11.03.2012
Un nouveau jalon sur le chemin du rapprochement entre catholiques et anglicans
17:17 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, pierre whaolon, eveques, episcopaliens, rowan williams, rome, priere, saints, gregoire le grand, unite, oecumenisme, temoignage, vatican, vepres, cantorbery, anglicans, catholiques, dialogue, evangile, camaldules, christ |
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13.07.2011
Catholiques et anglicans unis pour la Terre Sainte
La Terre Sainte est au cœur des préoccupations de tous les chrétiens. Une conférence internationale se tiendra la semaine prochaine, les 18 et 19 juillet prochain, à Londres, pour parler des défis auxquels doivent faire face les chrétiens du Proche-Orient. Cette rencontre est promue par l’archevêque catholique de Westminster, mgr Vincent Nichols et par l’archevêque de Canterbury, le primat anglican, Rowan Williams.
22:40 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : terre sainte, conference, londres, proche-orient, eveques, catholiques, anglicans, westminster, vincent nichols, canterbury, rowan williams, royaume-uni, amerique du nord, europe, chretiens, juifs, musulmans |
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18.11.2010
Vers une nouvelle étape du dialogue oecuménique - Entretien avec le cardinal Ricard
"Vers une nouvelle étape du dialogue œcuménique", c’est le thème de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens qui se tient actuellement au Vatican. La rencontre a été ouverte, ce lundi, par Mgr Kurt Koch, le président de ce dicastère. Parmi les thèmes abordés : l’engagement œcuménique au Moyen-Orient, l’œcuménisme en Afrique, ou encore les rapports avec le judaïsme et l’anglicanisme.
08:36 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : oecumenisme, dialogue, kurt koch, cardinaux, moyen-orient, afrique, judaisme, anglicanisme, canterbury, rowan williams, jean zizoulas, pergame, metropolites, constantinople, bordeaux, jean-pierre ricard, orthodoxes |
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08.11.2010
Cinq évêques de la Communion Anglicane vont intégrer l’Église Catholique
Mgr Andrew Burnham (Ebbsfleet), Mgr Keith Newton (Richborough), Mgr John Broadhurst (Fulham), Mgr Edwin Barnes (évêque assistant, Winchester) et Mgr David Silk (évêque assistant, Exeter) ont affirmé, dans un communiqué commun repris par le journal The Telegraph, leur volonté d’entrer dans l’Église catholique. « La constitution Apostolique “Anglicanorum coetibus” du 4 novembre 2009 était une réponse aux anglicans qui cherchaient l’unité avec le Saint-Siège » ont-ils déclaré.
16:52 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : royaume-uni, andrew burham, ebbsfleet, keith neton, richborough, john broadhurst, fulham, edwin barnes, winchester, david silk, exeter, the telegraph, anglicans, eglise catholique, anglicanorum coetibus, unite, federico lombardi, rowan williams, archevêques, canterbury |
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23.10.2009
Entrée des anglicans dans l’Église catholique
Frappez et l'on vous ouvrira. A condition que ce soit selon la tradition
L'entrée de diocèses et de paroisses anglicans antimodernistes dans l'Eglise catholique est annoncée. L'œcuménisme du pape Benoît XVI apparaît de plus en plus comme nourri de fidélité à la tradition. C'est le cas avec les lefebvristes. Et plus encore avec les Eglises orthodoxes d'orient
par Sandro Magister
ROME, le 20 octobre 2009 – Jusqu’à hier, les prêtres et évêques de la Communion anglicane qui se sentaient davantage en accord avec le pape de Rome qu’avec les dérives "modernistes" de l'anglicanisme passaient un à un à l’Eglise catholique.
Aux Etats-Unis, une "Pastoral Provision" rédigée par la congrégation pour la doctrine de la foi et approuvée par Jean-Paul II a été mise en place en 1980 pour régler ces passages. Elle a permis à environ 80 prêtres anglicans de passer à l’Eglise catholique, presque tous avec femme et enfants. Et, il y a deux ans, c’est un évêque, Jeffrey Steenson, qui a été accueilli lors d’une cérémonie célébrée à la basilique Sainte-Marie Majeure, à Rome. Steenson, 57 ans, marié et père de trois enfants, a été ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse de Santa Fe, où il enseigne la patrologie au séminaire.
