29.04.2012

Commentaire de l’Intention missionnaire de mai 2012

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« Pour que Marie, Reine du monde et Etoile de l’évangélisation, accompagne tous les missionnaires dans l’annonce de son Fils Jésus »

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18.04.2012

Le Pape rappelle la force de l'unité de l'Église à travers la prière

audience.jpegLors de la traditionnelle audience générale du mercredi matin place Saint-Pierre, le Pape a repris sa catéchèse sur la prière en commentant l’arrestation des apôtres Pierre et Jean parce qu’ils annonçaient la résurrection du Christ. Face au péril de la persécution, la communauté ne cherche pas à savoir comment réagir, mais elle se met à prier. « Ce n’est pas seulement la prière de Pierre et Jean qui était en danger, c’est aussi la prière de toute la communauté » a expliqué Benoît XVI. Ce que vivent les deux apôtres concerne toute l’Église. Le Pape rappelle ainsi l’importance de l’unité dans la prière, comme une seule personne, pour invoquer le Seigneur. « L’Église ne doit pas craindre les persécutions qu’elle subit à travers l’histoire mais avoir confiance en la force de Dieu » estime le Pape. Il invite ainsi les fidèles à comprendre l’importance de se laisser illuminer par la Parole de Dieu. « Nous pouvons apprendre à voir que Dieu est présent aussi dans les moments difficiles, et que les choses même incompréhensibles font partie d’un dessein d’amour supérieur dans lequel la victoire final du mal est vraiment celle du bien, de la grâce, de la vie, de Dieu » a précisé Benoît XVI.

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15.02.2010

La justice divine ne s'appuie pas sur une révolution politique mais sur une révolution de l’amour

Les Béatitudes ou le paradigme de la justice divine. C'est sur ce passage de l'Évangile de Luc que le Pape est revenu ce dimanche après la prière de l'Angélus.

 

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Il s'agissait aussi d'insister auprès de tous les fidèles, réunis place Saint-Pierre, sur la nécessité de soutenir les plus pauvres.

Hélène Destombes (Radio Vatican): >>


Benoît XVI décrit la justice de Dieu

Paroles avant l’angélus

 

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ROME, Dimanche 14 février 2010 (ZENIT.org) - « Là où les pauvres sont consolés et admis au banquet de la vie, là se manifeste déjà maintenant la justice de Dieu », fait observer Benoît XVI en commentant l'Evangile de ce dimanche : les Béatitudes. Il invite les catholiques à « lire » et « méditer » son message de carême sur la justice de Dieu.

Le pape Benoît XVI a en effet présidé la prière de l'angélus de midi comme c'est la coutume le dimanche, depuis la fenêtre de son bureau qui donne place Saint-Pierre et il s'est adressé aux milliers de visiteurs présents sur la place.

Commentant les Béatitudes - selon saint Luc -, Benoît XVI a posé cette question : Pourquoi Jésus « les proclame-t-il bienheureux ? » Il répond : « Parce que la justice de Dieu fera qu'ils seront rassasiés, qu'ils se réjouiront, qu'ils seront rachetés de toute fausse accusation, en un mot, parce qu'il les accueille dès maintenant dans son royaume. Les Béatitudes sont fondées sur le fait qu'il existe une justice divine qui relève celui qui a été humilié à tort, et abaisse qui s'est élevé ».

Et de préciser : « Cette justice et cette béatitude se réaliseront dans le « Royaume des cieux », ou « Royaume de Dieu », qui s'accomplira à la fin des temps mais qui est déjà présent dans l'histoire. Là où les pauvres sont consolés et admis au banquet de la vie, là se manifeste déjà maintenant la justice de Dieu ».

Mais le pape n'en souligne pas moins le devoir des chrétiens de s'engager ici et maintenant pour plus de justice, en disant : « Telle est la tâche que les disciples du Seigneur sont appelés à accomplir dans la société actuelle également ».

