18.11.2010

Mgr Sarah, président de Cor Unum, souhaite se rendre en Haïti

haiti.JPGLe choléra se propage dans les Caraïbes. Il a atteint la République dominicaine mardi. En Haïti, l’épidémie a déjà fait plus d’un millier de morts. La population accuse la mission de l’ONU d’être à l’origine de la propagation. Des heurts ont éclaté. Des soldats de la Minustah ont été pris à partie et plusieurs d'entre eux blessés. L'ONU a reconnu lundi avoir tiré, en état de légitime défense, sur un homme qui est décédé. Le président René Préval a lancé un appel au calme.

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15.01.2010

Haïti: un signe encourageant


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"Tous les regards se tournent vers la République Dominicaine tandis que Haïti vit une épreuve terrible. Des informations contradictoires décrivent la réaction au post-séisme : certains soutiennent que la République Dominicaine a été le premier pays à fournir des aides ; d'autres rapportent des tensions croissantes à la frontière pour bloquer tout éventuel flux de migrants haïtiens. [...] En effet, la République Dominicaine - comme l'Argentine, le Chili, Cuba, le Mexique, le Nicaragua, le Venezuela et d'autres - a été l'un des premiers pays latino-américains à apporter son soutien. [...] C'est un signe encourageant. Comme cela arrive souvent, les personnes s'unissent en temps de grandes crises. Il ne nous reste plus qu'à espérer que le plus grand nombre de personnes possible participeront et contribueront à activer un processus de réconciliation dans de nombreux domaines".

 

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René Préval et Leonel Fernandez à l'aéroport de Port-au-Prince

Le Président de Saint-Domingue est le premier chef d'état à rendre visite à son homologue haïtien

 

(Extrait d'un éditorial du site web Repeating Islands.com. Haïti et la République Dominicaine cohabitent sur la même île des Caraïbes, Hispaniola.)

Entre tensions et incertitudes - Témoignage de la frontière de Haïti

Des informations confuses relatives à des tensions parviennent de la frontière entre Haïti et la République Dominicaine dont la douane a renforcé les contrôles afin d'éviter un afflux massif de Haïtiens irréguliers.

Des centaines de Haïtiens se sont rassemblés mercredi au point-frontière situé entre Ouanaminthe et Dajabón, en République Dominicaine, sollicitant l'autorisation de franchir la frontière pour pouvoir acheter des vivres et des bougies pour la nuit, suite à la panne du réseau électrique et du ravitaillement en eau potable qui a affecté Haïti après le séisme.

Le Corps spécialisé de sécurité frontalière (Cesfron) et l'armée n'ont laissé passer que les détenteurs d'un passeport haïtien et d'un visa dominicain, précise la presse dominicaine. Jeudi, au lever du jour, les tensions semblaient être rentrées dans l'ordre.

"Je suis à la frontière nord que je vais traverser par Dajabón. Ici tout semble normal. Mais nous savons que de l'autre côté de la frontière, en territoire haïtien, le chaos est total : toute communication tant radiophonique que télévisée ou téléphonique est impossible, la population semble complètement coupée du monde",

dit à la MISNA père Regino Martinez de Solidaridad Fronteriza, organisme des jésuites qui travaille en collaboration avec les Service des Jésuites pour les réfugiés et les migrants (Sjrm).

"À ce que nous avons appris, les Haïtiens du Nord ne semblent même pas avoir idée de ce qui est arrivé à Port-au-Prince, d'autant plus que les déplacements sont entravés par les routes démolies et que les informations ne peuvent pas circuler",

ajoute père Regino, qui attend de pouvoir passer la frontière pour se rendre à Port-au-Prince. Le religieux ajoute quelques mots avant de passer la frontière :

"Dès que je serai en territoire haïtien, mon portable ne captera plus et sera hors service".

Il explique que les vivres et les biens de première nécessité (importés pour la plupart de l'étranger) qui arrive à Port-au-Prince sont ensuite acheminés vers les villages de l'arrière-pays.

"Le paradoxe c'est que la famine risque d'affecter surtout les zones où le séisme n'a pas causé de gros dégâts mais qui dépendent de la capitale pour leur ravitaillement. De plus, l'essence est déjà introuvable en territoire haïtien, les activités des banques ont été suspendues et il est désormais difficile de se procurer de l'argent pour acheter les choses les plus urgentes, qui ont déjà commencé à atteindre des prix fous : on m'a raconté aujourd'hui qu'une bouteille d'eau se vendait 15 dollars dans les rues de la capitale !",

ajoute père Regino, avant de confirmer les informations relatives aux premiers pillages commis dans la nuit de mercredi.

À Port-au-Prince, le jésuite sait que ses confrères, qu'il espère rejoindre bientôt, vont bien :

"Ils ont eu de la chance et n'ont pas subi de gros dégâts, malgré la catastrophe".