Ces prêtres et ces évêques ont aussi été suivis par des groupes de fidèles agissant spontanément. Le seul cas de passage en bloc de tout un diocèse anglican à l’Eglise catholique est, jusqu’à présent, celui du diocèse d’Amritsar, au Penjab indien, en 1975.
Mais, à partir d’aujourd’hui, les migrations collectives de l'anglicanisme vers le catholicisme seront un fait non plus exceptionnel mais normal, grâce à la constitution apostolique que Benoît XVI s’apprête à publier.
La constitution pontificale est encore en phase de mise au point. Elle sera peut-être publiée dans deux semaines. Mais elle a déjà été annoncée solennellement, le matin du 20 octobre, par deux conférences de presse simultanées : l’une à Rome, avec le cardinal William Levada, préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l’autre à Londres, avec l'archevêque catholique de Westminster, Vincent G. Nichols, et le primat de la Communion anglicane, Rowan Williams (dans la photo Associated Press).
A Londres les deux archevêques, le catholique et l’anglican, ont également fait une déclaration conjointe, ce qui est aussi un élément indiscutablement nouveau.
En effet, d’habitude, quand quelqu’un quitte une confession chrétienne et en embrasse une autre, il s’en va en claquant la porte.
Cette fois, au contraire, c’est comme si ce passage était béni d’un commun accord par les deux parties.
Cette harmonie fait penser combien la réconciliation de l’Eglise catholique et de la Communion anglicane serait proche aujourd’hui si seulement cette dernière n’avait pas accepté que des femmes et des homosexuels vivant en couple soient ordonnés prêtres et évêques, avec les dramatiques divisions qui en ont résulté entre ceux qui sont d’accord et ceux qui s’y opposent.
Quand la constitution apostolique aura été publiée, les paroisses et les diocèses anglicans – de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, d'Australie et d’autres pays – qui, ces dernières années, ont frappé à la porte de Rome pour être accueillis dans l’Eglise catholique pourront procéder selon les modalités fixées par la constitution. Les prêtres et évêques mariés, ayant reçu les ordres sacrés, pourront reprendre leur ministère, comme c’est déjà le cas pour les prêtres mariés des rites orientaux, y compris catholiques. Leurs communautés seront rattachées à des "ordinariats personnels" dirigés par des évêques qui ne seront pas mariés mais célibataires, là encore en accord avec la pratique constante des Eglises catholiques et orthodoxes. Pour les liturgies, le rituel anglican, déjà très semblable au catholique, restera en vigueur.
On calcule qu’une quarantaine d’évêques et une centaine de prêtres, avec leurs communautés respectives, sont sur la liste d’attente. Le critère de la conversion sera l'acceptation de la primauté du pape et l’adhésion à la doctrine formulée dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique.
Dans tous les cas, les communautés prêtes à passer à l’Eglise catholique font partie de l'aile "traditionnaliste" de la Communion anglicane.
Comme sont traditionalistes les communautés schismatiques lefebvristes, envers lesquelles Benoît XVI intensifie ses efforts pour qu’elles obéissent de nouveau à Rome.
Et comme sont attachées à la grande tradition les Eglises orthodoxes, avec lesquelles le contact paraît plus fructueux avec le pape actuel. Du 16 au 23 octobre est en cours à Chypre le deuxième round – le premier a eu lieu à Ravenne en 2007 – du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la question de la primauté du pape, à la lumière de ce qui fut vécu au cours du premier millénaire.
Aujourd’hui plus que jamais, sous le pontificat de Joseph Ratzinger, le chemin de l’œcuménisme apparaît non comme un élan vers la modernité mais comme un retour sur le terrain de la tradition.
On trouvera ci-dessous la déclaration conjointe diffusée à Londres le 20 octobre par le chef de la Communion anglicane et celui de l’Eglise catholique d’Angleterre et du pays de Galles, ainsi qu’une note rétrospective publiée le même jour par la congrégation pour la doctrine de la foi.