Le pape a cité sa visite de ce dimanche matin au foyer de la Caritas de Rome, à la gare de Termini, en encourageant ceux qui s'y dévouent : « J'encourage de tout cœur ceux qui travaillent dans cette méritante institution et ceux qui, dans le monde entier, s'engagent gratuitement dans des œuvres de justice et d'amour similaires ».

Le pape a également demandé aux catholiques de « lire » et de « méditer » son message de carême consacré justement au thème de la justice.

Il ajoute que c'est grâce au salut apporté par le Christ que cette justice peut aussi être établie dans ce monde : « L'Evangile du Christ répond positivement à la soif de justice de l'homme, mais de façon inattendue et surprenante. Il ne propose pas une révolution de type social et politique, mais celle de l'amour, qu'il a déjà réalisée par sa Croix et sa résurrection. C'est sur elle que se fondent les Béatitudes, qui proposent ce nouvel horizon de justice inauguré par Pâques, grâce auquel nous pouvons devenir justes et construire un monde meilleur ».

Enfin, le pape a invité à passer ce temps de carême à l'école de la Vierge Marie en disant : «  Laissons-nous guider par elle sur le chemin du carême, pour être libérés de l'illusion de l'autosuffisance, pour reconnaître que nous avons besoin de Dieu, de sa miséricorde, et pour entrer ainsi dans son Royaume de justice, d'amour et de paix ».

Anita S. Bourdin

 

http://www.zeropoverty.org/fr/petition

02.10.2009

L’Eglise n’agit pas pour étendre son pouvoir

VATICAN - Le Mois Missionnaire commence avec la Fête de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne des Missions, et culmine avec la Journée Mondiale des Missions le 18 octobre

 

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Rome (Agence Fides) - – En ce premier octobre, Fête liturgique de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus (1873-1897), proclamée en 1927 Patronne des Missions avec Saint François Xavier, commence aussi le Mois Missionnaire (et le Mois du Rosaire !). Le Mois Missionnaire aura son point culminant lors de la célébration de la Journée Mondiale des Missions, l’avant-dernier dimanche du mois, le 18 octobre, fête de Saint Luc. Dans plusieurs Nations, selon les circonstances, la Journée est déplacée à une autre dimanche. Le mois d’octobre a été choisi comme Mois Missionnaire en souvenir de la découverte du Continent Américain, qui ouvrit une page nouvelle et importante dans l’histoire de l’évangélisation.

Dans différents Pays, dont la France et l’Italie, où l’initiative a une longue tradition, les quatre semaines du mois sont consacrées à un thème spécifique. En Italie, par exemple, les Œuvres Pontificales Missionnaires ont fixé pour la première semaine le thème de la contemplation, pour la deuxième semaine celui de la vocation, pour la troisième semaine, la responsabilité, pour la quatrième semaine la charité, et pour la dernière semaine, le remerciement ou action de grâces.

Dans le Message envoyé par le Pape Benoît XVI pour la Journée Mondiale des Missions de 2009, intitulé « Les Nations marcheront à sa Lumière »c (Apocalypse 21, 24), le Saint-Père rappelle :

« L’Eglise n’agit pas pour étendre son pouvoir ou pour affirmer sa domination, mais pour apporter à tous le Christ, Salut du monde », étant donné que « l’engagement d’annoncer l’Evangile aux hommes de notre temps… est sans aucun doute un service rendu non seulement à la communauté chrétienne, mais aussi à toute l’humanité ».

Dans la Chapelle du Palais de Propaganda Fide, S. Exc. Mgr Robert Sarah, Secrétaire du Dicastère Missionnaire a présidé la Messe concélébrée en l’honneur de Sante Thérèse, entouré du Cardinal Préfet, des responsables et du, personnel de la Congrégation et des Secrétariats Généraux des Œuvres Pontificales Missionnaires.

