12.07.2011

L'Europe invitée à ne pas perdre ses racines et son précieux héritage

dominique mamberti.JPGLe Secrétaire du Saint-Siège pour les rapports avec les États, Mgr Dominique Mamberti, a célébrée ce mardi matin une messe pour la Pologne, qui assure depuis le 1er juillet, la présidence tournante de l’Union européenne et pour l’avenir de l’Europe en présence des ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège. Dans son homélie, Mgr Mamberti a lancé une mise en garde contre la perte des racines européennes et lancé un appel à la conversion, surtout dans les villes où les habitants refusent de croire.

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11.07.2011

Angélus à Castelgandolfo : le Pape évoque Saint-Benoît et la Création

benoit xvi angelus.JPGA l'angélus, ce dimanche 10 juillet, le Pape a rappelé la mémoire liturgique ce lundi de Saint Benoît, abbé et Patron de l’Europe, grand Patriarche du monachisme occidental, maître de l’écoute de la Parole de Dieu. Saint Benoît nous rappelle qu’il faut donner à Dieu la place qui lui revient, c’est-à-dire la première place, en Lui offrant nos activités quotidiennes dans les prières du matin et du soir. 

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19:07 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pape, benoit xvi, castelgangoldfo, saint benoit, monachisme, lausanne, paraboles, royaume | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

04.09.2009

L’esprit de pardon et de paix contre l’absurdité de la guerre

 

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Dans une époque de grande fragilité, c’est la bonté du cœur de Dieu qui transforme le monde et le rend imperméable à ses vices C’est l’enseignement d’un moine médiéval français, saint Odon, que Benoît XVI a proposé d’appliquer à notre époque contemporaine. Le Pape en a parlé lors de l’Audience générale de ce matin, qui s’est tenue dans la salle Paul VI devant pas moins de 8 000 personnes. Après la pause de cet été, il a donc repris ses catéchèses sur les grands auteurs de l’Église antique. Rappelant « l’absurdité » de la Seconde Guerre mondiale, le Pape a également prié pour que l’esprit de pardon et de paix « pénètre le cœur des hommes ».

Écoutez sur Radio Vatican le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressés aux pèlerins de langue française. >>


Résumé de la catéchèse en langue française


     Chers Frères et Sœurs,

     Saint Odon, né vers l’an 880, se trouve au cœur de la prodigieuse floraison de monastères qui, s’inspirant de la Règle de Saint Benoît, ont donné à l’Europe un esprit et une sensibilité chrétiennes profondes. Il fut le 2e Abbé de Cluny, une abbaye qui eut un rayonnement extraordinaire durant le Moyen-Age par la ferveur avec laquelle les moines se livraient à l’ascèse comme à l’étude et surtout au culte divin plein de beauté.
     Par la Vierge Marie, « Mère de Miséricorde », Odon, encore adolescent, fut introduit dans un nouvel espace intérieur qui, peu après, s’illuminera avec la Règle de Saint Benoît qu’il découvre et aime au point de quitter sa Touraine natale. Abbé de Cluny, il exerça une forte influence sur les monastères d’Europe dont certains suivirent sa réforme. L’idéal monastique se trouvait, pour lui, dans l’expérience de Marie de Magdala, assise aux pieds du Maître pour l’écouter et se détacher du tumulte des soucis du monde. Son amour de la Parole du Seigneur illuminait sa foi et sa dévotion au Corps et au Sang du Christ. Sainteté du mystère du Corps du Seigneur qui invite à une conversion radicale toujours possible par la puissance de la miséricorde divine. De sa contemplation du Christ miséricordieux, jaillissait en lui une joie et une bonté qui entraînaient sur la voie de la perfection chrétienne non seulement ses frères moines mais aussi les fidèles laïcs de son temps.


               * * *


     J’accueille avec joie les pèlerins francophones. Je salue particulièrement les séminaristes de Brugge, en Belgique, et leurs accompagnateurs ainsi que les nombreux pèlerins du diocèse de Kaolack, au Sénégal, avec leur Evêque Mgr Ndiaye. Puissiez-vous tous suivre généreusement le Christ chaque jour. Que Dieu vous bénisse !

27.05.2009

Benoît XVI au Mont-Cassin: proclamer partout la Mort et la Résurrection du Christ

VATICAN - Le Pape Benoît XVI au Mont-Cassin - Nous aussi, comme les Apôtres, « nous ne devons pas rester à regarder le Ciel, mais sous la direction du Saint-Esprit, nous devons aller partout et proclamer l’annonce salvifique de la Mort et de la Résurrection du Christ »

 

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Cassino (Agence Fides) – Le dimanche 24 mai, le Pape Benoît XVI s’est rendu en visite pastorale à Cassino et au Mont-Cassin. A 10 heures 15, il a présidé à Cassino la Messe concélébrée à l’occasion de la Solennité de l’Ascension, qui, en Italie est célébrée le Dimanche qui suit le Jeudi de l’Ascension. La Place Mirando où a été célébrée la Messe, portera désormais son nom, en souvenir de sa visite.


« Le caractère historique du mystère de la Résurrection et de l’Ascension du Christ, a déclaré le Saint-Père dans l’homélie, nous aide à reconnaître et à comprendre la condition transcendante et eschatologique de l’Eglise, qui n’est pas née et qui ne vit pas pour suppléer à l’absence de son Seigneur ‘disparu’, mais qui trouve plutôt la raison de son existence et de sa Mission dans la présence invisible de Jésus, opérant avec la puissance de son Esprit. En d’autres termes, nous pourrions dire que l’Eglise n’a pas pour fonction de préparer le retour d’un Jésus ‘absent’, mais, au contraire, elle vit et elle travaille pour en préparer la ‘présence glorieuse’ de manière historique et existentielle ».