Joint Statement by the Archbishop of Westminster and the Archbishop of Canterbury
Today’s announcement of the Apostolic Constitution is a response by Pope Benedict XVI to a number of requests over the past few years to the Holy See from groups of Anglicans who wish to enter into full visible communion with the Roman Catholic Church, and are willing to declare that they share a common Catholic faith and accept the Petrine ministry as willed by Christ for his Church.
Pope Benedict XVI has approved, within the Apostolic Constitution, a canonical structure that provides for Personal Ordinariates, which will allow former Anglicans to enter full communion with the Catholic Church while preserving elements of distinctive Anglican spiritual patrimony.
The announcement of this Apostolic Constitution brings to an end a period of uncertainty for such groups who have nurtured hopes of new ways of embracing unity with the Catholic Church. It will now be up to those who have made requests to the Holy See to respond to the Apostolic Constitution.
The Apostolic Constitution is further recognition of the substantial overlap in faith, doctrine and spirituality between the Catholic Church and the Anglican tradition. Without the dialogues of the past forty years, this recognition would not have been possible, nor would hopes for full visible unity have been nurtured. In this sense, this Apostolic Constitution is one consequence of ecumenical dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion.
The on-going official dialogue between the Catholic Church and the Anglican Communion provides the basis for our continuing cooperation. The Anglican Roman Catholic International Commission (ARCIC) and International Anglican Roman Catholic Commission for Unity and Mission (IARCCUM) agreements make clear the path we will follow together.
With God’s grace and prayer we are determined that our on-going mutual commitment and consultation on these and other matters should continue to be strengthened. Locally, in the spirit of IARCCUM, we look forward to building on the pattern of shared meetings between the Catholic Bishops Conference of England and Wales and the Church of England’s House of Bishops with a focus on our common mission. Joint days of reflection and prayer were begun in Leeds in 2006 and continued in Lambeth in 2008, and further meetings are in preparation. This close cooperation will continue as we grow together in unity and mission, in witness to the Gospel in our country, and in the Church at large.
London, 20 October 2009
Vincent Gerard Nichols
Archbishop of Westminster
Rowan Williams
Archbishop of Canterbury
Informations complémentaires
Depuis qu’au XVIe siècle le roi Henri VIII a proclamé que l’Eglise d’Angleterre était indépendante de l’autorité du pape, l’Eglise d’Angleterre a créé ses déclarations doctrinales, ses usages liturgiques et ses pratiques pastorales, en y incorporant souvent des idées de la Réforme née sur le continent européen. L’expansion de l’Empire Britannique, en association avec l’apostolat missionnaire anglican, a ensuite fait naître une Communion Anglicane au niveau mondial.
En plus de 450 ans, jamais la question de la réunion des anglicans et des catholiques n’a été écartée. Au milieu du XIXe siècle, le Mouvement d’Oxford (en Angleterre) a montré un renouveau d’intérêt pour les aspects catholiques de l’anglicanisme. Au début du XXe siècle, le cardinal belge Mercier a lancé des discussions publiques avec des anglicans pour explorer la possibilité d’une union avec l’Eglise catholique sur la base d’un anglicanisme "réuni mais pas absorbé".
Le concile Vatican II a encore renforcé l’espoir d’une union, notamment avec le Décret sur l’œcuménisme (n° 13) qui, se référant aux Communautés séparées de l’Eglise catholique au moment de la Réforme, affirmait : "Parmi celles [les communions] où continuent à subsister en partie les traditions et les structures catholiques, la Communion Anglicane occupe une place particulière."
Depuis le concile, les relations entre anglicans et catholiques romains ont créé un meilleur climat de compréhension et de coopération mutuelle. L’Anglican-Roman Catholic International Commission (ARCIC) a publié, au fil des années, une série de déclarations doctrinales, dans l’espoir de créer les bases d’une union entière et visible. Pour beaucoup de gens des deux Communions, les déclarations de l’ARCIC ont rendu disponible un outil dans lequel l’expression commune de la foi peut être reconnue. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la nouvelle mesure.