(Agence Fides, 1° octobre 2009)

27.06.2009

Intention de prière missionnaire du mois de juillet - commentaire

INTENTION MISSIONNAIRE - « Pour que l’Eglise soit germe et noyau d’une humanité réconciliée et réunie dans l’unique famille de Dieu, grâce au témoignage de tous les fidèles dans chaque pays du monde » - Commentaire de l’Intention missionnaire proposée par le Saint-Père pour le mois de juillet 2009

 

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Rome (Agence Fides) – Une des conséquences du péché de l’homme a été la division. Déjà dans le livre de la Genèse nous pouvons observer que Babel représente la séparation, fruit de l’orgueil de l’homme (Gn 11, 1-9). Les hommes, qui désiraient construire de leurs mains un parcours vers le ciel, finirent par détruire leur capacité même de se comprendre les uns les autres.

C’est pourquoi une partie importante de la mission rédemptrice du Christ est de réunir, d’unifier. En premier lieu le Christ réunit « les enfant de Dieu dispersés ». Jésus est « le Bon Pasteur », qui réunit les brebis dispersées d’Israël. Cependant cette mission unificatrice n’est pas limitée au seul Israël. Elle s’adresse à tous les peuples de la terre. Saint Paul affirme qu’« il n’y a plus juif ni gentil, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme, car nous sommes tous un dans le Christ Jésus ». Cette unité se manifeste et se réalise dans l’Eucharistie, car « nous formons tous un seul Corps puisque nous mangeons un seul pain ».

Puisque le péché a produit une double séparation (il a séparé l’homme de Dieu et de ses frères), la nouvelle naissance dans le Christ présente un double aspect : elle nous réconcilie avec Dieu dans son Sang, et elle fait de nous un seul corps.

L’histoire de l’Eglise a été témoin de nombreuses divisions et schismes, depuis ses origines. Mais la séparation de nos frères orthodoxes et protestants s’avère particulièrement douloureuse. En même temps, la société civile a été marquée par des luttes fratricides et des incompréhensions entre les peuples.

Récemment, on a enregistré dans différents pays des guerres entre ethnies, qui ont provoqué de nombreuses victimes. Aujourd’hui encore, comme toujours, le cœur de l’homme continue à avoir besoin d’un Rédempteur qui extirpe de lui le germe de la haine et de la séparation, fruit du péché. L’Eglise du Christ, à la fois sainte et ayant besoin de salut, a le devoir de poursuivre cette mission rédemptrice, d’être dans le monde signe d’unité et source de communion.

Le Pape Benoît XVI affirme: « Etre ensemble a été la condition mise par Jésus pour accueillir le don de l’Esprit Saint; le présupposé de leur entente a été une prière prolongée. Nous trouvons de cette façon ébauchée une formidable leçon pour toute communauté chrétienne. On pense parfois que l’efficacité missionnaire dépend principalement d’une programmation attentive et ensuite d’une intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant toute réponse de notre part, son initiative est nécessaire : c’est son Esprit le vrai protagoniste de l’Eglise » (Homélie, 4 juin 2006).

Saint Luc écrit que le jour de la Pentecôte les apôtres se trouvaient réunis avec Marie. Dans la prière avec Elle, par la puissance de l’Esprit, se manifeste la force unificatrice de l’Eglise. Pour que grandisse la conscience que les hommes de toutes les nations sont une famille, il est nécessaire qu’ils prennent conscience d’être des enfants de Dieu. Au-dessus de toute distinction de culture, de condition sociale, de race ou de nation, il y a la vérité qui rend tous les hommes égaux : nous sommes des enfants de Dieu, créés à son image et à sa ressemblance, rachetés par le sang du Christ.

Tous les fidèles chrétiens, dispersés sur toute la terre, vivant leur filiation divine, se convertissent en témoin et en créateurs de l’unité. L’Eglise, dont le modèle et l’exemple est Marie, doit apprendre d’Elle à avoir un cœur de plus en plus ouvert à tous. Sa maternité doit se refléter dans la maternité de l’Eglise.

