04.05.2012

Lettre aux prêtres du monde entier : les abus sexuels ont défiguré l'Eglise

1_0_585170.jpegPour servir l’Eglise, les prêtres doivent tendre à la sainteté. C’est le message central d’une lettre publiée par la Congrégation romaine pour le Clergé. Le texte, qui porte la signature du cardinal-Préfet Mauro Piacenza, ne manque pas d’évoquer les fautes commises par certains prêtres qui ont humilié le sacerdoce aux yeux du monde, qui ont trahi la grâce qu’ils avaient reçue avec leur ordination et qui ont jeté l’ombre du soupçon sur leurs confrères. La lettre, envoyée aux prêtres du monde entier, appelle au repentir et au pardon. Mais au-delà des crimes horribles que constituent les actes pédophiles, le cardinal Piacenza s’inquiète aussi de l’attiédissement du ministère apostolique, de la fatigue, du manque d’enthousiasme. 

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27.02.2011

Commentaire de l’Intention missionnaire de mars 2011

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"Pour que le Saint-Esprit donne lumière et force aux communautés chrétiennes et aux fidèles persécutés ou discriminés à cause de l’Évangile en tant de régions du monde"

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16.06.2010

"Nier la loi naturelle, c’est ouvrir la voie au relativisme et au totalitarisme"

Devant les nombreux fidèles rassemblés sur la place Saint Pierre, le Pape a évoqué mercredi matin la figure de Saint Thomas d’Aquin, rappelant que la vérité est accessible à la raison humaine. « la distinction entre foi et raison, a-t-il affirmé, assure l’autonomie aux sciences humaines et aux sciences théologiques. Une autonomie qui n’équivaut pas à une séparation mais implique plutôt une collaboration réciproque et avantageuse.

 

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Écoutez le résumé de la catéchèse et les paroles que Benoît XVI a adressées aux pèlerins de langue français: >>

 

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Chers Frères et Sœurs,

Pour l’éminent théologien Thomas d’Aquin, la vérité est accessible à la raison humaine. Comme la foi, la raison dérive de l’unique source de toute vérité : le Logos divin. Mais la raison accueille une vérité en vertu de son évidence intrinsèque, alors que la foi accepte une vérité sur la base de l’autorité de la Parole de Dieu. La raison peut rendre un triple service à la foi : démontrer ses fondements, expliquer ses vérités, et repousser les objections contre elle. Thomas affirme que le langage religieux a un sens comme une flèche qui se dirige vers la réalité signifiée. D’autre part, la grâce divine n’annule pas mais suppose et perfectionne la nature humaine, montrant ainsi l’harmonie entre raison et foi. Basée sur la loi de l’Esprit Saint, la théologie morale de Thomas est d’actualité ! Tous les hommes sont appelés à reconnaître les exigences de la nature humaine inscrites dans la loi naturelle, et à s’en inspirer pour formuler des lois positives qui régissent la vie en société. La profondeur la pensée de Thomas provient de sa foi vivante. Puissions-nous prier comme lui :

« Donne-moi, Seigneur mon Dieu, une volonté qui te cherche, une sagesse qui te trouve, une vie qui te plaise, une persévérance qui t’attende avec confiance, et une confiance qui finalement parvient à te posséder ».

 

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Je suis heureux de vous accueillir, chers pèlerins de langue française, venus particulièrement de France et de Belgique. Que votre pèlerinage à Rome soit pour vous l’occasion de découvrir toujours plus profondément le visage du Seigneur. Que Dieu vous bénisse !

 

(Radio Vatican)

01.06.2010

Commentaire de l’Intention missionnaire de juin 2010

« Pour que les Eglises d’Asie, qui constituent “un petit troupeau” parmi des populations non chrétiennes, sachent communiquer l’Evangile et témoigner avec joie de leur adhésion au Christ »

 

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Rome (Agence Fides) – La situation des catholiques en Asie est difficile. Ils constituent une minorité qui vit entourée de millions d’adeptes d’autres religions ou de personnes affirmant ne professer aucune religion. Du point de vue humain, il semble qu’il n’y ait rien à faire pour être en mesure d’évangéliser le continent, étant donnée la disproportion entre le nombre des catholiques et plus d’un milliard de personnes qui ne connaissent pas le Christ sur ces terres. Mais nous devons revenir avec espérance à la Parole de Dieu, qui dans l’Evangile parle d’une petite quantité de levain qui fait fermenter toute la pâte (cf. Mt 13, 33).