Dans les années qui ont suivi le Concile, certains anglicans ont abandonné la tradition de ne conférer les Ordres Sacrés qu’à des hommes en appelant aussi des femmes au sacerdoce et à l’épiscopat. Plus récemment, certains éléments de la Communion Anglicane se sont éloignés de l’enseignement biblique commun en matière de sexualité humaine – déjà clairement formulé dans le document de l’ARCIC "La vie dans le Christ" – en conférant les Ordres Sacrés à des clercs ouvertement homosexuels et en bénissant les unions de personnes du même sexe. Néanmoins, alors que la Communion Anglicane doit relever ces défis nouveaux et difficiles, l’Eglise Catholique reste pleinement engagée dans son dialogue œcuménique avec la Communion Anglicane, notamment à travers l’activité du Conseil Pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens.
Entre temps, beaucoup d’anglicans sont entrés individuellement dans la pleine communion avec l’Eglise catholique. Parfois ce sont même des groupes d’anglicans qui sont entrés, en conservant une certaine structure "corporative". C’est le cas, par exemple, du diocèse anglican d’Amritsar en Inde et de quelques paroisses isolées des Etats-Unis qui, tout en gardant une identité anglicane, sont entrées dans l’Eglise catholique dans le cadre d’une "disposition pastorale" adoptée par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et approuvée par le pape Jean-Paul II en 1982. Souvent, dans ces cas-là, l’Eglise catholique a accordé des dispenses de l’obligation de célibat, admettant que les clercs anglicans mariés qui désiraient poursuivre leur ministère comme prêtres catholiques soient ordonnés dans l’Eglise catholique.
Dans ce contexte, les Ordinariats Personnels institués selon la Constitution Apostolique mentionnée ci-dessus peuvent être considérés comme un pas de plus vers la réalisation de l’aspiration à l’union entière et visible dans l’unique Eglise, qui est l’un des buts principaux du mouvement œcuménique.
Congrégation pour la Doctrine de la Foi
Rome, le 20 octobre 2009
La note diffusée par le Vatican le jour de l'annonce de la constitution apostolique relative aux "ordinariats personnels" pour les anglicans qui entrent dans l’Eglise catholique :
> Nota informativa
Un article récent de www.chiesa à propos des divisions internes de la Communion anglicane :
> Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury (3.8.2009)
L'annonce de la rencontre du 26 octobre 2009 entre la commission vaticane "Ecclesia Dei" et la Fraternité lefebvriste Saint Pie X :
> Il prossimo lunedì 26 ottobre...
Une importante interview du métropolite orthodoxe de Pergame Johannes Zizioulas, à propos du deuxième round, actuellement en cours à Chypre, du dialogue entre catholiques et orthodoxes sur la primauté du pape :
> Zizioulas: Difendiamo il dialogo ecumenico contro chi lo contesta
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
www.chiesa
06:37 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anglicans, tradition, eglise catholique, oecumenisme, pape, benoit xvi, lefebvristes, eglises orthodoxes, orient, pretres, eveques, jean paul ii, jeffrey steenson, santa fe, patrologie, seminaire, amritsar, penjab, inde, constitution apostolique, william levada, rome, londres, westminster, vincent g nichols, rowan williams, associates press, femmes, homosexuels, grande-bretagne, etats-unis, australie, ordinariats personnels, liturgie, primaute du pape, catechisme de l eglise catholique, traditionalistes, chypre, ravenne, joseph ratzinger, pays de galles, angleterre, canterbury, henri viii, arcic, anglican-roman catholic international commission, concile, unite des chretiens, communion anglicane, vatican ii |
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03.08.2009
Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury
Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury
Une pour les traditionalistes, l'autre pour les modernistes. C'est la solution imaginée par Rowan Williams pour maintenir l'union entre ceux qui approuvent l'ordination des gays et lesbiennes et ceux qui la refusent. Le Vatican lui sert de point d’appui
par Sandro Magister
ROME, le 3 août 2009 – Dans un effort extrême pour éviter un énième schisme parmi ses fidèles, l'archevêque de Canterbury et primat de la communion anglicane Rowan Williams (photo, avec son épouse Jane) a demandé de l’aide même au Vatican. Celui-ci est tout de suite venu à son secours.