Quand le Seigneur ressuscité se présente aux disciples après la Résurrection, il souffle sur eux pour leur donner le don de l’Esprit, et dit : « A qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés, à qui vous ne les pardonnerez pas, ils ne seront pas pardonnés ». Pour qu’un homme puisse être instrument de réconciliation, il doit avoir expérimenté dans son cœur la joie d’avoir été réconcilié avec Dieu dans le Christ, d’avoir reçu le pardon des péchés. Seuls ceux qui vivent en communion de vie avec Dieu peuvent être source de communion. Seul celui qui a été réconcilié peut être source de réconciliation au milieu d’une unité divisée dans la profondeur du cœur. Comme le dit le Seigneur : c’est du cœur de l’homme que sortent les homicides, les vols, etc. C’est le cœur de l’homme qui a besoin d’être réconcilié, unifié, guéri. C’est pourquoi la mission de l’Eglise est d’offrir la réconciliation de Dieu avec les hommes, dans le Christ, en annonçant comme saint Paul : « Au nom du Christ nous vous supplions : laissez-vous réconcilier avec Dieu ».

(Agence Fides 26/6/2009)

04.06.2009

Veillée pour la Vie : Homélie du card. Vingt-Trois (28 mai 2009)

Lois de bioéthique, prier pour les parlementaires

 

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ROME, Mercredi 3 juin 2009 (ZENIT.org) - Le cardinal Vingt-Trois (photo) appelle à « prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques » spécialement en France.

Le site Internet du diocèse de Paris publie l'homélie intégrale du cardinal Vingt-Trois, président de la conférence des évêques de France et archevêque de Paris, ainsi qu'un compte-rendu de la veillée pour la Vie, du 28 mai dernier à Notre-Dame de Paris.


Frères et Sœurs,

Dans le débat qui s'est ouvert dans notre pays à propos de la révision des lois de bioéthique, les arguments et les réflexions, les raisonnements et les propositions s'échangent et s'expriment de toutes sortes de manières. Nous-mêmes, évêques de France, avons exprimé les nôtres avec suffisamment de clarté et une certaine publicité, afin que nul ne doute de ce que nous souhaitons partager à nos concitoyens. Mais cette veillée de prière que les évêques d'Ile de France ont souhaité vivre ce soir avec vous et tous ceux qui se joignent à nous et unissent leurs prières aux nôtres, poursuit une autre visée. Il nous a semblé que dans ce grand débat aux enjeux tellement considérables pour l'avenir de notre humanité, nous pouvions être plus que des interlocuteurs crédibles, ou des provocateurs qui incitent nos partenaires à affiner leur réflexion et leurs arguments. Nous avons pensé que nous devions apporter ce quelque chose dont personne ne parle et qui ne se dit pas en termes de licéité de tel dispositif ou de telle décision législative : le sens même de la vie humaine, cette réalité à la fois humaine et mystérieusement divine.


Et pour cela, plutôt que d'ajouter un nouveau message au corpus de la réflexion morale de l'Église depuis des décennies, il nous a paru important de poser un acte qui soit un signe du sens que nous reconnaissons à la vie humaine, qui se devait d'être une démarche devant Dieu, vers Dieu et pour Dieu. C'est le sens de l'invitation que vous avez reçue, de notre rassemblement de ce soir et de notre prière. Nous venons d'entendre des témoignages émouvants. Comme tous les témoignages, ils nous ont donné à voir des situations particulières. Mais ils visaient surtout à ouvrir nos esprits et nos cœurs à la réalité profonde de ce que vivent un certain nombre de nos contemporains. Peut-être l'évangile qui vient d'être proclamé peut-il nous aider à mieux comprendre le sens ultime de ces témoignages ? Dans la rencontre d'Elisabeth et de Marie il y a en effet des choses visibles, que l'on peut décrire, il y a des choses invisibles auxquelles l'interprétation des choses visibles nous conduit, et il y a un mystère. Ce qui est visible c'est qu'elles sont enceintes. Cette réalité, qui est celle de quantité de femmes en tout temps et en tous lieux, a une visibilité évidente et d'une certaine manière banale. Comme le témoignage que nous avons entendu tout à l'heure nous l'a montré, cette réalité visible ne porte pas en elle-même sa signification propre. Mais elle nous tourne cependant vers la réalité invisible qui est à la source de cette vie que portent ces femmes.