Dès la naissance du Christ l’Eglise a vécu une situation de « minorité », mais elle a développé son action évangélisatrice en se confiant à la « puissance du haut » (cf. Luc 24, 49), l’Esprit Saint, sûre de la parole de Jésus : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (cf. Mt 20, 28).


A ce propos, le Pape Benoît XVI, en parlant aux évêques de l’Asie centrale en visite Ad Limina Apostolorum, a dit :

« Il ne faut pas se décourager, chers frères ! Regardez les premières communautés des disciples du Seigneur, qui bien que petites ne se sont pas refermées sur elles-mêmes, mais poussées par l’amour du Christ, n’hésitaient pas à se charger des difficultés des pauvres, à aller au-devant des malades, annonçant et témoignant à tous avec joie de l’Evangile. Aujourd’hui encore, comme à l’époque, c’est à l’Esprit Saint de conduire l’Eglise » (audience du 10 octobre 2008).


Le témoignage de la charité et l’annonce joyeuse de l’Evangile peuvent changer les cœurs. La Parole de Dieu n’est pas enchaînée (cf. 2 Tm 2,9), mais a en elle-même la force de faire naître la lumière dans le cœur de beaucoup. L’Eglise n’évangélise pas à cause d’un complexe de supériorité à l’égard des autres religions, ni pour faire du prosélytisme. L’œuvre évangélisatrice lui vient de son obéissance au commandement du Christ, car elle est « consciente du fait que tout individu a le droit d’entendre la Bonne Nouvelle de Dieu qui se révèle et qui se donne dans le Christ ». (Ecclesia in Asia, 20).


Il sera toujours nécessaire de chercher les moyens les plus adaptés pour présenter la Parole de Dieu de la façon la plus appropriée à la culture et à la mentalité des hommes auxquels on s’adresse, en respectant la liberté de conscience et la liberté religieuse. La foi est toujours un don de Dieu, œuvre de Dieu. Par conséquent une personne se trouvant face à l’annonce joyeuse, sûre et convaincante de l’Evangile, peut « s’ouvrir à la foi après une réflexion mûre et responsable, et doit pouvoir réaliser librement cette inspiration intime. Cela, à l’avantage non seulement de l’individu, mais aussi de la société toute entière, car la fidèle observance des préceptes divins aide à construire une cohabitation plus juste et plus solidaire » (Benoît XVI, 2 octobre 2008).


Pendant ce mois nous nous tournons vers la Vierge Marie avec les paroles du Pape, pour qu’elle soutienne en Chine et dans l’Asie entière tous ceux qui « parmi les efforts quotidiens, continuent à croire, à espérer, à aimer, afin que jamais ils ne craignent de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus » (Benoît XVI, Prière à Notre-Dame de Sheshan, 15 mai 2008).

(Agence Fides 31/05/2010)

21.05.2010

Homélie pour la Pentecôte 2010

 

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Durant sept semaines nous avons vu la flamme du cierge pascal dans le sanctuaire chaque fois que l’eucharistie était célébrée. Cette vive flamme du cierge pascal nous a rappelé que le Christ est vivant, qu’il s’est levé d’entre les morts, tout comme le soleil, chaque matin, se lève pour mettre fin aux ténèbres de la nuit. La flamme de ce grand cierge blanc nous a rappelé la fidélité de Dieu à travers l’histoire. Ce cierge symbolise les deux colonnes – de fumée pendant le jour, et de feu pendant la nuit – qui ont guidé les Israélites dans leur sortie d’Egypte, et tout au long de leur traversée du désert jusqu’à la Terre Promise. Maintenant c’est le Christ, Seigneur ressuscité, qui est pour nous colonne de fumée et colonne de feu pour nous guider tout au long de notre libération de l’esclavage du péché, dans ce monde d’épreuves et de tentations, vers le Terre Promise du Ciel.


Demain, le cierge pascal ne sera plus là. Jusqu’à Pâques de l’année prochaine, il ne sera utilisé que pour les baptêmes et les funérailles. Cela signifie-t-il que le Christ ne sera plus avec nous ? Non ! La lampe du sanctuaire auprès du tabernacle nous rappelle que Jésus n’est pas parti en vacances. La  solennité de la Pentecôte, c’est le jour où la vie du Christ ressuscité est confiée à l’Eglise par le don du Saint Esprit, la troisième Personne de la Très Sainte Trinité, qui est descendu sous la forme de langues de feu sur le Apôtres, neuf jours après l’Ascension du Seigneur Jésus.