La demande d’aide, implicite, se trouve dans un texte publié par Williams le 27 juillet sur son site web, sous le titre "Communion, covenant et notre avenir anglican".
L’aide du Vatican s’est manifestée par un article de "L'Osservatore Romano" du lendemain et une déclaration du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens du 29 juillet.
S’adressant aux 77 millions d’anglicans du monde, Williams a pris acte du fait que le danger de schisme est réel parmi eux, surtout après les résolutions approuvées à la mi-juillet par les anglicans des Etats-Unis, appelés épiscopaliens. Mais il les a exhortés à tout faire pour rester unis. Pour les persuader, il a aussi évoqué le désastre qui en résulterait pour l'œcuménisme, c’est-à-dire pour la démarche d'union avec les autres Eglises et communautés chrétiennes, et en premier lieu avec l’Eglise catholique.
Williams a souligné que les résolutions approuvées par les anglicans d'Amérique à Anaheim, en Californie, sont en effet en contradiction profonde avec la doctrine et la pratique des catholiques et des orthodoxes, ainsi qu’avec l’opinion de beaucoup d’anglicans.
Elles concernent l'homosexualité. Une première résolution a établi que tous les baptisés peuvent accéder au sacerdoce et à l'épiscopat, y compris donc les hommes et les femmes qui entretiennent des relations avec des personnes du même sexe.
Une seconde résolution a décidé que les mariages d’homosexuels seraient bénis dans le cadre d’une liturgie spéciale.
Williams a objecté que le mariage d’homosexuels n’a aucun fondement dans la Sainte Ecriture. Et que la communion anglicane doit s’en tenir uniquement à celle-ci, sans suivre des règles sociales changeantes qui, par exemple, permettent dans six états américains de marier des couples homosexuels. Et, à plus forte raison, sans admettre au sacerdoce et à l'épiscopat des hommes et des femmes qui vivent avec des personnes du même sexe.
Pour éviter ce schisme et d’autres possibles, Williams a proposé aux 44 provinces qui composent la communion anglicane de signer un "Covenant", un accord sur l'orthodoxie biblique. Les chemins de ceux qui signeront et de ceux qui ne signeront pas se sépareront, mais pas tout à fait. D’une part il y aura ceux qui s’en tiendront à la tradition biblique, partageront une vision commune de la doctrine et de la pratique anglicane, se sentiront membres d’une fraternité plus large avec les autres Eglises et communautés chrétiennes. D’autre part il y aura ceux qui donneront la priorité aux décisions de leur propre communauté et concevront la communion anglicane comme une libre fédération de corps indépendants, s’appuyant simplement sur une histoire culturelle commune.
De toute façon les fidèles pourront signer individuellement le "Covenant" au cas où leur province ne le ferait pas. Et en tout cas – a souligné Williams – seuls les signataires de l’accord prendront part aux rencontres œcuméniques en qualité de représentants de la communion anglicane, pour que les autres Eglises et communautés chrétiennes sachent toujours qui sont et ce que pensent ceux avec qui elles seront amenés à dialoguer.
***
Quelques heures après la diffusion du texte de l'archevêque de Canterbury, "L'Osservatore Romano" en donnait une vaste synthèse, sous le titre : "Deux manières différentes d’être anglican". Le compte-rendu était clairement solidaire de l’effort de Williams pour endiguer l’éclatement de la communion anglicane.
Encore plus explicite dans son soutien à Williams, la déclaration publiée le 29 juillet par le conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, présidé par le cardinal Walter Kasper, s’achevait ainsi :
"Notre prière est que la communion anglicane puisse, même dans cette situation difficile, trouver un moyen de maintenir son unité et son témoignage du Christ en tant que communion mondiale".