L'évangile de saint Luc a pris soin de faire précéder le récit de la Visitation de celui des annonciations. Il nous montre que pour Elisabeth comme pour Marie, leur grossesse n'est pas simplement un phénomène physiologique, ou le fruit de l'union d'un homme et d'une femme. Elisabeth avait en effet dépassé l'âge d'être enceinte et Marie ne connaissait point d'homme. L'Evangile nous révèle que la conception de Jean Baptiste comme celle de Jésus sont liées à un don spécifique. Mais ces récits ne nous sont pas simplement donnés pour nous faire comprendre que nous sommes devant des personnages exceptionnels. Ces deux cas particuliers mettent en valeur une réalité vraie de toute vie humaine. Le don fait par Dieu à Elisabeth, comme l'engendrement de l'Esprit-Saint en Marie, sont des signes qui nous ouvrent au fait que par delà l'invisible de toute conception, il y a le mystère de la vie humaine. Le surgissement de l'existence ne se résume pas à être seulement une réalité humaine. Il est tout ensemble une réalité humaine et divine, non seulement parce que toute vie vient de Dieu mais aussi parce que l'amour et la fécondité de l'amour viennent de Dieu.


Notre foi nous ouvre à ce mystère et nous appelle à participer à sa fécondité, si nous ne nous laissons pas arrêter par l'apparence, et si nous ne nous abandonnons pas à la séduction de l'invisible, pour être entraînés au delà. Comment notre foi nous aide-t-elle à comprendre, respecter et accompagner la vie de tant d'hommes et de femmes qui « n'ont plus figure humaine » comme cela est dit du Christ en sa Passion ? Comment faire lorsque la signification invisible d'une vie en rend la dignité humaine imperceptible ? Comment reconnaître en chaque personne, ce qui dépasse infiniment ce que voyons ou ce que savons, ce que chacun de nous a reçu sans le savoir et sans le voir ? Ainsi, frères et sœurs, notre veillée de prière n'est pas une manifestation. Nous ne sommes pas venus ici pour infléchir quoique ce soit. Nous sommes ici pour poser un acte de foi, dont nous espérons qu'il touchera nos cœurs, pour nous qui participons à cette veillé de prière, et pour ceux qui, sans y participer, pourront en avoir quelque écho ou tout simplement apprendront qu'elle a eu lieu.


Oui, la vie donnée par Dieu dans l'existence humaine est un mystère qui nous ouvre au mystère plénier qu'est la vie même de Dieu. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter qu'aucune vie soit perçue comme une menace et un danger. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'intelligence et l'ingéniosité humaines soient mises au service de la lutte contre la vie. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que la fécondité soit une culpabilité. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'imperfection soit une condamnation à mort. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter de nous donner à nous-mêmes le droit de trier, de choisir et de condamner. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que l'homme et la femme soient acculés à transformer leur relation d'amour en une relation de crainte. C'est pourquoi nous ne pouvons accepter que le fruit de l'amour soit fabriqué sans l'amour.


Mais c'est aussi pourquoi nous souhaitons et nous espérons que la venue d'un enfant en notre temps soit vécue comme une bénédiction, que la mission des parents puisse être une source de joie et d'épanouissement, que les plus généreux d'entre nous sachent se mobiliser pour entourer et accompagner jusqu'au bout tous ceux que la vie blesse, que la maladie affecte et que l'espérance déserte. Frères et sœurs, nous allons à présent invoquer le Dieu puissant et vivant qui a envoyé son Fils pour que nous ayons la vie. Nous allons intercéder pour celles et ceux dont la vie est fragile ou blessée. Nous allons prier pour tous celles et ceux qui sont appelés à définir le cadre législatif des lois de bioéthiques, pour les médecins, les chercheurs, le personnel soignant et tous ceux qui peuvent être en ce monde les serviteurs de la vie s'ils la choisissent, plutôt que les complices de la mort.