Cette nouvelle période dans la vie de l’Eglise correspond à un nouveau temps liturgique, le Temps Ordinaire. Le cierge pascal est retiré du sanctuaire, parce que nous-mêmes sommes devenus des lumières de Pâques, des vives flammes de sagesse, des colonnes de foi et d’amour pour répandre l’espérance du Christ dans le monde.


Là où il y a un chrétien, il y a de l’espoir, car Dieu lui-même est présent dans l’âme de ce chrétien. Cela signifie qu’un seul chrétien suffit pour commencer une révolution de la rédemption dans une famille, une communauté, ou même dans un tout un pays...

 

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Lectures pour le jour de la Pentecôte

1ère lecture : La venue de l'Esprit Saint sur les disciples (Ac 2, 1-11)

 

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Lecture du livre des Actes des Apôtres

Quand arriva la Pentecôte (le cinquantième jour après Pâques), ils se trouvaient réunis tous ensemble.
Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie.
Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux.
Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit.
Or, il y avait, séjournant à Jérusalem, des Juifs fervents, issus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa propre langue.
Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Ces hommes qui parlent ne sont-ils pas tous des Galiléens ?
Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, des bords de la mer Noire, de la province d'Asie,
de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Égypte et de la Libye proche de Cyrène, Romains résidant ici,
Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons proclamer dans nos langues les merveilles de Dieu. »


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09:00 Écrit par Père Walter dans Homélies 2009-2010 (année C) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : evangile, ecriture, bible, liturgie, dimanche, saint esprit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

18.05.2010

La dévotion mariale au travers des âges

Nous vous proposons en ce mois de mai – mois de Marie – de retrouver l’ensemble des gros plans que le père Stéphane Lemessin a consacrés à la dévotion mariale au travers des âges en 2009.

 

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Premier volet (4/5/09) : les origines de la dévotion à Marie
Le mois de mai, c’est, selon une antique tradition de l’Église, le mois de Marie. Le père Stéphane Lemessin nous invite durant ce mois à redécouvrir les origines de la dévotion à Marie: >>



Deuxième volet (25/5/09) : la dévotion de saint Bernard et des cisterciens

En ce mois de mai, nous continuons notre découverte des différentes spiritualités mariales. Le père Stéphane Lemessin nous invite à découvrir comment les cisterciens, à la suite de saint Bernard, honorent la sainte Vierge: >>



Troisième volet (29/5/09: Marie et l’Esprit Saint selon Jean-Paul II

En cette fin du mois de mai et en l’avant-veille de la Pentecôte, le père Stéphane Lemessin nous invite à poursuivre notre voyage dans la dévotion mariale, avec un grand témoin encore actuel, le pape Jean Paul II: >>



Quatrième volet (9/10/09) : la spiritualité de Saint Louis Marie Grignion de Monfort

Le mois d’octobre est, selon une vieille tradition de l'Église, le mois du rosaire. L’occasion de redécouvrir, chaque vendredi de ce mois, de grands témoins de la prière et de la dévotion mariale. Le père Stéphane Lemessin nous invite aujourd’hui à pénétrer dans la spiritualité de Saint Louis Marie Grignon de Monfort et de ses disciples: >>



Cinquième volet (16/10/09) : Marie par Benoît XVI

Il y a un peu plus d’un an, le pape Benoît XVI était en voyage apostolique en France, à Paris et à Lourdes. En ce mois d’octobre, mois consacré plus particulièrement au rosaire, laissons-nous guider par le Saint Père dans la découverte du rôle de Marie dans l'Église: >>



Cinquième volet (30/10/09) : le père Marie Antoine

En ce mois d’octobre, nous continuons notre découverte des différentes spiritualités mariales. Le père Stéphane Lemessin nous propose de partir à la découverte d’un religieux français, le père Marie Antoine: >>



Sixième volet (inédit, non diffusé) : Vatican II

Pour le dernier épisode de notre série sur la dévotion mariale, le père Stéphane Lemessin nous propose un témoignage un peu particulier. C’est en effet avec le concile Vatican II que nous avons rendez-vous pour voir ce qu’il dit de Marie: >>

 

(Radio Vatican)

10.05.2010

Benoît XVI demande des prières pour les prêtres, pour la paix et pour son voyage au Portugal

Benoît XVI a demandé aux fidèles, ce dimanche, de prier pour son tout prochain voyage au Portugal, du 11 au 14 mai, un voyage dont l’étape principale sera le sanctuaire de Notre Dame de Fatima, au cœur du mois de Marie. C’est au mois de mai que le Pape a voulu consacrer son allocution dominicale, à l’occasion de la prière du Regina Coeli, place Saint-Pierre.