Le Saint-Père a commencé son homélie en s’attachant aux lectures de la Messe, pour présenter la signification de cette Solennité :

 

« L’Ascension du Christ signifie, en premier lieu, l’établissement du Fils de l’Homme Crucifié et Ressuscité dans la Royauté de Dieu sur le monde. Dans le Christ monté au ciel, l’être humain est entré de manière inouïe et nouvelle dans l’intimité de Dieu ; l’homme trouve désormais pour toujours une place en Dieu… La Solennité de l’Ascension nous invite à une communion profonde avec Jésus Mort et Ressuscité, invisiblement présent dans la vie de chacun d’entre nous ».

 

Puis, à propos de l’Evangile, le Saint-Père a déclaré :

 

« L’Ascension de Jésus au Ciel ne comportait pas son absence temporaire de ce monde, mais inaugurait plutôt la forme nouvelle, définitive et irremplaçable de sa présence, en vertu de sa participation à la puissance royale de Dieu… Cette Solennité devrait donc nous remplir nous aussi de sérénité et d’enthousiasme, comme ce fut le cas précisément pour les Apôtres qui, du Mont des Oliviers, repartirent pleins de joie’. Comme eux, nous aussi, en accueillant l’invitation des ‘deux hommes en vêtements blancs’, nous ne devons pas rester à regarder le Ciel, mais sous la direction du Saint-Esprit, nous devons aller partout et proclamer l’annonce salvifique de la Mort et de la Résurrection du Christ ».

 

Puis, s’adressant à la communauté diocésaine, le Saint-Père l’a invitée « à renforcer sa foi dans la Présence Réelle de Jésus ; sans Lui, nous ne pouvons accomplir rien d’efficace dans notre vie et dans notre apostolat ».

 

L’objectif de sa visite, a-t-il rappelé, était d’encourager à « construire, à fonder et à réédifier » constamment la Communauté diocésaine sur le Christ, comme l’indique saint Benoît lui-même, « qui recommande dans sa règle de ne rien faire passer avant le Christ ».

 

Puis, commentant les points principaux de la spiritualité bénédictine synthétisée dans le devise « ora et labora et lege », la prière, le travail, la culture, le Saint-Père a déclaré : « La prière est l’héritage le plus beau laissé par saint Benoît à ses moines », mais aussi à toute l’Eglise particulière :

 

« La prière, à laquelle chaque matin la cloche de Saint Benoît, avec ses accents graves invite les moines, est le sentier silencieux qui nous conduit directement dans le Cœur de Dieu : c’est la respiration de l’âme, qui nous redonne la paix dans les tempêtes de la vie. »

 

Puis, citant le grand soin apporté à l’approfondissement biblique, le Saint-Père a émis le voeu suivant :

 

« Puisse l’écoute attentive de la Parole divine, nourrir votre prière et vous rendre prophètes de vérité et d’amour, dans un engagement unanime d’évangélisation et de promotion humaine ».


Le Souverain Pontife a parlé ensuite d’un autre aspect de la spiritualité bénédictine, le travail, en le reliant à la situation actuelle.

 

« Humaniser le monde du travail est typique de l’âme du monachisme, et c’est aussi l’effort de votre Communauté qui cherche à rester aux côtés des nombreux travailleurs de la grande industrie présente à Cassino et des entreprises qui lui sont liées. Je sais combien est critique la situation de nombreux travailleurs. J’exprime ma solidarité à tous ceux qui vivent dans une précarité préoccupante, aux travailleurs en chômage, voire même licenciés. Que la plaie du chômage qui afflige ce territoire, amène les responsables du bien public, les entrepreneurs, et tous ceux qui en ont la responsabilité, à rechercher, avec la contribution de tous, des solutions valables à la crise du chômage, en créant de nouveaux postes de travail pour la sauvegarde des familles… La famille a un besoin urgent aujourd’hui d’être mieux protégée ».

 

Puis le Saint-Père encouragea les jeunes qui ont du mal à trouver un travail qui leur permette de construire une famille, en ces termes :

 

« Ne vous découragez pas, chers amis, l’Eglise ne vous abandonne pas ! ».


A la tradition bénédictine appartient aussi l’attention au monde de la culture et de l’éducation. Les Archives et la Bibliothèque du Mont-Cassin

 

« contiennent d’innombrables témoignages du travail d’hommes et de femmes qui ont médité et recherché comment améliorer la vie spirituelle et matérielle de l’homme… Dans votre Abbaye, on touche de la main le ‘quaerere Deum’, c’est-à-dire le fait que la culture européenne a été la recherche de Dieu et la disponibilité à son écoute. Et cela vaut aussi à notre époque ».

 

Enfin, le Saint-Père a mentionné la volonté de faire de l’Université et des écoles « des laboratoires de connaissance, de recherche, de passion pour l’avenir des nouvelles générations », sans négliger « l’attention portée à l’homme fragile, faible, aux personnes handicapé »es et aux immigrés » dont est l’expression la « Casa della Carità » (la Maison de Charité), inaugurée par le Saint-Père lui-même lors de cette visite.

 

 

(Agence Fides, 25 mai 2009)