Williams jouit de beaucoup d’estime et de sympathie chez les catholiques. Quand, en 2002, il a été nommé archevêque de Canterbury et primat des anglicans, il s’est retiré pendant deux semaines en Italie au monastère catholique de Bose, fondé et dirigé par son ami Enzo Bianchi, avant de prendre possession de sa charge.
C’est un fait que, depuis des années, la communion anglicane est soumise à de continuelles poussées divergentes.
L'ordination des femmes, qui a débuté en 1994, est l’une de ces causes de division. Elle a amené beaucoup d’anglicans à passer à l’Eglise catholique ou à d’autres Eglises chrétiennes.
Afin de retenir les dissidents, une étrange solution a été imaginée, il y a quelques mois, pour la messe dominicale de 10 heures 30 à la cathédrale anglicane de Blackburn, dans le Lancashire, où officient des chanoines des deux sexes.
Au moment de la communion, deux files se forment : d’un côté ceux qui acceptent l'hostie consacrée par la révérende Sue Penfold, de l’autre ceux qui ne l’acceptent que si elle a été consacrée par le révérend Andrew Hindley.
La réflexion de l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, sur les divisions entre anglicans, mise en ligne le 27 juillet 2009 sur son site web :
> Communion, Covenant and Our Anglican Future
A propos des deux files pour la communion à la cathédrale de Blackburn, dans le Lancashire :
> Anglican Ordination of Women Leads to Two Types of Communion at Cathedral
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
17:37 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gays, anglicans, lesbiennes, canterbury, site web, communion, covenant et notre avenir anglican, osservatore romano, unite des chretiens, schisme, rowan williams, vatican, etats-unis, oecumenisme, eglise catholique, orthodoxes, homosexualite, sacerdoce, episcopat, mariage, liturgie, ecriture, walter kasper, bose, enzo bianchi, ordination des femmes, sue penfold, andrew hindley |
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Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury
Les anglicans risquent un schisme. Les deux voies de l'archevêque de Canterbury
Une pour les traditionalistes, l'autre pour les modernistes. C'est la solution imaginée par Rowan Williams pour maintenir l'union entre ceux qui approuvent l'ordination des gays et lesbiennes et ceux qui la refusent. Le Vatican lui sert de point d’appui
par Sandro Magister
ROME, le 3 août 2009 – Dans un effort extrême pour éviter un énième schisme parmi ses fidèles, l'archevêque de Canterbury et primat de la communion anglicane Rowan Williams (photo, avec son épouse Jane) a demandé de l’aide même au Vatican. Celui-ci est tout de suite venu à son secours.
La demande d’aide, implicite, se trouve dans un texte publié par Williams le 27 juillet sur son site web, sous le titre "Communion, covenant et notre avenir anglican".
L’aide du Vatican s’est manifestée par un article de "L'Osservatore Romano" du lendemain et une déclaration du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens du 29 juillet.
S’adressant aux 77 millions d’anglicans du monde, Williams a pris acte du fait que le danger de schisme est réel parmi eux, surtout après les résolutions approuvées à la mi-juillet par les anglicans des Etats-Unis, appelés épiscopaliens. Mais il les a exhortés à tout faire pour rester unis. Pour les persuader, il a aussi évoqué le désastre qui en résulterait pour l'œcuménisme, c’est-à-dire pour la démarche d'union avec les autres Eglises et communautés chrétiennes, et en premier lieu avec l’Eglise catholique.
Williams a souligné que les résolutions approuvées par les anglicans d'Amérique à Anaheim, en Californie, sont en effet en contradiction profonde avec la doctrine et la pratique des catholiques et des orthodoxes, ainsi qu’avec l’opinion de beaucoup d’anglicans.
Elles concernent l'homosexualité. Une première résolution a établi que tous les baptisés peuvent accéder au sacerdoce et à l'épiscopat, y compris donc les hommes et les femmes qui entretiennent des relations avec des personnes du même sexe.
Une seconde résolution a décidé que les mariages d’homosexuels seraient bénis dans le cadre d’une liturgie spéciale.