 

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D’un point de vue liturgique, a-t-il rappelé, le mois de mai fait partie du temps pascal, celui de l’Alléluia et de l’attente du Saint-Esprit à la Pentecôte. Mais la tradition de l’Eglise a voulu aussi le consacrer à la Vierge Marie, première et parfaite disciple de Jésus, Mère et modèle pour l’Eglise. Et au cœur du mois de Marie Benoît XVI visitera Lisbonne, la capitale portugaise, et Porto, la 2° ville du pays.

Mais la destination principale de ce déplacement c’est Fatima, à l’occasion du 10° anniversaire de la béatification des deux bergers, Jacinthe et François. Il s’agira de sa première visite, en qualité de Pape, à ce sanctuaire marial si cher à son prédécesseur Jean-Paul II. Benoît XVI a demandé aux fidèles de l’accompagner dans ce pèlerinage par leurs prières, puis il invoqué l’intercession de la Vierge Marie pour l’Eglise et en particulier pour les prêtres ainsi que pour la paix dans le monde.


Ecoutez les paroles que le Pape a adressées aux fidèles francophones présents sur la place Saint-Pierre: >>

 

 

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Des représentants des écoles catholiques italiennes étaient également présents sur la place Saint-Pierre, ce dimanche à midi : professeurs, élèves et parents d’élèves. Le Pape leur a demandé de soigner la qualité des cours dispensés dans ces écoles qui constituent – a-t-il dit – un patrimoine précieux pour l’Eglise et pour l’Italie. Enfin, Benoît XVI a tenu à adresser un message spécial au congrès eucharistique qui se déroule en ce moment à Brasilia


Malgré les perturbations du trafic aérien provoquées par une nouvelle éruption volcanique en Islande, le voyage de Benoît XVI au Portugal est maintenu jusqu’à nouvel ordre. Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège l’a indiqué ce dimanche matin. Au stade actuel, aucun changement n’est prévu dans le programme – a affirmé le Père Lombardi, interrogé par téléphone par l’AFP.

 

(Radio Vatican)

08.05.2010

Homélie 6° dimanche de Pâques année C 2010

Que devons-nous faire dans l’Eglise en cas de divergences d’opinion ? C’est une question à laquelle était déjà confrontée la communauté chrétienne d’Antioche au premier siècle, comme saint Luc le relate dans le Livre des Actes. Contrairement à Jérusalem, Antioche était une ville cosmopolite, car située sur la route commerciale qui reliait les cités portuaires de la Palestine à l’Asie Mineure. Au sein d’une population païenne, composée de Grecs et de Romains y vivait une importante communauté juive. La première annonce de l’Evangile y avait suscité des conversions provenant de ces trois groupes : des Juifs, des Grecs et des Romains.

 

Au fur et à mesure que cette communauté chrétienne prenait de l’importance, un désaccord s’y faisait jour. Parmi les convertis d’origine juive, certains disaient que les païens qui devenaient chrétiens devaient observer la Loi mosaïque – la loi de l’Ancien Testament de la circoncision et les pratiques alimentaires. Mais d’autres étaient d’avis que, puisque le Christ a accompli toutes ces lois en lui-même, il n’était plus nécessaire de les observer. Les dissensions devenaient de plus en plus graves et menaçaient de diviser la communauté.

 

Le Saint Esprit avait-il commis une erreur ? Etait-il parti en vacances, incapable d’inspirer l’Eglise ? Non. Dieu savait que ce genre de désaccords surgiraient parmi les chrétiens, et il avait institué une structure hiérarchique par laquelle le Saint Esprit pourrait les résoudre. Les chrétiens d’Antioche envoient une délégation à Jérusalem, où Pierre et les autres Apôtres séjournent encore à ce moment-là. Pierre rassemble les Apôtres en une sorte de concile pour savoir comment gérer ce désaccord, et il est décidé que les chrétiens d’origine païenne ne devaient pas être soumis à la Loi de Moïse.

 

C’est ce que nous relate le passage des  Actes de ce jour. Il en ressort que les désaccords sont naturels et inévitables, et que, par sa structure hiérarchique, l’Eglise est bien équipée par Dieu pour les résoudre.

 

Une humble obéissance à la véritable Eglise du Christ est le signe d’un véritable amour pour le Christ. Cela se vérifie chez tous les saints dans leur manière de réagir dans les controverses qui n’ont pas manqué à chaque époque. Dans le Haut Moyen Âge, une des controverses majeures a été au sujet de l’Eucharistie. Parmi les chrétiens il y avait une proportion importante de convertis d’origine païenne qui avaient conservé des tendances superstitieuses. Ces tendances ont été la cause d’un déséquilibre dans la dévotion eucharistique des catholiques privés d’une bonne catéchèse. Au lieu de voir dans l’Eucharistie la présence sacramentelle et aimante du Christ, ils la considéraient comme une sorte de quimbois. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur. Mais certains théologiens on fait de l’excès de zèle, en exagérant en sens contraire, et disant que le Christ est présent dans l’Eucharistie de manière symbolique seulement. L’Eglise s’est efforcée de corriger cette erreur également.

 

 

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S. Thomas d'Aquin et le Pape Urbain IV

Lorenzo Lotto, 1508


 

Thomas d’Aquin, l’un des plus grands théologiens de l’Eglise, était plus intelligent et plus instruit que tous les papes de son époque. Et pourtant il a toujours défendu leur enseignement officiel, dans cette controverse, comme en d’autres. Ses dernières paroles en mourant montrent très bien comment une véritable amour du Christ se vérifie dans une humble docilité à l’enseignement du Magistère de l’Eglise du Christ. Voici ce qu’il dit au moment de recevoir la sainte communion pour la dernière fois ...

 

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09.06.2009

Le nom de la Trinité imprimé en tout ce qui existe

VATICAN - « Le ‘nom’ de la Sainte Trinité est en un certain sens imprimé dans tout ce qui existe, car tout l’être, jusqu’aux plus petites particules, est être en relation, et ainsi transparaît le Dieu-relation, et en dernier lieu l’Amour créateur » : le Pape à l’Angélus

 


Cité du Vatican (Agence Fides) – « En ce jour nous contemplons la Très Sainte Trinité comme nous l’a fait connaître Jésus. Il nous a révélé que Dieu est amour ‘non dans l’unité d’une seule personne, mais dans la Trinité d’une seule substance’ (Préface) : il est Créateur et Père miséricordieux ; il est Fils Unique engendré, éternelle Sagesse incarnée, mort et ressuscité pour nous ; il est enfin Esprit Saint qui conduit tout, cosmos et histoire, vers la pleine récapitulation finale ». C’est par ces paroles que le Saint-Père Benoît XVI s’est adressé aux fidèles réunis place Saint Pierre avant de réciter la prière mariale de l’Angélus, dimanche 7 juin, solennité de la Sainte Trinité.

“Trois personnes qui sont un seul Dieu –a expliqué le Pape- car le Père est amour, le Fils est amour, le Saint-Esprit est amour. Dieu est tout amour et n’est qu’amour, amour très pur, infini et éternel. Il ne vit pas dans une splendide solitude, mais il est plutôt source intarissable de vie qui sans cesse se donne et se communique. Nous pouvons dans une certaine mesure en avoir l’intuition, en observant autant le macrocosme : notre terre, les planètes, les étoiles, les galaxies ; que le microcosme : les cellules, les atomes, les particules élémentaires. Le ‘nom’ de la Sainte Trinité est en un certain sens imprimé dans tout ce qui existe, car tout l’être, jusqu’aux plus petites particules, est être en relation, et ainsi transparaît le Dieu-relation, et en dernier lieu l’Amour créateur. Tout provient de l’amour, tend à l’amour, et est mu par l’amour, avec naturellement des degrés différents de conscience et de liberté ».

Après avoir cité le Psaume 8 « O Seigneur, Notre Seigneur/ comme ton nom est admirable sur la terre! » (Ps 8,2) Benoît XVI a souligné que « la preuve la plus grande que nous sommes faits à l’image de la Trinité est celle-ci: seul l’amour nous rend heureux, car nous vivons en relation, et nous vivons pour aimer et pour être aimés. Utilisant une analogie suggérée par la biologie, nous pourrions dire que l’être humain porte dans son propre ‘génome’ l’empreinte profonde de la Trinité, de Dieu-Amour ».

Enfin il a invoqué la Vierge Marie, qui « a accueilli la volonté du Père et a conçu le Fils par l’œuvre du Saint Esprit », et qui est donc le « miroir de la Sainte Trinité », pour qu’elle aide tous les fidèles à croître dans la foi du mystère trinitaire.

  (Agence Fides 8/6/2009)