suis heureux de saluer les pèlerins francophones, en particulier ceux qui sont venus des îles Wallis et Futuna. Prions avec ferveur pour que le Seigneur donne à son Église les saints qui la feront resplendir aux yeux des hommes pour les attirer au Christ. Bon pèlerinage à tous !

 

(Radio Vatican)

26.08.2009

Le pape pour un renouveau de la célébration de la Miséricorde

Le pape pour un renouveau de la célébration de la Miséricorde

Message aux participants de la 60e Semaine liturgique italienne

 

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ROME, Mardi 25 août 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI appelle à un « renouveau de la célébration de la Miséricorde » et du pardon de Dieu, dans un message adressé de sa part par le cardinal secrétaire d'Etat Tarcisio Bertone aux participants de la 60e Semaine liturgique nationale italienne.

Le message a ouvert les travaux de cette semaine, qui a pour thème « Célébrer la miséricorde. Laissez-vous réconcilier avec Dieu », et organisée par le Centre d'action liturgique (CAL) de la Conférence épiscopale italienne (CEI). Elle s'est ouverte le 24 août à Barletta, dans la région des Pouilles. Il y a en effet 35 ans, était publié le nouveau rituel en italien du Rite de la pénitence.

Le pape y souhaite que la Semaine liturgique, « contribue à favoriser une reprise et un renouveau dans la célébration de la Miséricorde et dans l'expérience significative du Pardon divin ».

« On a besoin, a insisté le pape, de maîtres spirituels sages et saints, en indiquant l'exemple du saint curé d'Ars ».

« Il sera intéressant de vérifier, demande le pape, si, au-delà du changement rituel, on a formé une mentalité théologique, spirituelle et pastorale adéquate ».

Le pape diagnostique en effet une des « priorités pastorales » pour notre temps, dans le fait de « former de façon droite la conscience des croyants, parce que, au fur et à mesure que l'on perd le sens du péché, augmente aussi hélas un sentiment de culpabilité, que l'on voudrait éliminer avec des moyens palliatifs insuffisants ».

Benoît XVI invite donc les pasteurs à accompagner spirituellement l'expérience de la réconciliation, y compris grâce à « une catéchèse préalable et une catéchèse mystagogique pour approfondir le sacrement ».

31.05.2008

Joël Guibert, Renaître d'en haut, une vie renouvelée par l'Esprit Saint

Témoignage du P. Joël Guibert
 
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ROME, Vendredi 30 mai 2008 (ZENIT.org) - A quarante ans, la vie du père Joël Guibert bascule. Ce prêtre diocésain secrètement « cassé » par l'angoisse expérimente un second souffle. Nouveau départ dans l'Esprit Saint. Le changement d'air renouvelle intégralement l'homme et le prêtre. Son témoignage vient de paraître dans un livre intitulé : Joël Guibert, « Renaître d'en haut, une vie renouvelée par l'Esprit Saint ». Éditions de l'Emmanuel. 2008.

Dans son dernier numéro, le mensuel « Il est Vivant » publie un entretien avec le P. Guibert, que nous reprenons ci-dessous.

Joël Guibert, Heureux les souples de cœur

Propos recueillis par Magali Michel


 

Zut, j'ai oublié de mettre des pièces dans le parcmètre... Vous m'attendez un instant, Mercedes ? » Pendant que le père Guibert enjambe la chaussée en direction de son véhicule, je donne le bras à la fluette nonagénaire qu'une élégante visière protège du soleil. Le père revient avec une incompressible allure de VRP libanais, un rire d'enfant au coin des lèvres qui n'engendre pas la mélancolie.

 

Qui êtes-vous père Guibert ?

Je suis né dans le pays du Muscadet nantais de parents vignerons. Mes parents ont vendu leur propriété, moi je suis parti dans la vigne du Seigneur... J'ai été curé six années au Pouliguen dans le diocèse de Nantes. Je vis actuellement à Tressaint, envoyé par mon évêque pour apprendre le ministère de la prédication.

 

Et Mercedes ?

Mercedes m'accompagne lorsque je prêche. Elle prie. Notre improblable rencontre remonte à l'époque où j'étais curé du Pouliguen. J'étais à des années-lumière de supposer la présence et la puissance du Saint-Esprit cachées chez cette grand-mère de presque quatre-vingt-dix ans. J'étais tellement inapte à comprendre les voies de Dieu que l'Esprit Saint m'a envoyé une institutrice pour que je progresse à son école.

 

Vous racontez votre seconde conversion, à l'âge de quarante ans, comme un "saut de puce"...