Nous vous invitons à prolonger la prière de ce soir dans les jours et les semaines qui viennent. Ainsi elle ne sera pas l'effet d'un instant, mais la mise en œuvre de cette attitude radicale de foi, qui nous tourne vers Dieu et nous conduit à rendre grâce devant la vie qu'il nous donne en plénitude. Amen

18.10.2008

Saint Luc, évangéliste et "serviteur de la Parole"

 

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Heures latines à l'usage de Paris (XVe siècle)

Bibliothèque municipale de Grenoble


Aujourd'hui nous célébrons la fête liturgique de saint Luc, auteur des Actes de Jésus (l'évangile), et des Actes des Apôtres. Prions pour que, par son intercession, les Pères du Synode qui se tient actuellement à Rome sur le thème de la Parole de Dieu, puissent mener leurs travaux à bon terme, et que le Peuple de Dieu en tire tous les fruits.

 

Beaucoup connaissent le site "Évangile au Quotidien". Je me permets de vous faire part du texte prévu comme commentaire pour la fête de saint Luc :

 

Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien

PPS, vol. 3 no. 22 : « The Good Part of Mary »,


Saint Luc, évangéliste, « serviteur de la Parole » (Lc 1,2)



      Bonne est toute parole du Christ, elle a sa mission et son but, elle ne tombe pas à terre. Il est impossible qu'il ait jamais prononcé de paroles éphémères, lui, le Verbe de Dieu, exprimant selon son bon plaisir les conseils profonds et la volonté sainte du Dieu invisible. Toute parole du Christ est bonne. Même si ses propos nous avaient été transmis par des gens ordinaires, nous pouvons être sûrs que rien de ce qui nous a été conservé -- qu'il s'agisse de paroles à un disciple ou à un contradicteur, ou bien d'avertissements, d'avis, de réprimandes, de réconfort, de persuasion ou de condamnation -- rien de tout cela n'a une signification purement accidentelle, une portée limitée ou partielle...

      Au contraire, toutes les paroles sacrées du Christ, bien que revêtues d'un habillement temporaire et ordonnées à un but immédiat, difficiles de ce fait à dégager de ce qu'il y a en elles de momentané et de contingent, n'en gardent pas moins toute leur force à chaque siècle. Demeurant dans l'Eglise, elles sont destinées à durer pour toujours dans les cieux (cf Mt 24,35) ; elles se prolongent jusque dans l'éternité. Elles sont notre règle sainte, juste et bonne, la « lampe pour nos pieds, lumière sur notre route » (Ps 118,105), aussi pleinement et aussi intimement pour notre temps que lorsqu'elles ont été d'abord prononcées.

      Cela aurait été vrai même si un simple soin humain avait recueilli ces miettes de la table du Christ. Mais nous avons une assurance beaucoup plus grande, parce que nous les recevons non pas des hommes mais de Dieu (1Th 2,13). L'Esprit Saint, qui est venu glorifier le Christ et donner aux évangélistes l'inspiration d'écrire, n'a pas tracé pour nous un Evangile stérile. Loué soit-il d'avoir choisi et sauvegardé pour nous les paroles qui devaient être particulièrement utiles dans les temps à venir, les paroles pouvant servir de loi à l'Eglise, pour la foi, la morale et la discipline. Non pas une loi écrite sur des tables de pierre (Ex 24,12), mais une loi de foi et d'amour, de l'esprit non de la lettre (Rm 7,6), une loi pour des coeurs généreux qui acceptent de « vivre de toute parole », si modeste et si humble soit-elle, « qui sort de la bouche de Dieu » (Dt 8,3;Mt 4,4).

 

Je vous recommande également de lire attentivement l'article que je viens de publier sur Praedicatho :

 

Alors que s'écroulaient les bourses du monde entier ...

 

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04:29 Écrit par Père Walter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : saint luc, evangile, saints, eveques, apotres, evangelisation, internet, blog, newman | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |