20.07.2010

Sedcontra.fr vacances 2010

Chers amis,

Voici l’édition de Sedcontra.fr mis en ligne ce matin, avec des réflexions de fond pour commencer de nourrir nos vacances d’été.


Merci à ceux d’entre vous qui prennent le temps de lire, puis s’intéressent aux éclairages de philosophie chrétienne du site des “chercheurs de sens” et les font connaître autour d’eux, en reroutant ce message dans le cercle de leurs relations.


Bonnes vacances à tous ceux qui en prennent !


Bien cordialement,

Hugues de Blignières, dit Kéraly
Adresse du site : http://sedcontra.fr

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12.04.2010

Contraception : une campagne provocatrice pour les hommes

France - Une campagne sur la contraception a été lancée le 8 avril 2010 par le ministère de la Santé et l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) pour "informer les adolescents de 13 à 19 ans sur les conséquences et les problèmes liés à une grossesse non désirée".

 

 


Intitulée "Faut-il que les garçons soient enceintes pour que la contraception nous concerne tous ?", cette campagne vise "à sensibiliser les garçons autant que les filles", et à "impliquer davantage les hommes dans le choix de la méthode contraceptive".

Quatre vidéos diffusées sur des sites Internet visités par les adolescents "mettent en scène des jeunes hommes dans des situations décalées [...] telles que l'accouchement, les conséquences d'une grossesse non désirée ou encore l'annonce de la grossesse à sa partenaire". Les vidéos renvoient vers une page web du site choisirsacontraception.fr intitulée "Trop tôt pour avoir un bébé".

Cette campagne prolonge le programme annoncé par Roselyne Bachelot après la remise du rapport de l'IGAS concernant l'IVG, la contraception et la prévention des grossesses non désirées (Cf. Synthèse de presse du 2/02/10). En 2007, 12 650 filles entre 15 et 17 ans, et 850 filles de moins de 15 ans ont avorté.

Aux Etats-Unis, la lutte contre les grossesses des adolescentes est incarnée par Bristol Palin - la fille de Sarah Palin, l'ancienne candidate républicaine à la vice-présidence et gouverneur de l'Alaska - qui a eu un enfant à l'âge de 18 ans. Elle apparaît dans un spot télévisé organisé par une fondation privée, la Candie's Foundation, pour recommander l'abstinence sexuelle avec le slogan : "
Réfléchis avant de jouer".

 

 


Un rapport du Centre de Contrôle des maladies (CDC) publié le 6 avril 2010 montre que "le taux de grossesses chez les jeunes filles américaines de 15 à 19 ans a chuté de 2% pour s'établir à 41,5 pour 1.000".

 

Le Parisien.fr 07/04/10 - Le Quotidien du médecin 12/04/10 - Rtbf.be 08/04/10

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07.02.2010

Aux larmes, citoyennes !

France : Des moyens pour aider les femmes à éviter l’avortement


Pétition pour une véritable politique de prévention


ROME, Vendredi 5 février 2010 (ZENIT.org) - En France, le taux d'avortement est deux fois plus élevé que celui de l'Allemagne, souligne l'Alliance pour les Droits de la Vie (ADV), qui demande des moyens pour aider les femmes à « éviter l'avortement » et lance une pétition nationale en ligne à cet effet, avec ce slogan provocateur : « Aux larmes citoyennes ! » qui dit bien la détresse - souvent secrète - engendrée par le traumatisme de l'avortement.

On peut signer et faire signer l'appel à cette adresse en ligne: www.auxlarmescitoyennes.org

En quelques heures, la pétition a recueilli plus de 7900 signatures en ligne.

En effet, le ministère français de la Santé, après la remise du rapport de l'Inspection générale des Affaires Sociales, sur l'interruption volontaire de grossesse et la « prévention des grossesses non désirées », et sous la pression du « Mouvement Français pour le Planning familial » annonce au contraire « encore plus de moyens pour l'avortement », déplore l'ADV.