Williams a objecté que le mariage d’homosexuels n’a aucun fondement dans la Sainte Ecriture. Et que la communion anglicane doit s’en tenir uniquement à celle-ci, sans suivre des règles sociales changeantes qui, par exemple, permettent dans six états américains de marier des couples homosexuels. Et, à plus forte raison, sans admettre au sacerdoce et à l'épiscopat des hommes et des femmes qui vivent avec des personnes du même sexe.
Pour éviter ce schisme et d’autres possibles, Williams a proposé aux 44 provinces qui composent la communion anglicane de signer un "Covenant", un accord sur l'orthodoxie biblique. Les chemins de ceux qui signeront et de ceux qui ne signeront pas se sépareront, mais pas tout à fait. D’une part il y aura ceux qui s’en tiendront à la tradition biblique, partageront une vision commune de la doctrine et de la pratique anglicane, se sentiront membres d’une fraternité plus large avec les autres Eglises et communautés chrétiennes. D’autre part il y aura ceux qui donneront la priorité aux décisions de leur propre communauté et concevront la communion anglicane comme une libre fédération de corps indépendants, s’appuyant simplement sur une histoire culturelle commune.
De toute façon les fidèles pourront signer individuellement le "Covenant" au cas où leur province ne le ferait pas. Et en tout cas – a souligné Williams – seuls les signataires de l’accord prendront part aux rencontres œcuméniques en qualité de représentants de la communion anglicane, pour que les autres Eglises et communautés chrétiennes sachent toujours qui sont et ce que pensent ceux avec qui elles seront amenés à dialoguer.
***
Quelques heures après la diffusion du texte de l'archevêque de Canterbury, "L'Osservatore Romano" en donnait une vaste synthèse, sous le titre : "Deux manières différentes d’être anglican". Le compte-rendu était clairement solidaire de l’effort de Williams pour endiguer l’éclatement de la communion anglicane.
Encore plus explicite dans son soutien à Williams, la déclaration publiée le 29 juillet par le conseil pontifical pour l'unité des chrétiens, présidé par le cardinal Walter Kasper, s’achevait ainsi :
"Notre prière est que la communion anglicane puisse, même dans cette situation difficile, trouver un moyen de maintenir son unité et son témoignage du Christ en tant que communion mondiale".
Williams jouit de beaucoup d’estime et de sympathie chez les catholiques. Quand, en 2002, il a été nommé archevêque de Canterbury et primat des anglicans, il s’est retiré pendant deux semaines en Italie au monastère catholique de Bose, fondé et dirigé par son ami Enzo Bianchi, avant de prendre possession de sa charge.
C’est un fait que, depuis des années, la communion anglicane est soumise à de continuelles poussées divergentes.
L'ordination des femmes, qui a débuté en 1994, est l’une de ces causes de division. Elle a amené beaucoup d’anglicans à passer à l’Eglise catholique ou à d’autres Eglises chrétiennes.
Afin de retenir les dissidents, une étrange solution a été imaginée, il y a quelques mois, pour la messe dominicale de 10 heures 30 à la cathédrale anglicane de Blackburn, dans le Lancashire, où officient des chanoines des deux sexes.
Au moment de la communion, deux files se forment : d’un côté ceux qui acceptent l'hostie consacrée par la révérende Sue Penfold, de l’autre ceux qui ne l’acceptent que si elle a été consacrée par le révérend Andrew Hindley.
La réflexion de l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, sur les divisions entre anglicans, mise en ligne le 27 juillet 2009 sur son site web :
> Communion, Covenant and Our Anglican Future
A propos des deux files pour la communion à la cathédrale de Blackburn, dans le Lancashire :
> Anglican Ordination of Women Leads to Two Types of Communion at Cathedral
Traduction française par Charles de Pechpeyrou.
17:36 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : andrew hindley, oecumenisme, mariage, anglicans, schisme, rowan williams, vatican, gays, lesbiennes, canterbury, site web, communion, covenant et notre avenir anglican, osservatore romano, unite des chretiens, etats-unis, eglise catholique, orthodoxes, homosexualite, sacerdoce, episcopat, liturgie, ecriture, walter kasper, bose, enzo bianchi, ordination des femmes, sue penfold |
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