Pendant ce temps, à Santo-Domingo, la communauté haïtienne est inquiète : l'ambassade haïtienne croule sous les demandes de ses ressortissants, impatients d'obtenir des nouvelles de leurs proches. En attendant, dans le quartier connu sous le nom de Pequeño Haití, près du marché Modelo, les gens prient et tentent coûte que coûte de se renseigner sur la situation de l'autre côté de la frontière. (FB/CN)

 

(MISNA)

13.01.2010

Le séisme est ressenti jusqu'à Cuba et en République Dominicaine

L'état-major de la Défense civile cubaine indique dans un communiqué que le séisme d'une magnitude de 7 sur l'échelle de Richter survenu mardi à 16 heures 53, et dont l'épicentre a été localisé à Carrefour, à une quinzaine de kilomètres de Port-au-Prince, suivi à 17 heures d'une réplique d'une magnitude de 5,9, a été ressenti dans plusieurs parties du Sud-est de Cuba.

 

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Photo Reuters


Diffusé par le quotidien Granma, le communiqué ajoute que les mouvements sismiques ont activé le dispositif d'alerte au raz-de-marée dans la région des Caraïbes, dont les provinces de Guantánamo e Santiago, précisant qu'"aucune élévation du niveau de la mer n'avait été signalée jusqu'à présent dans aucun point de la zone côtière". Les autorités cubaines maintiennent leur vigilance sur d'éventuelles répliques et sur le niveau de la mer dans les provinces orientales du pays.

À Baracoa, l'alerte au tsunami a incité les forces de l'ordre à procéder à l'évacuation de 30.000 habitants vers les secteurs surélevés de la ville et dans les zones montueuses.

La secousse a également été ressentie en République Dominicaine, limitrophe de Haïti, mais sans causer de graves dégâts : selon la presse locale, dans la région méridionale du pays, les lignes électriques sont provisoirement hors service, de même que quelques désagréments, immédiatement réparés, ont affecté la capitale Santo Domingo. C'est par ailleurs à Santiago que le tremblement de terre a été essentiellement ressenti en République Dominicaine.

Tout en appelant la communauté internationale à venir immédiatement en aide à Haïti, le gouvernement dominicain a détaché dans le pays voisin une équipe de secours, composée de médecins et de chiens dressés à rechercher les personnes ensevelies sous les décombres.

À Port-au-Prince, l'ambassadeur dominicain Rubén Silié a déclaré que "de nombreux immeubles se sont effondrés comme des pions de domino, les rues sont bloquées et on ne voit que de la poussière et des arbres par terre" dans le quartier de la représentation diplomatique, située dans le secteur est de Pétionville. "On entend les cris et les appels au secours en provenance de l'hôpital pour enfants situé près de notre ambassade", a-t-il ajouté.

Dans la même zone, un correspondant du quotidien dominicain Listin Diario a décrit l'effondrement d'un immeuble de trois étages, une multitude d'habitants déversés dans les rues et l'immédiate mobilisation des premiers secours, qui ont même eu recours aux tracteurs pour déblayer les décombres. (FB/CN - MISNA)

03.06.2009

République Dominicaine: refus des tentatives d'introduire la culture de l'avortement

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Dans son message pour la Journée de la mère, l’Archevêque de Saint-Domingue réaffirme son refus net des tentatives d’introduire dans le pays la culture de l’avortement et d’autres formes de mort

 

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Saint-Domingue (Agence Fides) – Le Card. Nicolás de Jesús López Rodríguez (photo), Archevêque de Saint-Domingue (République Dominicaine) a envoyé un message à l’occasion de la Journée de la mère, qui a été lu dimanche 31 mai pendant les messes célébrées dans les 250 paroisses de l’Archidiocèse. Dans son message de vœux à toutes les mères, le Cardinal propose quelques réflexions sur le thème de l’avortement, soumis à la discussion dans le projet de réforme constitutionnelle mis en œuvre dans la République dominicaine. L’avortement est qualifié de crime dans la nouvelle Constitution, qui a déjà été approuvée en première lecture, même si on craint de revenir en arrière dans la seconde lecture. Le Cardinal manifeste encore une fois son refus « catégorique et définitif » aux tentatives d’implanter dans le pays la culture de l’avortement et d’autres formes de mort.

« En ce 31 mai 2009, nous tous fils et filles dominicains, nous nous sentons pleins de joie, en adressant nos félicitations aux mères qui ont honoré leur qualité de femme en acceptant le don merveilleux de la maternité » lit-on dans la lettre. Je suis également honoré « comme fils et comme membre d’une famille nombreuse, d’exalter le don de la maternité ». Il rappelle ensuite qu’on trouve des femmes de grande valeur à tous les niveaux, qui vivent avec fierté leur condition de femme en République Dominicaine. « Je les ai connues et j’ai été en rapport avec elles pendant les presque 50 ans de mon ministère sacerdotal et épiscopale, et parmi elles il y a des personnes de grand prestige intellectuel, des managers, des fonctionnaires et des employées publiques et privées, ainsi que des mères au foyer ayant un grand sens de l’abnégation ». De même dans le monde rural dominicain « il y a une légion de femmes très simples, mais admirables par la façon dont elles se sont ouvertes à la vie et se sont consacrées par de grands sacrifices et privations à éduquer leurs enfants. On peut dire la même chose de nos quartiers urbains : quelle vertu, quelle capacité de tout supporter, quelle fidélité au travail, quel amour pour la famille, et quelle piété nous trouvons derrière une grande pauvreté matérielle et des conditions de vie précaires ».