« En France, fait observer l'ADV, le taux de recours à l'avortement est deux fois supérieur à celui de l'Allemagne. Il augmente fortement chez les mineures. Et voilà que Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, veut céder aux nouvelles revendications du Mouvement Français pour le Planning familial. Il est temps d'aider les femmes à éviter l'avortement ».

L'Alliance pour les Droits de la Vie préconise en effet la « prévention » de l'avortement et adresse au ministre français de la Santé deux demandes précises.

« Au lieu de surenchérir sur les revendications du Mouvement Français pour le Planning Familial, qui n'ont aucunement fait baisser le nombre d'interruptions volontaires de grossesses en France, l'Alliance propose au gouvernement d'aider les femmes à éviter l'IVG. Elle demande l'instauration d'une véritable politique de prévention qui ose se démarquer des incessantes campagnes d'information qui ont fait la preuve de leur inefficacité en se centrant uniquement sur la contraception ».

Voici le texte de la pétition :

« La situation de l'avortement dans notre pays me bouleverse et je vous demande de toute urgence : 

1/ De faire modifier le livret officiel d'information remis aux femmes enceintes en difficulté.

Au lieu de prôner l'IVG comme l'issue évidente de leur grossesse, il doit intégrer :

-          le détail des aides permettant aux femmes d'éviter le recours à l'avortement ;

-          un avertissement honnête sur les répercussions psychologiques de l'avortement.

2/ De lancer des campagnes gouvernementales pour promouvoir les droits des femmes enceintes, notamment en matière d'emploi et de protection face à toute violence ou pression économique, conjugale ou familiale. »

Pour Caroline Roux, secrétaire générale de l'Alliance pour les Droits de la Vie : « Aucune préconisation n'est faite pour aider les femmes enceintes face à une grossesse imprévue. Pourtant un espace de prévention existe si on sait écouter leur désir profond et leur faire connaître leur droit contre les pressions qui s'exercent sur elles au moment des grossesses surprises. Les femmes sont trop souvent laissées seules face à leur souffrance, c'est ce que nous signifions par l'expression « aux larmes, citoyennes ! ». 


28 janvier 2010 : des femmes protestent devant le Conseil régional d’Ile-de-France



IVG : non à la politique de l’autruche
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06.09.2009

Grippe : les raisons de la peur

Grippe : les raisons de la peur

24 juillet 2009 | Tugdual Derville*

Millésime exceptionnel pour la nouvelle grippe 2009. Elle se répand comme une traînée de poudre, alimentant la chronique estivale, sans qu’on sache trop bien s’il faut s’en distraire ou s’en affoler. L’automne sera-t-il chaud ?

Elle est passée par ici, elle repassera par là… La peur de la grippe A (ex-mexicaine, ex-porcine, ex-H1N1) déferle sur la planète. C’est le feuilleton de l’été. Alors que l’OMS a décrété « l’état de pandémie mondiale », son stade d’alerte maximal, pour la première fois depuis quarante et un ans, les gouvernements, ne sachant plus s’il faut alerter ou calmer le jeu, sont réduits à souffler le chaud et le froid. Outre-Manche, les sujets britanniques sont plombés par les salves d’instructions antinomiques : « Évitez de voyager, éloignez-vous des foules et différez vos grossesses ! », conseillent les uns. « Vivez comme avant ! », supplient les autres. Les tabloïds s’en donnent à cœur joie.

Il faut reconnaître que les informations les plus contradictoires ont circulé à propos du nouveau virus. Il fut un temps soupçonné d’être plus mortel que morbide : très grave mais rare. On le présente désormais comme plus morbide que mortel : terriblement contagieux mais curable. Le Tamiflu serait le sauveur. De toutes façons, disent les sceptiques, chaque grippe prélève son lot de personnes fragiles.