Si les gens savaient comme c'est simple. L'obstacle, c'est notre mémoire profonde et toute l'expérience que nous avons engrangée. Nous nous sommes formatés et quand arrive la "bascule dans l'Esprit" puisqu'on ne l'a jamais pratiquée, c'est comme s'il nous fallait aller sur la lune. On a des sueurs froides. Comme Indiana Jones dans la Quête du Saint Graal, on grelotte avant de traverser le précipice. On se demande comment faire le pas. On le fait. On tombe sur du solide. Regard en arrière : ce n'était que ça ! Le principal est de faire ce pas d'une paradoxale simplicité. Après, il faut apprendre à vivre à partir de Dieu et inscrire l'acte de donation à l'Esprit Saint dans sa vie quotidienne. L'occasion en est offerte à toute personne qui désire entrer dans une vie renouvelée par l'Esprit.

À la racine de cette remise de vous-même à l'Esprit Saint, il y a un traumatisme d'enfant qui vit l'espace d'un instant le sentiment d'être abandonné. Je le date à peine. Un jour, j'ai entendu maman raconter que je m'étais perdu lorsque j'étais petit. L'image m'est revenue instantanément. Enfant, je pleure, abandonné. J'étais dans un chemin, seul. Les chemins me paraissaient des kilomètres à cet âge. Par la suite la blessure d'abandon n'a cessé de se réactiver.

 

Fallait-il cette angoisse archaïque pour connaître, adulte, l'abandon en Dieu ?

A rebours de la mentalité ambiante qui nie la souffrance et la mort, j'affirme qu'on ne "grimpe" pas dans l'Esprit Saint sans les nécessaires purifications qui sont immanquablement douloureuses. La guérison vient quand on s'approche de Jésus. La guérison intérieure c'est, tout simplement, revisiter avec le Seigneur Jésus ce qui est enfermé dans le coffre-fort. Absolument rien de sanguinolent, mais quelque chose de très onéreux.

 

Longtemps les insomnies vous ont gâché la vie... en souffrez-vous encore ?

Ça peut m'arriver de temps en temps. Je repense à l'Ancien Testament, au songe de Jacob et à sa hanche qui boite. La guérison et l'unification profondes arrivent quand on bénit le Seigneur pour la hanche qui continue à boiter. La blessure un jour devient une bénédiction. C'est sur un fond de pauvreté que se font les œuvres de Dieu et il lui plaît parfois de nous maintenir dans une forme d'incapacité.

 

Décrivez-nous votre nouvel art de vivre...

Accueillir ! Arrêter de conduire à l'arrachée, privilégier une conduite souple, coulée, lisse. Si vous voulez une méthode : faire l'expérience de son impuissance ; consentir à cette impuissance et renoncer à gérer, faire, analyser ; appeler l'Esprit Saint ; se laisser agir en lui ; lui signer un chèque en blanc. Attention cet art de vivre n'a rien d'un Club Med religieux car c'est une mort à soi-même. Mais au fur et à mesure, cela deviendra une seconde nature... surnaturelle ! En renouvelant ce don de soi tout au long de la journée avant chaque chose à faire, chaque parole à dire, l'âme crée en elle une disponibilité à l'Esprit Saint qui devient peu à peu spontanée.

 

Y a-t-il des obstacles ?

On a fonctionné notre vie durant en gérant tout, en inventant des sécurités. Mercedes me dit souvent : « Vous balisez pour un rien. Vous ne vous appuyez pas assez sur Dieu. » Il faut apprendre à ne plus compter sur ses sécurités surtout celles du savoir et de l'avoir. Heureux les souples de cœur.

 

Abandonner sa vie à l'Esprit, soit, mais lâcher prise, est-ce se tourner les pouces ?

Attention. Se livrer, ce n'est pas du quiétisme. L'abandon nécessite d'investir toutes ses capacités dans une coopération active. L'abandon suppose le sacrifice, même si le mot n'est plus à la mode. Je ne m'abandonne pas comme un camembert. C'est un chantier intérieur vertigineux car entrer dans le oui, à l'intime de ce qui me fait souffrir, permet d'attirer l'Esprit Saint là précisément.

« Se livrer à l'amour, c'est se livrer à toutes les angoisses »,

dit sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.

 

Comment vous adressez-vous à l'Esprit Saint et comment vous le représentez-vous ?

Difficile de vous répondre. Il me semble qu'on peut oser lui dire « je t'aime ». L'Esprit Saint supplée en tout à mon obsession de moi-même, de ma santé. Il est présent dans les plus petits détails de ma vie alors j'ose faire appel à lui pour des riens car les riens ne sont pas des riens. Et puis j'ai envie de vous demander s'il est pour vous un grossiste ou un détaillant...