“Le oui que vous avez su dire à la vie qui un jour s’est développée dans votre ventre est aujourd’hui votre réjouissance et votre joie » continue le texte. Devant tant de menaces contre la vie et devant la pression de certains pour que l’article 30 de la réforme constitutionnelle, déjà approuvée en première lecture, soit modifié, le Cardinal lance un appel à toutes les mères afin qu’elles donnent vie à une « chaîne de prière et d’action, pour que nos législateurs et législatrices, éclairés par l’Esprit saint, maintiennent leur vote au bénéfice de la vie dans la seconde lecture ».

Mardi 2 juin on inaugure le « Congrès scientifique international sur l’article 30 de la Constitution dominicaine », patronné par l’Archidiocèse de Saint-Domingue, auquel participent différents spécialistes de sciences médicales avancées, de gynécologie et d’obstétrique, de bioéthique, de droit international et de théologie morale. Parmi les intervenants au Congrès international figurent Mónica López Barahona, présidente de la Faculté de sciences et de bio santé de l’Université Francisco de Vitoria, en l’Espagne; la spécialiste portoricaine en Droit International, Marlene Gillette-Ibern, qui a fait partie de la délégation de « Vie humaine internationale » à la Conférence de Beijing et d’Istanbul. Parmi les participants, il y a aussi le gynécologue Rafael Cabrera Artola, spécialiste en grossesses à haut risque, et Adolfo Castañedas, spécialiste en Théologie morale de l’Université Alphonsine de Rome et du Séminaire Saint Vincent de Paul de Bounton, en Floride.
Pendant le Congrès, les représentants répondront à plusieurs questions, parmi lesquelles : Quand commence la vie humaine ? Un embryon peut-il être considéré comme une personne ? L’article 30 touche-t-il le développement de la science ? Y a-t-il un danger dans l’exercice de la pratique médicale approuvant cet article ? Cette approbation touche-t-elle quelque droit de l’homme ? Quels grands capitaux financent l’avortement ? Quels bénéfices tire l’Eglise de l’approbation de l’article 30? Qui est avantagé si l’article 30 n’est pas approuvé?

(Agence Fides 1/6/2009)

01.08.2008

République dominicaine: Assemblée Plénière de la Conférence épiscopale

AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Mission Continentale, IIIe Plan National de Pastorale, Année paulinienne : tels sont certains des sujets traités par l’Assemblée plénière qui a en outre élu la nouvelle Présidence

 

Saint-Domingue (Agence Fides) – La célébration de la XLVIe Assemblée Plénière de la Conférence épiscopale de Saint-Domingue, qui a eu lieu début juillet 2008, a été l’occasion de renouveler la Direction de la Conférence épiscopale.

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Le Card. Nicolás di Jesús López Rodríguez (photo), Archevêque de l’archidiocèse de Saint-Domingue a été élu président. Mgr Gregorio Nicanor Peña Rodríguez, Evêque de L’Altagracia (Higüey) a été nommé vice-président. Le P. Francisco Antonio Jiménez Rosario a été élu Secrétaire général et le P. Carmelo Santana a été élu Secrétaire général adjoint. Les évêques Mgr Ramón Benito della Rosa e Carpió et Mgr José Dolores Grullón Estrella font partie du Conseil Permanent. Les présidences des diverses Commissions ont été renouvelées.

En plus de ces nominations, plusieurs sujets ont été abordés dont la Grande Mission Continentale 2009-2011, le IIIe Plan National de Pastorale, la célébration de l’année Paulinienne lancée par le pape Benoît XVI, le Rapport sur le Développement Humain, la proposition du Projet de loi pour les Associations religieuses, le développement de l’Université Pontificale Catholique “Mère et Maîtresse” et la consécration du pays au Cœur Immaculé de Marie.

Comme de coutume, une journée de retraite spirituelle a eu lieu, prêchée par le Nonce apostolique, Son Exc. Mgr Józef Wesolowski, qui a parlé de l’eucharistie et de la parole dans le Ministère épiscopal.

Le Président de la République, Dr. Leonel Fernández Reyna, est intervenu pendant les travaux de l’Assemblée. Les évêques ont pu dialoguer longuement avec lui à propos de la vie actuelle du pays et des perspectives pour l’avenir. A la fin du rassemblement, les nouveaux locaux de la Caritas dominicaine ont été bénis.

  (Agence Fides 30/7/2008)