Heureusement, la France dispose de l’un des systèmes de santé les plus performants au monde. C’est la contrepartie de l’énorme coût de sa protection sociale. Il y a pourtant ceux qui s’alarment, tel ce praticien marseillais avertissant sur les ondes : « La France n’est pas prête. » D’autres entendent rassurer, à l’image de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, affirmant, le jour où elle annonce vouloir détourner l’accueil des malades des urgences vers les généralistes : « J’ai confiance en la médecine de ville et j’ai besoin d’elle. » Confiance soit.

Mais puisqu’on ne peut faire autrement, ces propos apaisants peuvent inquiéter. D’ailleurs, pourquoi nous demande-t-on soudain d’aller voir nos généralistes, tout en les exhortant à organiser des flux séparés pour ces malades-là  ? Est-ce plus parce que les urgences sont incapables d’absorber les millions de malades qui se profilent que parce que le virus serait devenu bénin  ? De toute façon, quand une grande peur est en jeu, tout concourt à l’alimenter.

Ainsi le rapport spécial du sénateur Jean-Jacques Jégou qui liste le stock de défense hexagonal : 33 millions de doses d’antiviraux, 1 milliard de masques anti-projection et bientôt 1 milliard de masques de protection. Quant au vaccin, 94 millions de doses sont déjà commandées. Problème : elles arriveront essentiellement après le pic pandémique… Il faut deux injections à trois semaines d’intervalle pour être protégé six semaines plus tard.



La peur de quoi ?


Derrière la peur initiale, enfle la peur… d’avoir peur. Certains estiment déjà que le problème sera économique plus que sanitaire. Un grand spectacle prévu à l’automne au stade de France est annulé. La Banque mondiale estime que la pandémie va provoquer une baisse du produit intérieur brut de 0,7% à 4,8%. Ce type d’aléa, c’est ce que déteste l’économie. Défi pour les entreprises, on craint un absentéisme de 25 à 40 % au plus fort de la crise.

Au moins, le feuilleton de la peur alimente le commerce médiatique. Les adultes raffolent de fin du monde, comme les enfants de contes horribles. L’inconscient collectif semble hanté par la peste noire qui débarqua en Europe en 1347, provoquant un crash démographique.

Est-ce depuis ce cataclysme que nos gènes sont marqués par la terreur de la contagion, de la promiscuité, de l’étranger  ? Les images de crémation des corps contaminés nous hantent. Déjà se rejoue avec la grippe A l’impossible imbroglio des mises en quarantaine, avec son lot d’injustice, d’absurdité et de retournement de situation. Comme lors du coup de canicule de 2003, les gouvernants sont mis sur la sellette, accusés d’impuissance.

Car la mondialisation virale n’a rien à envier à la mondialisation économique. Feu la grande peur nucléaire ; exit la menace de l’explosion démographique qui s’est d’ailleurs inversée ; même le réchauffement climatique qui tenait la corde – malgré les contestations raisonnées d’un Claude Allègre – est passé au second plan. Certes, les récentes angoisses sanitaires ont pour le moment fait flop : ni l’encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la vache folle), ni le SRAS (grippe aviaire), n’ont décimé les populations (littéralement prélever un homme sur dix). Seul le Sida s’est révélé d’une ampleur catastrophique, mais pas vraiment en Europe. Chacun de ces virus a fait couler des flots d’encre glaciale.

Tout cela ne nous dit pas ce qu’il adviendra à l’automne : cette grippe-là tiendra-t-elle ses promesses apocalyptiques  ? Principe de précaution oblige – ou crainte du déni – il est du devoir des gouvernants et des autorités sanitaires mondiales de tout faire pour enrayer à la fois l’hécatombe et la panique. Ainsi s’expliquent leurs discours d’équilibristes, vite dépassés par les faits. Pour tous ceux qui n’ont rien d’autre à faire que d’observer, la sagesse impose comme maxime anxiolytique : « À chaque jour suffit sa peine » (Mt 6, 34).


*Tugdual Derville est délégué général de l’Alliance pour les droits de la vie.