 

Pourquoi avez-vous publié Renaître d'en haut, votre livre témoignage ?

Pour rendre grâce. Ce livre est écrit par un débutant dans l'Esprit et s'adresse à ceux et celles qui comme moi se considèrent comme des juniors. J'ai voulu évoquer les premiers mouvements du basculement dans l'Esprit, expérience mystérieuse qui a besoin d'être décodée. Le langage et la sagesse de l'Esprit nous déconcertent toujours et j'ai voulu partager quelques découvertes pour rejoindre le cœur des gens.

 

Joël Guibert, Renaître d'en haut, une vie renouvelée par l'Esprit Saint. Éditions de l'Emmanuel. 2008.

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18.05.2008

Sessions internationales de Paray-le-Monial

Sessions internationales de Paray-le-Monial du 6 juillet au 18 août

Les inscriptions sont ouvertes

ROME, Vendredi 16 mai 2008 (ZENIT.org) - A l'aube des Jeux olympiques de Pékin et des Journées mondiales de la jeunesse de Sydney, la Communauté de l'Emmanuel invite les chrétiens à « courir pour le Christ » en vue du « Grand Prix » de la vie éternelle, en participant aux traditionnelles sessions internationales de Paray-le-Monial, la cité du Cœur de Jésus, qui se dérouleront entre le 6 juillet et le 18 août.

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Nous publions ci-dessous les dates des différentes sessions.

6 - 9 juillet : Retraite pour tous

Un cœur à cœur avec le Christ

Avec Mgr Benoît Rivière, le Père Jean Rodolphe Kars

 

10 - 14 juillet  Session 25-35 ans pour célibataires / jeunes couples / jeunes familles

Parcours de préparation au mariage

 Avec Don Marc Aillet, P. Patrick de Laubier, P. Bernard Peyrous,

 Avec des couples tels Tim & Martine Guénard ...

 

15 - 20 juillet  Forum international des jeunes 

Spécial JMJ et 25e anniversaire !

 Avec Mgr Dominique Rey, P. Dominique Humbrecht,

 Avec les franciscains du Bronx et Jean Vanier, fondateur de l'Arche

Les participants au Forum des jeunes pourront suivre en direct les moments forts des JMJ de Sydney. L'arrivée du pape, son homélie, la catéchèse des évêques, le chemin de croix, etc. seront transmis sur écran géant grâce au partenariat avec la chaîne télévisée KTO.

 

21 - 25 juillet  3e Congrès pour l'adoration 

À l'école des saints

 Avec P. Daniel Ange et le P. Alain Bandelier

 Avec P. Florian Racine et le P. François Laborde

 

26 - 31 juillet  Session pour les familles / pour tous 

Parcours célibataires 

Parcours Présence et Témoignage (vie professionnelle)

Parcours Amour et Vérité (familles, couples, divorcés-remariés, parents seuls)

 Avec Mgr André Léonard (Belgique) et Mgr Pascal Ide (Vatican)

 Avec les Pères Wilhelem, Lecuru et Pradère, le Frère Marc Piret

 Avec François-Xavier et Yvonne-Solange N'garambe (Rwanda)...

 

2 - 7 août        Session pour les familles / pour tous 

Parcours Magnificat (artistes et artisans) 

Parcours Présence et Témoignage (vie professionnelle)

Parcours Amour et Vérité (familles, couples, parents seuls)

 Avec le Card. André Vingt-Trois, Mgrs Jean-Pierre Cattenoz et B. Rivière

 Avec le P. Pierre Descouvemont et le P. Jean-Marie Petitclerc

Avec Pierre-Yves Gomez (économiste)...

 

  9 - 14 août    Session pour les familles / pour tous 

Parcours Présence et Témoignage (vie professionnelle)

Parcours Amour et Vérité (familles, couples, parents seuls)

 Avec le Card. Philippe Barbarin, Mgrs Michel Santier et Patrick Le Gal

 Avec Jean-Luc Moens (du Conseil pontifical Cor Unum)

 Avec Richard et Daneele Borgman (USA)...

 

Le 13 août      Journée de prière exceptionnelle 

Pour les malades et les personnes dans l'épreuve

 

14  - 18 août   1er Festival marial international 

Rassemblement des communautés nouvelles du monde entier :

Jeunesse Lumière, Marie Reine Immaculée, Totus Tuus, Shalom...

Avec Mgr Renato Boccardo et Mgr Giovani d'Ercole (Rome)

Avec Mgrs Benoît Rivière et Dominique Rey

Avec le P. Daniel Ange

Informations et inscriptions : 03 85 81 56 00     www.paray.org

08:30 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, vie de l eglise, communautes, renouveau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |